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Tome premier. A - B.
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B O L E Y N.

(O Eurnet,Hist. de laRéformât.d’Anglet.Livr. UI ,pag, 4 69.

(I) Lk-même,fag. 472.

mèmù »}>&£*

47 r-

(9) Biirnet,Hist. de laRéformat.Jd’Anglrt.

pag. 470.

sic) Lk-mc *47u

su) Lk me •me, pag. 472.

Sr lesS ermens desmou tansdoivent fai-re preuve.

(12) Voiez. leìpoSleur Bur-net, Hist.dela Réfor-mât. d’An-glet. Livr.II,pag. 111, tir.

1e m f. m eTait nié Lcaccordé endivers tems,selon les di-vers besoinsde l’Histo-rien.

Le E * r-

I. E M E N T

d’Angleter-lé exerçantle Pouvoirarbitraire.

fui Bnrnet,Hist de laRéformât.d’Anglet.Livr. //,

P*i- +59,

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être ou brûlée , ou décapitée (k) : íbn mariage fut déclaré nul (5), à cause qu’elle avoua qu’el-le avoit épouíë le Roi dans un tems où elle étoit engagée par contract au Comte de Perd ( /).Elle fut décapitée le 19 jour de Mai ipz 6 {m), Lc ne perdit point fa belle humeur dans cetterencontre (C). Quelques Historiens Catholiques se font donné une licence prodigieuse de men-tir contre elle; tant par le chagrin qu’ils avoient du Schisme dont elle avoit été cause, que parl’envie de faire tomber son déshonneur fur la Reine Elisabeth. Ils ont été de ces Satiriques étour-dis, dont j’ai déjà eu occasion de parler, qui, au lieu de ne faire ferme que fur les faits vérita-bles, 1e font engagés à des médisances très-faciles à réfuter (Z)). Leur aveuglement est d’autant

plus

(B) Son mariage sut déclaré nuls] L* Auteur de l’Histoire

de la Réformation d’Angleterre nous aprend, I, Que My-lord Perd avoit dit au Cardinal Volíèy, qu il avoit donnésa parole k Anne devant des témoins, z? que fa conscience nepermettoit point qu'il se dégageât (9). 11. Que lors qu'on

prédît ce Seigneur, pendant le Procès de la Reine, de dé-clarer quil y avoit eu en ce tems-lk un contrat entre lui a An-ne Boulen > il fit serment en présence de deux Archevêques,qu'il n y avoit jamais eu de contrat , ni de promejje de mariage,entre lui e/ cette fille ; pour rendre ce serment plus solen-nel, il reçut la communion en présence de pluíìeurs Con-seillers d’Etat, & souhaita que la réception de ce Sacrementfût suivie de sa damnation, s’il avoit été dans un engagementde cette nature. III. Que la Reine, pendant son Procès,n'avoua rien touchant son engagement prétendu avec ceMylord; maïs quand on l’eut condamnée, elle confiffa qu’ily avoit eu un contrat entre elle ty Perd , e/ ayant été amenéedevant la Cour Ecclésiastique le 17 de Mai, elle déclara qu’ily avoit eu de justes empêchemens k son mariage avec le Roi,(jr qu’ainfi ce tnariage-lk ne pouvait pas être valable (10).IV. Que sur sa confession, la Sentence de divorce fut pro-noncée (n). Que rOriginal de cette Sentence a étébrûlé ; mais ce qu’on vient d’en dire est répété dans uneLoi que le Parlement fil peu âpres pour régler la succejpon.IV. Que les deux Sentences, que l'on prononça contre la Reine,font tellement opposées l'une k iautre , qu’il faut au moins quel'une des deux ait été injuste. Car fi le mariage de cette Prin-cesse avec le Roi étoit nul des le commencement, elle n a été au-cunement coupable d'adultéré', puis que cette invalidité empê-chait qu’elle ne fût femme légitime de Henri. Si ce mariageétoit bon, il y a eu de l’injustice k le caser: eí“ s’il n’étoit pasvalable , la condamnation de la Reine a bleffié manifestement l’é-quite; c 7 on ne sauraitsoutenir que cette PrinceJJè ait manquéde fidélité pour le Roi, puis qu alors elle ri étoit point obligée delui garder la foi. II y auroir bien des remarques à fairefur tout ceci: je me contenterai de ces trois: I. Le My-lord , qui, avec ferment 8z la communion à la main, niaqu’il y eût eu quelque engagement entre lui 8c Anne, étoitun grand fourbe, ou alors, ou quand il déclara qu’il avoitdonné fa foi à cette fille (12). Si l’on préféré son sermentà l’autre déclaration, il faudra dire que la Reine, prête àmourir, a déposé faussement qu’elle avoit été engagée avecce Mylord. Si elle a été capable de mentir en cette ren-contre, il ne faut plus alléguer pour fa justification, qu’elleprotesta toujours de son innocence, 8c même fur l’écha-íaut ; car une femme , qui , fur le point de comparoitredevant Dieu , est capable d’avouër une fausseté qui rendses enfans illégitimes, est bien capable de nier une véritéqui la couvre de déshonneur. Et nous avons ici un faitchoisi entre plusieurs autres de même efpece, qui montreque le Pyrrhonifme Historique peut se batte sans désavan-tagé contre les sermens, 8c contre les protestations desmourans. II. L’adresse des Historiens est remarquable:ils se servent d’un fait, lors qu’ils en peuvent tirer quelqueutilité; 8c ils le nient, lors qu’ils s’en trouvent incommo-de?.. II est utile, quand on veut prouver qu’Anne Boleynne poussoir point Henri huit à répudier la Reine, de mon-trer qu’elle longeoit tout de bon à se marier à Mylord Pet-er : il est bon alors d’avouër son engagement. Mais fid’un autre côté quelqu’un nous vient dire que par cet en-gagement son mariage avec Henri VIII devient nul, 8cqu'ainfi la Reine Elizabeth eût été bâtarde, quand mêmele divorce de Cathérine eût été juste ; alors il faut direque cet engagement est un conte, 8c se servir des sermens8c des communions de Peter. III. Il n'y eut jamais pou-voir arbitraire qui surpasse celui que les Parlemens d’An-gleterre exercèrent au X V 1 stecle. Tout ce que la nationpouvoir faire de plus authentique pour déclarer nul le ma-riage de Henri VIII avec Catherine d’Aragon fut em-ploie : Marie leur fille étoit donc bâtarde ; 8c cependanton la reconnut pour Reine, en qualité d’enfant légitime deHenri. 1 out ce qui étoit nécessaire pour déclarer nul lemariage du même Prince avec Anne fut emploie: Eliza-beth leur fille étoit donc bâtarde ; 8c néanmoins, on lareconut pour Reine, en qualité d’enfant légitime de Henri.On brûla l’Original de la Sentence de divorce: c’est qu’onne vouloir pas laisser subsister un titre ÍI désavantageux à laReine Elizabeth- Remarquez bien , que dans les Roiau-mes héréditaires, c’est une loi fondamentale que les bâ-tards soient postposez à tous les païens légitimes de la fa-mille roiale.

(C) Elle fut décapitée ..., Z? ne perdit point fa belle hu-meur dans cette rencontre. 1 Pendant fa prison , elle joiioitdes personnages bien dissérens. Quelquefois, elle parois-soit dévote 8c versoit des pleurs en abondance ; 8c tout-d’un-coup, elle passoit à de grans éclats de rire. . . . (13).Aussitôt que les Juges qui étoient venus l’examiner furentpartis, elle fe mit k genoux , c? fondant en larmes cria plu-

sieurs fois, Seigneur Jésus, aiez pitié de moi ; & au mêmetems, on la vit éclater de rire (14). Quelques heures avantfa mort, elle dit que l’Exécuteur étoit fort habile, 8c qued’ailleurs elle avoit le cou assez petit (15). Au même tems,elle y porta la main, 8c se mit à rire de tout son cœur.Le Gratiani, quelque peu favorable qu’il lui soit, avouequ’elle mourut avec beaucoup de résolution, 8c qu’elle eutsoin de bien étendre sa robe sur ses pieds, afin de tomberhonnêtement. Pojìremò genibus. pofitis ultimes quoque pedtsquo honeftíus procumberet veste contexit (16). Les Poètes re*marquent cela de Polyxene: les Historiens le remarquentde Jules César. Volez la Remarque [H) de l'ArticleOlympus. Je doute fort de ce que le même Gratianiraporte, que lors qu’elle fut menée au lieu du suplice (1?),elle s'emporta extrêmement contre le peuple, qui ne luifaisoit aucun honneur, 8c leur déclara , que quand ils endevroient crever de dépit, elle étoit 8c mourrait leur Rei-ne. Cum ê carceribus in aream , qua perampla est ante Ar-cem, produceretur, qub omnis multitude concurrerat ad jpec-tanâum necem ejus, quam nuper demifsì adorare consueverant,nec transeuntem ullo honore dignarentur; illa, ne tut» quidemeblitasuperbiet,contumeUostffim'e eos compellans convicio increpait,esté morituramque Je Regtnam eorum firens , difrumperemuromnes licet (18 j.

(D) Les Catholiques en ont dit des médisances très-faciles kréfuter .] Qu’y a-t-il,par exemple, de plus ailé à détruire quele Conte que tant de gens ont copié de Sanderus: savoir,qu’Anne étoit fille de Henri huit; que sa mere la mit aumonde deux ans après le départ de Thomas Boleyn pourl’Ambassade de France, à laquelle le Roi ne l’avoit nommé,qu’afin de jouir plus librement de la femme en l’absence dumari; que Thomas Boleyn, aprenant à son retour en An-gleterre la mauvaise conduite de fa femme, la fit apeller pardevant l’Official de Cantorberi pour cause d'adultéré, cr deman-da la séparation (19); qu’il reçut ordre duRoi de cesser tou-tes ses poursuites, 8c de remettre son épouse en ses bonnesgrâces; qu’il obéît, mais que ce ne fut qu’après qu’elle luieut avoué que le Roi étoit pere de la derniere fille dont elleétoit accouchée (20) ; qu’Anne Boleyn , à quinze ans, futdébauchée psr le Maître d'Hôtel 8c par l’Aumônier de sonpere; qu’enfuite, on l’envoia en France,chez un Seigneurqui la nourrit en fille de grande qualité; qu’elle se gouver-na à la Cour de France avec si peu de pudeur, qu’on l’a-pelloit ordinairement la haquenée d.'Angleterre-, 8c qu’à cau-se que François I eut part à ses bonnes grâces, on la nom-ma la mule du Roi ; que pendant les amours de Henri huitpour cette fille, Thomas Fiat, un des principaux Seigneurs dela Cour, se présenta au Conseil, pour déposer qu’il avoiteu a faire avec elle en un tems où il ne croioit pas que le Roisongeât k lui faire (honneur de (épouser-, 8c qu’Henri, n’aiantpoint ajoûté foi à cette déposition, Viat offrit de rendre leRoi même speêlateur des saveurs qu'il recevrait de cette impu-dique ; que Viat fut apellé impudent, 8c qu’on le chassa dela Cour.

Le Docteur Burnet emploie contre cela trois moiens.En I lieu , Sanderus n’avance ces choses, que fur la foid’un Ouvrage que personne ne vit jamais. C’est la Vie deThomas Morus, par Rastal, II. On a commencé troptard à les objecter. III. 11 y a des impossibilitez dans cerécit. Voici la seconde de ces trois rasions dans toute sonétendue. „ Si ces choses ont été telles que le rapporte San-„ dénis, comment, à la mort d’Anne de Boulen, n’a t-„ on point vu des personnes assez complaisantes envers le„ Roi, ou assez ennemis de cette malheureuse Princesse »„ pour rendre publique son infamie, qui d’ailleurs ne pou-», voit être fecrette? Car, qu’une femme, comme la me-,, re d'Anne de Boulen, soit grosse deux airs après le dé-„ part de son mary, envoyé en une Ambassade consiaé-„ table; que ce mary sollicite le divorce à la Cour de l’Ar-,, chevêque de Cantorbery ; 8c qu’il y fasse appeller sa„ femme : ce sont là des circonstances, que le monde,, n’oublie pas si-tost- D’autrecosté, qu’Anne de Boulen„ ait été en 11 mauvaise réputation; quelle se soit laissée„ débaucher d’abord chez son pere ; qu’en suite, elle ait,» mal vécu en France; qu’elle ait esté entretenue par deux„ Rois: voilà d’autres circonstances, qui ne peuvent estre„ fort secrettes. Outre cela, lors que les Regîtres de la,, Cour de l’Archevêque subsistoient encore , on a offert„ au public de faire voir, qu’il n’y avoit dans ces Regîtres,» rien de semblable aux poursuites dont a parlé Sanderus.„ Enfin tous les Ecrivains de ce temps-là , soit du colle,, du Pape, ou du collé de l’Empereur, gardent un pro-„ fond silence fur ces choses, qu’ils n’auroient jamais man-», qué de publier, fi elles eussent esté vrayes, ou fi elles», fussent venues à leur connoissance. Mais au bout de„ quatre vints ans(ii), on s’avise de forger une Histoire», pleine d’impostures, ou du moins on la publie, à cauíe„ qu’alors il y a plus de sûreté à mentir ; tous ceux qui au-

.. raient

(14) Buuiet,Hist. <k l->

Reformai.d’Angld'Livr. H, W-

46O.

(rs) Lk-même , pag.475 d'nneLettre d*Lieutenant deta Tuer.

(16) Gfrin-

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sibus Viiol-iliustr. fi-270.

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(lg) Gre-nus , kc Cifibus V'iwi.illiisti.

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