COLOGNE. COLOMIE'S.
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Ludovicide Dieu.
COLOGNE (Pierre de) en Flamand van Ceulen ( A ), Ministre de Mets au XVIstecle, eut beaucoup de part à l’amitié de Calvin, & à celle de Théodore de Beze. 11 étoit deGand. Nous disons ailleurs (s), que Robert Etienne qu’il conut familièrement à Paris fut cause M Dms uqu’il s’en alla à Geneve, où Calvin aiant mis la derniere main à son instruction, lui persuada de (ík'sdTse vouer au Ministère de la parole de Dieu. 11 en fit les premiers exercices dans Mets Fan iyy8.
Clervant l’y avoit amené de Geneve pour cette fonction (b). Cette Eglise fut dissipée fous le (Louis de)Régné de François II. Clervant, qui étoit un Gentilhomme de beaucoup de mérite, & fort (q Beze,fcêlé pour la Cause, sc retira à Strasbourg avec fa famille : Pierre de Cologne se retira à Heidel- \Tvrbetg (c) , d’où il fut rapellé à Mets par ceux de la Religion au commencement du Régné de xvi,pl£Charles IX (d). 11 prêcha secrètement de maison en maison jusques au 4 de Mai iy6i, qu’on 4+4-l’arrêta prisonnier comme il prêchoit. On le fit sortir de la ville au bout de quelques jours, mais soil y revint peu après j car le z f de Mai de la même année ceux de la Religion commencèrent deprêcher publiquement avec la permission de la Cour. II est vrai que Senneterre qui commandoitdans la ville ne voulant point permettre à ce Ministre d’y revenir, il faloit qu’on le ramenât tousbonne garde au village de Grixi après qu’il avoit prêché. Cela ne dura que jusqu’au retour deVieilleville Gouverneur de Mets (e)- } car il fit rentrer Cologne. Le Roi aiant reçu à Mets en M Lí-ml-1 sdp la nouvelle de la bataille de Jarnac, où le Prince de Condé fut tué, permit la démolitiondu Temple, 6t ce ne fut qu’avec mille peines 6c avec mille dangers que les Ministres purent sor-tir de la ville (/). Pierre de Cologne se retira au Palatinat, ôc fut Ministre à Heidelberg. IImourut à la fleur de son âge. II avoit composé quelques Livres (B), pendant son séjour à Mets. ^ 0m>Son fils Daniel Colonius a été Principal du College Walon à Leide (g). Il publia des à^^deThèses fur l’Institution de Calvin l’an 162.8. Heinsius lui dédia YArìJlarchus sacer. Dieu*/’ e
[A] En Flamand van Ceulen.] II fut le premier de fafamille qui latinisa ce. nom par celui de Colonius ( i )• Cefut la fantaisie de son Régent ; mais en France, il à a P e «®de Cologne.
(B ) Il avoit composé quelques Livres .] La Croix du Mainen’a osé en donner les Titres. Il a efirit , dit-il, plusieursTraitez, imprimez, à. Lyon l’an 1564 ,chez. Jean d'Ogeroles,des-quels Uvres je ne veux mettre les titres eu 1 pour cause. Du Ver-dies Vau-Privas, qui n’étoit point Huguenot comme Jui,a eu plus de résolution. N’étant pas suspect;, il ne se croioitpas obligé à tant de ménagemens. II dit que Pierre de Co-loigne a traduit d’Aleman en François, Conformité (A accordtant de l’Escripture sainfle,que des anciens est purs DoLleurs deïEglise ,za de la Confession d’Ausbourg bien entendue touchant
la doSlrine de la S. Cent de noftre Seigneur par les Théologiensde l’Univerfitê' de Heidelberg-, à Geneve, 1566, in 8. Il atraduiíl auffi de l'Aleman de Thomas Eraftus, Vraie ZA droitleintelligence de ces parolles de la saintde Cene de Jesus-Chrlst , (1) Du Ver-
cecy est mon corps , à Lyon , 1564 , in 8 (2). Comme dier, vi-ces Livres ne se trouvent plus, je ne pense pas , qu’aiant blioth.même de grandes Bibliothèques à commandement , je Fran f- ï*S.-pusse dire duquel de ces deux a voulu parler Monsieur I001 'Ancillon dans la Vie de Farel. Pierre de Cologne , dit-il, (3) Veîez. Ufit la version d’un Traité de la Cene, c y le dédia à Mon- f™eirqxesieur de Clervant. Aucun de ces trois Auteurs ne parle de issi rt j c ‘ lela Réponse que fit Pierre de Cologne à François de Beaucai- dieure de Peguillon Evêque de Mets, imprimée à Geneve l’an (Louis de)1566 (z).
COLOMIE’S (Paul) en Latin Colomesius , a cultivé l’étude des belles Lettres avec unegrande aplication, 6c a communiqué au public plusieurs recherches curieuses {A).. II étoit deFan'coto- E Rochelle, 6t fils d’un bon Médecin (a). Parmi les doctes personnages qu’il fréquenta, il n’yen eut point avec qui il liât plus de commerce qu’avec Ifâc Vossius; & je pense que s’il sc retiraà bonne heure en Angleterre , 6t avant que les Protestans de France eflùiassent les plus rudescoups de la tempête qui a englouti l’Edit de Nantes, ce fut à cause qu’Ifâc Vossius étoit de-venu Chanoine de Windsor. Les louanges qu’il a données à ce lavant homme l’ont exposé àun insulte qu’il souffrit avec la derniere debonnaireté ( B). II ne fut pas long-tems en Angle-terre,
(1) On lui a (A) Il a communiqué au public pufieurs recherches curieu-jndipmL f eS ' j Ce feroit fl ater Mr. Colomiés, que de dire que par la1 *°lqnls-ms Pénétration de son génie il fuioit des découvertes. Affil-es nommé- ' rément ce n’étoit pas l'on talent; mais il savoit profiter deCasau- ses lectures & mettre à part plusieurs choses singulières,a quoi la plupart des Lecteurs ne prenent pas garde , &Mêhu®" ’ de qu’ils font ravis de trouver quand quelcun en fait de petitsf ‘«état. e monceaux. II faisoit son étude principale de ces sottes deS “ w -L,{><t 2 . ramas : c’étoit à cet égard un vrai furet. Le premier Li-,s vre qu’il a donné au public a pour Titre Gallia Orìentalis;
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il y traite des François qui ont entendu la Langue Hébraï-que ( 1 ). Cet Ouvrage est fort cité, & s’est bien vendu;on a de la peine à le trouver ; il fut imprimé à la Haie, l’antut ^65> in 4. L’Auteur avoit préparé une seconde Edition‘icttUr'tss' 1 " ^tigmentée & corrigée, & compilé un semblable Ouvrageen Francs àr les Italiens Sc ies Espagnols qui ont sçu l’Hébreu : il3- cUvìs ' avoit même donné son Manuscrit à un Libraire de la Ro-^'fisiarum àelle étabb à Amsterdam , qui avoit promis de l’impri-J*Kio‘ rh Ca ~ mer ’ Trois choses ont empêché jusques ici l’impresson dern'afii', í; es Manuscrits. 1. La mort du Libraire. 2. La mort deLarum. * Auteur. 3. Le goût dépravé du public qui n’achete pres-J La ciefdts qrie plus qne des Libelles, ou des Romans. J’espere néan-Lpitrcs F ran ~ moins qu’on imprimera quelque chose de ces Ouvrages dea'í'cj‘ r ' !es , olomies. Le second Livre qu’il publia est intitulé icei-L Nota «4
( 3 ) 0h ^ Madrigaux, à la Rochelle, 1668, in 12. Remarques fur'nàFoKsT les f econ ds Scaligerana , Groningae, 1669, in 12. La Vie dusu’l’n Per f Jaques Sirmond, ì la Rochelle, 1671, in 12. Exhor-n, L u n . tat ‘on de Tertullien aux Martyrs, traduite en François, à la
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»T„ U . ^-odìelle, 1673, in 12. Rome Protestante , à Londres’ (3),° ,tz ~ - /V,l n II - Mélanges Historiques , à Orange, 1675, in
u'x/jr 2 4 - Observationessacra, avec une Lettre que \ Auteui éuivitsol.de unit « Mr. Claude sur la Version Françoise des Bibles de Geneve,soptliequc a Amsterdam, 1679, in 12 (4V T heologorum Presbytena-P™ìlu e ’ n ° rUm Icm ’ ex Protestantium scrìptis ai tjivum expreffa, &
xàjà de Ct Uvre feu, ce Títre Pauli Co i 0 mesú Observationes sacra: , Ed d uo s ' _c lesusti Ì ri? 10 & 8 C Taffi end « ti0t ’ Acce éunt ejnsdem Paralipomena de ^uprorànic>, , & ïaffio S. V.ctoris Massilienfis ab eodem emendata , Editr 4 .“ 1,wa ' CI10nblls on S e »»€kior Sc cmeudauor. Undtnì , iW - M'
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Parallèle de la Pratique de l’Eglise ancienne ZV de celle desProtestans de France dans Vexercice de leur Religion, 1682,in 12. Bibliothèque choifie , à la Rochelle, 1682, in 8. El-le a été rimprimée à Amsterdam 1699 avec des Augmenta-tions. Ad Guillielmï Cave Canonici Wìndesorienfis Charto-phylacem Ecclesiastïcum Paralipomena , Londini, 1686, in 8.Une Lettre à Mr. Justel touchant la Critique du P. Simon.Cette Lettre fut imprimée à Londres, Van 1686, in 4 ,avec un Livre d’Isàc Vossius (5). Comme Mr. Colomiés■ ramassoit avec un foin extraordinaire les Lettres des Hom-mes illustres, il en publia plusieurs à Londres, l’an 1687,in 8, qu’il joignit aux deux Epitres de St. Clenient, & c.Voici tout le Titre de ce Volume, S. Clementis EpiftoU dustad Corinthios, InterpretibusVtAïïúo Junio, Gottifredo Ven-delino, & Joh. Bàpt Cotelerio. Recensait zv Notarum Spi-cilegium ai/eciíPaulusColomesius BibliothecaLambethan&Cu-rator. Accedit Thomas Brunonis Canonici Windeforienfis Dis-sertatio de Therapeutis Philonis. His subnexœ sunt EpiftoU ali-quot fingulares vel nunc primum ediu,vel non ita facile obvia.II publia en la même année quelques Lettres de la Reine deSuede (6), & en 1690 un Recueil in folio des Lettres deVossius. II s’est réglé constamment fur la Maxime de Calli-machus, §u’un grand volume est toujours un grand mal : toiisles Livres qu’il a composez sont de très-petite taille, Sc voicila Réfléxion de Mr. Bailler ( 7 ) ; L'Auteur de VEsprit de M.A., dit-il , n a point cru pouvoir trouver de plus grandes inju-res à dire à Moniteur Colomiés son confrère de Religion, qu entémoignant de le mépriser, ZA on le raillant assez.'froidementsur ses petits livres de peu de feuilles, il l apelle le grand Au-teur des petits livrets, ajoutant qu il ne lui faut qu un volumed’une feuille pour se mettre en rang avec les Auteurs de lapré-miere ZA de la seconde taille.
(B) Les louanges qu il a données à Vossius l’ont exposé à uninsulte qu’il sousrit avec la derniere debonnaireté.'] „ J e ne„ veux pourtant pas m arrêter au jugement de Mr. Colo-,, miés, qu’on dira être un Auteur à juste prix, & gagné par>, Mr. Voisins pour faire de petits livrets * où il ne parle pres-
que d’autre chose que du grand Vossius ( 8 ) ”. Monsr. Co-lomiés aiant lu cela n en fut pas moins disposé à encenser leP. Simon dans une Lettre qu’il écrivit à Mr. Juste]. Ecoutonslà-deffus un Journaliste (9), La Lettre àe Mr. Colomiés<•••*•• contient des Remarques bien curieuses fur qucl-
11b 1 ques
fi) C”est
/’AppendixOblervatio-num adFomponiumMelam. Ac-cedit ad ter-ri as P. Si-monis Ob-lectìonesRelponfio.
f S) La Bi-bliothèqueUniverselle
me l'eprend,Tom. XIII,P“g. ì S 6 .
(7) Jugem.des Savans,Tom. I,pag.44 *.
(8) Préfacepour U * nou-velle EditíOKde /'HistoireCritique duVieux Tes-tament. ,
(9) Nouvel-les de la Ré-publique desLettres,Mois de16S6, pg.595 de la AEdition,