Band 
Tome second. C - I.
Seite
193
JPEG-Download
 

CLEONICE. CLEONYME. CLEOPATRE. COCHLEE.

(') îlutar-

, ltarrr UVie de Ci-mon,pag*481 : je mefers de UVerfìe» 4* A?ttÙOt. Voici

ïausa-nias, LàW, Cap.XVII , J>*£,w. rzr.

viLl lut - ---

Vlu îyrthi.

Verra plus amplement dans la Remarque.

» Cest outrage irrita tellement & enflamma de courrouxtous les alliez à rencontre de lui, qu’ils l'affiégérent fous» la conduite de Cimon dedans la Ville de Byzance, dont» toutesfois il eschapa, & se sauva secrettement. Et pour-» tant que l’esprit de la fille ne le laiflòit point en paix,» ains le travailloit continuellement, il s’enfuit en la Ville de»> Heracléc, où il yavoit un Temple où l’on conjurait les»> ar nes des trespassez & y conjura celle de Cleonice pour la», prier d’apaiser son courroux. Elle s’aparut incontinent à„ lui, & lui dit, que si tost qu’il serait arrivé à Sparte, flse-,, roit délivré de ses maux ; signifiant couvertement à mon» avis, la mort qu’il y devoit souffrir : plusieurs Historiens le» racontent ainsi ( i ) On n’a rien dit de semblable de lapauvre Didon, qui a volt été plus mal traitée que Cleonice ;car non seulement Enée fut cause qu’elle se tua, mais aussi illui ravit son honneur. Elle avoit dessein de s’en vanger aprèsfa mort, 8c de revenir des enfers pour le poursuivre de lieu

en sien; cependant * on fie dit pas que son fantôme ait per-sécuté Enée. Raportons fa menace : elle est conçue en destermes qu’on peut critiquer.

Sequar atris ignibus ab fins ;

Et cum frigida mors anima fidaxerit anus,

Omnibus umbra locis adero : dabis, improbe, pœnas',Audiam, Ci? hue manès veniet mìhi fama sub ìmos (z).

Si sombre de Didon devoit se trouver avec Enée en toussi eux, étoit-il besoin qu’elle attendît dans les enfers les nou-velles du malheur d’Enée ? Ne pouvoit-elle pas les aprendredans ce monde à mesure qu’il arrivoit quelque désastre à cedéloial? Vous me direz que cette femme étoit fi troublée*que Virgile a dû la faire parler sans qu’elle prît garde à sesparoles. A la bonne heure. Le Grammairien Servius vousindiquera une autre défaite.

CLEONYME, contemporain de Pyrrhus Roi des Epi rotes, sortit de Lacedemone pourdes mécontcntcmens publics & particuliers. II étoit fils de Cleomene II du nom Roi de Spar-te ,(«) i mais à cause de son humeur violente & impérieuse, les Lacedemoniens n’avoient aucuneamitié, ni aucune confiance pour lui, & laiísoient toute l’autorité roiale à Areiis fils dc son frété.Voilà pour les mécontentemens publics, & voici les mécontentemens domestiques. Etant déjàavancé en âge, il avoit épousé Chelidonis (yf) , Princesse du sang, fille de Leotychide, très-belle femme, mais qui aimoit passionnément Acrotate très-beau garçon, fils du Roi Areiis, Cemariage fut une source de chagrin 8c d’infamie pour le malheureux Clconyme ; car tout le mondesavoit la conduite de sa femme , 8t le mépris qu’elle avoit pour lui. Aiant donc l’ame pénétréede douleur & de colere, il sortit de Lacedemone, & S’en alla solliciter Pyrrhus à faire la guerreaux Lacedemoniens. Pyrrhus s’aprocha de la ville avec de nombreuses troupes (b) , 6c l’auroitprise d’emblée s’il avoit suivi le conseil de Cleonyme, qui étoit de l’attaquer incessamment, fansdonner le loisir de se reconoître au peu d’habitans qu’Areiis y avoit laisièz , Areiis, dis-je, quietoit alors dans l’Ile de Crete pour secourir les Gortyniens. Pyrrhus craignant que la ville nerut pillée s’il y entroit de nuit , renvoia l’attaque au jour suivant. 11 fut si vigoureusementrepoussé dans tous les assauts qu’il donna , soit avant soit après le retour d’Areiis, qu’il sevit obligé de renoncer à son entreprise. II ne faut pas oublier le courage que les femmesde Lacedemone témoignèrent en cette occasion (B). On avoit résolu de les faire passer enCrete toute la nuit, mais elles s’y opoférent, & Archidamie l’épée à la main entra au Sénat, 8cle plaignit au nom de toutes de ce qu’on les jugeoit capables de survivre à la destruction de leurpatrie. Elles travaillèrent pendant la nuit au retranchement que l’on oposa à l’ennemi. II n’yeut que Chelidonis qui demeura enfermée. Elle se passa une corde au col, afin qu’en cas de be-soin elle se pût mettre en état de ne point tomber vive au pouvoir de son époux. Son galantAcrotate fit des merveilles ; 8c comme il revenoit de l’endroit où il avoit repoussé les assauts de1 ennemi, & qu’il etoit fier de fa victoire, il parut plus grand 8c plus beau que jamais aux femmes1 T' ace< ^ emone » 6. bien qu’elles s’écriérent que bienheureuse étoit Chelidonis d’être aimée d’untel homme. Les vieillards le suivirent avec mille acclamations, 8c avec mille bonnes exhortationsae continuer à bien baiser Chelidonis (c) (C).

(A) ïl avoit épousé Chelidonis.'] Parthenius a parlé de cet-te femme, 8c de ses amours pour Acrotate, dans le chapitreXXIII ; mais elle y est nommée Chilonis, soit par un défautde mémoire de Parthenius, soit par la méprise de ses Co-pistes.

(B) ll ne faut pas oublier le courage que les femmes de Lace-demone témoignèrent en cette occasion.] Calvisius leur attribuetoute la résistance qui fut faite le premier jour, 8c il dit quele lendemain les hommes furent de retour, 8c firent périrPtolomée fils de Pyrrhus, 8c la plus considérable partie deson armée (i). II cite Justin 8c Plutarque ; mais ni l’unRi l’autre ne disent ce qu’il leur impute. Justin ne parlepoint du retour des hommes, ni de deux attaques consé-cutives: il dit en gros que les femmes eurent plus départà la résistance que les hommes, 8c que Pyrrhus y perditson fils Ptolomée avec l’élite de ses soldats (z). Pour cestui est de Plutarque (3) , fl n’emploie les femmes qu’autravail du retranchement, à l’encouragement des hommes,« a tels autres services du second ordre ; 8c il ne fait périt

Ptolomée que lors que le Roi de Lacedemone chargea l’ar-rieregarde de Pyrrhus fur le chemin d’Argos , c’est-à-dire,que lors que Pyrrhus abandonna la Laconie. Ce Princevengea amplement la mort de son fils par un grand carnagedes Lacedemoniens. Il fit des actions ce jour-là qui sen-tent un peu le Roman. Ce Ptolomée étoit d’un couragefi hardi, que Pyrrhus aiant su sa mort, dit qu il avoit ététué un peu plus tard que fa témérité ne méritait , ou que lut sonpere ne craignoit ( 4 ).

(C) Les vieillards exhortaient Acrotate de continuer à lienbaiser Chelidonis.] Voici la Traduction d’Amiof. Va gentilAcrotatus , besogne bien Chelidone ; e/ engendre de bons enfansà Sparte. Le Grec porte: £ì’ / jetai AVgÓTaTt, «ai niçe ?«»XtAiáWía - tA.it 0 » -srctfi'a.t; àyaâù 5 tx Xsráfra ôrmei. PergeAcrotate , & coito cum Chelidone, gignìto tantum egregios fi-lios Sparts (;). C’étoient des gens bien naïfs, puis qu’ils sai-sirent de semblables acclamations au milieu des rues. Voiezla marge (6).

Faisans n'en disent f oint de plus sales dans les Noc

CLEOPATRE, soeur d’Alexandre le Grand. Voiez la Remarque A de l’Articîe Denys.

e, Thénlnoie . Chanoine de Maien-

COCHLE'E (Jean) en Latin Cochlœus, Docteur en iLuic à Wendelstein proche

ce & de Worms, êc Doien de l’Eglisc de notre Dame à Francfort, naqutt ^

m&ÏÏÏ? de Nurrcmberg vers Tan . . . .(a). . * * ' nrn nosât aussi quelques Ouvrages

11 ne Rattacha pas tellement aux F.cnts de Controverse , qu il ne co^ ^ qui fut im-

d’une autre nature; car il composa une Histoire de Theodonc Roi < 3 ^ oi „ t é t é publiée (S),primée â Ingolstad, l’an i f 44 i & une Histoire de 1 oula , qm n a p P COLLA-

U) 11 composa une H istoirede Theodork Roi ^OstrogothLe Journaliste de la Mer Balistique imprimes

Nouvelles du Mois de Février 1699, fl ue “J Jía L AiStokholm Vit a Theodonà Régis 0 st rû Z°f°. & Annottore Jeanne Cochlso, Germant), cum Adâstami’- n (0 .

tíonibus, qus Sueo-Gothorum ex ScandtaexpeMt „mercia illustrant, operd Johannïs Peringskwdt-TOME U.

de Cochlée étoit devenu fort rate. Celui qui s’est chargé d’enprocurer une nouvelle Edition, 8c d’y ajouter des Notes, aconféré celle d’Ingolstad aVec une Copie faite fur le Manus-crit de Prague, 8t collationnée au Manuscrit de la Bibliothè-que de Hambourg ( i ). Le même Journaliste nous aprenddans les Nouvelles du Mois de Novembre 1699, que cettenouvelle Edition étoit achevée.

Bb-

(ï) Vifgii./Eneid.Libr.lViVcrf*Z 84.

M nu-tarch. iriAgid. ÔcCleom,pausan. inLacon. Le?. Labbe »Chronolog.Franc, adann,

481, dit Atort c/u'kA*reiìs étoit

Cleonyme •

(b) Uan dt7 {ome 480,le z de la 12.6Olympiade.

(c) Tiré dePlutarque »dans la Vite

de Pyrrhus,

(4 )^ 4 lHjtidn-ks tardiuscum cjukm ti -muerìt ipse tvel temeritasejus meruc-rit , occisumeffe. Justin,Libr. XXV 9Cap. m

(s) Plu-taich. inTyrrho, fag.402, C.

( 6 ) Le motGrec , dontse sert Plu-tarque, estfi grojsur ,qm mss de Village,

(t) It enfaitmention dansla Préface de/'Histoire deTheodoiie.

fl) Tiré duNova Lite-raria MarisBalthici ScSeptentrionnis, MenfioFtlruanis 699 y f. 4 1 -