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CLAUDE. CL A V TU S. CLEOFIS. CLEONICE.
fait un grand plaisir à l’Auteur de ces Pastorales.
(n - ) t'-/r
•vers la find » Livre,
veu tout ouvertement. II cite en marge Lettre à Madle.Dangeau Sc Madame de la Garde ( 34). Ces preuves parais-sent fortes, & néanmoins il elì très-faux que Mr. Claudeait fait la Lettre des Protestans pacifiques , 8c je fuis très-perluadé qu’il n'a écrit à personne qu’il en fut l’Auteur. LeCritique, des Lettres Pastorales ne s’abuse pas moins en di-
sant (35) que Mr. Claude s’étoit chargé d’écrire s Histoirede la Persécution, sous le Titre d 'Histoire Vragonnale ; maisqu’il mourut avant que de l’achever. Mr. Claude étoit untrop grand Auteur, pour adopter un tel Titre: il ne travail-loit point à l’Histoire de la derniere Persécution, mais à celledes Princes d’Orange.
(ìì) P*í-
li.
(a) Lot.Crafl'o,Elog. Parte143 -
CLAVIUS (Christophle) Jésuite Allemand natif de Bamberg , excella dans la co-noisiancc des Mathématiques, & fut un des principaux inítrumens que l'on emploia pour la cor-rection du Calendrier, dont aussi il entreprit la défense contre ceux qui la critiquèrent, & nom-mément contre Scaligcr. Je ne croi point que celui - ci ait rendu les armes aussi humblement qu’unModerne l'a débité {A) , ni que Clavius soit mort de la maniéré qu’un autre Moderne le con-te {B). L’humilité extraordinaire, qu’Alegambe attribue à Clavius (C), nc s’accorde pointavec d’autrcs qualirez que Lorenzo Crasso lui a données, le représentant fort attaché à son sens, £cfort sensible à la censure (a).
(1) Buliart,Académiedes Scien-ces,Tfl?w, ,jp. 118,119.
(2) Le Car-dinal du Per-ron en f éli-sait le mêmeJugement.Clavius,dit- il dans UPerronrana ,dont les Jé-suites fonttant d*état,est «n espritpesant,lourd, (hiissubtilité nigeurii )eíTe,un gros che-val d* Alle-magne.
(í) Joseph.Sc'l'get >Epist. CVI.
(4) Idem,Canon.Isegog. Libr .III.
f 5) Dans leScaiigciaua.
( A ) Je ne croi pas que Scaliger aie rendu les armes auffìhumblement 'qu un Moderne l’a débités Joseph de l Escale pa-rut entre les Critiques du nouveau Calendrier comme un desplus intelligent. . . . Mais Clavius lui en donna des raisons fipertinentes , que ce dodle Critique cessa de combatte ses opinions,déclarant mime qu il s’estimait glorieux de céder à un hommede cette réputation ( 1 ). Je voudrais qu’il eût plu à Mr. Bul-lart de citer le Livre où Scaliger déclara cela; car si la Cita-tion étoit fidelle, nous y trouverions un acte de modestie,Sc un acte de contradiction. A 1 égard de la modestie, la cho-se parle d’elle-mêrae; quant à Vautre pomt, si vous consul-tez le Scaligerana, vous y verrez Clavius fort peu estimé. IIy est traité d’âne, de bête, de gros ventre, d’Allemand ( 1 ),d'esprit lourd, homme qui déjeûnoit deux fois, & qui bu-voit bien. II n’est guere mieux ménagé dans les Lettres deScaliger : Infantiorem , imperitiorem , ex magis ridiculum repe-ries nemìnem ( Christophoro Clavio ) fi quidem unius Géomé-trie feientiam excipias , quam in eo etiam fi stipes effet propterlongum tempns quo illud faxum volvit aliquam oportet este.Quinquaginta enim anr.os publice Euclidem legit. Hoc ttnumexcise,tantus eft fiupor hominis ut in Us etiam qui ad Mathefinipfam pertinent A?pse joç TiKpìcáTípcç fit (3). Voions ce qu’ildit dans un autre Livre. Certe non video quìd mathematicafiltdia Clavio contulerint , qui m his adeo infant eft ut medio-criter l'ueris humanioribus tinfhts h sc melius intelligat , quamille qui toto vite sue tempore nihil prster mathematica traSla-vit (4). On me dira peut-être que nonobstant toutes cesinjures Scaliger a pu convenir que Clavius avoir merveil-leusement soutenu la cauíè du Calendrier Grégorien, & c’estde quoi il s’agit dans les paroles de Buliart; mais cette Objec-tion fera bientôt repoussée. Nihil vidi ineptius, jejunius, fal-fius, ex impudentius lìbro Clavii in elenchum noftrum de annoJuliano. C’est ainsi que Scaliger en parle dans fa LettreXXIX. Ailleurs, il en parle ainsi: Clavius a tant fait de couar-dsries touchant l’année Papale ; de his ad Eufebium. Clavius
s'est trompé mime en fit correSlion, il a pis fait que devant _
<Squ& fcrìpferam graviora tacuit, leviora refutavit, sed nuncomnia oftendam in Eusebio ($).
Si Mr. Buliart s’est apuié fur le témoignage de Richeo-me, il a fait voir qu’il ne prenoit pas exactement le sensd’un Auteur. Car ce Jésuite n’allegue qu’un Ecrit antérieur
à la Réponse de Clavius, Sc dans lequel par conséquent Sca-liger n’a point avoué qu’il aquiesçoit aux solutions de sonAdversaire. Voici les paroles de Richeome: Je laijfe . . .les œuvres de toute forte de mathématique de Christofle Claviusloué non feulement par feu Monfieur de Candalf Euclide de nosfiecles , mais aujfi par Joseph de VEscale (*), jusques à direqu il aime mieux estre repris de luy que loué par un autre :louange d’un homme de la Religion prétendue réformée peu amyde nostre compagnie, ex en titre de cette aversion plus receva-ble en son tesmoignage donné pour un Jésuite (6).
{Bj ... ni que Clavius soit mort de la mamere qu un au-tre Moderne le conte.] Paganinus Gaudentius affirme queChristophle Clavius visitant les sept Eglises de Rome , futrenversé par un bœuf sauvage, qui lui marcha dessus 8c letua. Chriftophorus Clavius dum feptem urbis templa invìfit àbubale humi afstifilus conteritur ex occiditur (7). Un tel genrede mort dans un Jésuite célébré 8c âgé de soixante 8c quinzeans, est trop singulier pour n’avoir pas été marqué par tousceux qui ont fait l’éloge de ce fameux Mathématicien. Oril est sûr que ni Alegambe, ni Sotuel, ni Lorenzo Crasso,ni Jean Nicius Erythraeus , ni Buliart , n’en ont rien dit.Les paroles de Nicius Erythraeus, que je m’en vais raporter,prouvent manifestement que Gaudentius a débité un men-songe. Verum in iftud etiam tantum atque immortalìtate dig-num ingenium , fsva mors , cui nihil est eximìum , nihil intac-tum, nihil fandlum, vim ex crudelitatem fuam exerçait; fedin eo ssvit'u sue. modum adhibuit, quod non antea eft illiaufamanus ajferre, quam maturitatem fuam adeptum eum este vi-difjet : nam senex Rome. in collegio sua Societatis est mortuus (8j).Un Auteur, qui moralise de la sorte sur la cruauté mitigéede la mort, eût-il oublié l’accident tragique dont Gauden-tius a parlé? Raportons aussi les paroles d’Alegambe: Tan-dem State meritisque gravis Roms vita defunclus eft dìe VI Fe-bruarii anno mdcxi i statis LXXV. Corrigez LorenzoCrasso qui a dit le 6 de Janvier.
(C) Alegambe lui attribue une humilité extraordinaire.] Inquo illud maxime admirandum extiterit , quod cum tantaeruditionis fama ac nominis fui claritudine tam insignempietatem ac modestiam perpetuo conjunctam retinuerit, utnullum sibi hominem unquam, scipsiim assis omnibus post-poneret (9).
(») Sca!íg«í-in Caftig-Calendan
(S) Rícbeo;me, ria»' 4
Apologie
(71 raga»'
nus Gau-dei.tius, i*Oraiione »rhiloiopl' 0 'rum quo-lundam l, uC 'tuoíb ex* 01 *
(S) N. E*T
tlirïus, ft 'nacoth. I*?- 177 . 17 *'
(p) Aleg«>fbe, mbliot. Soc-Jefui/^í* 7 *
(a) Concubiîtiredemptttmregnwn a b*AlexAn(írt
Tfcepit , tl.e- ,cebris consectí-quod vir-tute n«n po-tutrat. Jus-tin. Lxbr.XII, Cap.Vil .
(OQ. Cur-tius, Libr,VIII, Cap. X.
(1) Idem,ibid.
CLEOFIS, ou CLEOPHTS, Reine indienne, fut dépouillée de fes Etats par Ale-xandre le Grand ; mais elle y fut rétablie en récompense de ce qu’elle voulut bien qu’il jouitd’elle, & ainsi elle conserva par son impudicité un thronc où elle n’avoit pu se maintenir par soncourage (a). Le fils que ce Conquérant eut d’elle porta le nom d'Alexandre , & fut Roi des In-des (A). Pour ce qui eít de fa mère, on la nomma la Purain Roiale, depuis qu’elle se fut aban-donnée à son Vainqueur {b). C’est ainsi que Justin narre la chose (e). Volez aussi Quinte Curceau chapitre X du VIII livre.
(A) Le fils qu Alexandre eut d'elle . . fut Roi des Indes.]Aflacan son fils aîné étoit mort avant qu’elle eut été atta-quée par Alexandre ( 1 ). Elle avoit encore un fils qu’elleamena à ce Prince (z). II mourut peut-être avant quecelui qu’elle eut de son Vainqueur fût en état de régner:
peut-etre aussi que l’on préféra le fils d’Alexandre , à causede la gloire de son pere. On assure dans le Moreri que ce filsd Alexandre Sc de Cleophée ( 3 ) fut assassiné ou empoisonnépar Cassander ; mais Diodorc de Sicile, Sc Quinte Curce que1 on cite ne parlent point de cela.
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CLEONICE, jeune Demoiselle de Byzance, dont Paufanias voulut jouir, & qu’il tuapar mégarde. On dit que l’ombre de cette fille le persécuta toutes les nuits ( A) , comme on le
verra
(A) Paufanias . ... la tua par mégarde. On dit que sonombre le persécuta toutes les nuits.] ,, On conte que Paufa-„ nias un jour en la Ville de Byzance envoya quérir une,> jeune fille nommée Cleonice, de noble maison, de no-„ ble parenté, pour en faire son plaisir. Les parens ne lui„ osèrent refuser pour la fierté qui estoit en lui, & la lais-” f 1 ? élever. La jeune fille pria fes valets de chambre '” vo, ùuniere , mais en se cuidant aprocher du
,, h ct de lauíamas, qui estoit desja endormi, comme elle„ alloit en tenebres, fans faire bruit quelconque, elle ren-„ contra d aventure la lampe , qu’elle renversa. Le bruit„ que fit la lampe en tombant, l’esveilla en sursaut, &
pensa soudainement que ce fust quelqu’un de ses mal-vueil-lans qui le vinst surprendre en trahison. Si mit incontinentla main à son poignard qui estoit sous le chevet du lict, &en frapa 8t bleça la jeune fille de telle forte , que bientost après elle en mourut : mais onques puis elle ne laissareposer en paix Paufanias, pource que son esprit revenoìttoutes les nuicts, 8c lui aparoissoit ainsi comme il cui doitdormir, lui disant en courroux un carme Héroïque, dontla substance eft telle :
>, Chemine droit ex revere justice :
„ Mal ex mefehef à qui fait injustice.
,, Cest
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