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Tome second. C - I.
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G I M O N. CINYRA9.

l8r

(/) UseUnit d’unfiratngeme?*' /«f htu-& quidécrit p arIjiodore de, Ltvr.^ l , Chap .

^ X l adOlymp. 77-fit halnll e r

set Soldats àÍ!t Persienne.

(?) Tiré de

**utarqiie,

,n Vìta Ci-stiónis.

L) Votez.

c °rnelius-'sipos, mv .«a Cimo-

5 !?> Cap. IV-,

§£",■-Ltr. u,

ÍV- x mr 5•'lutaique,'«ViraCiruonis,t*?: 484iAthenee,

T -'*r. XII,t‘% 5 3 3 ,

tuent le XUivre de

Theopom-

Pe.

II fit tout cela avec un succès si admirable, qu’on ne vit paroitre ausunes troupes du Roi de P^rsedans les pais situez entre l’Ionie & la Pamphylie. Aiant sçu que la ilote de ce Monarque oioit íemontrer sur la côte de Pamphylie , il partit du port de Guide avec deux cens galères, & âpresavoir subjugué les Phaselites, il attaqua cette flore & la ruina proche 1 embouchure de 1 fluiy-medon (G)? & le jour même, il fit débarquer ses troupes, & bâtit l’armec de terre du Roi desPerses (/). 11 fut ensuite attaquer les quatre-vingt voiles Phéniciennes qui dévoient joindie la

ilote de ce Monarque, 8t les vainquit si pleinement qu’il ne s’en sauva aucune. Le Tiaite de Paixqui fut le fruit de tant de victoires mortifia cruellement l’cnnemi (H). Les exploits de Limondepuis cette paix furent de vaincre les Thraces & les habitans de l’ile de Thalos; mais parce queces victoires lui oífroient une occasion favorable, dont il ne se servit pas, d occupet une paitie dela Macédoine, on l’accusa de s’être laissé corrompre par les préfens du Roi Alexandre. 11 íe jus-tifia, & fut absous à pur & à plein, II ne lui fut pas si facile de conjurer une autre tempete quis’éleva contre lui; car il ne put éviter le bannissement de l’Ostracisme. II setoit ren u o ìeuxpar l’affection qu’il portoit aux Lacedemoniens, 8c par son oposition au crédit du peup e. ai-moit mieux que l’autorité fût entre les mains des notables, qu’à la discrétion de a mu titu e.Cela lui fit beaucoup d’ennemis, qui non seulement le chassèrent de la ville , mais qui empec erent auflì qu’il ne servît dans l’armée Athénienne contre les Lacedemoniens. II s y etoit tianspouependant son bannissement pour y combatte comme volontaire, 8c il salue qu u e retnat, a eau edes plaintes de ses ennemis. La bataille que les Athéniens perdirent proche de Tanagre dans cetteguerre les obligea à le rapeller: son principal soin depuis son retour fut de rétablir la paix, c 1 yrétilsit (/)•, mais voiant qu’ils ne fongeoient qu’à 1a guerre, 8c craignant que cette urneur e -liqueuse, si elle n’étoit emploiée contre les barbares , n’éxcitât du trouble parmi les Oiecs , 1- ■ - ----- n g a g na une bataille navale

prépara toutes choses pour attaquer l’lle de Cypre 8c l’Egypte. _

contre les Perses fur les côtes de Pamphylie, & s’il ne fût point mort au siégé de Citium dans Hiede Cypre, on croît qu’il eût subjugué toute l’Egypte (g). Sa libéralité envers tout le monde, 8cíà charité envers les pauvres, etoient admirables {b), comme on le peut voir dans le Moreri. Sui-das lui attribue un excellent Livre fur la méthode de conoitre les chevaux (i).

(í) VyûdL-sev tviroa—Tri*ÒV jZtfihíûp

Sai/jU xffioVe.

Icm librumde cognofcen-dis equis a-gcr.tcm script*sit, Suïdasj,

in líífjhotu

(79) Votez,

Kiichmaier

sur cit En-droit de Cor«elìus Nc-; tl citedeux antresÇovnmewa-***«, Chris-îiànu 8 Fri-dericusïrancken-yeinius, (árJoannes•Andréas^osius.

(80) Voiez,

h Thésau-rus Gcogra-phicus d’Or-rclius » aumit Mycale.

( 8 t) Voiez.Hérodote,Livr. IX,XCIX,& juiv.

(sq a

(G) II ruina la flote des Perses proche ïenìbouchure de ÏEu-

rymedon.] Voici une autre faute de Cornélius Nepos, adop-tée par Moreri. Celle-ci est une erreur de Géographie ; lesCommentateurs l’ont observée (79). Cet Historien assureque la bataille navale j 8 c la bataille de terre, que Cimongagna le même jour, furent données proche de Mycale. IIiê trompe, soit que l’on entende par Mycale (80) une Villemaritime de Carie, soit que l’on entende une Ile de l’Io-nie. Cette Ville & cette Ile sont trop éloignées de la Pam-phylie , pour qu’on puisse disculper Cornélius Nepos , ensuposant qu’il ne difére des autres Historiens que par la dé-signation d’un lieu véritable qu’ils n’ont point marqué. IIarrive assez souvent que l’on donne à une bataille deux outrois noms, un Auteur ne se trompe point lors qu’il préféréI’un de ces noms à tous les autres, & qu’il ne fait mêmeaucune mention des autres. Mais en ce cas-là il faut quefaction se soit passée proche de deux ou trois lieux dontles noms peuvent servit à la caractériser. C’est ce qu’onne peut point dire de Mycale, & de la rivière d’Eurymedon,ou de quelque autre partie de la côte de Pamphylie. Or lescirconstances veulent que l’on avoue que ces deux bataillesde Cimon furent données fur cette côte. Je croirais fans pei-ne que Cornélius Nepos est tombé dans cette erreur par desidées confuses du combat qui fut gagné fur les Perses prochede Mycale ( 81 ), le jour même que Mardonius fut batu dansla Beotie (8z). ,

(H) le traité de faix,qui fut le fruit de fes viSloires,,mortifiacruellement l’ennemi. ] On ne peut rien voir de plus honteuxque les conditions de paix que les Grecs lui imposèrent.Laissons parler le Plutarque d’Amiot. Cest exploit d.'armesrabaissa c y domta tellement l’orgueil du Roy de Perse, qu il enfit ce traité de faix qui efi tant mentioné es anciennes Histoires,far lequel il promit ey ptra que de là en avant fies armes rìa-frocheroyent point plus pris de la mer de Grece,que de la. car-rière d’un cheval, CV ne navigeroit point plus avant que lés iflesChelidonienes cr Cyanées, avec galères ni autres Vaisseaux deGuerre. Toutesfois l’Historien Callifihenes efcrit,que cela ne futpoint couché dédans le traité : mais que le Roy l'obfervoìt pourl’efiroi qu il eut de cefle grande desfaite : W que depuis il se tinttoufiours fi loin de la mer de Grecs, que Pericles avec cinquantevoiles, cs 1 Ephialtes avec trente seulement, navigerent jusquespar de là les Ifles Chelidonienes ,fans que jamais il leur vìnft àRencontre flote quelconque des Barbares. Si est-ce pourtant,qu entre les ables publiques d’Athènes que Craterus a recueillis,fe trouvent les articles de cefle paix couchez, tout du long,comméd'une chose qui véritablement a esté: zv tient-on,que pour cefle

ôccafion les Athéniens sondèrent un autel de la paix, ar qu ilsfirent un tresgrand honneur à Callias, qui avoit esté Ambassa-deur devers le Roy de Perse pour lui faire jurer ce traité ( 83 ).Diodore de Sicile fait mention de ce traité ; mais il nes’accorde point avec Plutarque quant au tems : il ne ditpoint qu’on le conclut après que Cimon eut remporté deuxvictoires en un même jour dans lá Pamphylie: il met cesvictoires fous la 77 Olympiade (84), & le traité de paixfous la 8z (85). II est vrai qu’il fupose qu’un peu avantque le Roi de Perse consentît à des conditions si honteuses,les Athéniens fous la conduite de Cimon avoient gagnédeux batailles près-à-près l’une fur mer & l’autre fur terre,-l’une dans la mer de Cypre, 8 c l’autre fur les côtes de Ci-licie. La nouvelle de ce désastre, continue-t-il , obligeale Roi à faire savoir à ses Généraux qu’ils conclussent unepaix à quelque prix que ce fút. Ils envolèrent pour celades Députez à Athènes: leurs propositions furent agréablesaux Athéniens , qui nommèrent tout -aussitôt Callias pourle chef de leurs Plénipotentiaires, & voici ce qui fut con-clu : Ut Gr&cis fer Aflam civitatibus univerfis libertate ac fuojure utì permìttatur. Ne Satrapa Perfarwn trïum dierum ìtìnereinferìus ad mare descendant. Ne longa navi intra Phafelidemcjr Cyaneas excurratur. Hac ubi Rex CA militis, prasecti ratahabuerunt, Athenienses contra jurarunt, fe in provincias Ar-taxerxis arma non expedituros (86). Comme Diodore deSicile est plus éxact que Plutarque à marquer les tems, lespréjugez font pour lui. II faut ,avouer que Plutarque n’estpoint un bon guide de Chronologie; il transpose quelque-fois les événemens tout comme s’il compofoit un Poèmeépique , & qu’il aspirât -a 1 ''éloge qu’Horace donne à Ho-mère (87).

( !) Son principal foin depuis son retour fut de rétablir lapaix, il y réussit.'] J’ai suivi Plutarque (88), & non pasCornélius Nepos, qui semble dire qu’avant que de retour-ner à Athènes , il s’en alla à Lacedemone, & y accordales diférens de ces deux Villes, llle, quod hospitio, Lacedtt-moniorum utebatur,fatius existimans contendere Lacedamonemjsua sponte eft profeílus, pacemque inter duas potentiffimas civi-tates conciliavit (89). L’Orateur Eschines observe que Ci-mon , qui jouissait du droit d’hospitalité à Lacedemo-ne, moienna une treve de cinquante ans, & qui ne duraque treize années (90). Ce nombre m’est un peu sus-pect , quand je considère que Thucydide ne fait men-tion que d’une alliance de cinq ans (91). ‘Notez quel’exil de Cimon, qui devoit durer dix ans, n’en dura quecinq (91).

(Sj ) Plut.in Vira Ci-,monis, p a S..48 S, 487 .

(84) piod.Siculus, LibrìXI, C*p.LXI.

(85) Hem,Ltlr. XII,Cap. IV.

(86) Idem ,ibidem , pag.

m. 413.

(87) In mé-dias ses Nonfeeus ac notasandhorcmrapit. Horat.de ArtePoët. Vers.

148.

(88) Plut./»Vira Cimo-nis , pag.

49 °.

( s s) Corne!.Nepos , inVitaCimo-nis, Cap. II.

(90) dïschi-ïics , de fallaLegatione,pag. m. 2.70.

(91) Thucy- »dides > Liír.

I, pag. m. s 9 ,

60.

(92) Corne!.Nepos, inVìtaCimo-nis, cap. U,

CINYRAS, Roi d’Assyrie félon quelquds-unsa ou de Cypre selon quelques autres, n a rienqui le rende plus célébré, que d'avoir eu Adonis de fa propre fille Myrrha (Â). Nous disons ^ „iciesA-ailleurs (a) que cet inceste fut involontaire de fa part, attendu qu’il ig^oroit que la fille qu’onlui avoit amenée fût Myrrha Dès qu’il l’eutsçu, il tâcha de k tuer, & fl ne tmt pas a lui qu’ilne la tuât On veut que le déplaisir de cet inceste l’ait porte a s oter la vie {b y. mais on conte

aussi ccxLii.

(A) il n ’a rien qui le rende plus célébré, que d'avoir eu-Adonis de fa propre fille.] Ce n’est pas qu’il n y ait d’autreschoses bien singulières dans fa vie; mais les Livres de Clas-fe, les Dictionarres Historiques, les Compilateurs de Lieuxcommuns, n’en parlant pas, comme ils font de 1 Avanturede Myrrha, il e st arrivé que Cinyras n’est gueres conu aupeuple de la République des Lettres que par 1 endroit queje marque ici. De fort savans hommes ont cru que Pindare

fe trouve accablé de l’abondance de son sujet, lors qu’il veut . , .jparler de Cinyras ( 1 ) ; 8 c ils entendent de ce Prince ces pa- 0 L

rôles de Pindare : IIoà/.cí yv.o m-eiioìc, Áíiactat.: Plusieurs ont viu.dit beaucoup de chofes.de lui (z). Mais la fuite du discours . Me2 -^ne contient rien qui demande qu’on entende ainsi les parolds 5,1 io-de ce Poète. Epîtres d’Q-

vide, pag. 598. Benedi&us in Tindsuì Nem. Od. VIII. Mcziiiac Ut 3-oAxà >«5 w»*.-Kihi'ÁJ-Àl, On dit de lut plusieurs (r plusieurs (hofes.

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