Eiz
fsï) Sclió-
Apol-lon. in Libr,h Ytrs, uj t
(î 9 )Thucyd B
LilìY % u.
( fi o) Strabo.Lifo. IX >5 ^. 175 .
(61) ïlinius,Libr, IVy Cap.Vtl>pag.42ì h
(6r) Schcd.Apoll .in Lib*Vers, 2ii,
(6z) O* 7 T 0 -?OC.fU>ç ÉV-
?oc.Z&cc e%ei
T«5 îTîjyíCç.
Jtlic funt afn-nis ipfius fon-tes. Paufa-ûias, Libr*X >?«&-ÎS I.
( 5 4 l Plillius,Lilr. IV, Cab.FII. Voiez.«# Aulugd.
XVlit, Chap,X. e
(6s) Plato,in Phxdro,t*l- >211.
(6S ) Guillet,Athènes an-tenne &nouvellet*g. 2«4. *
(«7) Plato,'* n Pluïdro,t*& irii.
f6S) k’ausa-nias , Libr.
1 - l*g. 17.
(69) Idem ,
(70) Voiez.ri dessus laCitation (62),
/7i) Apol-lon Libr.m il a g- 247.
( 72 ) Plato,
in I'hadro,t“g- I2IO.
Í7J) Apol.*°ttius, Ar-goaaut.
Libr. I, Vers,2 , i-P*él-2 4.
( 74 ) Phi-lolìr. íaViti■^pollonii,Libr. IV,fog. IS7.
(75) Artus"Thomas
Si ‘w d'Em-^ri, dans ses
Annotations
lot la Vie
d >po]]o-
111Us > traduite
en Fran^,1'ar Vigene-rc > To%. tt a g. 801.
BOREE* BORGARUTIUS.
dè Recueils touchant l’Histoire & les quabtez de ce vent % &*cn particulier fur la violence qui luiest propre , & qu’Ovide décrit li bien (g). Celui qui le nomme artisan à naufrages (h) , gar-deroit cette épithete pour d’autres vens, s’il vouloir s accommoder a ce qui se paííè dans la vi, C ma /-».Manche , & fur les cdtes du Pais-Bas* Ce n’est point le vent Borée que l’on y craint, mais leNord-Ouest , ou le Sud-Ouest : ce font là les deux artisans des naufrages. Je fais cette Ob- Balzac,fervation , asin de montrer que les Poètes, imitateurs trop serviles de f antiquité , nous donnentlouvent des Descriptions peu convenables à leurs pais. m- 351.
[c dois ajouter à ce que j’ai déjà dit une Observation fur un Passage de Naralis Cornes (fí),que j’ai raporté à la fin deìa Remarque F de cet Article.
liaste d’ApolIonius. Voici ce qu’il dit : ph SìapiS-vw 2>-
pttmloru BI TO BgiMvtris ’tpvtri» ùçvelye'ïrat , îXt tjî* SagireJWa*XIÉt^bv t?5 Qçdr.m è>e%Srivxi. Orithyiam vero Sirttonides aitraftam à Brilisto in Sarpedoniam Petram Thracia allatam es-se (58). I! y a beaucoup d’aparence que son Brìlistus est lamontagne Brilesus , dont Thucydide (59) , Strabon (60),& Pline (61) , ont fait mention. Elle étoit au Pais d’At-tique. Le même Scholiaste est celui qui nous fait savoirle sentiment de Cherile. Xoi/»'a«s ^ , dit-il (6z), íçictts-
h'otott tpryrtr otvT'jt csy.í 7 .yS> T SÍV vsro 7 Ùç T H l(. 7 ,cp torts ssrityxç.Chœrilus vero dteit raptam fuiste illam colligentem flores ad fon-tes Cephijsì. On pourroit entendre par ces dernieres parolesla source de la riviere de Cephiffe proche de Lilea dans laPhocide (63) ; mais il vaut mieux les entendre d’une fomtaine particulière,nommée Cephiffe,proche d’Athènes (64).Nous n’avons pas dit encore tout ce qui regarde les varia-tions des Auteurs fur l e lieu de Venlèvement. Platon ob-serve qu’il y avoit une tradition j qu’Orithye fut enlevéede I Aréopage. H" l| Apelu iráyx’ Xeytrat y à* ail xat ères0 È!«£T5 -£v a/X s* ê, 9 -s»Se ngaráo-S-ti. Vel ex Areopago.
Esi enim L7 alia fama non ex hoç loco fid ex ìllo raptam fms-A (6?). h benoit de toucher l'opinion la plus commune,savoir que lTiifíus étoit le lieu d’où elle fut enlevée. Neprenons point pour un nouveau sentiment ce que dit Mr.Guillet, que ce fut au quartier Agra , ou Agr&, que 11 o-reas enleva la jeune Orithye , & que la Déesse Diane prit làprémierc fois le plaisir de la chasse (66). - Ce quartier étoit lelieu où l’on voioit l’Autel de Borée, & le Temple de DianeAgrsea ; & il étoit au bord de l’lliíse. C’est ce qu’on peutrecueillir de deux Passages conférez ensemble , l’un de Pla-ton (67) , l’autre de Pausanias (68).
Voici des diverfitez qui fe raportent aux occupationsd’Orithye. Quelques-uns disent en général qu’elle se diver-tííToìt (69), d’autres qu’elle cueilloir des fleurs (70), d’au-tres qu’elle traversoit l’Ilìsse (71) , d’autres qu’elle dansoit,d’atitres qu’elle se baignoit. Platon insinue fort clairementcette derniere opinion (71) ; & nous trouvons la quatrièmeen propres termes dans ces Vers d’Apollonius :
EV^ee7(i? Çisy.r,', ê’vtr^ei/zspn' £*ô’ ’úpa Tti» ys
B ogéqç âyepíïsetTO i&eKÇosrtiiS'ev ,
I Aivo-à orçosrápoiS-s X 0 PV atvivxtrccv.
In ultìma intempe/la Thracia ; quo iftám
Thractus Aquilo rejecerat e Cecropia,
C tint sc propter Il'tssum ïn choro circumagëhat (73) î
Jc ne cite ce Passage , qu’à qu’on voie la témérité deî’Historien d’un autre Apollonius. II supose que son Hé-ros > censurant les Athéniens , leur dit que fl Orithye avoitdansé , elle n’auroit point donné d’amour. Cet endroit dePhiloílrate est assez curieux pour mériter que j'en raportela Verlion Latine. Oportet ventos venerari, prasertim cumsoc'ti vestri fini , cy pro nobis maximespirent, neque Boream af-finent vesintm , qui maxime ventorunt omnium mafculus esi,sœminam facere decet , neque enim ipse Boreas Orythiam amas-ses , fi eartt vidijfet tripudiantem (74)- Artus Thomas Sieurd’Embri, qui a commenté cet Ouvrage de Philostrate, su-roît dù nous avertir de l’opoíìtion qui se rencontre entrele Discours d'Apollonius le Poëte , & le Discours d’Apol-lonius le Philosophe. II se seroit fait plus d’honneur,enobservant les impertinences de ce dernier , qu’en nous con-tant , 1 , que les uns font Borée fils d'Aftrée , Z? les autres di-sent qu il estait Thracien ; 1 , que Simonides appelle Brilliffe lariviere prés de laquelle Orithìe fut enlevée (7 5). Ce font deuxfautes : car être fils d’Aslrée , & être de Thrace, ne fontpas deux choses contraires ; Sc Simonide ne dit point queBriliffe fût une riviere. Qu’on ne me dise pas qu’Apollo-nius eût été blâmable, fl, aiant envie de corriger les Athé-niens , il eût réfuté les rêveries qu’ils racontoient de Borée :il ne faut point, dis-je , que l’on m’allegue cela, puis qu’ily avoit un bon milieu à tenir entre choquer des traditionsridicules, & les suposcr comme véritables. 11 n’en faloitpoint parler : c’étoit le parti que devoit prendre un Philo-sophe persuadé qu’une réfutation de ces sornettes piqueroitles Auditeurs. Mais quel désordre ! les Athéniens si fins,si polis, si éclairez , se laissent persuader que la fille de l’unde leurs Rois donna de Vautour à un vent, qu’elle coucha
avec lui, qu’elle eh fut engrossée , que ce mariage établitune alliance entr’eux & ce vent, & qu'ils tirèrent de grandssecours de cet allié , en lui demandant son a distance dans làguerre contre les Perses. 11s furent si persuadez de toutesces choses, qu’ils les confirmèrent par des Décrets publics,par la construction d’un Autel, par la célébration d’un An-niversaire. Ce qUe j.e remarque , asin que personne nem’objecte que Venlèvement d’Orithye étoit regardé dansAthènes comme une fiction poétique , & un jeu d’esprit.Cette Objection est très-fausse. Tout ce que je viens dedire du vent Borée étoit un Article de foi parmi les Athé-niens. Je croi bien qu’au commencement ce ne fut qu ti-ne fantaisie de Poëte , chantée dans les carrefours, maisenfin elle fe íohrra dans le Systeme de la Religion publi-que. Disons la même chose des autres parties de la Reli-gion Païenne , 8c remarquons par-là une différence notableentre le Mahométisme & le Paganisme. Un imposteur afondé le Mahométisme : il a eu cela pour but ; mais lePaganisme s’est formé fur les jeux d’esjprit de quelques Poè-tes , qui ne songeoient point à canoniser leurs fictions, 8 zqui ne les inventoieiit que pour s’amuser. C’est d eux quel’on pouvoit dire ha. nugaséria ducent in màla. Depuis qu ti-ne fois ces badineries furent regardées comme un point defoi , elles ne déchurent jamais de leur crédit. C’est à cetégard que les Egyptiens pouvoient dire aux Grecs, Vousêtes toujours enfans (76) ; mais les Grecs pouvoient encoremieux leur faire le même reproche à cet égard-là (77).Auffi l’on ne trouve point d’Auteur parmi eux , qui soitdigne de l’honnêteté qu’un Romain a eue pour Diodorede Sicile , dont il a dit, c’est le prémier entre les Grecs quiait cessé de niaiser (78).
Je ne prétens pas que tous les Athéniens fussent assezsimples, pour ajouter foi à ces beaux Contes. Je- me sou-viens de la réponse que Platon a mise dans la bouche deSocrate interrogé s’il croioit que la tradition de l’enléve-ment d’Orithye fût véritable , elnì r (h c, a A?, d ïs-
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per Jouent, Sacrâtes, tune hanc fabulam pasasveram fuisse (gìçfî,» Si je croiois avec les sages „ , répondit-il, „ qu’elle est„ fausse, je ne serois pas absurde.”. A’>X ù àorivokv, íòrTriçci o-oÇot ùx «v xrooroç tlm. Jant fi non putarent ut sapientes,abfiurdus non estent (80). On volt, d’un côté , par ces paro-les , que les personnes les plus éclairées jugeoient de celacomme il faloit ; 8c de l’autre, qu’on gardoit quelques me-sures en s'expliquant là-dessus dans un Ouvrage public. Quoiqu’il en soit, une infinité d’Athéniens pleins d’esprit 8c débon sens en toute autre chose , cent fois plus capables detromper que de se laisser tromper, croioient bonnement cequ’on leur disoit de Borée 8c d’Orithye. C’est là un sujetd’étonnement : on y trouve une belle moralité sur la foi-blesse de l’entendement humain. Jugeons de l’ancien parle moderne. Aujourd’hui , dans Rome , où il- y a tantd’esprit & tant de prudence , on croît communément laplupart des traditions qui fondent le culte de quelques cha-pelles particulières. Un petit nombre d’esprits plus fortsn’en croient rien. C’est ainsi qu’il faut raisonner à i’égardde l’ancienne Grece.
(H) Voici une Observation sur un Passage de Natalis Cornes .]Nous avons vu (8r) que cet Ecrivain assure que Boréeenleva Chloris , fille d’Arcturus , 8c la transporta fur lemont Niphate , qui fut ensuite nommé le lit de Borée ; 8cqu’il eut d’elle une fille , qui eut nom Hyrpace. Natalis- Cornes prétend que Cleanthe racontoit cela dans le 1 Livrede Moribus; mais voici ce que Plutarque nous aprend (8z),Le mont Niphate fut apellé le lit de Borée , depuis quece Djeu y eut transporté Chloris, fille d’Arcturus (83). nen eut un fils qui fut apellé Harpax, 8c qui succéda auRot Heniochus. Cette montagne fut ensuite apellëe Cauca-se , parce que Saturne s’y étant réfugié, après la guerre desGeans, 8c par la peur que lui firent les menaces de son fils,y tua nn Berger nommé Caucase. U sot chassé de cetasyle , 8c précipité dans le Tartare. Jupiter l’y précipita,8c voulut que la montagne sot apellée Caucase , en l'hon-neur de ce Berger, 8c y attacha Prométhée. C’est ce que■ Cleanthe racontoit au III Livre de la Théomachie. IIn est pas certain que Plutarque l’ait cité à l’égard des chosesqui concernent le vent Borée ; 8c ainsi Natalis Cornes estcensurable par bien des endroits. .
(76) n sáJXûúvfZGôà.avpEAAîjvéç ctù
_ >'ïrxtôsí es-g
• . . V5Si sVg
( eiireìv )
7 TUV 7 SÇ,
O Solo , SóIqìGY£ ci ptterifemper efîìs. . . jwventssemper vobìtefi animas mïlatoi , inTimaeo, pa£1043, c*
( 77 ) Qui!
nefeit VotujiBithynicequasi a demenstv£gyptusportenia co»lat, fy&j
Juvénal.
Sat. xr,iniu
(78) ^ipuiiGracos defiiitíngari Dia-dorns. Plia.in Pncfat*pag. 10.
( 79 ) Platesin Phsdro*p. 1211, ^4,
(80) ldom >
íbìdc
(8 l)Ci-dejst{SiCitAîion{$ì) a
(82) Plu-taich. deFluviis,pag, 18.
{Ìl)PetohU^Riviere queCon nommç
fh'asiSt
BORGARUTIUS ( P rosper) Médecin Italien , a vécu au XVII siécle. II publiafjuelques Ouvrages , dont le pi entier fut un fr ailé d'Anatomie. II le compost en íà langue ma-ternelle ; & aiant vu qu’on l’aprouvoit à un tel point, que les Professeurs d’Anatomie dans lesynivcríitez d’Italie ne faifoient point difficulté d’adopter fes propres paroles , il résolut de le tra-uue en.Latin , & d’y ajouter plusieurs nouvelles Observations qu’il avoit faites pendant qu’il en-eignoit publiquement l’Anatomie à Padoue.- II ne se conteqta pas de communiquer au public les
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