COLLATIUS.
{*) Morerien parle fousApolloniusCollatius,pag % 294>Après quoi ,pag. 296 > Ule met en Ti-tre & renvoieà Collatius.
(I) Jul. Cas-sât Scalig.loët. Libr.VI.
(c) Voflìusde Histor.ílt.p. 812 .
( i) Mabil-lon. Masx.Xtal. Ton). I,
pAg. 194 -
(2) Voflìus,de Hist.Lat.
8II,
(3) ln In-dice Chro-nologicovererum Ec-jclefiz Scrip-torum, inTons. I Bí-
blioth. Pa-trum.
1 q) Adver-sât. Libr.XXIII, Cap.XXVII.
(s) Histor.Collez. Na-varr. pag.«S;.
( 6' Epist. adRcinelìum,pag. 27 .
( 7 ) Le Jour-nal de Leip-fic, 1692,pag. $ 58 ,
la met commeMr. de Lau-noi.
(8) Dans laBibliothè-que des Pè-res.
(9) Voflìus,de Histor.Lat.p4g.8n.
(10) Lau-noi, Hist.Gym. Na-Tit.pag. 421.
(it) ActaÈrud. Lip-iìens. 1692,p“g. SiS.
(12) Jul.Cirsat Sca-lig. roëtic.Lilr. VI. '
, (r 3) Vt an-tignus à ftim-mis feculi ha-jsts vins pas-sim lauiatur.Voflìus, deHist. Latin.pag, *11.
ïP4
COLLATIUS (a) Pierre Apollonius) Prêtre de Novarre, a vécu vers la findu XV siecle. On n’en peut plus douter, depuis le voiage que le P. Mabillon fit en Italie l’anió86 (uí). Collatius a fait des Poëmes Latins, Lc un entre autres fur la ruine de Jérusalem,qui fut inséré dans la Bibliothèque des Peres par Margarin de la Bigne. II avoir déjà été im-primé à Paris (B) , par les foins de Jean Gagney Docteur en Théologie, & il en parut une au-.tre Edition à Leide l’an iy86, par les foins d’Hadrien vander Burch, qui avoit corrigé & revule Texte. C’est une marque qu’on prenoit Collatius pour un Auteur fort ancien. Scaliger lepere n’étoit pas dans cette erreur ; car il l’a rangé (b) parmi les Poètes modernes au dessous d'An-dré Alciat, & de Balthafar Castillon, & au dessus de Lancinus Curtius, de Fauíìus Andrelinus,& d'Erasme. On voit bien qu’il n’a pas voulu ranger les places selon l’éxacte Chronologie ; maisnéanmoins il a fait aflèz conoître que Collatius étoit un Poète moderne. II lui attribue des Fas-tes, & n’en dit pas beaucoup de bien (C). Plusieurs favans hommes ont si peu pris garde à cetendroit de Scaliger , qu’ils ont cité Collatius fur le pied d’un ancien Auteur ( D ). Voflìus (c)s’étonne que Gyraldus n’ait rien dit de ce Prêtre de Novarre. Le Pere Briet en a parlé pourle service de ce Dictionaire (£). II n’y a pas long-tems qu’on a imprimé à Milan le Poèmede notre Apollonius fur le combat de David & de Goliat, avec quelques Elégies, ôc quelquesEpigrammes ( F).
CO-
{A) il a vécu vers la fin du XV Siecle. On rien f eut f lusdouter depuis le voiage du P. Mabillon en Italie en 1.686.] Mr.Magliabecchi fit présent à Dom Mabillon d’un PoqjjjK.; d’A-pollonius en Vers épiques fur David 8c fur Goliat , 8c luifit prendre garde que ce Poe me est dédié à Laurent de Mé-dias , 8c qu’il est joint avec quelques Epigrammes du mê-me Auteur, desquelles lune est l'Epitaphe de Paul II, 8cl’autre l’Epitaphe de Sixte IV. Dom Mabillon , insérantcela dans la Relation de son Voiage , remarque solidementqu’on ne pourra plus douter désormais que Pierre Apollo-nius n’ait vécu fur la fin du XV fiecle. Mais ce qu’il ditde Voflìus n’a point toute l’exactitude que j’y voudrois.Voici ses paroles: A»o ex carmine difcìmus atatem hujufceaucloris quem alii ad ftculum septimum, alii ad decimum, ali'tad alia tempera reserunt , ut videre lìcet apud Gerardum Vos-fium de Historias Latinis ubi Petrus Apollonius Collutius ap-pellatur (1). Prémiérement, Voflìus ne le nomme pointCollutius , mais Collatius ( 1 ) ; 8C en second lieu , il ne ditpoint que les uns falsent vivre Collatius au VII siecle, les au-tres au X, 8c les autres en d’autres teins: il se contente deraporter que Margarin de la Bigne ( 3 ) l’a mis vers la fin duVII fiecle, environ l’année 690; 8c que de grans hommes denotre fiecle le citent comme un Auteur ancien. 11 ajoûtequ’il le croît moderne, contemporain 8c inférieur à l’an 1490;8c que Barthius (4) auífi le croit moderne. La raison deVoflìus est qu’il ne pense pas, qu’on le doive distinguer del’Apollonius Collatius dont Scaliger parle dans fa Poétique.II est donc manifeste que Dom Mabillon n’a pas bien citéVoflìus.
(L) Son Poème fur la ruine de Jérusalem avoit déjà étéimprimé à Paris, j Je n’ai point marqué Tannée de cetteEdition, parce que j’ai aperçu de la différence entre Mr.de Launoi (5) 8c Mr. Daumius (6): celui-ci , qui croitquelle n’a été que la seconde , 8c que la prémiere avoitparu en Italie , la met à Tan 1546 ; T autre la met à Tan1540 (7). Mr. Daumius compte pour la troisième Edi-tion celle de Margarin de la Bigne (8), 8c pour la quatriè-me celle d’Hadrien vander Burch, lequel il blâme d’avoirdit que son Edition de Leide r ;86 étoit la seconde. II pré-tend qu’il faloit dire que c’étoit la quatrième. Mais ce-la même n’eût pas été exempt de faute , veu l’F.ditionde 1540 dont Mr. de Launoi fait mention, 8c celle de Pa-ris 1575 qui est dans le Catalogue de la Bibliothèque d’Ox-ford. Je ne parle pas de TEdition que Voflìus a considé-rée comme !a prémiere (9), '(c’est selon lui celle qui parutà Paris en Tan 1516 par les foins de Jean Gagney,) car ilest visible qu’il se trompe quant au tems ; Gagney ne com-mença ses études de Théologie qu’en Tannée^1524 (10):il n’y a donc point d’aparence qu’il se soit mêlé de publierCollatius en 1516. Voflìus nous parle dune Edition faitepar Christophle Plantin à Anvers fur la revision de vanderBurch; c’est fans doute la même que celle de Leide 1586;& si Voisins A vu Anvers au Titre de son Exemplaire, ce-la doit être imputé à la coutume' qu’ont les Libraires defaire imprimer plusieurs Titres, 8c de mettre des années8c des Villes dans les uns , qui diffèrent autant qu’il leurplait des années 8c des Villes ^ qui paraissent fur les autres.Combien de fois ont-ils par là fait grossir mal à-propos lenombre des Editiops aux Bibliographes ? Daumius avoit rai-son de penser que TEdition de Paris avoit été devancée parune Edition d’Italie; car TOuvrage a été imprimé à Milan en1481 (n).
(C) Scaliger lui attribue des Vastes, esr n en dit pas beau-coup de bien:] Voici ce qu’il en dit : Apollonius Collatius Fas-tos edidit , in faiblis pietatem laudes , frigidiufeulus tamen poé-ta est : zsr cum discedìt ab elegiaco etiam infelix (12).
(O) plúfieurs Javans hommes . ont cite Collatius
fur le pied d'un ancien Auteur.] Voflìus, fans nommer per-sonne, s’est contenté de dire que les grans hommes de cefiecle le citent ordinairement comme tel (13) : mais Bar-thius n’a pas tant de ménagement ; il dit que Collatius aété cité comme un ancien Poète Chrétien par Joseph Sca-liger dans ses Notes fur Eusebe ; par Cafaubon dans sonCommentaire fur Suetone; par François Jurer dans ses No-tes fur Paullin Benoît; par Christophle Colerus dans ses Ob-servations fur Tacite ; par Thomas Dempsterus dans sesNotes fur Corippus; par Meursius dans son Glossaire; par
Jean Savaron dans son Commentaire sur Sidonius Apolli-naris; par Bulengerus dans son Traité de Imperatore 8c ail-leurs (14). Le savant Reineíius, qui n’étoit pas fâché decensurer Barthius, ^prétend (15) qu’on n’a pas eu droit dequereller ces grans hommes, attendu qu’ils n’ont rien dit deT âge de Collatius, 8c que rien n’empêche qu’ils n’aient citéun Auteur qui leur paroiffoit moderne; qu’en particulier ilest absurde de mêler Joseph Scaliger dans cette Critique : au-roit-il pu ignorer ce que son pere lui avoit apris touchant lefiecle de Collatius ? Lisez la Réponse de Daumius à ces Ob-jections de Reinesius (16); vous trouverez, je m’aifûre,que Barthius a eu raison.
Un Carme, nommé Daniel de la Vierge Marie, a prisaussi Collatius pour un ancien Poète Chrétien (17), & ilsemble même qu’il ait voulu se couvrir de T autorité de Ca-saubon. Le Marquis d’Agropoli l’en censure, 8c renverse enmême tems ce que les Carmes veulent inférer d’un Passagede ce Poète.
(£.') Le Pere Briet en a parlé pour le service de ce Diélionai-re .j II ne se détermine point sur l’àge de Collatius, maisil est tombé dans quelques fautes. I. II dit que Margarinde la Bigne le raporte au tems de Charlemagne, 8c qu’onle fait fleurir environ Tan 690 (18). C’est Margarin de laBigne, qui lui afíìgne cette année: pourquoi donc le PereBriet lui impute-t-il de lavoir placé fous. Charlemagne, dontle Régné ne commença qu'en Tannée 768, 8c TEmpirequ’en Tannée 800 ou 801. II est évident que ce Jésuite apris pour la même chose fan 690, 8c le tems de Charle-magne; or c’est se tromper. II. II dit que Voisins rejettele sentiment de Margarin de la Bigne, 8c renvoie'Collatiusau commencement du XV siecle, enfcrte que c’est le fairevivre au tems de Politien. Voflìus marque expressémentTannée 1490, qui est vers la fin 8c non pas au commence-ment du XV siecle ; 8c ce ferait *une bévue chronologi-que , que de prétendre qu’un Auteur qui auroit fleuri aucommencement du XV siecle, auroit été de même âgeque Politien. III. Le Pere Briet rejette le sentiment deVoisins, parce qu’il ne trouve pas le style de Collatius as-sez relevé pour le siecle de Politien, qui est celui où lesbelles Lettres font ressuscitées. II trouve dans Collatius desfautes de quantité, 8c une ignorance du Grec qui ne con-viennent pas au siecle de Politien. Cette raison est nulle ;car tous les Auteurs du XV fiecle ne profitèrent pas égale-ment des lumières litéraires qui fe répandirent dans TItalie.Quelques-uns de ceux qui s’efforcérent de polir leur plu-me,soit pour les vers soit pour la prose , ne firent qu’unmédiocre progrès, 8c n’aprirent que très-foiblement la Lan-gue Greque. IV. Ce Jésuite trouve dans le style de Col-latius un peu plus d’élévation 8c de politesse, qu’il n’y enavoit au fiecle de Charlemagne; d’où il conclut que Vos-sius 8c Barthius le font trop descendre , eum nimis depri-munt. S’il entend qu’ils le méprisent trop , il fe trompe ;car ils fe contentent de le prendre pour un Poëte moderne.S’il entend qu’ils le font un peu trop moderne, il fe réfutelui-même ; car de la maniéré qu’il raisonne dans notre troi-sième Observation, plus un Poëte s’est élevé au dessus dela barbarie du VIII siecle, plus est-il digne dette mis au sie-cle de Politien.
(E) On a imprimé à Milan le Poème .... fur le Combatde David or de Goliat, avec quelques Elégies zx ... . Epi-grammes.] J’ai déjà dit ce que le Pere Mabillon avoit aprisla-dessus de l’illustre Magliabecchi. Disons ici ce que le Jour-nal de Leípsic aprend (19). On y trouve que Mr. Maglia-becchi donna à Monfr. Pusterla, Garde de la BibliothèqueAmbroisienne de Milan , quelques Poëmes d’Apollonius ;dc que Mr. Pusterla les remit à Mr. Lazare Augustin Catta,Jurisconsulte de Novarre, qui les fit imprimer à Milan, en.1692, in 8. Ce Recueil contient le Combat de David &de Goliat , 8c une Plainte de Jesus-Christ contre les Juifsen Vers épiques, une Elégie fur les plaisirs de la campa-gne, 8c plusieurs Epigrammes; mais on a fuprimé l’Epita-phe de Paul II, 8c celle de Sixte IV, qui étoient dans l’E-xemplaire de Dom Mabillon. On donne dans TOuvrageque Mr. Catta a fait imprimerie Titre de Collatinus à notreApollonius. II faut mettre Ricciolus au nombre de ceux quil’ont pris pour un ancien Poëte Chrétien ; car si l’a placé auVIII fiecle (20).
(r 4 l Bartb. :Commen-tât. adClaudian.pag. 795 -Dans sonComme »' 1taire furSrace, TenteII, pag. 43 ” >il cite 1 ‘nier <î«‘ av,, [
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