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Tome premier. A - B.
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BOLEYN. BOLESLAS.

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plus inexcusable, qu’ils pouvoient aílèz médii'e fans palier les bornes d’un fídelle Historien (E),C’est dommage que 1a bonne fortune, qu’ils ont eue de trouver une infinité de Copistes & deLecteurs complaisons, inspire à tant d’autrcs la hardiesse de les imiter. Sanderus est Punique sour-ce de tous les Auteurs qui ont déchiré Anne Boleyn, & nommément de Monfr. Moreri. Ceuxqui disent que les Proteítans devroient rougir d’avoir tant d’obligation a cette Reine qui étoit deleur Religion, feroient bien de déclarer avant toutes choses, qu’ils sont bien fâchez des servicesque l’Impératrice Irene rendit à la cause des Images (»).

Consultez fur tout ceci Mr. de Larrey , au premier Volume de son Histoire d’Angleterre :

raportées nettement, St notre Anne justifiée

Eurnet,

Bist. de la

Reformât.d’Anglet.f“S- icj.l ' oi ‘z,À U fí„•** 1 Vol Hme .

Monfr ,Eurnet, uRéfutationSanderus,

21. Vous7 tfout/frezitoute cette fe-tonde raisonphi;

, avec* *ncìuJxon

í a Ttiadieredes ojfrcs de

Vìat i c,

(n) LeCírand, Hi£îvire du Di-vorce deHenri Vlll,T ™- "> for.V.

Volez,à. Eurnet

‘«iondeSanderus,

sas) Burnet,

Critique duIX Livre del’Histoire del’HereíìcPar Mr. Va-Ì!llas >/'« 2 . 87 .

sas) Défen-le d e la Cri-tique de Va-tulas.

vous y trouverez les raisons du pour & du contreautant que les loix de l’Histoire Pont pu soufrir.

„ roient esté capables de faire connoître la vérité estant „„ morts (22) „. Quant à la troisième raison , je ne la „raporte qu’en racourci. Thomas Boleyn n’a pu être en- „voie Ambassadeur par le Roi Henri VIII, avant Tannée „1509 : il faudroit donc qu’Anne fut née Tan 1511, 8c qu’en ,,Tannée 15 26, on l’eût débauchée dans fa maison. Où ,,prendra-t-on donc le tems quelle fut en France chez un „grand Seigneur, & puis à la Cour? Où trouvera-t-on cet- „te vie licentieufe, qui la fit nommer la haquenée d'Angleter- „re? Où trouvera-t-on, dis-je, ce tems; puis quelle étoit „de retour en Angleterre Tan 15a6? On ne tirera jamaisSanderus de ce mauvais pas. Monfr. le Grand , sonmeilleur Apologiste , Tabandonne ici. Comme je ne pré-tens point déguiser ses fautes , dit-il (23) , j’avoue de bonnefoi qu il est trop emporté contre Anne de Boulen ; qu aucun Au-teur de ma connoiffance , hors lui, n a dit quelle fût fille deHenri VIII, 0 u quelle eût mené une vie fi déréglée. Sande-rus afirme qu elle fut aimée du Roi dès Tan 1526. Oravant que d'être aimée de ce Monarque, elle avoir été dé-bauchée chez son pere putatif à quinze ans, elle avoir faitdu séjour en France, elle étoit revenue en Angleterre, elleetoit entrée fille d’honneur chez la Reine Catherine. Elleavoit donc pour le moins près de vint ans en 1 ;a6: elleétoit donc née Tan 1506, trois ans avant que le Roi Henrihuitième montât fur le thrône, 8c cinq ans avant qu'aucunal* íF adeui à ce Prince pût avoir mis deux ans à sonAmbassade. On a trouvé qu’Anne étoit née Tan 1507 : iluaroit donc , s e i 0 n Sanderus , qu’Henri VIII eût en-#5tÌ e ^ n i mbaíPade . Thomas Boleyn Tan 1505 , 8c qu’il eûtoes tors en plein commerce d’adultere. Or le prémiere ces raits est faux, puis qu’Henri n’étoit point encoreK01; esc 1 autre n est point croiable d’un garçon qui n’avoitque quatorze ans. Ajoutez à cela que Thomas Boleyn nefùt nomme a TAmbassade qu’en Tannée 1515 : & remar-quez bien que Monfr. Burnet aiant remis toutes ces raisonsfur le tapis, en réfutant Mr. Varillas (24), on n’a vu dansla Répliqué de ce dernier aucune preuve, ni aucune solideremarque , en faveur de Sanderus. Je ne dois point pas-ser fous silence ce qui regarde la déposition de Viat.

,® urne J en a parlé plus amplement dans un Ouvragepostérieur à son Histoire de la Réformation. II a d’abordreprelente combien une telle Déposition est contraire à lavraisemblance; & puis il a soutenu que Wiat n’a jamais étédisgraciemais qu d a ete emploié en des Ambassades étrangè-res jus™ a la fin de sa vie (2 j). II cite une Piece origina-le , ou le fils de Wiat atteste , que son pere étoit Gentilhommede la Chambre du Roi Henri, pendant tout le tems que son ma-riage avec Anne Boleyn snbfífia; que jamais il ne se retira dela Cour par discrétion ; que le Roi ne parue point jaloux ,que la Reine ne sut point offensée de sa conduite . . .; que sonpere fut en suite Ambaffadeur pendant plusieurs années à laCour de Charles-Sjuint (z6).

Le Jésuite, qui a publié trois Tomes des Révolutions

(ri) Voler.Mr. Burnet,Hist. de laReformât.d’Anglet.t“í- 47f.

d’Angleterre, me paroit fort raisonnable sur le chapitred’Anne Boleyn. Je raporte ce qu’il en dit: on y verra queceux qui ont réfuté Sanderus n’ont pas travaillé en vain.

Sanderus raconte des choses de la naissance 8c de la con-,, duite d’Anne avant qu’Henri l’eust aimée, qui ne font„ pas faciles à croire , 8c dont les preuves ne persuadent„ pas. Quelle fust fille d’Henri ; qu’elle eust une sœur„ dont ce Monarque eust abusé; qu’elle se fust prostituée,„ presque dès T enfance, au Maìstre d’hostel Sc à T Aumos-„ nier de Thomas de Boulen, qui passoit pour son pere;„ qu’estant allée à la Cour de France, François I 8c ses„ Courtisans Teussent tellement déshonorée , qu’on luy„ donnast assez publiquement des noms infâmes : ce sont„ des choses contre lesquelles les Ecrivains Protestans se ré-,, crient, 8c ont quelque droit de s’inscrire en faux. Maisde stuoy on ne la peut justifier, est d’avoir donné à Hen-

„ ri, en contrefaisant la femme de bien, des espérances„ de Tépouser, s’il venoit à bout du divorce monstrueux„ que Wolscy lui proposoit, 8c d’avoir contribué par-là„ à Tinjuslice que ce Prince fit à sa femme légitime, 8c à,, tous les maux qui s’en font suivis. La fin tragique, que,, luy causa une incontinence prouvée par un jugement„ juridique , fit voir que les Ecrivains Catholiques ont„ pu dire d’elle , fans en juger témérairement, qu’elle„ n’avoit esté chaste que quand elle avoit esté ambitieu-„ se (17)

(E) On pouvoit affez médire d’elle, fans paffer les bornesd'un fidelle Historien . ] Mr. de Meaux ne s’est servi, pourdiffamer cette Reine, que des propres faits que les Protes-tans avouent. II la convainc pat là d’un enjouement immo-deste, de libertez indiscrètes , d'une conduite irréguliere z? li-centieuje. On ne vit jamais , dit-il (28) , une honnete fem-me , pour ne pas dire une Reine, se laijser manquer de respeííjusqu à souffrir des déclarations telles que les gens de toute qua-lité , zv même de la plus baffe , en firent à cette Princesse. Çjuedis-je, les souffrir? s’y plaire, zvnonseulement y entrer, maisencore se les attirer elle-même, CV ne rougir pas de dire a un deses galands, Qu’elle voioit bien qu’il différait de se marierdans l’efpérance de Tépouser elle-même après la mort duRoi. Ce font toutes choses avouées par Anne ; zjr loin d'envoir de plus mauvais œil ces hardis amans , il est certain,fansvouloir aprofondir davantage , quelle ne les en traioit quemieux. . . . Au moment qu elle fut prise , pendant qu elleprïoit Dieu sondant en larmes, on la vit éclater de rire commeune personne insensée : les paroles quelle ptononçoit dans sontransport contre ses amans qui l’avoient trahie ,faisoient voir ledésordre oh elle étoit cr le trouble de sa conscience . . . (29).Par une honteuse complaisance, Anne reconut ce qui n étoit pas,quelle avoit épousé Henri durant la vie de Mylord Perd, aveclequel elle avoit auparavant contrarié ; cr contre sa conscience ,en avouant que son mariage avec le Roi étoit nul, elle envelopadans sahonte sa fille Elizabetb (36).J ene-voi pas que Ton puis-se raisonnablement se plaindre, que Mr. de Meaux, dansTalternative des deux crimes d’Anne Boleyn, se soit déter-miné au choix du plus grand par un paflèdroìt de l’inimi-tic ; car il y a incomparablement plus de vraisemblanceà dire qu’Anne ne contracta point avec ce Mylord, qu’àdire quelle contracta avec lui ; 8c, par conséquent, ellemérite beaucoup plus d’être accusée d’un parjure, par le-quel toute prête à comparoitre devant Dieu elle donnoitinjustement à sa propre fille la qualité de bâtarde, que d’ê-tre accusée de rétractation par raport à une promesse demariage.

Un Historien Protestant (31) vient de publier la pré-miere Lettre qu’Anne écrivit an Roi. On ne peut rienvoir de plus contraire à la modestie : elle y déclare fa pas-sion fans aucune retenue, Sc s'offre de fe donner au Roisans aucune exception ; car elle ajoute cette clause au termede tres-obéijfante servante , qu’elle met au bas de la Lettre.Cet Historien eût dû joindre cette raison à celles qui Tontempêché de croire ce que le Comte d’Alisbun avoit ludans des Manuscrits : c’est que le Roi, aiant fait Tamour àcette fille pendant deux ans, ne la conut que depuis sonmariage (32). Mais,pour le dire en passant, ces Manuscritsne paroistent guere sûrs: il n’y a nulle aparence que HenriVlll ait commencé d’aimer cette Demoiselle Tan i^ro.On sera fort bien de n’en rien croire , non plus que de cêqu’on trouve dans la page 47 de cet Auteur ; savoirqu’Anne passa en France a l'âge de r j ans , lors que la Prin-cesse d’Angleterre se maria avec Louis XII. II auroit falupour cela qu’elle fût née Tan 1499, 8c non pas comme ditCamden Tan 1507. II est bien étrange qu’on sache si peu enquel tems naquit, en quel tems sortit d’Angleterre, 8c yretourna, une personne qui parvint d’une maniéré si écla-tante à la Roiauté.

(ri) Le Pered N Orleans,Hist. desRévolutionsd’Angleter-ie, Tom. II tP a & 4 * 7 .

(28) Histoi-re des Va-riations»Uvr. VII ,num. 20,

(2 9) La mê*

(30) Là-mimn-, 3°4*

fît) Letî,Histoire deJa ReineElizabeth,Tom. I ,

50 Editiond 1 xAmfierdm.en 1694.

( 32 ) Là-inS*.

H- ;r.

? f 5-í" A n S I . r - du nom a été le P rémier Roi de Pologne. Le Duc Mieciílas son pere aiantembralle le Christianisme, demanda au Pape le titre & la dignité de Roi, & ne l’obtint point.Son fils trouva beaucoup plus de facilité auprès de l’Empereur Othon III après l’avoir reçu ma-gnifiquement à Gnefne, où cet Emoerenr Uû m nésorinaerp. „ .A..m ™,-tA ,\ f

Adclbert (J ), mar

1 i v --- —«av* i ^ •*•*■*■} tiyiCÒ 1 íiVUU ma-

elne, ou cet Empereur avoit été en pèlerinage, pour y vénérer le corps de St.rtyriíe dans la Prusse depuis quatre ans (a). Ce fut l’an iooo, qu’Othon alla

(A) Il reçut magnifiquement a, Gnefne l'Empereur Othon9 “' y étoit allé en pèlerinage pour y vénérer le corps de Saint^felbert,] L’Empereur Othon 111 donnoit assez dans cesA^p 6 ^votions. Après avoir puni Crescentius, 8c sontass P s, pe ’ l an 99b > il paíla à Ratisbonne en revenant d’I-du C s ■ ’ vœii d’ a ller en pèlerinage en Pologne au tombeauallJ a ' nt .E' vêr l ue -éldelbert. ... A son retour de Pologne, ila JÍlx avg c Adélaïde sa sœur, visiter le tombeau deChar-

faire

hmagne , & pour se trouver aussi à une Assemblée d'Evé-ques (I). Etant retourné en Italie, son prémier soin futde poser dans l’Eglise de St. Barthélémy, en l'iste du Tibre, lamain deSt.Adelbert avec plusieurs autres Reliques de St s. Mar-tyrs , le corps entier de saint Barthélemy, qu il st apporterde Benevent. . , , ta même année, pouffé d’un sérieux ré-

pentir de ce qu il avoit sait mourir le Consul Crescence contre saparole , il satisfit religieusement à la pénitente que St- Romuald

Ffff 3 lui

(->) Votez.Calviiius,

(1) Blanc,Hist. de Ba-vière > Toi».

Il > ?v-