CHASTELUX. CHATEAU-BRIAND. CHATEL:
(rt) Tiré dt*pere Ansel-me, Hist. desgrans Offi-ciers » [>*£•140, Î43.
(1) MercureGalant dt*Mats de Sept-,1701 ,
364 & fniv,
(2) Oti plutôtaprès le cam-meneewent dftXV Siécle.
(î) Ansel-me, Hist.des gransOfficiers,I4I.
r/r
CHASTELUX (Claude Sire de) Vicomte d’Avalon, Baron de Quarré, Conseillerd’Etat & Chambellan du Duc de Bourgogne, fut créé Maréchal de France le 2 de Juin 1418.II tu c envoié en Guienne l’an 1419, & dellitué de sâ charge de Maréchal le 22 de Janvier 1421.11 soutint le siégé de Crevant contre le Connétable d’Ecosie l’an 1423 , & s’aquit par là un privilègefort particulier dans Auxerre (A). 11 assista en 1431 de la part du Duc de Bourgogne à l’Assem-blée qui se tint dans la même Ville pour y traiter la paix avec les Ambastàdeurs des Rois de France& d'Angleterre, ôc mourut l’an 14s} (a). 11 étoit d’une très - ancienne iNoblesse : fa postérité
subsiste encore (B).
(.< 4 ) soutînt le Jiege de Crevant s'aquit far là
un privilège tout particulier dans Auxerre.'] SerVons-nous desparoles de Mr. cfe Vizé. „ Vous i'çavez sans doute ”, dit-il (1), „ le Privilège de salué de cette Maison dans l’Egli-„ se Catédrale d'Auxerre. II leur a esté aquis fur la fin du„ quatorzième stecle (z) , par Claude Sire de Chastelux„...., pour avoir défendu à ses dépens la Ville de Cre-„ vant appartenante au Chapitre , contre les Ecossois,„ au’il chassa 8c qu'il défit, ayant fait prisonnier de fa main„ le Sieur Comte de Doukan, Connestabìe d’Escosse, qui„ les commandoit. Comme il rendit libéralement le bien„ de l’Eglise d’Auxerre , le Chapitre par Acte juridique„ luy accorda . . . pourluy, 8c sa postérité malle possédant„ la Terre de Chastellux ” le Privilège dont il est ici ques-tion. C’eít d’avoir la prémiere place du Chœur , cr d'y estreassis en habit de Guerre, un Surplis par dessus, un Baudrier, z?une Aumuste au bras, un Oiseau de chasse sur le poing, avecséance ça voix déliberative dans le Chapitre ,ca droit de distri-bution comme Chanoine.
(B) ll étoit d'une tris ancienne Noblesse : sa postérité subsisteencore.] Le Pere Anselme ne remonte que jusqu’au Perede notre Claude de Chastelux (3) ; mais Mr. de Vizé as-sure que cette Maison est des plus anciennes du Royaume ,qu’elle n’a point d'autre nom, ny d’autre origine que Chaste-lux, 8t que depuis la fin du dixième stecle, qu on commence d.'ensçavoir les successeurs en ligne direíle, jusqu a aujourd' huy ,Mr.le Comte de Chastelux, mort au mois de Septembre 1701,est le vingtième en ligne direíle de pere en fils, 8c que ses Peresont possédé toutes les Charges militaires de l’Etat. Vous en trou-verez. parmi les Maréchaux de Prance, parmi les Amiraux,Gouverneurs de Province, Lieutcnans Généraux,Gentilshom-mes ordinaires de la Chambre du Roy , Chambellans des Ducsde Bourgogne, Enfans d'honneur des Roy s, Capitaines de cent
hommes d.'armes des ordonnances , dans le temps que ees Com-pagnies estaient st considérables (4).
Ajoutons ce que le même Auteur raconte fur fêtât pré-sent de cette Maison. II dit (5), que Philibert PaulC omte dh Chastelux, qui fut tué à sattaque dc Chia-ri en Italie le 1 de Septembre 1701, à sage de trente-troisans „ a eu trois freres 8c trois sœurs : son cadet servoit en„ Allemagne,où il est mort. André' de Chastelux,,, qui est aujourd’hui l’ainé , est Enseigne de Vaisseau du,, Roy. Le troisième est Guillaume Antoine, Ab-,, hé. La Sœur ainée est Bonne de Chastelux, ma-„ riée à François Comte de Saint Chamans, Marquis de„ Mery. La Cadette est Judith de Chastelux, Da-„ me 8c Chanoinesse de Pousangy en Champagne. La„ troisième est Anne de Chastelux, mariée à Char-, } les de Vienne , Comte de Commarain en Bourgogne ,,, Chef de l’illustre Maison de Vienne (6) Le Pere deces sept enfans étoit César Philippe de Chaste-lux, Capitaine Lieutenant des Gens-d’Armes de Monsieurle Prince (7). Sa veuve, qui vit encore (8), se nommeJudith de Barillon , 8c est fille de Jean Jaques de BarillonPrésident au Parlement de Paris. Ce César Philippe, dix-neuvieme Baron ou Comte de Chastelux , avoir trois fre-res qui font morts au service du Roi. L’ainé fut tué k laBataille de Nortlingue, faisant la Charge de Maréchal de Ba-taille. Le Cadet avoit esté tué un peu auparavant en Roujstl-lon, d’un coup de Canon, estant commandé pour empescher ladescente des Espagnols. Le troisième, qui estait Chevalier deMalte, mourut aujfî au service du Roi (9). Notez que lesautres branches de cette Maison étoient péries en la personnede Philippe de Chastelux, Baron de Coulanges,Maréchal de Camp, qui fut tué à la Bataille de Sintzeim enAllemagne, fan 162.4 (10).
(4) MercureGalant dtSept. I7» 1 »p“í- 363-
(j) Lá-m'-me, pttg. 3 S
( 6 ) Là - mê '
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(7) La-mi -
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{%) C'cfl-ì'dire en S f p 'temiire 170I*
(9) MercureGalant deSept. I7or,f-L- râr.
(10) LÀ-m**
(ct) vête Maisde Janvier1 626 y * 4 rt.
U.
( 1 ) Brantô-me , Mé-moires desDames Ga-lantes , 7 om,IbpAg. 394.
(2) .Ai* Dis-:cours duConnétablede Mont-morenci.
(3) ‘Addi-tions auxMémoiresde Castel-ïisiu, T om. /,f*g. 346 .
(*) Ansel-me, Histoiredes grandsOfficiers;ptg. 142.
CHAT EAU-B RI AND, (l a Comtesse de) femme du Comte de ce nom , fille dePhebus de Foix, Sc Sœur de Lautrec, Sc du Maréchal de Foix, a été maîtresse de François I, àce que disent quelques Auteurs {A). Monfr. Varillas est celui qui a raporté avec le plus d’étenduel’Histoi.re de cette intrigue amoureuse, Sc il n’a pas oublié de dire que le Comte fit mourir fa femme.D’auues prétendent que cette Histoire est un Conte très-fabuleux, Sc ont publié un Factura contreMonfr. Varillas. Voiez les Nouvelles de la République des Lettres (a).
(A) Elle a été maîtresse de François I, k ce que disent quel-ques , Auteurs. ] Brantôme raconte des circonstances bienparticulières de ces amours. J’ai otii conter, dit-il ( i ), çale tiens de bon lieu, que lors que le Roi François premier eutlaissé Madame de Chateau-Briand, sa Maîtresse sort favorite,pour prendre Madame d’Estampes . . . ainst qu un cloud chasseVautre, Madame d’Estampes pria le Roi de retirer de laditeDame de Chateau-Briand tous les plus beaux joyaux qu’il lutavoit donnez ., non pour le prix z? la valeur , car pour lorsles pierreries n avoient la vougue qu elles ont eu depuis, maispour Vamour des belles devises qui étoient mises, engravées,(A empreintes, lesquelles la Reine de Navarre fa Sœur avoitfaites ça composées , car elle étoit tres-bonne maîtresse. Bran-tôme ajoûte que quand le Gentilhomme envoié à Mada-me de Chateau-Briand lui demanda ces joiaux de la partdu Roi, elle fit de la malade sur le coup, 8t le remit danstrois jours à venir , que cependant de dépit elle fit fondretous ces joiaux , 8c les donna en lingot au Gentilhommequand il revint, 8c qu’elle fit dire-au Roi qu’elle n'avoit pupermettre qu’autre qu’elle jouît des devises ; que le Roi luirenvoia ces lingots (car il ne redemandoit les joiaux quepoiir l’amour des devises j 8c dit , elle a montré en cela plusde courage LA génerostte que je n eusse pensé provenir d’une fem-me. Brantôme joint la Réflexion à celle du Roi. Un cœurde femme généreuse, dit-il, dépité çy ainst desdaigné fait degrandes choses. II assure dans un autre endroit de ses Mé-moires (z ), que Mr. de Chateaubrient donna fa belle maisonde Chateaubrient au Connétable de Mommorenci pour avoirl’Ordre. Voici cc que Mr. le Laboureur (3) a observé là-dessus: Ce fut pour avoir le Gouvernement de Bretagne, LA
ausst pour le tirer de la poursuite qu on faisoit contre lui pourla mort de sa femme dont tl étoit accusé.
L’Auteur des Galanteries des Rois de France impriméesdepuis peu (4) en divers endroits , raporte les amours deFrançois I pour la Comtefîe de Chateau-Briand tout de lamême maniéré que Varillas, 8c conclut ainsi (5): „ Quel-,, ques Critiques ont prétendu que Monsieur de Varillas,„ de qui j’ai tiré ces Mémoires, avoit été mal informé; que„ la Comtesse de Chateau-Brian s’étoit réconciliée avec ion„ mari, 8c qu’elle n’étoit morte que dix ans après le retour.„ du Roi; mais il y a fi bien répondu, que j’ai cru que la.. fin tragique de la Comtesse devoir demeurer pour constan-» te; 8c je n’ai fait nulle dificulté de suivre mot à mot ce cé-„ lébre Historien ”. Prenez cela pour une imposture. Jcpriai l’un de mes Amis de s’informer de cette Réponse deVarillas, 8c voici en propres termes ce qu’il m’aprit dans uneLettre datée de Paris le 10 de Juin 1695. „ Quoi qu’en,, puisse dire l’Auteur des Galanteries des Rois de France,„ on n’a point vu ici aucun Ecrit de Mr. Varillas, par lequel„ il se soit justifié de ce que feu Monfr. Hevin, Avocat au„ Parlement de Rennes, a écrit contre lui au sujet de la,, Comtesse de Chateaubriant, 8c Mr. d’Hozier m a dit sur,, cela, que Mr. de Caumartin, l’un de nos fix Intendans„ des Finances, a dans fa Bibliothèque le Factum que Ic„ Connétable Anne de Montmorenci fit faire contre les hé-„ ritiers de Monfr. de Chateaubriant, pour soutenir 3a dona-» tlon st 11 à lui avoit faite de cette Terre, 8cque ce Factum„ commence par ees mots : Les malheurs qui ont accompagné,, la vie de Mr. de Chateaubriant font fi conus de toute la» France , qu’il est inutile de les raporter
(4) Z' 4 »!«S4-
(í) Time II
CHATEL (Pierre du) Grand Aumônier de France fous Henri II, Cherchez Cas-te l L A N.
CHATEL (Tannegui du) Gentilhomme Breton, fut un des braves du XV siecle.II commanda en Italie les troupes de Louis d’Anjou Roi de Sicile, & défit l’armée de LadislasRoi de Naples l’an 1409. 11 fut ensuite Prévôt de Paris, & il prenoit en 1419 & 1420 la qua-lité de Maréchal des Guerres de Monsieur le Dauphin Régent du Roiaume (a). II rendit beau-coup de services à ce Prince (fr) (A ] , & le défit dc fou plus dangereux ennemi, qui étoit
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Mai 1418 , se seroit saisie du Dauphin, si Tannegui duChatel ( I ) n’ctìt court* le prendre dans ftn lit, z? Venvelop-pant
■ ^ n rendit beaucoup de services au Dauphin. 1 La sac-tipn de Bourgogne , s étant faille de Paris la nuit du 28 de
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