BOULEN. BOUQUIN. BOURGOGNE ájí
BOULEN (Anne) Maîtresse & puis femme de Henri VIII, Roi d’Angleterre. Cher-chez Boleyn.
B O U QU IN (Pierre) Religieux Carme , prit à Bourges le degré de Docteur en (--) citherfiThéologie le zz d’Avril 15-39 (a). II fur Prieur au Couvent de la même Ville , 6c il auroit puparvenir a de plus hautes dignitez dans son Ordre , s’il n’eût mieux aimé jetter le froc , pour se re- Berri, pag. 3 ,tirer en Allemagne vers les Protestans (à) . 11 alla d’abord à Baie , l’an 1 5*4 1 , & il y P alla l’hi- ^ Meich.
ver. Ensuite il fit un volage à Wittemberg , où Luther & Melanchthon le reçurent avec beau- Adam.coup d’amitié. Son dessein étoit de sc retirer en Pomeranie , où il avoit un bon ami > mais Me- Thèoîog?"lanchthon lui fit changer de dessein , 6c l'engagea à s’en aller à Strasbourg , où l'on demandoit e*s : hj.une personne qui remplit la place que Calvin par son retour à Geneve avoit laissée vacante. 11 fitdes Leçons fur l’Epitre de Saint Paul aux Gâtes dans le College de Strasbourg. Quelque tetnsaprès, il s’en retourna en France, où il avoit un frere qui étoit Docteur en Théologie, 6c qui nehaïssoit pas les Protestans. 11 logea chez lui à Bourges, & ne rentra point dans le Monastère, -^r'.Heshusius lui reprocha faussement d’y être rentré. Bouquin , persuadé par son frere qu’il y avoit (i) A , o(eslieu d’espérer la Réformation de l'Eglise Gallicane , fit publiquement des Leçons fur la Grammai- étoit,re Hébraïque, 6c puis fur la Sainte Ecriture. II les fit sons gages -, mais après qu’il eut soluéMarguerite de Valois (A), lors qu’elle passa proche de Bourges au tems du mariage de Jeanned’Albret fa fille (c) , il fut gratifié d’une pension par l'ordre de cette Princesse (d ), qui d’ail- * Bir ‘leurs, avec le consentement de l’Archevêque , lui fit obtenir la charge de prêcher dans la grande ^ sœurdeEglise de Bourges. Ces emplois 6c ces gratifications continuèrent après la mort de cette Dame ; nLriit ,<&•car Michel de l’Hôpital, Chancellier d’une autre Marguerite de Valois (e) , qui avoit les mê-mes inclinations que la prémiere , la porta facilement à ne rien changer dans la fortune de Pierre quin /»,•Bouquin. Mais cette protection fut enfin infufifante : il se vit exposé à tant de dangers, que ‘Z'ultiíne voiant nulle aparence de faire servir ses travaux à l’œuvre de l’Evangile , il se défit de son em- /'Hommeploi. Cette abdication n’arrêta pas les mauvais desseins de ses ennemis : on lui suscita des assures, £^ elch6c il salut qu’il plaidât so cause au Parlement de Paris , 6c ensuite devant l’Archevêque de Bourges, Adam. i n 'non sons courir risque de la vie, II eut le bonheur d’échaper tous ces dangers, 6c il songea à don-ner bon ordre qu’il n’y fût plus expose. II s’en retourna à Strasbourg (B) , & y exerça pendant /«<?■ hs.quelques mois le Ministère dans l’Eglise Françoise. L’Electeur Palatin Othon Henri le fit venir {f) Tirí díà Heidelberg l’an 1577, 6c le fit ProfelTeuren Théologie. Cet emploi donna bien de l’exerci-ce à la patience de Bouquin , à cause des Disputes de l’Ubiquité, 6c de la Présence réelle. On tâ- Meichiorcha de les calmer à la Conférence de Maulbrun , où il assista l’an 15-64 ; mais elle n’eut pas un àmmeilleur effet que la plupart des Assemblées de cette nature , qui aigrissent la plaie , au lieu de la và Theo-consolider. Aiant été démis de fa Charge l’an 15*77 , avec tous les autres Professeurs qui ne vou- lo s or - E *'lurent pas adhérer au Luthéranisme , il fut apeìlé à Lausone , 6c il y enseigna la Théologie jus- teiorum ‘ques à fa mort, c’est-à-dire , jusques en l’année 15*82 (/). Je donnerai la Liste de ses Ecrits (C),
6c j’observerai que Baudouin débite qu’il le secourut dans la mifere où les Réformez l’avoient ré- ouatâtduit ( D ). Consultez la Gaule Orientale (g).
Ù] Meich.Adam. i nTheo-lo S- Este-ÏOr ‘ P*Sr 145 .
(i) Idem yibidem.
fî) Chau*meau, His-toire de Ber
ii, t>npnm:eIzSS,
Votez Colo-
OUenulis,
?->L- îi.
(4) Baldui-
R.eíp.
2 d Calvin.Lsram,
folio 85 .
(ï) VìtacTheologor.Extérorutn,147.
(fi) Imprimée
?an ijjg ,
in 4 .
(7 ) Imprimì
« Baie y chez,Oporin , en
ìZfil.
(-O ll salua Marguerite de Valois.] Ajoûtons qu’il luiprésenta un Livre de la Nécessité e/ de l'Usage de la SainteEcriture , & qu’il en présenta un autre de Jésus - Christ l’E-poux spirituel , à la Princesse Jeanne d’Albret. 11 étoit l’Au-p U f m CCS de - ux Ouvrages (i). Notez, qu’avant lui, aucuni rolelleiuen rhéologie n’avoit eu des gages publics à Bour-ges , & qu âpres lui, on n’en donna point. Stipendium ex.ararto publtco et numerarijuffit (Regina Navarre.) quod necante nec / ojl eum Iheologorum concejfum fuit nemini (z) Re-portons ici les paroles de Jehan Chaumeau Seigneur de Las-sai : Les Dofíeurs , que j’ai cognons dans la noble Académie deBourges , font Maistre Pierre Boucquin , Profejfeur de la LangueHébraïque , vc (3).
(B) ll s’en retourna à Strasbourg.] Melchiçr Adam aoublié une circonstance, qui nous aprend l’année de cevoiage ; c’est que Bouquin sortit de Bourges avec le Juris-consulte François Baudouin , & qu’ils allèrent ensemble enAllemagne. C’est Baudouin lui-même qui nous l’aprend,& qui marque que ce fut en iççç. Cum jam septem annisin eâ Scholâ ( Bituricensi ) Balduìnus magna cum laude ficijfetofficium fuum , tandem , qui fuit annus M. D. LV , darefe coepit quibusdam eum in Germanium ad excitanda purìoris
jurisprudentia studia vocantibus . Comitem ( ut
loqueris ) ajfeclam habuit Bouquinum nunc vestrum DoltoremTheologin. Eum non reeufamus testem tonus profcêtionis (4).
(C) Voici la Liste de fes Ecrits. ] Je la donne toute telleque je l’ai trouvée dans Meichior Adam (5). Defenfìo ailcalumnias Doélorïs cujusdam Avit in Evangelû Profejfores (6).Examen Libri quem D. Tilemannus Heshufius infcripfit dePrsesentia Corporis Christ! in Cœnâ Domini (.7). l'hefes de
Ctsná Domini. Exege/ìs divins. Communicationis. Adfertioveteris ac vert Christianisme adverfus novum ejr fiílum Jefui-tismum (8). Bre-vis Notatio pracipuarum caufarum diuturni-tatis Controverse de Cœnâ Domini (ç>). Canones quibus de-fenditur ìiávoix in verbis Chrifti Hoc est corpus meum , zsrControverse de Cœnâ Domini atqtte fim'tlium dijudicanda cer-tistìma ratio demonstratur ; item Adfertio ritus frangendi ejrin manus fumendi panis Eucharìfticì (io\ Les dates, quej ai mises à la marge , font tirées, ou de l’Epitome de laBibliothèque de Gesner , ou de l’Histoire Sacramentaired’Hospinien. J'ai trouvé dans cette Histoire un Ouvragedont Meichior Adam ne parle point : c’est Pétri Boquïni
jufta Desenfio adverfus injufiam vim Heshufìi ejr Villagagnonìsde judicio Philippi Melanchthonis ad Eleflorem Palattnum mìjsode Cœnâ Domini (r r).
(D) Baudouin débite qu il le secourut dans la mifere ou lesRefermez l'avaient réduit.] 11 exprime cela d’une façontrès-odieuse : Ipfe cum volet z? audebit Bouquinas idoneustestis erit : quem vos quia vos fugiens Gallus Germanis initiafe dabat tam crudelìter perfecuti eflis , ut nifi subvenijfet li-beralis mifericordia Balduint qui mtferum aleret veftra clemen-tia bominum famé çr frigore enetlum jugulajjet. Atqtte is ta-men dicebatur paulo po/l mortuo Principe Otthone Henrico absvobis corruptus objettá fps off/i nova , v ubi vobis turpiter Jer-vire coepit repente , vejtro judicio ex fœtido hirco (fi cuti pauloante loquebamini , ad hominis nomen alludentes) faéíus catel-lus Melitaus qui vobis effet in dclicìis (r z). Voilà commentil reproche à Calvin , & à Théodore de Beze, d’avoir per-sécuté & puis caressé ce personnage, selon qu’sts l e voioientami ou ennemi des Luthériens.
(8) ImprimíeÀ Heidelberg^en 1579»
iil 8.
(9) Imprimít
fan 1576.
( 10 ) Impriméeà Heidelberg »en r 563 »
(ïi) Impriméefan rzLr.
(u) R es-tons. adCalvin. ÔcBezam profranc. Bal-duino,
fol- 7>,
Maison. II y a eu deux Maisons de ce nom-là : je ne dirai quë peude chose de la prémiere. Elle commença sous Robert Roi de France , fils dc Hugues Capet. Letroisième fils de ce Robert, 6c de Constance de Provence, eut nom Robert, 6c suc Duc de Bour-gogne , cc mourut lan 1075*. Ses defeendans possédèrent ce Duché jusques à Philippe I du nom, (a) r,vqui décéda lans enfans, le zi de Novembre 134s- Après cela, Jean Roi de France donna la T 7 i L í bc ’Bourgogne a Pmlippe le Hardi son quatrième fils (a). Ce fut le commencement de 1a seconde néaiôgiqî"Maison de Bourgogne , qui a été extrêmement florissante sous quatre Princes consécutifs dont ie 111vais parler. ‘ JK,V '
(*) L , Pcrt
Anselme
Histoire
(i) Pontus,Hcwterus,^cr.Buigun-Lib.
BOURGOGNE ( Philippe DucF rance , naquit à Pontoife , le ij* de Janvier
d k ) quatrième fils de Jean de Valois Roi de1341 (a) {A). II fut blessé 6c fait prisonnier à k
CO ll nâquit . .... le 15 de Janvier 1341.) Cettedate me paroit plus sûre que celle de Pontus Heuterus 11met la naissance de Philippe le Hardi à l’an 1334 (ij, ' Ce
bataille
n’est point une faute d’impreffion ; car il met fa mortau z6 d’Avril 1404 , Sc il lui donne 70 ans de vie (z). Onle peut réfuter par une bonne raison. Le Roi Jean naquit
le
Génealoç.dc la Mai-iòn Roiale.P“i- los.
H , pag , ig.
( z ) Idem , íild ,
M- «r,