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Tome premier. A - B.
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634
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bourgogne.

(/) Meze^AbrégéChtonoi.

*lcm. Uly

165 , <*l\:nn. 1405.

(kjLà-?néme,

f.ig. 168.

(/) Nommé(Jean ??.-TlT.) VaieZ./ô.r sArtide .

(m) Meze-iai, AbrégéC ironol.Tom. Ut tpag. 169.

(n) Là-mime,

170.

(s) //r dvoientchassé leurEvécjitty Frerede la Femme(lu Duc deBourgogne*

(p) Le 4 deDécembreÏ408.

(q) Van

1410.

(r) Mez.e-rai, AbrégéCiîEonolog.Totfî. 7 s/ >pyj, '78 » ÀCannée 1411.

(z) PontùsHeuterus,Rer, Bur-guàdicar.Ubr. llly

m* 7».

(4)BrantO'

me/í trom-pe : te Ducde Bourgognetseut qisunefemme, & ilmourut avantelle . Voìez. lej>, Anselme,pag, 209.Pontus Heu-terns, Rer.Burgund.Libr. U l, page93 , réfute _t eux qui luidonnent deuxFemmes,

($) Brantô-me, DamesGalantes,'íom. U y

(6) Là-mêmeyt*g- 3 í+*

(7) LouïsGollut, Mé-snoiics deBourgogne,Livr. JC,Chap. IU 9p(%, 62,^

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Bourgogne , qui s’y rendit si bien escorté de gens de guerre , que la Reine & le Duc d’Orleans seretirèrent à Melun , aiant laislé ordre qu’on leur amenât le Dauphin. Le Duc de Bourgogne cou-rut après, & attrapa ce jeune Prince , & le ramena à Pans de son consentement. Cette rupture, quimit Paris dans une allarme continuelle , fut suivie d’une réconciliation aparente ; après quoi , l’onrésolut d’attaquer les Villes qui apartenoient aux Anglóis. Le Duc de Bourgogne se chargea dela conquête de Calais , & fut si malheureux dans cette entreprise , qu'il n'osa même s’aprocher decette place (i). II imputa au Duc d’Orleans la cause de cette disgrâce, Lc résolut de le faire assas-siner. La chose Put exécutée dans Paris, la nuit du 23 au 24 de Novembre 1407. II fit d’abordbonne mine , & assista même aux funérailles du mort ; mais enfin il confcsia au Duc de Bourbonqu’il avoit fait faire ce meurtre , & se retira en Flandres avec les assassins. On a cru que l’ambitionfeule ne le poussa point à cet excès , & qu’il s’y ìnêla des intérêts matrimoniaux (B). La Duches-se d’Orleans, accompagnée de ses trois fils, demanda juítiee au Roi : on n’ofa lui rien promettre}on redoutait trop le Duc de Bourgogne , qui avoit promis de venir se justifier , pourvu que lesportes de Paris ne fussent point gardées (k). II rentra dans Paris au mois de Février 1408 , Scavoua hautement qu’il était fauteur de l’assiflinat, & fit soutenir par un Cordelier (l) , que fac-tion était très-juste. On lui donna des Lettres d’abolition , (5? on le réconcilia en aparence avec laReine ( m ). II se retira dans f Artois. Pendant son absence , la veuve renouvella ses poursuites : ilsut déclaré ennemi de Y Etat , ordonné qu'on mander „ìt des Troupes de tous cotez pour lui courre fus {n).Mais quand on fut, qu’après avoir remporté une fameuse victoire sur les Liégeois (*) , il se prépa-roit à revenir à Paris, les Orleanois né ié crurent pas en fureté : la Reine même se sauva à Tours,avec son mari. 11 entra dans Paris, avec six mille hommes : on parla d’une nouvelle réconcilia-tion , ce qui fit mourir de colere & de chagrin (p) la veuve du Duc d’Orleans j Prìntejse hautaineL? vindicative. Ses enfans surent contraints de se réconcilier avec le meurtrier de leur pere. Celase fit avec beaucoup de solemnité , dans Chartres, fur la fin de Mars 1409. Le Roi retourna àParis, 8c le Duc au Pais Bas, d’où il repassa en France au mois de Juillet j & s’empara tout-à-fait du Gouvernement. Les Ducs de Berri & de Bourbon, & plusieurs autres , se liguèrentcontre lui avec la Maison d’Orléans (q), & levèrent des Troupes , & se postèrent proche de Paris.II convoqua farriereban : on le fit la guerre ; & puis il salut consentir à un accommodement. IIsortit de la capitale , selon les conventions ; mais f autre parti ne se tint point en repos : le Ducd’Orleans Y épée à la main demandait justice de la mort de son pere , & envoia un Cartel fort outrageuxau Bourguignon , qui lui répondit de même (r) (C). Voilà le Roiaume partagé en deux factions, f uneétait celle des Bourguignons, & f autre celle des Orleanois , qu'on nommait vulgairement Armagnacs (t).

De

tunam , ac fatum prttdicere poste profiteretur, Bajatzetho dixis-set : Vivat nobilis Me , ejus enim opéra caustique, plus Chris-tianistnguinis profundetur , crudeitoraque inter Je bella gerent,qu'am credt aut fperari postes (3). Bajazeth auroit rendu unservice inestimable à la France , s'il n avoir pas épargné lavie à ce Comte de Nevers. Ce fut pour les péchés de laFrance , que ce barbare Sultan écouta plutôt les conseils del’avarice , que ceux de la cruauté. Mais s’il étoit véritablequ’un diseur de bonne avanture l’eút déterminé à mettreà rançon ce prisonnier, il eût agi plutôt en hommecruel , qu’cn homme avare. En un mot, la mort de ceComte eût été la vie d’une infinité de François : elle eûtprévenu la désolation la plus affreuse où un Roiaume puisseêtre réduit.

<J 5 ) On a cru que bambition feule ne le porta point à faireaffastmer le Duc â'Orléans , esr qutl s’y mêla des intérêts ma-trimoniaux .j Je veux dire qu’il voulut vanger le déshon-neur qui lui avoit été fait par un commerce de galanterieavec fa femme. Laissons raconter cela à Brantôme. „ Les , Duc Louis u’Orleans .... s’eslant une fois vanté tout,, haut en un banquet, où estoit le Duc Jean de Bourgogne„ son cousin, qu’il avoit en l'on cabinet le pourtrait des plus„ belles Dames dont il avoit jouy. Par cas fortuit, un jour„ le Duc Jean entrant dans ce cabinet. la prémiere Dame„ qu’il vit pourtraite , 8c se présenta du prémier aspect de-ft vant ses yeux , ce fut fa noble Dame 8c espouse , qu’on„ tenoit de ce temps très-belle : elle s’áppelloit Marguerite ,„ fille d’Albert de Bavière, Comte de Haynault, Hollan-„ de , & Zelande. Qui fut esbahy ; ce fut le bon espoux.„ Pensez . que tout de bon il dit : ah ! j’en ay ! & ne fai-„ fant cas de la puce qui le piquoit autrement, dissimula,, tout , 8c en couvant la vengeance , le querella pour la”, Régence 8c Administration du Royaume, & colorant son,, mal fur ce sujet, & non sur sa femme , le fit assassiner à„ la porte Baudet à Paris > fa femme estant morte aupara-,, vant, pensez de poison : & après la vache morte , il„ efpousa en secondes nopees la fille de Louys Troisième t„ Duc de Bourbon (4) : possible qu’il n’empira le marché;car, à tels gens sujets aux cornes ; ils ont beau changerde chambres & de repaires, ils y en trouvent tousjours.„ Ce Duc en cela fit très-sagement, de se vanger de sonadultéré , sans se scandaliser, ny luy, ny sa femme ; qui" fut à luy une très-sage dissimulation . . . (5). Pour ccs” raisons, ce Duc Jean fut très-sage de dissimuler & cacher” ses cornes ,• & se revancher Tailleurs fur son cousin qui” l’avoit honny : encor s’en moquoit-il, & le faisoit en-”, tendre , dont ne faut fioint douter, que telle dérision 8c’’ scandale ne luy touchât autant au cœur que son ambi-j, tion , 8c luy fit faire ce coup en fort habile 8c trés-sage„ mondain (61 ”. Nallez pas croire que ce soit l’un deces contes que l’on n’aprend que par tradition : il a été in-séré dans les Historiens; vous le trouverez dans les Mémoi-res de Louis Gollut (7). U est vrai que cet Auteur su poseque le Duc Jean de Bourgogne ne crut point que fa femmelui eût été infidelle : il crut que le Duc d’Orleans se vantoità tort d’en avoir été favorisé. Cette vanterie ne laíssoit pasd’être une offense dont il voulut tirer raison, Gollut va nous

dire que la Duchesse de Bourgogne s’étoit plainte que le Ducd’Orleans avoit voulu la déshonorer. Raportons ses pro-pres termes : ils nous a prendront que cette affaire fi délica-te fut débatue dans le Conseil de Bourgogne, & qu’il y futrésolu de ne prendre point ce prétexte pour se venger del’Orleanois. Meyerus diíl bien , par les Efcripts de quelquebon Autbeur (âuquel il r apporte les propres mots Latins) que l/tDuchése s’eftoit pleìnte précédemment au Duc son mary , de ctque le Duc d’Orléans- ïhavoit efpié feule , ZJ- qu il l'havoit so-licitée , c?" voulu forcer en son honeur : à quoy elle le prioìt deprendre égard. Ce que le Duc havoit receu en telle part, quetelles matières sont prinses & interprétées par maris, quihont quelque cœur , & quelque bone réputation en souve-nance, Néanmoins il ne voulut pour lors ,paffer à la vengean-ce-, mats résolut seulement l'exéquution avec le tems,v de pu-nir le fors cuit, par le meurtre du Duc d’Orleans, quelque cho-se qu en peut advenir. Il adjoufte , que le Duc havoit fait as-sembler son Conjeil , cy foubs le Jérement il demandat auxgrands perfonages , ausquèls il en communiquât , comme testquilferoit la vengeance d'une injure fi grande, le chastoy, &le meurtre : advertissant , qu’il demandoit , non pas s’il leferoit, mais seulement, comme, & en quelle sorte 8c seur-té , il l’exéquuteroit. Sur quoy les Conseillers , âpres diversesexcuses , ey âpres trots jours de délibérations , refpondirent :qu’il estoit nécessaire , de faire 8c moïener, que les actionsdu Duc d’Orleans, fussent reprinscs méritoirement : 8c quel’on gagnas l’opinion vulgaire, 8c mesmement des Parisiens:8c que à cest assect , il feroit bon , de commettre gens, detoutes parts, qui calengeassent les faicts de l’Orléanois, 8cincitassent le peuple contre luy (8). Ces dernieres parolesde Gollut font bien remarquables.

(C) Le Duc d’Orleans lui envoia un Cartel fort outrageux,auquel il répondit de même j] On ne fera pas fâché de trou-ver ici la teneur de ces Cartels. Celui des Orleanois étoitconçu en ces termes : „ Charles, Duc d'Orîeans 8c de Va-lois, Comte de Blois 8c de Beaumont, Seigneur de Con-„ chy , Philippes Comte de Vertus, 8c Jean Comte d’An-„ goulesme , frétés ; à toy Jean , qui te dis Duc de Bour-,,’gogne, pour le très-horrible meurtre par toy faict engrand trahison de guet à pens, par meurtriers affectez, en„ la personne de noslre très-cher 8c redouté Seigneur 8c,í pere Monseigneur Louis Duc d’Orleans, seul frété ger--, main de Monseigneur le Roy, nostre Souverain Seigneur„ 8c le tien , nonobstant plusieurs sermens , alliances, 6c,, compagnies d’armes qu’avois à luy , 8c pour les grandes,, trahisons, defloyautez, déshonneur, 8c mauvaisties, qticj, tu as perpétré contre nostre dict Souverain SeigneurMon-,, seigneur le Roy , 8c contre nous en plusieurs maniérés :

Te faisons sçavoir , que de ceste journée ensuivant nous„ te nuirons de toute nostre puissance , 8c par tóutes les,s maniérés que nous pourrons ; 8c contre toy , 8c de ta,, defloyauté 8c trahison, appelions Dieu à raison 8c à nos»„ tre aide, 8c tous les prud’hommes de ce monde : En té-„ moi n de vérité, nous avons fait sceller ces présentes Let-,, tres du Seel de moy Charles dessus nommé : Donné a„ Jarjeau , le dix-hûitiéme jour de Juillet, l’an de grâce3 , mille quatorze cens onze (9) Voici la Réponse au

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Bourgog^»

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