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Tome second. C - I.
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CINYRAS. C I N U í*

i8ì

{c) Suidas,

ÌK

(d) Eustath.iu Libr. Xlliad.

(e) Theo-pompus,apud Pho-tium, pag.

Z8S.

(s) isíptti

Fiinium,Libr. VII,Cap.XLV.II.

(g) Valez.MeurSusm Cypro,Cap. IX.

(h) Eusta-thius in I-liad. Libr. X.

(i) Ovidius,Metamorp.Libr. VI.

(Q Pindar.Pyth. O d. II.

(l) Idem ,Neni. 04 .VIII. Plaro,dc Lcgibus,Libr.II. Sui-das in K* 7 *-

ynpxzxlç.

(m) Anthol.L’br. IV,Cap. I. Hy-gin. CapiteCCLXX.

(n) Tacit.Hist. Libr.

II, Cap. III.

(o) Ibidem.

(p) C’est-à-dire celui

aussi d’autres causes de fa mort ; car il y en a qui disent qu'il périt pour avoir disputé le prix deMusique contre Apollon {c): ce fut après avoir manqué de parole aux Grecs (B). 11 devoit

leur fournir des vivres pendant le íiege de Troie , & il n’en fit rien ( d). Agamemnon le char-gea de malédìétions, & le pis fut que les Grecs se rendirent maitres de l’Ile de Cypre, & qu’ilsl’en chassèrent ( e ). La longue vie qu’Anacreon lui a donnée (/) ne s’accorde pas avec ce com-bat de Musique dont j’ai parlé ; car qui croiroit qu’un vieillard de cent soixante ans voulûtentrer en lice fur ce sujet avec Apollon ? L’Histoire mythologique est toute pleine de variété?,touchant le pere, les femmes, les fils, & les filles de Cinyras (g). On lui donnne jusques à cin-quante filles, qui furent toutes métamorphosées en alcyons (h) : d’autres disent que Junon lesconvertit en pierres, qui servirent de dégrez dans l’escalier de son Temple (i). 11 fut fort aimé

d’Apollon (H), 6c il aquit tant de richesses qu’elles ont passé en Proverbe comme celles de Cré-sus (l). 11 étoit d’ailleurs très-beau («?), 6c il eut beaucoup de part aux faveurs de Venus. Les

Peres de PEglife, qui ont écrit contre les abominations des Païens, leur ont reproché que la Ve-nus qui étoit honorée dans Pile de Cypre avoit été la garce de Cinyras (C). Le principal Tem-ple de Venus dans cette Ile étoit celui de Paphos. A la vérité , c’étoit une ancienne traditionqu’il avoit été bâti parle Roi Aërias (»), mais la tradition moderne portoit que Cinyras l’avoitconsacré , 6c que la Déesse y aborda en naissant. Ce ne fut point lui qui institua la science desAruspices; ce fut Thamyras venu du païs de Cilicie: après quoi on fit un règlement que les des-cendans de Cinyras , 6c les defcendans de Thamyras presideroient aux cérémonies sacrées. Dansla fuite des tems, ceux-ci cédèrent leur droit aux autres; ôc alors on n’eut point lieu de se plain-dre comme d’une irrégularité , que la Famille roiale n’eût point de prérogatives fur une Familleétrangère. Tacite remarque (o) qu’il n’y avoit que le Cinyrade (p) que l’on consultât. Ciny-ras avoit réuni en fa personne la Prêtrise 6c la Roiauté (y): d’où vint qu’enfuite le Sacerdoce deVenus la Paphienne fut toujours entre les mains d’un Prince du sang; 6c c’est pour cela que Ca-ton crut faire des offres très-avantageuses au Roi Ptolomée, en lui faisant dire que s’il vouloit cé-der Pile le Peuple Romain le feroit Prêtre de Venus (r). On parloit d’un autre Temple queCinyras avoit fait bâtir fur le mont Liban (/). II avoit aussi fait bâtir trois villes, Paphos, Ci-nyrée, 6c Smyrne: il donna à cette derniere le nom de fa fille (t). .11 inventa plusieurs choses;

les tuiles, les tenailles, le marteau, le levier, l’enclume (u). II fut aussi le premier qui décou-vrit des mines de cuivre dans Pile de Cypre. On le compte parmi les anciens Devins (*). Sontombeau 6c celui de ses descendans étoient à Paphos au Temple de Venus, comme le remarqueClement d’Alexandrie ( y ) en citant PHistoire de Philopater composée par Ptolomée fils d’Age-làrches. Quelques-uns ont dit qu’il n’étoit point né dans Plie de Cypre , mais qu’il y étoit passéde PAÍîyrie où il régnoit. Voiez la Remarque A de P Article Adonis.

(3) lliad. A.

(4) Enflât,in lliad. A,apud Meurs.in Cypro,pag. in.

(t) Bibliot.Universelle,Tom. III,pag. 18.

(«) 11 est E-vcqxe . 4 --oï anches.

(7) Libr. IV,pag. m. 14Î.

(8) De Er-rore prof.Relig. pag.M. 2 Z.

(B) Apres avoir manqué de parole aux Grecs. ] Palamedeavoit été dépêché vers lui pour en obtenir des troupes au-xiliaires, mais au lieu de lui en demander, il lui persuadade ne se pas joindre aux Grecs. II revint chargé de pré-sens , & les garda tous pour lui, hormis une méchantecuirasse qu’il donna à Agamemnon de la part de Cinyras.11 fit esperer que ce Roi de Cypre enverroit une flotte decent vaisseaux ; cette espérance se trouva nulle. Voilàquelques-unes des accusations d’Alcidamas contre Palame-de. II auroit tort de parler avec mépris de la cuirasse, fi elleressembloit à la description qu’Homerc nous en a laissée (3).Quelques-uns ont dit que tous les vaisseaux envoler par Ci-nyras étoient de terre , & montez d’hommes de verre, àl’exception d’un (4). Ceux qui veulent que le Cinyras desPaïens soit le Noé de la Bible ( 5 ), auroient bien de la peineà faire quadrer à Noé ce que nous venons de dire de Ciny-ras , & ce que nous en allons raporter. Je ne prétens pointqu’on n’en puisse venir à bout ; car où est-ce que l’habiletéde Mr. Huët ( 6 ) n’a point déterré Moise ?

(C) Les Peres ont dit que la Venus, . . . honorée dans Vi-le de Cypre, avoit été la garce de Cinyras. ] Arnobe tout leprémier nous en dira des nouvelles. Numquid rege à Cy-prio , dit-il ( 7 ) , cujus nomen Cinyras est , ditatam meretricu-latn Venerem ínvorum in numéro confecratam ? Firmicus Ma-ternus ne s’exprime point avec moins de force (8) : Au-dio Cinyram Cyprium templum arnica meretrici donajfe, ei eratVenus nomen. Initiajfe etiam Cyprix Veneri plurimos cy vanis

confecrationibus deputajfe, statuiste enim ut quicunque initiarivellet fecreto Veneris fibi tradito ,aj[em in manum mercedis no-mme Dex daret. Quod [ecretum quale fit omnes taciti intellìge-re debemus,quia hoc ipfum propter turpitudinem manifestius ex-plicare non poffumus. Benè amator Cinyras meretriciis legìbusservit, consecrau Veneri àsacerdotibus fuis stipem dari jtestìt,ut scorto. Quel désordre ! quel dérèglement î On instituoitdes mystères dont le Rituel portoit que celui qui étoit ini-tié recevroit une poignée de sel fk un phallus , & donne-rait une piece d’argent à Venus (9). Quel cordon ou quelcolier d’Ordre donnoit-on là ! Consultez Clement d’Ale-xandrie , qui nous aprend que Cinyras fut le prémier quiosa tirer des ténèbres ces impures cérémonies, en l’hon-neur d’une Courtisane de son pais. où y dp ne i K írrpios

i ntrieoryç Kivúpy.ç TrapctTrelcet eren' «» -irepi ri» Afpccí-T r.v V7ac opytcc ex t/t/xràç ruíccc rra.px§Svc&i ccl.y.ys.-xc , (pir-

Beiárctt zrópvw 77chic lc a : Non enim Cyprius infu-laris Cinyras mihi unquam persuaferit libidinosa qux circa Ve-nerem fiebant orgia ausus ex notíe diei tradere , dum mere-trìcem cìvem vellet in Deos referre (10). Voiez aussi Ar-nobe à la page 169 du V livre , où il dit : Nec non eyCypris. Veneris abstrusa illa initia prxtereamus, quorum con-ditor indicatur Cinyras rex fuijfe , in quibus fumentes ea cer-tas stipes inferunt ut meretrici, çy référant phallos propitii nu-minis figna. Qui douterait après cela que ce ne soit lui queLucien ( n ) aparie avec Sardanapale, & qu’il donne com-me le modele d’un efféminé ?

(rt) C*est ttìm<qm efi ficonu>fous te nom dePanoímita-ìms.

(b) Tire de

Forfterus,Hist. JurisCivilis ,m, 4-8,499.

Sc Florien de Saint Pierre, reposent dans le même tombeau,au Cloître des Dominicains de Boulogne (6). Notez queCinus avoit été Professeur en Droit dans l’Univerfité de lamême Ville (7). On raporte cette Epitaphe Sine, eximioJuris Consulta Bartolo Praceptorc dignijstmo , Populus Piftorien-fis B. M. pofuit. Cela donne lieu de croire que les compatrio-tes voulurent réparer la négligence des habitans de Boulogne,qui n’avoient mis fur son tombeau aucune Inscription. IIfaut corriger un mot dans cette Epitaphe, ôter Bartolo, Scsubstituer Bartoli ; car Cinus fut le Maître , 8c non le Disciplede Barthole (8).

(A) il étoit d'une Famille noble. ] Forsterus la nomme(1) Forfler. Familiam Sygtsbaldorum (1): quelques autres se servent duHíst. fuis mot sïgUbuídi ( 1 ). Leandre Albert! se sert du mot Ita-Civilis, pag. p en simbaldi ( 3 ) •. Mr. Creseembeni se serf du mot sighi-m. 499 - baldi (4").

(z) Voiez,' (-®) Il fut enterré auprès de Dinas, dont il avoit été Difci-

Koiiig, Ei- pie. ] Ce fut sans aucune distinction honorable: juxta Dy-blioth. pag. num pari, hoc est, ignobill zy uulgari fepulchro terra condi-Ol Leand. tus ( 5 )' Û Y en a stui disent que ccs deux Jurisconsultes,

Albeni , Descritt. d’Italia, folio m. 41. (4) Creseembeni, lstoria délia volgar

ïoesia, pag. 87. (5) Poruer. Hift. Juris Civilis, p a g. m. 49 ».

CINUS, ou CYNUS, Jurisconsulte fameux, étoit de Pistoie, & d’une Famille noble (A).II a fleuri au XIV siecle. Son Commentaire fur le Code fut achevé l’an 1313: il écrivit aussifur quelques parties du Digeste. II n’aimoit point les Interprètes 'du Droit Canon, 6c il les cen-sura très - souvent. II en'a été blâmé par Nicolas de Tudeschis (a). II mourut à Boulogne, 6cfut enterré auprès de D inus, dont il avoit été Disciple (b) (B). On met fa mort à l’an iz;6 \c).II ne fut pas moins célébré par ses Vers Italiens que par ses Leçons de Jurisprudence, 6c on lecompte parmi ceux qui ont commencé de donner des agrémens à la Poésie Lyrique Toscane. Pé-trarque peut passer pour son Disciple, 6c n’a pas fait disiculté de lui dérober des Pensées. LeCanzoniere de Cinus subsiste encore, de quoi l’on est redevable à une Demoiselle ( d ) que l’Au-teur

dtscendoit

Cinyras.

(q) Scho-liast. Pinda-xi in Pyth.04 . II.

(r) Plutarc.in Vita Ca-tonis.

(f) Lucian.de Dea Sy-lia.

(1) Hygin.

CapiteCCLXXV.

(») PliniuS)Libr. VII,Cap. LVI.

(x) Clem.Alexand.Stromat.Libr. I,m. }}}.Meursius,de Cypto,pag. II o.

(y) Admon.ad Gent.pag. 29 . Aí'nob. Libr.VI,pag. I 9 Ì‘

(9) Ciel».

Alexandr.Admon. adGent. pag,m. 10,

(10) Idefeibidem.

toi. Ptï'cept.

(c) Kobí?<

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