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Tome premier. A - B.
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B R U T U S.

U) Bíutus,jEpistoIar.M* 5°S*

(d) f-fan, ibîi‘

?*&• 5 X 5 -

(e) ldem, ibid*pag. 294, itempag. 69.

(/) Uem,ibid. pag. 511,?Ví»7 pag, 29Z.

(ì)Idem,íbicLHl* B 3 o.

(6) ìbtdem,

?^.Z28, ZL 9 .

( / j Ibidem,*«£. 3 -S.

(/;) Ibidem ,

jp^. 9 oí.

f / J Ibidem,píï^i 920.

(•«) Ibidem,/*& 355.

(n) Ibidem,510.

\

(oì Ibidem,P*& 283.

($0 Brutus,Epistolar,220.

f 10) ZaVtf*>r/-/^ p'rfg, z66.

(n)

/è/i. pag. 221.

(12 )Ib'dem,p.-g. 225.

{ l^)líi-iem d

(*4} Ibidemipag, 2:6,

( t > ) Ibidem,M* 66.

( 1 5 '. Ibidem 9pag, 211.

(17) Ibidem «

( ! 3 ) Ibidem ,

5 ^- r94.

( 19) Ibidem,74» 75®

(20) Ibidem t

(zlt) Ibidem,pag. 206,207*

(22) Ibidem,pag. 207,

(23) Ibidem,pag. 219.

(24) Ibidem .M. rc>6.

Livres, il donna aufiï íès foins à déterrer des Manuscrits , & à les mettre Ions la preste (D). IIpaíîà quelques années à Lion , d’où selon toutes les aparences il alla à Bâle. 11 y reçut mille hon-nêtetez du savant Théodore Zuinger , Auteur àu. Theatrim Fitœ humante {c). II étoit en Tran-lîlvanie , dés le commencement de Tannée 1774 {d). II y avoit été attiré par le Prince EtienneBattori, pour composer une Histoire de ces païs-là (e) (E) , & il se loue beaucoup de l’accueiiqui lui fut fait {f). Une cie ses Lettres, datée de Cracovie le 23 de Novembre 1577 , nousaprend qu’il avoit suivi ce Prince alors Roi de Pologne à l’expédition de Prusse (g). On luidonna un apartement commode dans le Château de Cracovie (h) , afin qu’il pût s’attacher plusaisément à les fonctions d’Histoíiographe (F). II quitta la Pologne après la mort de ce Monar-que (i) , & entra chez Guillaume de Saint Clement Ambassadeur du Roi d’Efpagne à la Courde T Empereur. Il fut honoré du titre d’Historiographe de Sa Majesté Impériale (k). II étoità Prague le prémièr de Janvier 1 f90 , date d’un Livre qu’il dédia à l’Ambassadeur Espagnol dontj’ai parlé (/). II devoit avoir alors septante-trois ans , puis qu’il remarque dans une Lettre datéedu 19 d’Août 1 f 82 , qu’il étoit parvenu â fa soixante-cinquième année (m). II fait mention dumariage de si fille , dans une Lettre datée de Claufembourg le 23 de Janvier 1774 (»). II eutbeaucoup de part à l'amitié de Dudithius, & à celle de Craton. Celui-ci avoit porté T EmpereurMaximilien à le retenir à son service ( 0 ). Jc ne lai point ce que devint Jean Michel Brutus de-puis Tau 1790 , ni où , ni quand il mourut. Ses Ecrits devenus fort rares étoient souhaitez siardemment des conoisseurs, qu’on aprit avec une extrême jçie dans la République des Lettres,que Mr. Cramer (p) avoit entrepris d’en procurer une nouvelle Edition. La prémiere partie dece dessein est déjà exécutée (G ), & Ton fait espérer les autres en peu de tems. On dit queY Histoire de Florence , composée par notre Brutus, & imprimée à Lion Tan 1762, n’est point fa-vorable à la Maison de Medicis (q) , & qu’elle déplut extrêmement au Duc de Florence, jen’ai point trouvé parmi les Lettres de cet Auteur celle qu’il avoit promis d’y joindre, & ou ildevoit traiter de la mauvaise coutume qui s’est introduite depuis long-tems , de donner les mêmestitres pompeux aux personnes à qui Ton écrit en Latin , qui leur font donnez en Langue vulgai-re (H). L’ancienne Rome , au tems de fa gloire la plus brillante , & de fa politestè la plus ac-complie , ne conoissoit point cet usage-là. ' Brutus ne voulut point s’assujetir au nouveau style,

non

(f) ftptríide lui â Itpude la \emr-que (C) de .r ArticleGretse-

RUS. UPre' epttxrPrince Eli-rai de Brandi-

{(f) Cela «ts’itccordc pe >” 1avec ee í! i ulfut écrit, patFrançois ,Luisinus al\Autedr.Brutus, ,FpistoliV"M-

crìptiones in locos communes redaâía habentur ; ut fi cui fit f cri-benia historia , zs? lauta ftpellex, z? luculenta ex tanti feripto-ris monumentis , ad ea ornanda atque illuflranda qm velit ,fuppedìtentur. Eum librum Basileœ excusum animas est inferì-bere Transylvanie principi (9).

(£>) Il donna fies foins a déterrer des Manuscrits , z? h lesmettre fous la presses] II fut le prémier qui fit voir le jouraux dix Livres de Barthelemi Facius de Rébus ab Alphonfo

I Rege Neapolitano gestis. 11 les fit imprimer à Lyon , chezGryphius , l’an 1560 , in 4. 11 publia deux ans après , aumême lieu, Francises Contareni libres tres de Rébus in Hetru -ria à Senenfibus gestis, Ouvrage qui fut réimprimé à Venise,l’an 1613 , in 4. II publia en Pologne , Pan 1582 , les troisLivres de Callimachus Experiens de Rébus gestis Uladistai Un-garoram zs? Polonorum Régis (10).

(E) Il fut en Tranfilvanie . . . , attiré par le Prince EtienneBattori pour écrire une Histoire de ces páis-là .] Simon Forgats,qui avoit dessein de composer une Histoire de Hongrie,souhaita d’avoir auprès de lui Jean Michel Brutus, afin d’enêtre secondé dans ce travail (n) : 8c pour cet effet, il luiproposa des conditions honorables & avantageuses , qu’ilcrut capables de saturer en Tranfilvanie. Brutus étoit alorsà Venise , 8c ne parut pas fort affamé de ce volage (12) ;car huit ans après -, il n’y avoit rien de conclu (13). En-fin l’assaire fut terminée : il fit savoir par une Lettre datéede Bile le r de Juin i c/r, qu’i! partiroit promptement (14).

II fit néanmoins un voiage en France , avant que de com-mencer celui-là. Je trouve qu’il écrivit au Prince de Tran-filvanie une Lettre datée de Lion le 1 de Juin 1573 (r$),8c qu’il partit de Lion le 17 cl’Octobre de la même an-née (16). II arriva à Vienne en Austriche le 24 de. Novem-bre suivant (17).

(F) ll s’attacha . à fes fonSlions d'Historiographe. ]

11 devoit commencer où Bonfinius avoit fini , 8c conduirejusques à l'on tems l’Histoire de ce païs-là (18). On voitdans une Lettre qu’il écrivit au Roi de Pologne le 1 deDécembre 1379, qu’il s’apliquoit diligemment à cette sonotion , Lc que des douze Livres en quoi l’Ouvrage devoitêtre divisé (19), il y en avoit quatre d’achevez, qui s’é-tendoiènt jusques à Vannée 1542. II avoue qu’il se sert del’Histoire de Paul Jove ; mais qu’il la rectifie en diversendroits où cet Auteur s’étoit trompé , 8c n’avoit pas eudes instructions assez amples, ni assez exactes. II se pro-posoit, après qu’il auroit achevé ces douze Livres, d’écrireen particulier Y Histoire d’Etienne Battori (20). Une Lettre,qu’il écrivit le 15 de Janvier 1578 , témoigne la passion ex-trême qu’il avoit de bien remplir tous les devoirs d’un His-torien ; car il demande avec beaucoup d’empressementqu’on lui permette de consulter les Archives, Lc qu’on luifaste recouvrer la Bibliothèque qu’il avoit laissée en Tran-filvanie (21). II marque qu’elle n’étoit pas nombreuse ,mais composée de Livres choisis , Lc selon les meilleuresEditions : ut numéro non ità copiofa est, at Libris optimis, at-que ex ekgantijstmis Editionibus est inftruFta (zz), I] avoit misdans les conditions de son marché les frais du transport defes Livres, & il avoit déclaré qu’il ne sauroitvivresans fa Bi-bliothèque : Pnmiffis , cum aliis impedtmentìs, Bibftothcca,quà quìíem carere , ut dixi, nifi ut vita fimul rnihì carenâumfit, haud facile poffum 1,23). II remarque aussi qp e ] es Li-braires de Baie lui demandoient déjà son Histoire de Hon-grie (24I II nous aprend dans une Lettre écrite de Cracovie1 e 7 de Février 1580, que son travail égaloit quant à la gros-

seur les trois premiers Livres de César (23), 8c s’étendoit jus-qu’à la prise de Lippa : il ajoute qu’il s’étoit servi'très-utile-inent de l’Ouvrage d’Ascanius Centorius (2 6), Lc que ceuxqui voudroient examiner de quelle maniéré il écrivoit, netrouveroient pas étrange que son Livre fût petit. Mul-tum inquis ? imo tum videbitur multum , ubi leges non quan-tum scripferim folum , sed quìd c?" quemadmodum id adeo scrïp-ferim (27).

(G) Mr, Cramer a entrepris une nouvelle Edition des Oeu-vres de J. M. Brutus. La prémiere partie de ce destein est déjà.exécutée .] Voiez le Livre intitulé joh, Michaelts Bruti Opé-ra varia feleffia, nimirum Epiftolarum lilri V, de Historia Lau-dibus , five de Ratione legendi Scrìptorcs Híftoricos liber Pr. t-ceptorum Conjugalium liber , Epiftolis zsr Orationìbus compluri-bus Editione Cracovìenjì autliora. II fut imprimé à Berlin,l’an 1698 , in 8 , Lc contient 1155 pages. Cette secondeEdition est plus ample que la prémiere, qúi est celle de Cra-covie , 1582 ; car on y a joint deux Lettres que Mr. Grse-vius avoit recouvrées de la Bibliothèque de Breslaw , & lesLettres de notre Brutus qui avoìent été insérées dans le Re-cueil Epiftolarum clarorum Virorum qu’il avoit fait imprimerà Lion l’an 1561.

(H) ll devoit traiter de la mauvaise coutume ... de don-ner en Latin les mêmes titres pompeux . qu’on donne en

Langue vulgaire .] J’ai trouvé cela dans une Lettre qu’il écri-vit à Craton, fan 1782. Credo te miraturum, cum mihi fum-mi hommes multi , in his fini maximi reges appellandi, par-cum me este his, titulis honeftandis , cum nullo meo incommodaliceat in hoc genere ofstcii ejsufo esté. De quibits titulis adeo mihiparum oppertunis animus est epistolam fcrìbere , quam alïis at-texam (28). II déclame ensuite contre la vanité dominante,qui faisoit que les plus petits particuliers vouloient dansl’adresse d’une Lettre, Lc dans les Actes publics, le titre demagnificì, clarijstmi, atque amplisttmi , Lc qu’il faloit recouriraux noms substantifs de Majesté, & d’Altesse, en parlant auxRois. Lc aux Princes. II ajoure, que fous prétexte que le ti-tre d’Excellence avoit été avili pour avoir été prodigue auxMédecins 8c aux Légistes, le Seigneur d’un petit Etat avoiremploie tant de prières auprès du Pape, qu’enfin on luiavoit accordé le titre d’Altesse. Voici fes paroles tout dulong. Tant a autem hominum levitas w hac nefeio qua gloriolatitillatione , ut nullus fit hoc tempore in Europâ regultts, qtiinse Altum, Sublimem, Excelfum appellari velit: nullus tam te-nnis cenfus privatus , quin fibi clamet instgnem fieri ìnjuriam ,nifi illi magnificì, clarìstmi, atque amplijfimi nomen in litera-rum infcriptìonibus, publicis aêlis, regum diplomatis exflet, qua-si tituli viros pariant , non titulos viri. Sfiid .? quod cum estnobis cum regibus ze? viris prìncipibus loquendum , cogimur abUs recedentes per abstraira nomina quìbus vulgo utuntur in Phi-hfophorum fcholis , cum torum majeflatibus loqui , altitudir.esaffarì, c? quas vos Germani invexistis celfitudines, nostris Sublt-mitates invidentes. Nihil vérins est quam tennis ditionis prtn-cipem hoc tempore , cum Excellentia contempta , quafi obfoíe-,vijfet inter Medicos ze? Legulejos , ac rmnorum gentium regmos,majora ambiret, diu egijfe apud Pontificem maximum , ut jeâltituâìnis titulo honestaret ; cum minus ìllo tiquo uteretur . nonprìur orare, fatigare precibus , contendere defiiffe , quam etora-tum in fententiam traduxerit. fisc0d frustra contendijfe N. ct-vitas dicitur , cum Serenitatìs titulum Venetorum principi,propter cìvitatis amplìtudinem concestum , Pontifex negaret Jepajfurum vilefcere per minores potestates evulgatum (29). AJderniere partie de ce Passage nous aprend que le Pape m

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/ 2Ç ) Brutus 1 ,EpÌftoì* lí *pag. 23 °*

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