(m) Melch.Adam. inVitis Philo-loph. p.lSl.
(n) Descriptif
illií'A Cccnobiì(Caczienlis)
lAnticjWtAti-
htts dijccjsa.ro
n
ePitroroivctdom dédittoronautm att-reum suia-
fl) Brns-chius ii iPoematiis,rSz.
fz) Mclch.Adam. inVitis Philo-soph. ?ag.183.
(4)Christoph.Ge.voldus,Ton. I, Me-tropol. Sa-lisburg. fol.
436 , Aptod
Zeiller. deHistor.
Parie Hot ’í- 26.
fs) Idem,Tom. IIMetrop.fol. s 95epiíd Zeill.ilid.
(6) Grets.Histor. Cata! omniumEpiícop. _Eystett. inito
Vr.cs.it. apiei
Zeill. ibid-
(i)-Engel-fccrtus s>4bba$^Admontensis.
6 Z 1 B R U S C H I U S.
che , & il auroit eu bien de la peine à se nourrir , s’il n’eût été assisté de ceux pour qui il faisoitdes Vers. II recevoit aussi des préíens des Abbez 8c des Abbesses dont il décrivoit les Monaste-res. II fut très-bien reçu par l’Abbesse du Couvent de Caczi (m) : il soupa 8c il dansa avec elle,
8c il en obtint quelques présens , un écu d’or , un mouchoir , 8cc (»). Les gratifications que lui phiiosoph.firent quelques Abbez , pendant qu’il étoit à Baie chez Oporin , l’encouragérent à se faire taire t*L*un habit : mais quand il eut vu qu’en se montrant dans les rues bien habillé , il recevoit de la po-pulace beaucoup de marques de respect:, il déchira cette nouvelle parure , comme si elle eût étéun esclave qui s’emparoit des honneurs du maître (B). Quelques-uns disent que ses Traités del'Histoire Ecclésiastique (TAllemagne ressentent trop le Luthéranisme qu’il avoit déjà goûté (C). Onverra cela dans l’une de mes Remarques (0) , 8c quelque chose aussi touchant ses Ecrits (D). Onle tua dans un bois , Pan 1 f f 9. Mr. de Thou raporte cela , en faisant mention d’une Prophétie (c).que Bruschius avoit publiée (E).
Descendit nuper ditx auxiliarìbus armisSaxonicus , secum milita multa trahens :
Ingéniés equidem peditum equìtumque cohortes ,lnstrublos antmts militiaque viras :
Sed quos abfimiles Turcisque Getisque profeêloSi refl'e infpicias , dtxeris este pantm.tSjut quamvis Chrìsto fint per baptìsma renaîtInsertique Deo , ZV turba prosesta DeumGjuem scelerum ultorem norunt , quem sumere pœnasA raptoribus , à fnribus atque sciant ,
Per sas perqtte nefas nihìlominus obvia quaqueSunt aufi hofltli diripitiste manu.
Viii tgomet , quantam furtis cladem atque rapinìsIntulerint Boiis , Austriacisque casts.lmo casts non tantum zv haris : sed ZV omnibus artsDivorum templìs , muneribusque facris.
Nil fuit intra etiam divùtn penetralia tutuin,
Nec puérile genus , nec mulìebre genus.
An taies hommes evertent Turcica régna ?
Barbarico qui ipfi sunt magis hoste malt ?
Si corvus corvttm , lupus aut laniabit avaroDente lupum , nostro milite Turc a cadet (2).
L’un des malheurs de la guerre est que les soldats destinezà repousser l’ennemi font presque aussi redoutables au pau-vre peuple , que l’ennemi même.
(B) Votant qu un habit neuf lui attirait des marques de res-peà. . . , il le déchira, comme s'il . . . s'emparoit des honneursdu maître.} Rapottons ici le narré de Melchior Adam :Basilea in arce Oporinianá ( sic enim domum Oporini ob stumexcelsum vocabant ) tenui re famìlìdri vivent, À viciais Abbatî-bus stipe corrogatâ,novis vestibus ornatus in publicum aliquandoprodiit. lbi plebecula splendorem vestitus more suo admirata ,exurgendo caputque apertendo honorent homìni exhibait. Tuneille honorem non ftbi , sed vefiibus deferri animadvertens , do-mum reverlttur, ZV vestimenta partim concidit, partim detur-pat : tanquam improba mdneipia fui dominigUriam praripientiaaccusant (3 .
(Cl estuelques-uns disent que ses Traités de l’Histoire Ec-clésiastique d'AUemagne restentent trop le Luthéranisme qu Uavoit goûté.] Citons Gewoldus : Levisttmam quamque occa-. sonem arripit perquam avide , dit-ìl (4) , Roma (A RomanoPontificï obloquendi : sed jam tum in Lutheri harefin , CererisBacchique mancipium , Bruschius totus propendebat. II recon-noit Tailleurs que l’Ouvrage que cet Ecrivain a fait fur lesMonastères d’AUemagne n’est point méprisable (;). LeJésuite Gretser sera mon second témoin. Bonam operam na-vavit Caspar Bruschius Mgranus,tametst jam qutnti Evangelïtgenio afflatus , cum Catalogos Episcopatuum , zy qui eos admi-nifirarunt Episcoporum, zvc , collegit, cujus veftigia alït pofleasecuti , accurattus quarundam diœceseon , zjt pr/tsulum indicestexuerunt (6). Notez que Nicolas Serrarius, & Christo-phle Brower, ont parlé de notre Auteur avec beaucoup demépris, celui-là dans son Histoire de Maience, celui-ci dansses Antiquitez de Etilde. Voiez Zeillerus à l’endroit quej’ai cité. On verra dans la Remarque suivante, parle seulTitre de quelques Livres de Bruschius , qu’il goûta d’assezbonne heure les sentimens de Luther,
(D) Voici quelque chose .... touchant ses Ecrits .] Onen voit le Catalogue à la fin d’un Livre de l’Abbé Engel-bert (7) , qu’il publia. On le trouve aussi dans l’Epitomede la Bibliothèque de Gesner. J’y renvoie mon Lecteur ;niais je marquerai pourtant quelques Titres. Bruschiuspublia àTubinge, en 1537, Tabula Philosophie partitionemcontinent. Le voilà donc Auteur à l’age de dix-neusans. L’unde ses Livres a pour Titre, Capìta Doéjrinœ Chrifliana versuelegiaco comprehensa: un autre est intitulé, Narratio tumultustujusdam Magdeburgt d Monacho quodam Carmelita excitati ,heroico carminescripta. 11 traduisit en Allemand le Catéchis-me & les Pojìdles de Melanchthon, & une Lettre du mêmeau Comte de Weda, 8í le Traité de George Major de Autho-ritate Verbi Dei. II traduisit en Latin un Livre Allemandoù Luther avoit expliqué les Dominicales , & son Traité desConsolations : & il mit une Préfacé au devant de quelquesCantiques du même Luther. Ces travaux-là sont des preu-ves de Luthéranisme. Voici d'autres Titres : De omnibustotius Germanist Episcopatìbus Epitomes totnus primus, Archie-piscopatum Mogunttnum cum aliis 11 Episcopatìbus qui Mogun-tino fubfunt comprehendens , à Nuremberg , 1549, Monas-teriorum Germanu prœcipuorum ac maxime illufirium Centu-rta prima , à Ingolstad , 15ç r. Ces deux Ouvrages nefont point en Vers, comme on l’assùre dans le Suplémentde Moréri. Notre Bruschius travailla beaucoup sur la Des-
cription du Fichtelberg , & fur celle des quatre Fleuves quiont leur source fur cette montagne (8). II fit là-dessus uneCarte , avec un Traité , où il s’étendit beaucoup à décrirela ville d’Egra , 8c les Païs adjacens. Ce Traité fut insérédans la Cosmographie de Munster , 8c il a été réimprimé àWittemberg , lan 1640 , in 4 (9). Son Traité de Laurea-co , veteri admodumque celebri olim in Norico civitate , zv dePatavio Germanico, ac utrìusque loci Archiepiscopis ac Episcopisomnibus , fut imprimé à Baie , chez Oporin , l’an 1553,in 8 , avec un Recueil des Postes Latines qu’il avoit faitesen Bavière. La ville , qu’il nomme Lauteacum (ct), a étéautrefois le ssege d’un Archevêché. Elle étoit située àl’endroit où la rivière d’Ens sc décharge dans le Danube,à trois milles au dessous de Lintz (10). Quant au Pata-vium Germanicum , c’est la ville qu’on nomme Passau. IIdéclare dans l’Epitre Dédicatoire de ce Traité , que s’il ra-porte des choses contraires aux communes traditions, 8c s’ilparle desavantageusement de quelques Prélats, on ne doits’en prendre qu a l’obligation dans laquelle il s’est trouvéde suivre les Loix de l’Histoire :
Multa hic scripta legentur,
Difla vìdebuntur qua nec clementer in ìpsosPontifices quosdam Latios , neque fat reverenterDe summis aliquot veftra Pastoribus urbis.
Invenietis zv hic non pauca infirta , quibus cumPugnabunt veftri Annales sortastìs. Ad ifta ,
Sjuod res efl , breveter rejpondeo : plurima summisEste à pr&julìbus Romand sabla cathedra ,
Çlud laudare bonus (nifì quis vel t art ara coelum,
Cunâla vel atra velìt candentem dicere lucem )
Nemo poteft : qua qui laudaverit , haud bonus ille
Este poteft : velutì qui non reprenderit , idem
Net bonus este poteft , verum ex Acheronte profeblus
Est Danton. Sìve est igitur de Patribus urbis
Romulea , feu de vestris Primatibus istic
Diblum alìquid durum : fie dtblum crédité , veto
Ut servandus honos fueritsuus , zv mihi leges
lift tris quoque non violandi , aut transgredìunda (il).
Les principes qu’il étale dans ces Vers-là sont les phis justesdu monde ; 8c c’est une chose bien étrange , qu’un Histo-rien qui les veut suivre religieusement soit exposé à passerpour un faiseur de Satires. La corruption des mœurs a étési grande , tant parmi ceux qui ont vécu dans le monde,que parmi ceux qui ont vécu hors du monde (12), que pluson s’attache à donner des Relations fidelles 8c véritables,plus on court risque de ne composer que des Libelles diffa-matoires. II y a fans doute une grande opolîtion entrel’Histoire 8c la Satire ; mais peu de choses sofïìroient pourmétamorphoser l’une en l’autre. Si d’un côté vous ôtiezà la Satire cet esprit d’aigreur > cet air de colere qui fait ju-ger que la passion a plus de part que l’amour de la vertuaux médisances que l’on raconte, 8c si vous y joigniez dcl’autre l’obligation de narrer indifféremment le bien 8c lemal , ce ne seroit plus une Satire, ce seroit une Histoire.Engagez d’autre côté les Historiens à raconter fidèlementtous les crimes, toutes les foiblesses, tous les désordres del’homme , leur Ouvrage fera plutôt une Satire qu’une His-toire , pour peu qu’ils témoignent d'émotion à la vue detant de faits condamnables dont ils feront raport au public.Je ne croi pas qu’on doive exiger d’un Historien tout lesang froid avec quoi il faut que les Juges prononcent uneSentence de condamnation contre les voleurs 8c les homi-cides. Quelques réflexions un peu animées ne lui siéentpas mal.
(E) On le tua dans un bois l’an 1559, Mr. de Thou ra-porte cela , en faisant mention à’une Prophétie que Bruschiusavoit publiée.] II dit, I, que Regiomontan , le plus habileAstronome qui eût été depuis Ptolomée , avoit prédit quel’an 1588 seroit remarquable par de grandes Révolutions:
II , que cette Prophétie , contenue dans quatre Vers Aile-mans, avoit été publiée l’an mille cinq cens cinquante-trois :
III , que Gaspar Bruschius , qui l'inféra dans un petit Li-vre de l’Abbé Engelbert (13) de Orru zv Tine Romanistmpe-rïï , la mit en Latin , 8c en altéra le sens, quoi qu’il en-tendît fort bien la Langue Allemande : IV , que fa mau-vaise Traduction fut une nouvelle Prophétie plus surpre-nante que celle de Regiomontan ; car il marque que cesgrandes choses arriveroient sous un certain Sextus. Mr. deThou ajoute qu’il avoit souvent admiré cette conduite deBruschius; 8c là-dessus il observe qu'on le tua l’an rísPlong-tents avant que Sixte V , qui étoit Pape en 1588, fut
parvenu
(S) MttntUiRgra, N<á*jSala.
(?) Vciec.Bibliothè-que Germernique icMichelHertzius,mra. 90.
'est: un, *?-
(10) Bru 5 'chius , o*
Laureaco»
gag. r s.
Laureaeo,in fftt- „Vidicnt*'*-
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