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Tome premier. A - B.
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(«) à est-i-dire, U mine .

fíî) Plut arc.de Prdfcct.'Vittut. pat.«î, /J. ?-nc stri de laVersion d i Ar

luyot.

fî4)îlutarc.®e audiend.

îoctis, pa S .

B10N. BÎRON. BLANC. BLANCHE. BLANDRATA. sty

C’est de lui fans doute que Theon parle, quand il dit j que íelon le Sophiste Bion, Pava- trtpni* ìuì\rìce est la métropole de toute forte de méchancetez (/): Sentence, qui a été canonisée par le rà(Ho,grand Apôtre des nations. Plutarque lui attribue une Maxime, qui feroit honneur aux Philosophes- îiogym^.,les plus orthodoxes: c’étoit de diie a ses Ecoliers, que quand ils auroient aquis asièz de constance, jf‘pour fuporter avec la même tranquillité ceux qui les injurieroient, que ceux qui les traiteroienthonnêtement, ils pourroient croire qu’ils avoient fait des progrès dans la vertu (L). 11 s’en faut

bietì que fa réponse à Theognis ait autant de moralité (M).

ne veuille parler de Bion le Borysthenite ; car ce qu’il ditqu’Eratosthene attribuoit à son Bion (49) est la même chosequ’Eratosthene attribue dans Diogene Laërce à Bion le Bo-rysthenite. Puis donc qu’Eratosthene naquit fan 1 de la12.6 Olympiade (50), il faut nécessairement convenir queBion parvint pour le moins jusques au commencement dela 13 r ; car au dessous de vingt ans, Eratosthene n’auroitpas lié avec lui une conoissance qui eût valu qu’on en par-lât. Je ne voi qu’une difficulté dans cette supofítion : c’estque je remarque que le docte Mr. du Rondel insinue qu’E-picure survécut à Bion (;i). Or Epicúre mourut l’an zde la iz7 Olympiade. Je ne propose ce noeud, qu’afin d’en-gager Monsr. du Rondel à éclaircir doctement ce point deChronologie.

(£) Selon lui, fuporter avec la même tranquillité les injuresvies honnêtetex. , eji avoir fait des progrès dans la vertu.]„ Bion disoit à ses familiers 8c disciples, qu’ils estimaflent» avoir profité, quand ils auroyent aquis tant de constan-» ce , qu’ils entendroyent aussi patiemment ceux qui les» outrageroyent & injurieroyent, que ceux qui leur di-royent (*),

,, -Ami passant, certes tu rias point chere (yz)

» D estre homme fol , ni de mauvais afiire :h -d Dieu te dis , priant la Déité„ De te donner toute prospérité (53)

Plutarque a raison de remarquer que cette réglé de Bion estplutôt un signe d’une très-grande Sc très-parfaite habitude denotre ame, qu’un simple ligne d’amendement. C’est envérité un caractère de perfection.

(As). Sa réponse k Theognis n'a pas autant de morà-

lité.] Plutarque nous l'a conservée, & il en dit du bien.Voici ses paroles, selon la Version d’Amyot : „ Aussi fut-„ ce bien gentiment respondu à Bion à rencontre de ces,, Vers de Theognis,

„ L’homme ne pèut faire ne dire rien,j, Quand povreté l'efiratnt en son lien,

„ Et a fa langue au palais atachée;

», Comment dohques babilles-tu tant, veu qvte tu ës patt-» yre, 8c nous romps la teste de ton caquet (54Ï „ : Onvoit ici l’esprit insolent 8c insultant de ce Philosophe. Cen’est pas ainsi qu’il fáut traiter un pauvre Poëte , qui se

plaint que la misere lui lie la langue; car quoi que l’expé-ríence montre assez, souvent, que le manque de pain 8cd’habits inspire beaucoup de verbiage, il est certain qu’il ya une infinité de choses que l'on n’ose dire quand on est malhabillé :

Plartma funt qus

Non audsnt homines pertu/a dicere lana (53). ( ss ) Juvé-

nal. Sar. V,

II est certain , dis-je , que l’indigence engourdit les mains Vcr J- ri®*à plusieurs personnes, 8c qu’elle leur ferme la bouche com-me Theognis le remarquoìt. Et fur ce fondement, sonavis fut que l’on se défît de la misere avec tous les foinsimaginables, & qu’on préférât même la mort à la pauvreté)

A'viïf uyaêioi xetm sravross iïáputqtrt jacéZicu,

Ksei yópUí sfcZiS, xàl'ôtnáza.

B'v T yy'i Çtáymrá xài !ç payuxérea. tcínttV’ÍkIuv xeu irerçàs y.ar' jj M&árm.

H «5 yae âmg orsfip .yfiévoç ìsré t< eìtrsév,

Oìlâ-’ íf'r.ul duvccTat' yÁao-cra, êé ai díâ'írcu.Xp>i yua oitíuç Z7rt yijv rs j cai èvpsca s cor a SáÁtio-rtiçAi^erh-cai %s&Zesrîiç K.óçve Zutnv trívtviç.

T eS-yœvut ipíte K-úçve ^sZrepov kviïçt,

H’' Çáiit %,aZ£7tp teipófistof tresip.

Vtrum bonufn paupertas , quam alU res omnes domat magis,

Et quàm feneílus cana , Cyrne ,. v quàm febris :

Quam quidem paupertatem oportet fuge're, cr in immenfummare

Projicere V petras , Cyrne, contra altas.

Omnts enim vir paupertate domitus, neque quicquam dicere,

Neque facere potest : lingua verb illi ligata est.

Opérât igìtur fimulsuper terram v lata dorsa maris,

Quarère gràvis, Cyrne , liberationem paupertatis :

Mort, ê amice Cyrne, pauperi mèlius est vir o,

Quàm vivere durâ affliílum paupertate (56). ^ Thetìi

g nis Vifs*

Les paroles de Theognis, raportées par Plutaîque, se trou- 173,^,174

Vent dans les Vers que l'on vient de lire. Mais comme

c’est un Theognis qui a vécu long-tems avant notre Bion,

on ne sautoir disculper Plutarque : car s il a parlé de cc

Bion , il a été un fort mauvais Chronoïogue; & s’il a

parlé d’un autre Bion, il a eu grand tort de ne pas le faire

savoir à ses Lecteurs. Je ne fat si quelqu’un a jamais pris

garde à cette faute.

BIRON, Maréchal de France. Cherchez G o n t a u t.

BLANC (André') Jésuite de Genes, écrivit contre le Probabilifme un Ouvrage qu’iîpublia fous le nom de Candidus Philalethus , l’an 164.2. Mercorus & Gonet, deux fameux Tho-tniíles, ont dit fauíícment qu il fut le premier Jésuite qui prit la plume en Italie contre le Dogmede la Probabilité $ car dès l’année 1609, Paul Comitolus , Jésuite Italien, avoit fait la même ìfJfrMchose. Voiez V Anti-Probabìlïfmus du Pere Gisbert ,• Provincial des Jésuites eri la Province de Pou- 17°;.loufe, page 184, 18p (a).

BLANC (Louïs le) Professeur en Théologie à Sedan'. Cherchez Beaulieu.BLANCHE de Castille , mere de St. Louïs Roi de France. Cherchez Castille.

BLANDRATA (George) Médecin Italien, natif du Marquisat de Saluces (A) i àvécu au X V I siecle. Í1 fe sauva de Pavie (a ), où l’Inquisition lui auroit joité quelque mauvaistout, & fe retira à Geneve (B). II y embraflìi la Religion Protestante, & d’abord il édifia l’E- AnOtínkglile par fa conduite & fa docilité j mais on s’apèrçut dans la fuite, qu’il áttaquoit sourdement t a i - 2S *

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(l) Yrtev,tans Ufìtd-bon (í) , U

de U

LettieisXXl dc* ‘icodore

(A) ll etoit natif du Marquisat de Saluces.] Qui n’admi-st ue Moreri se soit avisé d’observer une grande

difference entre le Piémont, & ce Marquisat? Blandrata,djt-il, etoit Piemontois. D autres disent qu il étoìt natif duMarquisat de Saluces. Ce ne sont nullement deux opinionsdifférentes. Ceux qui l’ont fait Piemontois , n’ont pasprétendu mettre ce Marquisat hors du Piémont : ils ont prisîe Piémont dans fa signification générale, comme l’on faitquand on ne fe propose pas d’expliquer exactement, & enGéographe, tous les Etats du Duc de Savoie. Or il estsûr qu’en ce sens-là le Marquisat de Saluces est une partiedu Piémont. Voiez le Dictiouaire de Mr Baudrand.

(B) il fe retira à Genève.] Mr. Moréri le fait aller dé Pavieen Pologne» & ne dit rien du volage deGerieve. Cela n’estnullement exact. Blandrata fut plus d’une fois en Pologne;

. c ’ e st ce qu’il faloit remarquer. II y avoit exercé la Méde-cme>avant que daller à Geneve. II l’avoit aussi exercée en1 raníilvanie, avant ce même volage de Geneve : & commeU ayoit ete en ces païs-Ià un Médecin de distinction,puis qu’ilMédecin de Reines, il aima mieux s’y retirer (i).

que d’aller ailleurs; lors qu’il ne crut point pouvoir de-meurer en sûreté, ni à Geneve, ni en Suisse. Voilà Com b s-une de ces combinaisons du Moral avec le Physique, naison duidont le Pere Mallebranche a parlé dans son Traits de Moral avecla Nature & de la Grâce. Pourquoi a-1-il falu que la k khyfique,Pologne , que la Transilvanie, aient été plutôt infec-tées des erreurs des Sociniens, qu’un autre païs? C’est queles loix générales, qui excitent nos passions naturelles Scnotre bon sens, ont voulu que George Blandrata, contraintde chercher une retraite , Tait plutôt choisie dans un lieuoù il avoit beaucoup d’habitudes, que dans un pais inconu.

Voilà pourquoi, sortant de Geneve, il s’en alla en Polo-gne : & quand il y fin, il y attira les Alciats 8c les So»cins; il s’intrigua chez les Crans; un Prince de Transilva-nie, dont il étoit Médecin, fut íbn prosélyte, 8ec. Quoiqu’il en soit,Mr. Moreri auroit dû dire que Blandrata avoitété Médecin en Pologne 8c en Transilvanie, avant qne l’In-quisition de Pavie mît les mains sur lui; que s’étant sauvéde Pavie, si S ’en alla à Geneve; 8c que sortant de Geneve 3il s’en re'tourna en Pologne.

CecU