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Tome premier. A - B.
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(f) Tiré da■Mercure

G niant deMars 1705,264.

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■Mr. Colo-riés, dans fa

Bibliothèque.Choilìe, pag,I 7 i .* U avoit°»* cir>e 4 -pttt-près làchose.

B O R S T E L. B O S G 619

B ORS TEL (Adolphe de) Gentilhomme Allemand , à qui Balzac á écrit des Lét-fres, & donné de grands éloges, étoit fils de Conrad de Borstel, qui fut Seigneur de Gusten*

Plotzka, & autres lieux , & prémier Ministre d’Etat des Princes d’Anhalt , & Gouverneur Gé-néral de cette Principauté. II fut envoié en France , par le Roi dé Bohême , & par les Princesde r Empire , fous le Régné de Louis XIII ; & , lors que fes Négociations furent finies , il ré-tablit dans le Roiaume , & il obtint des Lettres de naturahté , & la Charge de Gentilhomme or-dinaire de la Chambre du Roi. II épousa Charlotte de Farou de Saint Marcolle , dont il eut unfils qui a une famille nombreuse (A). Cette Dame époufii en fécondes noces Joseph le Brun$

Chevalier Seigneur de la Broíle 9 Gouverneur de la Ville & du Château du Chinon. ^ Elle estmorte en ion Château de la Zaille en Loudunois le 14 de Mars 170 s , âgée de quatie-vingt-trois Gaiam *ans. Elle étoit d’une des meilleures Maisons de Poitou (-4). Je dirai quelque choie de la Gènéa- %J. S z^j 99logie de notre Adolphe de Borstel (S), qui eut deux neveux illustres (C). ír'fmv. ’

fes Etats * pour sauver la vie à son mari (4). En IV lieu, f 4 ) veUr. 1*il ne saloir point parler du Duc de Brabant ; màis du Duc " Vtnic *de Bourgogne. En V lieu , j'observe que cette Comtessede Hollande mourut l’an 1436, 8c que l'Empereur Othon I t;o<1S d’unmourut l’an 973. Qu’onjuge, fi depuis la prétendue usur- Provincial,pation de la Hollande sur le mari de cette Comtesse , plu- {»&■sieurs de la Maison de Borstel ont pu s'établir en Saxe , 8cy bâtir un Château, 8e briller dans les Emplois, dès le temsde cet Empereur.

(C) II eut deux neveux illustres .] ,, L’un Frédéric

„ de Borstel, a esté Capitaine des Gardes du Corps„ du feu Roi de Suede . Colonel du Régiment de Wester-„ gothie, Gouverneur de Gottembourg 8c Bahous, 8c Gé-,, itérai Major des Armées de fa Majesté Suédoise, qui le sir,

„ en considération de ses services, Baron du Royaume ; 8c,, l’autre , Ern e s t Amebe'e de Borsiel, Grand„ Echanson de feu son Altesse Electorale de Brandebourg,

„ Colonel du Régiment de ses Gardes, Général Major de„ ses Armées, 8c Gouverneur du Duché de Magdebourg, GJMercnrï„ lequel Gouvernement est encore possédé par Jean Gjtlant,

„ Henri de Borstel (5) On ajoute dans le Mer-cure Galant, qu’il y a en France une Demoiselle de Bo r s- ' 2 |^ '

t e l , qui a épouse Mr.de Doumeny, Lieutenant de Grena-*diers au Régiment des Gardes Françoises, 8c qui a été fille (st) estft ù-d’honneur de Madame l’Electrice Palatine, mere de Mada-me (6); que ía mere a été Gouvernante de l'Electeur de i" ms % rerc r ~Brandebourg ; & qu’elle a présentement un neveu , qui estprémier Gentilhomme de la Chambre du Prince Electoral. imit xiv.

(A) Il eut un fils, qui a une nombreuse familles] II épousaune cousine du Marquis de Rafilli, Lieutenant Général pourle Roi en Touraine , 8c Sous-Gouverneur des En fans deFrance. L'aine de fes fils sert dans la Marine depuis douzeans, 8c est Enseigne des vaisseaux du Roi : le cadet a étéPage du Duc du Maine , 8c est Commissaire Provincial del’Artillerie (1).

(B) fie dirai quelque chose de la. Généalogie de notre Adolphede Borstel .] L’Auteur du Mercure Galant assure que la Mai-son de Borstel est des plus anciennes zsr des plus illustres d Alle-magne. Elle est originaire de Zelande , ajoute-t-il, & un Sei-gneur de Borstel , à qui les Villes de Fle/fmgue ZV de Wert apar-tenoient , épousa la derniere Comteffe de Hollande , ZV par sonmariage devint Souverain de cette Province, que le Duc de Bra-bant par la suite usurpa sur lui. Apres cette usurpation , plu-sieurs de cette Maison s'établirent dans la haute Saxe, oh ils bas-tirent le Château de Borstel ajfez. remarquable danslaCarte-, zïl on volt , que des le tems de t Empereur Othon I , ils y étoientdéja en tris grande distinction , ZV qu ìls avaient les premiersEmplois de l’Etat dans le Ministère,dans la Guerre, z?dans lesAmbassades (z). II y a là beaucoup de fautes; car en Ilieu , celui qui se maria avec la derniere Comtesse de Hol-lande se nommoìt François de Borsel, ou de Borselle, 8cnon pas de Borstel. En II lieu , il ne saloir point dire deWert , mais de la Vere , ou plutôt de Ter-Vere (3). En IIIlieu , il 11e devint point Souverain de la Hollande par sonmariage : le Duc de Bourgogne , Philippe le Bon , l’auroitfait mourir, si la Comtesse de Hollande ne lui eût cédé tous

BOSC (Jean du) en Latin Bofchœus , Seigneur d’Esmendrevilìe , Président à la Cour desAides de Rouen , mort par la main du bourreau , pour cause de Religion , Pan 15-62. Cherchez

F S M E N D R E V I L L E.

BOSC (N. du) Cordelier , a vécu au XVII siécle. II fe mit en vogue par un Livre qu’ilintitula L'honnête Femme. D’Ablancourt son bon ami y joignit une Préface (a). J’ai ouï direque la Traduction des Sermons du P. Nami , qui a couru fous le nom du Pere du Bofc , est unOuvrage de d’Ablancouft (A). On dit que ce Cordelier, aiant vécu quelques années hors duCouvent par la permission du Pape , reprit le froc {b). II est Auteur de plusieurs Livres, dont onne lait plus de cas : fa Femme Héroïque est de ce nombre. Les plus méprisés de ses Ouvrages fontceux qu il fit contre les Jansénistes. On ne daigna point les réfuter ( B) ; & ce silence , qui aufond est une efpece de flétrissure pour cet Ecrivain , a été glorieusement interprété par quelquesAnti-Jansénistes (C).

(A) J'ai biii dire que la Traduâlion des Sermons duP. Nar-rn, quia couru fous le nom du P,DuBosc,efl de d" Ablancourtï]Voici comment j'ai ouï conter la chose. Du Bosc , n’aiantpoint d'argent, pria d’Ablancourt de lui en prêter. D'A-blancourt, bien marri de ’n’en avoir pas, lui offrit une Tra-duction qu'il avoit faite des Sermons du P. Narni , 8c luipermit d’en disposer à sa fantaisie. Du Bosc accepta le Ma-nuscrit, en traita avec un Libraire pour la somme de trenteou quarante pistoles, 8c le publia fous son nom. II y atrès-peu d’Auteurs qui voulussent témoigner leur amitiépar cette forte de présens (1).

(B) Ses Livres contre les Jansénistes furent fort méprisés. Onne daigna point les réfuter. ] Mr. Arnauld a donné une rai-son bien désobligeante , pourquoi on ne répondit point auxLivres du P. du Bosc. C’est dans l’endroit du III Tomede la Morale Pratique , où il aporte diverses Réglés capa-bles de faire juger, fi le silence que l’on garde envers fesAdversaires doit passer pour une preuve d’impuiffance.Voici fa IV Réglé : „ On ne peut pas dire que c’est par» impuissance qu on ne répond point, quand on ne se dis-

,, pense de répondre qu’en se conformant au jugement du,, public. Or c’est ce qui arrive quand on dédaigne de,, réfuter de petits Auteurs, qui, pour se faire un nom , s’a-,, visent de prendre parti dans les querelles des Savans...,„ G'est pour cette raison , que dans le même temps que,, l’on fe donnoit la peine de répondre sérieusement aux

i, Peres Annat 8c Ferrier, on laissoit aboier les Maran-„ dez 8c les du Bosc , fans leur faire l’honneur de penses„ à eux (z) ".

(C) ... & ce silence . ... a été glorieusement interprétépar quelques Anti-Jansénistes ] „ La question des aides de

,, la Grâce pour le libre arbitre fut agitée fous le Pape Cle-„ ment VIII, 8c laissée fous Pàul V telle qu’elle étoit;

j, c’est-à-dire , fans être déesse. Toutefois, les Jansénìs-„ tes l’ont fait imprimer depuis peu , pour faire accroire„ que ce Pontife souverain est de leur côté touchant la„ Gî tes efficace : mais le Pere du Bosc Cordelier les a„ rendus muets tout à fait dans un Livre portant pour ti-„ tre , Le Pacifique Apostolique". C’est Dom Pierre de SaintRomuald, qui parle ainsi (z);

BOSC (Pierre du) Ministre François, & le plus grand Prédicateur qui fût de son temsparmi ceux de la Religion , etoit fils de Maître Guillaume du Bofc , Avocat au Parlement deRouen , & naquit a Baieux , le 21 de Février 1623. II so trouva si avancé , après avoir étudiéen Théologie dixhuit mois à Montauban , & trois ans à Saumur , qu’encore qu’il ne courût quefa vingt-troifiéme année , il fut en état de servir F Eglise de Caen. II sot donné à cette Eglise parun Colloque le 1 f de Novembre 1645-, 6c reçut l’imposition des mains le 17 de Décembre de lamême année. Le mérite de ses Collègues, & sor tout celui de Mr. Bochart, & la délicatessed’efprit qui régnoit dans cette Eglise , n’cmpêchérent pas que Mr du Bofc n’aquît promtement làréputation d’un des premiers hommes de fa robe. II fut regardé dans son païs comme un Or a-teur parfait, & son Eloquence devint si célèbre par tout le Roiaume, que l'Eglsse de Cha-tom. 1. liii 2 rem on

(a) Histoiréde l’Acadé-mieFrancòi-I e,pqg. 351,

(b) Còlo-miés , Bi-bliothèqueChoisie,p*g. 171.

(E) Artiauiá,Morale prA-tique, Tarn,Hl.Cbtp.xi,P a g. rsi.

(ì) D ah j UJournalChronolo.gique &Historique,

faus le 30 (leNovembre ,

t“g- 174 .sis,