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Tome premier. A - B.
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AUGUSTIN.

Z 9-6

Ui.

f.íî) Con-duite desBé-nedictins,s 42 - 2 4 -

(sf) Pa P 2 S-

(ss)Pag. 28.(j6) 2p.

ÍS 7)^. 31.

fi)Pog.3S.

(ss) P‘ <5.4°*

(ío)P4j. 44 .

(ÍI) P<t£. 4 7.

(62) Pag. so.(« 3 )

(64) ^. 67.

(65) C ’est [ansdoute celle,dont onavoìtparlé dans lapage 64., tn ra-portant ces pa-roles tirées

d? une Leïtremanuscrite deMr. Simonan Pere Mar-tianai. UnBénédictin,nomméDom Ber-nard deJVÍontfau-con. .a fait unevigoureuseRéponse àT Abbé Al-lemand,imprimée,avec la Per-mission duMaître duSacré Palais,f66) Con-duite des Bé-nédictins,fag. 6 8.

(67) Plaintedel’Apolo-giste desBé*nédictins,pag. 10.(6i)Pag.l2.

remarque (5r), qu’ils ont envoie de Rouen à Paris une se-conde Réponse à s Abbé Allemand, 8c que le Père de Sain-te Marthe soufre mesme, dit-on, -volontiers qu on la luy attri-bue. Les Bénédictins ont répliqué, 8c n’ont point fait taireleurs Antagonistes. II a pain d'auttes Ecrits pour 8c contre»dont je ne saurois donner le détail, puis que je n’en ai vuqu’une petite partie. J’ai vu le Livret intitulé, La Condui-te qu ont tenu les Peres Bénéditfins , depuis qu on a attaquéleur Edition de St. Augustin. II contient 79 pages in 12, &il a été imprimé l'an 1699. On y aprend, entre autres cho-ses: 1, qu’avant qu’ils eussent rien publié pour leur dé-fense, un inconu . . . . leur adreffia un Ecrit, qu’il eut foindefaire débiter dans tout Paris, avant que de leur en envoyeraucun Exemplaire (53) ; 2, qu’il avoit donné pour Titre àson Ouvrage, Lettre d'un Abbé Commendataire aux Révé-rends PP. Bénédictins de la Congrégation de St.Maur ; 3,quecomme celle , que P Abbé Allemand avoit écrite contreces Peres, s’étoit apellée, la Bénédictine Allemande, on ap-pella celle-ci, la petite Bénédictine , & tout le monde di-íòit que la cadette valoit bien l’ainée; 4, que ï Auteur ne faitle Personnage, depuis le commencement jusqu a, la fin, est neparle lé langage des jansénistes , que pour mieux fe faire enten-dre des Bénédictins (54) ; 5, que la petite Bénédictine piqua8c réveilla les gens du parti, qu’ils longèrent dès lors à sou-tenir le nouvel Augustin, 8c que Mr. s Abbé du Guet alla àl’Abbaïe offrir sa plume à la Congrégation de Saint Maur(y 5) ; 6, que la petite Bénédictine n’avoit pas encore été vuede tout le monde, qu’une autre plus petite 8c plus agréablefe montra tout-à-coup (56): elle étoit intitulée, Lettre d’unBénédictin mn-Rêformé aux Révérends Peres Bénédictins de laCongrégation de St. Maur, Le venoit de la même source quela petite Bénédictine; 7, que les Bénédictins délibéraient en-core , quand on vit prendre l’effor h une quatrième Béné-dictine; qui étoit d’un sérieux à faire croire qu elle jortoit vé-ritablement d'un Cloistre ; elle avoit pour Titre, Lettre d'unBénédictin Réformé de S. Denys , pour servir de Réponse àï Abbé Allemand , à l'Abbé Commendataire, esc au Bénédic-tin non Réformé (57); 8, que la prémiere Réponse des Bé-nédictins partit de Saint Denis, 8c que tout le monde l’aattribuée à Dom Lamy : elle est intitulée, Lettre d’un Théo-logien d un de fes' Amis fur le Libelle qui a pour Titre, Lettrede l’Abbé*** aux Rds. PP. Bénédictins,crc. (58); 9, qu’onvit paraître une autre Réponse, qu’on n’attendoit pas : c’estcelle que Dom de Ste Marthe s’est vanté d’avoir faite enmoins de deux jours: elle a pour Titre, Réflexions fur laLettre d'un Abbé dé Allemagne, crc. (59) ; 10, que du con-sentement de tout le monde, le meilleur Ouvrage, qui sesoit fait jusqu’ici sur 1 affaire de l’E.dition, est celui qui apour Titre, Mémoire d'un DoCieur en Théologie, adrejjé dMejfeigneurs les Prélats de Trance, fur la Réponse dé un Théo-logien des Bénédictins d la Lettre de l'Abbé Allemand (60) ;n, qu’un homme, pitrsTavant que poli, fit courir un Ma-nuscrit contre Dom de Ste Marthe, 8c l’intitula, Ste. Mar-the mauvais Théologien , z? bon Janséniste (61); qu’au Ma-nuscrit du Savant succéda le Manuscrit de je ne sai quelMélancolique de mauvais goût ; que la Piece avoit pourTitre, Antimoine pour servir de préservatif contre les Calom-nies du P. de Sainte Marthe (62) ; 8c que le Manuscrit duMélancolique fut suivi d’un autre, qu’on a attribué à un Jé-suite: il est intitulé, Vindicia Petavii (63); 12, que dans leLivre intitulé Solution de divers Problèmes , 8c attribué à Mr.du Guet, les Jansénistes prenent hautement en main la dé-fense des Bénédictins (64) ; 13, qu’il a paru une troisièmeRéponse des Bénédictins (65) ; qu’elle est intitulée Vindicis,Editionis S. Augtistini d PP. BB. adornata ; qu’elle a précé-dé la plupart des Ecrits dont j’ai fait mention jusqu’ici; qu’el-le n’elt presque qu’une Traduction de la Réponse du P. La-my; qu’elle est faite sous un nom emprunté, 8cc (66).

J’ai vu aussi up Ouvrage, que l’on attribue à Dom La-my : c’est une Plainte de l'Apologiste des Bénédictins d Meffiei-gneurs les Prélats de France, fur les Libelles diffamatoires, quel’on répand contre ces Religieux, cr contre leur Edition de SaintAugustin : avec une sommation aux Auteurs de ces Libelles deparoiftre devant Monseigneur l’Archevefque de Paris , 8c uneInftruCïìon du Procès que l'on fait aux Bénédictins fur leurEdition de St. Augustin. Tout cela comprend 88 pages in8. L’Auteur, aiant demandé aux Prélats le châtiment deies Adversaires, remarque, que la difficulté ... est de sa-voir qui font ces Esprits inquiets cr Jéditieux, qui ont atta-qué les Bénédictins (67). Elle n est pas st grande qu on lepourroit croire, ajoute-t-il. llestvray qu ils fe gardent biende fe nommer dans leurs Libelles: mais les RR. PP. Jésui-tes prennent tant de foin de s’en faire honneur dans le mon-de , & ils fe découvrent dé ailleurs par tant d’endroits , dansces séditieux Ecrits , qu on ne peut les y méconnoìstre, fans pren-dre plaisir à s’aveugler foy-mefme. II propose ensuite fesconjectures; Lc, après quelques considérations générales, ildonne quelque cho/e de plus précis es- déplus décisif (68 ).,, Et, déjà dit-il, „ pour la Lettre de l’Abbé Allemand, quand,, ces PP. ne s’y feraient pas 'rendus reconnoissables à l’air,,, à la voix, àl’accent, aux principes, à la doctrine, c’est„ un fait, qui ne paroist plus aujourd’hui, ni contesté, ni,, désavoué de personne, que c’est le Pere Langlois, Jésui-„ te du College de Louis le Grand, qui en est l’Auteur.,, Et, assurément, ce bon Pere ne prétendoit pas qu’on l'i-,, gnorât; puis que le débit de son Ouvrage s’est fait mes-„ me dans le Coliege, d’une maniéré assez publique. Pourles autres Libelles, comme la Lettre de l’Abbé Commen-

», dataire, & celle du Moine non-Réformé, outre qu’on sçait„ encore qu’ils en ont fait des préscns dans le monde, 8c„ qu’ils y ont fait trophées de leurs prétendues victoires 5», combien de fois ont-ils pris plaisir à s’y caractériser,

„ à s’y nommer, à s’y faire regarder comme nos parties. II„ est bon, Messeigneurs » de vous faire voir fous quelles„ livrées, 8c de quelles couleurs ils s’y dépeignent: je ne„ me servirai que de leurs propres termes. Considérez.,

», dit-on dans ces Lettres, ce que font les Jésuites, ces gens„ que vous pouvez soupçonner d'estre vos parties. Prenez-les„ pourmodelles en cette matière, lis répondent a tout.,, Aiantramassé plusieurs autres caractères -, il continue de cette fa-çon: „ Je ne pense pas, qu a tous ces traits, on puisse dou-,, ter que ce font des Jésuites: mais on dira que ce ne„ font que quelques particuliers en petit nombre. D’ac-„ cord ; on sçait que ce ne peuvent estre que quelques par-„ ticuliers: on n’a jamais vu de corps entiers prester leurs,, mains pour faire une mesme Lettre. Mais n’a-t-on„ pas sujet d’attrìbuer des Ecrits à tout un corps, lors qu’on„ en parle communément dans ce corps avec approbation,, 8c complaisance? Que dis-je, lors qu’on s’en fait hon-„ neur, qu’on en distribue les présens, qu’on en fait tro-,, phée dans le monde, comme l’on sçait que les Jésuites„ le font si souvent de ces' belles Lettres ? En un mot, Mes-„ seigneurs, quelques scandaleux que soient les Ecrits faits„ par les particuliers d’un corps , on a sujet de les at-,, tribuer à tout ce corps , lors que les Supérieurs ne„ se mettent pas en peine d’en arrester le cours : lors„ que n’en esta n s pas les Maistres, ils ne témoignent pas„ par un Acte public, qu’ils les deíaprouvent : ou lors qu’ils,, ne font pas eux-mefmes aux personnes offensées de répa-„ rations aussi éclatantes que les injures 8c les calomnies,, l’ont esté. C’est par cette réglé, qu’on a toujours regardé„ comme l’Ouvrage du corps des Jésuites l’Ecrit scandaleux,, de la Comédie des Moines, où presque tous les Religieux„ font traités avec une indignité 8c une dérision qu’on au-„ roit peine à pardonner aux plus déchaînez Hérétiques.

,, On l’a, dis-je, justement attribuée à tout le corps; quoi„ que composée & jotiée par leurs jeunes gens : parce qu'il„ n’a jamais paru que les Supérieurs en aient fait nulle fa-,, tis'faction, nulle justice (69). ,, II fait voir, après cela, í®i'Ap ol# "que c’est à Mr. l’Archevêque de Paris à juger du diférent logist^j(70); 8c il somme fes parties de paraître en personne à ce 360^^’tribunal, ct" de prouver leurs diverses Accusations; a peine, s'ilsmanquent à l’un ou l'autre, de fe voir condamnez comme C a- ( 7 °A *’lomniateurs , er leurs Libelles censurez, comme diffamatoires.

Mais, pour ne leur donner pas lieu d'abuser d’une Citation va-gue cr indéterminée pour le temps, & de peur auffi de les prejferde trop pr'es, nous leur accordons deux mois de temps, à compterdu jour que nostre Citation fera devenue publique à Paris (71).

Enfin, il montre quel est l’état de salaire ; 8c puis, dansl’iníìruction du procès, il réfute diverses choses publiées con-tre les Bénédictins.

J’ose dire, que Mr. l’Archevêque de Paris, & un Conci-le National même , fe feraient trouvez embarassés dans lejugement dune telle cause; car, outre que les Questionsdu Jansénisme font toutes pleines d’'équivoques, deux Com-munauté! puissantes 8c bien lettrées, qui ont chacune leursamis 8c leurs ennemis, peuvent tailler beaucoup de besogne,

8c faire naître des incidens àsinfim. Le meilleur expédient,lors qu’il s’éleve de ces Disputes, est de recourir au bras sé-culier, comme à un Dieu de Machine, qui vienne couperle Nœud. C’est ce qui est arrivé dans celle-ci. Le Roi or-donna à Mr. le Chancelier d’écrire une Lettre à Mr. f Ar-chevêque de Paris, afin qu’il ne fût plus parié de cette que- f,?!*relie, 8c que les parties cessassent de rien publier là-dessus ( 7 ^,^(72). Mais, quoi qu’il en soit, l’on peut dire que les Bé-nédictins prirent le parti le plus raisonnable qu’il y eut à pren- tresdre, tant pour montrer qu’ils se tenoient bien assurez de leur q“ eS ^fait, que pour arrêter le cours des Libelles. Ils demandé-rent une procédure régulière, où leurs accusateurs fussent l7 °°“obligés.de fe nommer, 8c de prouver juridiquement les faitsen question. Sans cela, on ne fauroit fe promettre une bon-ne issue; car, dans les causes mêmes les plus mal fondéesceux qui ont la liberté de ne plaider qu’au tribunal du pu-blic, par des Livrets anonymes, se trouvent toujours enétat de faire les fiers, 8c d’insulter, 8c d’étourdir, pourvuqu’ils ne manquent ni d’Ecrivains, ni d’Imprimeurs. Unsimple particulier, qu’il ait raison, ou qu’il ait tort, se voitréduit au silence , dès que des Factums ne fe vendentplus : il ne pourroit pas les continuer, fans soutenir la dé-pense de l’impreffion ; 8c il ne peut pas la soutenir. Cetinconvénient ne se trouve pas dans une Communauté riche8c puissante, comme celle des Jésuites.

On va contrefaire à Amsterdam cette Edition : on la don-nera en plus petits caraCleres, 8c on la vendra à beaucoupmeilleur marché que celle de Paris (73). On avoit dessein d’yrépandre les Notes Critiques d’un savant homme, qui fe j*

cache fous le nom de Joannes Phereponus (74J; mais jeviens d’aprendre qu’on a changé de dessein , 8c que cesNotes Critiques seront imprimées à part, avec le Com-mentaire de Louis Vives fur l'Ouvrage de Civitate Dei,&c. ,699 ’)st; >,On a eu peur de rebuter les Catholiques Romains : c’est E> ^pourquoi, on leur laissera une entiere liberté d'acheter oude n’acheter pas des Notes suspectes. Elles seront dans unTome séparé, sans lequel on vendra toutes les Oeuvres deSaint Augustin exactement conformes à l’Edition de Paris»à tous ceux qui ne voudront pas fe charger du reste.

AULNOI

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