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BORE, B O R E Ë«
des Supîémeíls très - curieux (K), je ne pense pas que personne púisse mé blâmer ^ fi je publicdans cet endroit de mon Dictionaire une Lettre qui n’a jamais vu le jour , Sc qui av.oit été écritepar Erasme , avant qu'il fût désabusé du taux bruit qui avoit couru que Catherine de Bore étoit
f 40) N'ì-initÇdnnscZijtcrcimsuím( dc l’Ordicde Citeaux) 'Monàjterium,Mayer,
Dill de Lu-theri Con-juge, p. n,
(4T ) / l:m ,
ibid. pag. 14.
(41) Ibidem,fa». 14.
(43) Ibidem,fa». 1 9.
{44) Mayér,D ifs. dé Lu-theri Con-ju§e, pag.
2 f II cite
/'Histoiredes Varia-tions-, Tom,
lipAg, 49 .
(4$) ìbìd,f 45 ) Ibid»
M* 24.
(47) Votez»Zândanus,de VotoVirginita.tis, pag. rz.
(48) Volez»la \emaryuc
(e;.
(49) Mayer,P*£* 5 5 .
(50)
non vidât ,geniì prdfer-tim btati virinon iimrm ,hoc innoxiojoco ab illofaftum fMayer,Dissert. déLutheriConjuge,pag- s S.
( 5 1) Lu *ther. apudMayer. ibid.
pag. 5 7 .
(51) Monfl.Mayer làraporte cetteLettre, là-méme, page
57,5 r.
accouchée peu de tems après ses noces (L).
(K) Air. Alayér \ ■. . a fait «ne Dissertation, qui me four-bira des Suplémens très-curieux .] C’elt un Ecrit de 71 pagesin quarto , intitulé De Catharinà, Lutheri Conjuge, Disj'erta-1Ì0 , & imprimé à Hambourg , l’ân 1698. L'Auteur n’arien oublié de ce qui pouvoir servir à une pleine instructiontouchant l’Hístoire de Catherine de Bore , 8c il raporte undétail exact & curieux des enfans qu'elle donna à Luther.
II marche toûjours muni de très-bonnes preuves, & qui ré-futent solidement les faussetez de Cochleûs, de Maimbourg,de Varillas , 8c de plusieurs autfes Ecrivains. II fait voirque l’exemple des huit Religieuses, qui sortirent avec elledu Couvent de Nimptschen (40) , fut suivi bientôt aprèspar seize Nonnes du Monastère de Widersteten dans leComté de Mansfeld , 8c que ce fut le fruit de la bonne 8cfaine doctrine que Luther avoit enseignée sur l’honnêtetédumariage, 8c sur l’iniquité des vœux monastiques (41) ; qu’iln’y eut dans tout cela aucune forte d’enlévement, vu quéces filles étoient bien persuadées qu’elles pouvoient retour-ner au monde , 8c le vouloient bien (41) ; que Maimbourga tort de prétendre que Luther n’osa épouser Catherinependant que l’Electeur Frideric vécut, car pourquoi céPrince eût-il condamné le mariage de Luther, après avoirbien permis que Veltkirchius, Carlostad , 8c quelques au-tres Ministres, se mariassent (43) ? 8c que l’on a parlé avechyperbole de la beauté de Catherine. Luther estoit devenuamoureux d’une Religieuse de qualité , & d'une beauté rare ,qu il avoit tiré de son Couvent. Ce sont des paroles de Mr.de Meaux , que Mr. Mayer raporte (44) ; 8c, afin de fairevoir qu’elles font outrées, il produit la Taille-douce de cet-te femme. II l’a fait tirer fur trois Portraits comparez en-semble , qui fureur faits du vivant de Catherine, par LucCranachius, excellent Peintre (45), 8c l’un de ceux qui assis-tèrent au festin nuptial de Martin Luther (46), c’est-à-direau repas qui fut donné à petit bruit le jour des noces ; carau bout de quelques semaines , on fit un festin plus solen-nel, 8c plus pompeux, aux fraix duquel le Sénat de Wit-temberg contribua quelque chose. Sénatus Witeberginfis non-nulla ex publico trario fuppeditavit , ut videre ejt in ConstliisWitebergenftbus , Parte IV, pag. 9. Mr. Mayer nous renvoie àla page 11 de la IV Partie du Conftlia Witebergenfia , 8c auVI chapitre du Defenfto Lutheri defenfi de JeanMolerus con-tre Charles de Creuiscn Jésuite de Prusse; il nous y renvoie,dis-je , pour y voir la réfutation de la calomnie qui avoitcouru , 8c les excuses de ce que Luther s’étoit marié fansavoir fait publier dans une Eglise les annonces de son maria-ge. Ses ennemis divulguèrent qu’il n’avoit agi avec cetteprécipitation, qu’à cause que Catherine se trouvoit grosse (47).Cela étoit taux (48). On voir ensuite dans la Dissertationde Mr. Mayer plusieurs preuves de l’amitié 8c de l’estimeque Luther avoit pour son épouse. Elles font tirées de sesLettres, 8c l’on nous avertit d’y ajouter plus de foi qu’à uneLettre de Pontanus, écrite à l’Electeur de Saxe après lamort de Luther. Ce Pontanus accusoit d’orgueil Catherinede Bbre , 8c d'avoir trop dépensé en bàtimens , 8c fur toutdans une métairie où son douaire lui avoit été assigné. Hutcitâque (Luthero) potius tejli credamus quam Pontano , apudSeckendorfium lib. ’j.pag. 651, qui in Literis pofl mortem Lu-theri ad Eleêloretn Sax.fcriptis arguit eam animo fuisse elatio-re 8c imperiolo , tenacemque in victu domestico, etsi sum-tuosam in œdificia , imprimis in prtdium Zeulsdorf, quod etin teftamento dotalitii nomme Lutherus asfignavit (49). Quel-ques-uns ont prétendu que Luther s’étoit soumis à l’empirede son épouse , 8c ils ont cité les Lettres où il la nommoitson Seigneur. Mr. Mayer avoue qu’il a vu de telles Let-tres ; mais il soutient que ce n’étoit qu’unjeu d’esprit ;yo;,8c que Luther , qui avoit laissé à son épouse une pleine au-torité de conduire le ménage , se réserva toujours les droitsde mari. Lu mihi persuades quicquid vis , totum habes Domi-nìum. In oeconomiâ quìdem tibi concéda Dominium , falvo juremeo. Mulierum enìm Dominium nihil boni unquam effecit (51).11 a l’Original d’une Lettre où Luther se déclara fortementcontre l'infirmité de ces maris qui se laissent maîtriser parleurs épouses, 8c anima l’un d’eux à réprimer l’infolence defa femme (51). Voici un fait qui témoigne l’amitié conju-gale de Catherine de Bore. Luther, voulant faire l’Expo-íition du Pseaume XXII, prit du pain 8c du sel, 8c*s’en-ferma dans son cabinet, 8c y demeura pendant trois jours.Sa femme le cherchoit par tout, 8c fe désoloit : elle frapoità la porte , elle l’apelloit ; 8c enfin , ne pouvant résister àsa douleur , elle fit enfoncer la porte , 8c le trouva médi-tant. II se fâcha de ce qu’on interrompoit ses méditationsfur un sujet si sacré , 8c d’une telle importance ; mais enfinil ne put desaprquver les foins 8c les inquiétudes de fa fem-me (33). Elle témoigna fa tendresse 8c fa constance en mê-me tems, avec un très-grand éclat, dans une maladie qu’ileut l’an jçì 7 , qui fut fi grande 8c si dangereuse, qu’il fitson Testament, Lc qu’il dit adieu à sa femme 8c à son
fils (34). Notre Catherine passa là prémîete aimée de sonveuvage à Wittemberg, quoi que fpn mari lui eût conseilléd’alier ailleurs. Mr. Mayer la justifie de cette désobéissan-ce (55). Elle sortit de Wittemberg l’an 1547 , lors qùe. laville fe fut rendue à Charles-Quint. Elle avoit reçu avantcela un présent de cinquante écus de Christien.III, Roi deDannemarc ; 8c comme l’Electeur de Saxe 8c les Comtesde Mansfeld lui firent sentir de bonnes marques de leur li-béralité , elle eut le moien de s’entretenir commodémentavec fa famille, ces assistances étant j ointes aux biens queLuther lui avoit laissez. Elle retourna à Wittemberg, aprèsque la ville eut été rendue à l'Electeur, 8c y vécut pieuse-ment , jusques à ce que la peste l’aiant fait résoudre d’ensortir l’an 1332,, elle vendit ce qu’elle y avoit, 8c se retiraà Torga , bien résolue d’y finir ses jours. Un accident duvoiage lui fut funeste : les chevaux s’étant cabrez, elle fautadu chariot, 8c tomba , 8c fe fit beaucoup de mal ; desortequ’elle. mourut peu après (56) à Torga , le zo de Décem-bre 1552. Elle y fut enferrée dans la principale Eglise , oùl’on voit encore aujourd’hui son Tombeau, 8c son Epita-phe. L’Académíe de Wittemberg, qui étoit alors à Tor-ga (57), fit un Programme public concernant la Pompe fu-nèbre (58). On le trouve tout entier dans l’Ecrit de Mr.Mayer, 8c il avoit été imprimé l’an 1553 in Intimationi-bus Witibergenfibus (39V Je l’avois lu au feuillet 441 8c 441d’un Livre imprimé à Wittemberg, l’an 1360, in 8, 8cintitulé: Script orum publice propófitorum à Profejforibus inAca-demìâ Witebergenfi , ab anno 1340 , us que ad annum 1333.Lomus primtts.
(L) Ae raporterai une Lettre, écrite par Erasme, avant qu ilfut désabusé du faux bruit des couches de Catherine deBore peuaprès ses noces.] Elle fut écrite à un Homme illustre, savoirà Nicolas Everard , Président du Haut Conseil de Hollan-de à la Haie J’en ai vu l’Original, qui est en très-bon état :le cachet d’Erasme , avec le Deus Terminus , 8c le nullicedo , y paroissent dans leur entier. Mr. deWilhem, Con-seiller à la Cour de Brabant (60) 3 a eu la bonté de me mon-trer cette Lettré originale, 8c de m’en donner une Copie,que j’ai moi-même collationnëe à l’Original. J’ai cru qu’onne seroit pas fâché de la trouver imprimée dans cet endroitde mon Dictionaire , puis que personne ne l’avoit encoredonnée au public.
S. P. Ornâtiffime P r sises , Soient Comici tumultus ferè in ma-trimonium exire , atque hinc fubita rerum omnium tranquilli-sas. ' Verum hanc cataftrophen plerumque nunc baient Princì-pum Tragœdu , non admodum Utam populo , fed tamen bellispotiorem. Alakbat ille compilarì quam ventre. Stmilem exitumhabitura vìdetur Lutherana Tragœdia. Duxit uxorem mona-chus monacham ; cr ut scias nuptias profperis avibus initas die-bus à. âecantato hymtneo ferme quatuordecim enixa est novanupta. Lutherus nunc mitior esse incipit, nec perindesavit cala-mo. Nihil est tam sérum, quod non cicuret uxor. ' Ego sedulohortor utramque partem , ut aquis conditionibus jungant fce-dus, cr infana prdia dirimant. Vis fcire quantum profìciamus ?Quantum soient ii , qui inter duos armatos irâ vinoque furen-tes intercedunt dirempturi , zv utrimque vulnerantur. Optnorte legijfe Apologiam meam adverfus Sutorem. Sjuis credidiflettam stuptdum animal lat ere inter Theologos cr Cartupanos ? Ettamen hoc portentum habet Theologos applaudentes. Si vendun-tur isthic defultorii (61) hbrì Jodoci Clithovei , quafo ut legasin Antiluthero 3. libri cap. primum , num. 3. nam Beda literisìndicavit, eum locum ad me pertinere; quod st verum, quis nonintelligit in illo pediculofo capite nullam esse micam fana mentis!Et tamen hujusmodi nebulones Luterus armavit in nos. Nul-lam video finem nififi quis Deus à machina, quod ajunt , ap-parent , fabulam explicet. Luterana fattio nunquam fùstulitmajores fpiritus. Et altéra pars adeo nihil remitttt , ut indiesastringat priora vincula. Habent novum dogma,fcd fimplicittrinfanum ; tûtos hos tumultus exortos ex Linguis c T bonis litte-ris. Hoc jam Principibus alìquot persuaserunt. Quoniam te vi-dere aliter non ltcet,per litteras faluio. Dorptum amisïmus antediem. Hic longe supra centum millia rusticorum ìnterfetìa funt,
■ b quotìdie faterdotes capiuntur , torquentur , fufpenduntur,decollantur , exuruntur. Non nego neceffarium remeâium ,quamvis immite, fed Germant magis novimus malefacla puni-,re qudm excludere. . ‘
Tibi , uxor: tut , tuìsque liberis precor omnìa Itta.
Qui has reddet est Franciscus Dilft, quondam convieior meus;juvènis honfsto loco natus , moribus mire civilibus. Sjuem cuti»ut digneris cognoscere.
Datum Bas. pridie Natal. Domìni , an. 1313.
Erasmus Rot. verè tuus.Ex tempore *manu propria.
Non vacabat relegere , ignosce.
(54) MayM-dc LutheriConjuge, ,pttg. S 9 à" fil*
(S s) ltíi '
fàg.
65 .
itoainiqm BOREE, en Latin , l’un des quatre vens Cardinaux (a ), & l’une des Divinisez
à Paganisme, étoit fils d’Astrteus Sc de î’Aurore (J) , Sc avoit son siégé '
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U irog't*me fu» tbie "
( 57 )
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Difleit; aeLutheHConjuge»pag. 66 if,
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(A) Il étoit fils dé Aflrtus & de t Aurore.] Natalis Cómesavoue qu’il n’a jamais lu que les Inventeurs des Fables aient
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dit quels furent le pere 8c la mere de Borée , Boieas è quibusfarentibus ortus fit fabularum inventores non tradìderunt, q<*od