{ í ) S lionCave, His-tor. Citerai.?--L- 7*-
(ti ) Du Pin,Bibiioth.des AuteursEcclesiast.Tom. I, pao.izo, Editiond'Amjleri.
( r 4 ) Bel-iannin. deScriptor.Ecclesiast.pitg. 226.Oudin, Sup-plem. deScriptor.Ecclesiast.t a i- I S-
(15) Labbe,de Script.Ecclesiast.í»l- S 7 .
(16) Eusebedr Theodo-íet L'ajfànnt.Voici. E ab-bé, de Scrip-tor. Ecciel.Tom. í yM 5 - 57 .
(17) Cave,Hist.Lite-tar.paj 7-.
(18) Ccmï-ìr.entar. ineam Har-moniamapud Labbe,de Script.Ecclesiast.pag, 57.
(19) Oudin,de Script.Ecclesiast,
>5-
(20) Hadr.Valelius inAmmian.ilarcellin.Libr. XXII,p“g. 344 E*-uon. in folio.
(zi) Longi-nus , apudPorphyr. inVitâ l’iotin.
(a) ErasiniEpistol. IILibri VIU,pag. 40S.
{ b ) Idem ,EpistolâXXIII,png. 424.
(1) ErasniíEpistolâXXIV LibriII, pag. 132,feripta annoîjl8.
(2) Idem,Ëpist. V,Libri XXIII,
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A M M O N I U S.
enfin, on a fil rendre à chacun le sien. 11 eut, entre autres disciples, Plotin, & Origenc. 11mourut environ Tan z 30 {b). Je croi qu’on le doit distinguer du Péripatéticien Ammo-ni u s (//j, qui étoit, selon Philostrate, le plus savant homme de son siecle, & celui qui avoitle plus de lecture.
J’ai trouvé unç grosie faute dans l’un des Commentateurs de Boëce. II impute à notre Am-monius d’avoir été le principal corrupteur de la doctrine de Platon fur l’éternité du Monde {!).Rien n’est plus faux que cela.
quatre Evangélistes , dont Eusebe s’étoit servi four faire ses Ca-nons , qui se raportoient à cette Concorde , ZX qui en étoientcomme la table (13). C’ést donc une faute que de dire,comme fait Mr. Moréri ; que les Canons Evangéliques &1’Harmonic de l’Evangile font la même chose. \ ictor Evê-que de Capoue , Zacharie Evêque de Chrysople , Trithe-me , & plusieurs Modernes, s’apuiant fur í’autorité de St.Jerôme , & ne faisant aucune attention à la Lettre d’Euse-be que j’ai citée , font Ammonius l’inventeur des CanonsEvangéliques. Voici une autre confusion II y a dans laBibliothèque des Peres deux Harmonies des quatre Evan-giles. L’une fut attribuée à Tatien , par Victor Evêquede Capoue , qui, vers l’ân 545 > la traduisit en Latin (14),Se y joignit une Préface (i;)- De là est venu que l’autreHarmonie a été donnée à Ammonius. Mais on a faittout le contraire de ce qu’il salait. L Harmonie > que 1E-vêque de Capoue a donnée à Tatien , ne peut pas être decet Auteur ; puis qu’elle contient toutes les généalogies deJéfus-Christ que les Evangélistes ont raportées : an heu queTatien avoit ôté de son Harmonie tous les passages desEvangiles qui prouvent que Jéfus-Christ est issu de Da-vid (16). D’autre côté , f Harmonie , qu’on attribue àAmmonius, est mutilée de ces passages (.17). Sixte deSienne , George Esteras, 8c plusieurs autres, ont suivif erreur de Victor. Mais il y a plus de cinq cens ans,que Zacharie , Evcque de Chrysople , a fait voir qu’Am-monius est l’Auteur de cette Harmonie (18). Baronius asuivi ce sentiment. Remarquons bien une chose , dont lePere Oudin nous avertit, c’est que l’Hannonie , qui estfous le nom d’Ammonius dans la Bibliothèque des Peresimprimée l’an 1575 , laquelle Harmonie a été traduite enLatin par Ottomarus Luscìnius, n’est ni d’Ammonius, nide Tatien (19). On a perdu l'Ouvrage d’Ammonius deConsens.ii Mofis Jesa. Si l’on s’en raporte à fleuri deValois , on a aussi perdu tous les autres : Hujus Ammonït ,quodsciam , hodie nibil extat , dit-il dans son Commentaireiur 1e dernier chapitre du XXII Livre d’Ammien Marcel-lin. Se souvenoit-il de l’Harmonie des Evangiles, inséréedans la Bibliothèque des Peres, ou croioit-il quelle n’estpas d’Ammonius ? Hadrien de Valois, n’aiant point fait deremarque fur cela dans la seconde Edition , a fait assez co-noître 1a conformité avec son frere.
(H) se croi qu on le doit distinguer du Péripatéticien Am-monius .] Un fort savant homme ne panche pas à l'en dis-tinguer. Hic esté videtur, dit-il (20) , Ammonius PeripateticusPhdofophus, quem Tro'Avyçfri-yfov fuisse seculi sut tejïa-tur Philostratus in Sophistes Hìppodromi Vitâ, quo qui plura le-gist’et neminem se vidijse. Mais s’il avoit pris garde aux pa-roles de Longin > raportées dans la Vie de florin, il n’au-roit pas balancé à distinguer ces deux Philosophes l’un del’autre. Longin remarque qu’il y a eu des Philosophes quiont composé des Livres; mais qu’il y en a eu d’autres quin’ont instruit que de vive voix. II en nomme quelques-unsde chacune de ces deux especes; les uns font Platoniciens,les autres font Stoïciens, ou Péripatéticiens. II met dansla seconde classe Ammonius & Origene, & il les donnepour des sectateurs de Platon. II dit qu’il les a conus, &qu’ils ont surpassé en intelligence tous les Philosophes deleur siecle. Oriç iftulf to wAíffov tS xçoìx 7 relo-£Ç>eslr l irciu,£v,
ùvefpúmv tfx oÁiy01 rat x.uè’ luvlfç eiç eréveo-tv oisvsyy.Smi. (21).
Quibuscum nos diu versati sumus , viris profeílo intervalle nonparvo fut siculi philosophas intelligentia superantibus. Aprèscela, il nomme quelques Stoïciens, qui ont été aussi decette seconde classe de Philosophes: je veux dire de ceuxqui n’ont point écrit, ou qui ont peu écrit. Enfin il nom-
me deux Péripatéticiens de la même classe, qui font Am-monius & Ptolomée. II dit qu’en matière de Philologie ilsont surpassé tous les Saváns de leur siecle : il dit cela princi-palement d’Ammonius. xx) Tironsy.oti oç <piAe-
AsyeoTctTot ptio rai y.otB-’ laveyç kypot yevopcsvot , kuí pcciÁtToe 0A y.y.wioç. h y'úç en» otto ixatvtp ysyovev etç iroAvy.cdbetct*rra.pa.TrÁéo-ioísii.'). Ammoniusatque Ptolem&us, difciplinarum ( --1ambo pfofiëîo maxime omnium fuo tempore pleni , prstsertimAmmonius : nullus enim ad clisciplinarum illitts copiampropeac-cejststé videtur. Voilà donc l’Ammonius dont Philostrate aparlé; il est donc très-différent de celui qui philosophoit àAlexandrie, & qui a été le maître dé florin & d’Origene.
Nous aprenons dans la Lettre de Longin, que ces Péripa-téticiens si favans n’ont écrit que des Poèmes & des Haran-gues, Ce grand Critique suposc qu’ils n’avoient point pré-tendu que ces Ouvrages fussent conservez ; car s’ils a-voient eu ce dessein, dit-il, ils auroient écrit avec plusd’éxactitude.
(/) On l'a accusé a tort d'être le principal corrupteur de la.doílrine de Platon sur V éternité du Monde.~\ Afin qu’on voieclairement toute la íàute, je raporterai un peu au long lestermes du Commentateur. Nulla autem Platonis sententiaest , quam fœdius corruperint , z? obstinâtius defenderint vete-res Platonis interprètes : feu quia eorum alii ita sentirent, feuut Chriflìanam fidem impugnarent. Eorum fìgniser Ammo-nius fuit, fidus alioquin ac illustris doSlrina Platonica astertor ;quem Zacharias dialogo cui Ammonius titulus est, confutavit.
Mox ejus discipuli, Plotinus passim libr. suis ; cy quod mirumest, ne à magtstro dijfentiret, fax illa fidei, Origenes ; ctijus er-rorem S. Methodius lib. orzpi ra, ystr,Tœv , ut est apud Pho-tium, redarguit (2,3). Vous voiez clairement qu’il parle ^ Valssde l’Ammonius, qui a été le Précepteur d’Origene. Se- ^.Not.roit-il tombé dans cette bévue, s’il eût eu recours aux ori- a d Libr. ^ginaux , <k s’il n’eût point cité fur la foi d’autrui le Traité Boëtii àeae Zacharie? Car dès l’entrée de ce Traité, nous aprenons Consolât,que l’Ammonius, contre qui on le composa, vivoit en- rhlI< ss°P *core, & enseignoit dans Alexandrie avec un grand faste, ^ 9 'après avoir été à Athènes disciple de Proclus. L'Auteur, (24 )H$.,je veux dire Zacharie Evêque de Mitvlene , a vécu au ionssixième siecle ; car il affilia au Concile de Constantino- me s° ! P 0 ‘pie, l’an 536. II est donc faux qu’il ait réfuté le Précep- 4. uédesteur d’Origene. Mais il est vrai que le Philosophe Am- p e rmonius, qu’il réfuta, enseignoit que Dieu. & le Monde 33 i &[f viétoient & seroient toujours coéternels. Cet Ouvrage de de PEUú 0Zacharie a été traduit de Grec en Latin par Génébrard, d* Parií > 0& inséré dans la Bibliothèque des Peres (24). Possevin I< ’ 44 ‘remarque que Canifìus censure Gesner, d'avoir dit que1 Ouvrage de Zacharie de Mundi aternitate étoit diférent de ir c
celui qui a pour titre Ammonius (25). Cette censure, qui ^ s \„nts.seroit très-bien fondée à l’égard de Simler, Abréviateur de //,Gesner, est injuste par raport à Gesner même, qui a dé- P L. sir.claré expressément, qu’il lui sembloit que le Dialogue in-titulé Ammonius ne diféroit point du Traité de rerum &ter-nitate. Je ne passerai point sous silence la surprise où j’aiélé, en remarquant que l’on soufrait au sixième siecle,qu’un Philosophe Paien fût Professeur dans Alexandrie, &qu’il dogmatisât hautement fur l’éternité du Monde, con-tre l’opinion des Chrétiens. II cadrait si peu fa croiance, (zs\ d s 'ff 'qu’il la soutenoit publiquement dans ses Leçons, & l’on l’ tlloit ^i-ne pouvoit pas ignorer qu’il ne la persuadât à plusieurs de ^'othequeses disciples. L’un deux (26), étant devenu le principal des°reres»Professeur en Médecine dans la même ville, disputoit avec Tom. Lâ-chaient pour le même sentiment. Tout cela parait parle p“g. 33S-Traité de Zacharie de Mitylene,
AMMONIUS (André') natif de Luques, alla chercher fortune en- Angleterre , vers lecommencement du XVI siecle, & s’y seroit aparemment avancé, s’il eût vécu plus long-tems (zj). Il cultivoit les belles Lettres, 5c la Poésie Latine. C’est par ses Vers Latins qu’ilmérite principalement d’être mis au rang des Auteurs (B). II y eut entre Erasme & lui beau-coup d’amitié, & un grand commerce de Lettres. Ammonius logea quelque tems chez Tho- UlAz'mas Morus (a) & puis au College de Saint Thomas (h) -, car il n’avoit pas assez d’argent pourlouer une maison, & tenir ménage. II témoignoit à Erasme qu’il se repentoit d’avoir quitté Ro-me, & qu’il étoit peu content de l’état où il se voioit en Angleterre (c). Les conseils qu’Eras-
me
(A) ll je seroit aparemment avancé en. Angleterre, s’il eûtvécu plus long-tems.\ Ce ne font pas mes conjectures; c’estle sentiment d’Erasme. Periit , dit-il (1), ex apud GallesEaustus , ex apud Britannos Andréas Ammonius, quorum al-ter diu regnavit Lutetia, alter ad summam dignìtatem emer-funtì erat, st vit a dìuturnior contigijset. II en jugeoit de lasorte, non seulement lors que la plaie étoit fraîche, c’est-à-dire , lors que peu après la mort d’Ammonius l’afflictionle poussoir à le louer; mais aussi, lors qu’un hon nombred’années avoit effacé les prémieres impressions du regret &de la douleur. <multos ? éçrivoit-Û en l’année 1514 (2)
hic ex vetere sodalitio defidero. Primant Andream AmmoniumLucensem.Deum immortalem, quanta ingenii dexteritate ,quàmfideli memorta pr&ditumíTum animas quàmerat excelfus,qu?imalienus d livore, quàm alienus a. fordibus ! Hune ex fuis dotibttst’X omni principum applausu fiorentem maximis rébus dcstìna-tum, subita mors intercepit natu minorem annis quadraginta.Cujus equidem decejsum non postum non dolere, quoties in men-tem venìt quàm mihi fuertt jucunda ejus familiarisas.
(B) C’est par ses Vers Latins qu il mérite principalementd’être mis au rang des Auteurs. ] L’Abrégé de la Bibliothè-que de Gesner nous donne ce Catalogue des Poésies d’Am-
monius;