ip8
COLONNA. COLUMNA. COMANË.
(i)Meynier,Réponses li-bres auxDemandescurieuses ,MS-* 7 9 , 280.
terré fans aucune pompe , ni Epitaphe, dans le Couvent des Moines Olivetains. 11 est: Au-teur de quelques Poèmes , où il décrit les charmes & la beauté d’Iíàbelle Filamarini femme duPrince de Salerne. 11 faifoit profession de la servir ; mais il proteste qu’il ne souhaita jamais riende malhonnête de cette vertueuse Dame. C’est peut-être une de ces protestations poétiques,dontil ne faut pas tenir plus de compte que des parjures des amans. II fit un autre Ouvrage plus sé-rieux 8c plus travaillé en l’honneur du sexe, de Lauclìbus Mulïerum (C), 6c il le consacra princi-palement à la gloire de Victoire Colonna fa parente. Cet Article méritoit d’être plus long; maison n’a pas voulu redire ce que chacun peut rencontrer dans Mr. Moreri.
moyen il estoit devenu Pape, fa Sainfleté luy fit responfe, qu ilestait vray ; mais quelle le prioit de le laijfer Pape , fans le vou-loir estre luy mesme , puis que procédant en cette maniéré il en-treprenois de luy oster ce que premierement il luy a,volt faiílavoir ( i ).
(C) Il fit un . . . Ouvrage ... en l’honneur du sexe , deLaudibus Mulierum.] Le Manuscrit s’en trouve dans la Bi-bliothèque du Roi très-Chrétien, íì nous en croions le PereOldoïni (2). Voler auffi la Bibliothèque Romaine de Pros-per Mandofi.
(2) In A-thenxo F- 0 'wano.
COLONNA (Victoria) Dame illustre 6c savante. Voiez Victoria Colonna.
(a) Leand.Albert. Libr.III > deVirisillustr. OrcL,Prédicat.
Apud Vos-fium de Hïs-tor. Lat.
pAg. 480.
W ThomasFazellus,
Libr. VlllDecadìs Pofter.
CO Gualter.Tabal.
Chr on, pag.n. 799.
(r) Gene-brard. Chro-nogr. Libr.
IV , circaann. 1327.
(3) NomméGuillaumeVan Hamme.
(4) Et nonpas Van
1 5 3 3 » commeVajseure LaCroix duMaine, pag.
Z 6.
(s) Sammar^thanì fub 75Epis c. Cons-tant . Nor-wann. aile*gant VitamCaroli Vil
Franc,per JoannemHuadriia-rium Mona-cbum S, Dio •nysù lìb. 4.Maris Hijf.
& in Pa-triarchio Bi-turicensi , cap.16. allegatarJoannis duCortils , Maremfioriarum ,capitulum 24,
§. Z. libriprimt de ori-gine Franco-rnm. San-dius, Ani-madv. inVoífium deHistor. Lat.MS- 17 °,
171.
(6) Ttithem.de Scriptor.Ecclesiast.pi»?. 2 2 s.Vossius, deHistor. Lat.í“g. 480.
U
COLUMNA ou COLONNA (Jean) natif de Rome , 6c Jacobin
vêque de Messine (s), 8c Légat 6c Gouverneur de Tauromine, par Alexandre IV,l’an I2ffC’est donc une erreur que de le placer après Tannée ijzp (r), ou fous Tannée 1313 (d).
i’i1 ìntibnln 7-Jl (rsìYIn.Y'HYM 1/1/lac T-îi flnìt/n c f A\ *?/■ ^<1^1 Á*.
fut fait Arche-{b).
II
composa une Chronique qu’il intitula Mure Historiarum , la Mer des Histoires ( A) , 6c qu’il éten-dit depuis Adam jusqu’à Tan izyo (<?)• Antonin, Archevêque de Florence, Ta citée quelque-fois. poste vin parle d’un Jaqjjes Colimna, Dominicain 6c Historien, 6c il prétend quecet Archevêque de Florence Ta copié en plusieurs endroits. Vossius ne croit point cela ( B).Nous marquons (/) une petite méprise d’André Rivet.
Rerum Sicular. apud estn-i. ibidem. plement. Chronic. apud eumdem , ibidem, (e) Spondan. adann. 1255 > ntsm. 10,
(c) Comme
f m t JeanRioche,apud Vos-íìum, deHist. Lat.pag. 48°.
(d) Comm*fait Philip-pe de B er 'game, Lift-XIII Sup-
(/) M la fin de laLgrn.f)'
{A) Il composa une Chronique qu il intitula Mare Historia-rum, la Mer des Histoires. ] II y a une faute dans ces pa-roles du Jésuite Gaultier Johannes de Columna , author Ma-tris Hiftoriarum ( 1 ). II parle ainsi dans fa Table du XIVfiecle ; ce qui montre qu’il ne conoissoit pas bien l’âge denotre Columna. Son Traducteur François n’a point soup-çonné qu’au lieu de Maris , on avoit imprimé Mat ris : ila donc traduit Autheur de la Mere des Histoires. Ces deuxfautes font passées du Livre de Genebrard dans celui duPere Gaultier. Joannes de Columna autlor Libri , cujus tititr-lus est Mater Historiarum (2V Cet Ouvrage fut traduit enFrançois fous le Régné de Charles VIII. Le Traducteurnous aprend qu’il y ajouta tout ce qui concerne les Roisde France, & qu’il forma ce dessein, parce qu’il avoit con-duit fa Traduction jusques au tems de la fondation de laMonarchie Françoise , lors que Charles VIII monta fur lethrône. II fe dit François natif de Beauvoistn. II ajoute qu’ilfut confirmé dans fa pensée par les vertueuses exhortations &eminentes raisons de noble homme André de la Haye Seigneurde Chaumot, esc Receveur des aides cr payement des gens deguerre villes er éleílion de Sans. L’Edition dont je me fers estde Lyon par Jehan du Pre 1496 en z Vol. in folio, & s’étendjusques à la mort de Louis XI, en 1483. J’en ai vuun Exemplaire qui avoit apartenu à un Chanoine d’An-vers ( 3 ). Quelcun y a écrit ces paroles Borchardus auílorhujus operis, ut patet ex izo capite hujus voluminis, folio 702.On volt effectivement dans cette page ce qui fuit ex pourcemoi Borchari Boíìeiir GX Professeur de la Sainêle Théologie con-voitant satisfaire au defir de ceulx qui par grand appétit zx dé-votion passent la mer pour vifiter les lieux dicelle terre fainéle ,laquelle jay passée zx cheminée plusieurs fois de mes propres piez,ay descript ztx coté selon ma possibilité' icelle fans riens y métréne adjoufter fy non ce que jay veu prefentìellement estant esdislieux , ou es montaìgnes dont les povoye considérer. Mais celaprouve feulement que le Traducteur , ou bien quelque Con-tinuateur , a inséré dans cette Mer des Histoires la Des-cription que Bonaventure Brocard a faite de la Terre Sain-te, où il voiagea environ fan 1280 (4). On y a insérébien d’autres choses ( 5 ), & l’on s’est donné la liberté d’enchanger fœconomie. L’Ouvrage fut divisé en dix livrespar Jean Columna (6) ; mais dans la Version Françoise ilest divisé en six âges , dont chacun est divisé en plusieurschapitres. Du Chesne , qui ne marque point l’Edition dontje me fers, en marque trois autres. La grande mer cr fleurdes Histoires , dit-il ( 7 ) , imprimée au commencement du régnéde Charles VIII Roy de France, en deux Livres f0. "Et depuiscontinuée jusques en lan 1543. A Paris, chez. Ambroise Gi-rault. Finalement augmentée d’un troifiesme Livre, jusques al’an M D LI, par Jean le Gendre Aurelìanois, f.
Cette Mer des Histoires a été citée par une infinité d’Au-teurs, & nommément par Jean Cousin (8), qui en faifoitbeaucoup de cas.
Chesne, Biblioth. des Hist. de Fiance , PAg. m. 57 - (8) Dans son Histoire de
Tournai.
Du
Vossius observe qu’un Anonyme , qui a écrit en Italiefan 1381 un Traitté de Hierarchia fubcœlesti, a mis Jean Co-lumna parmi les Auteurs qui ont fait f Histoire des Papes (9).Cela ne signifie pas nécessairement qu’il ait composé un Li-vre exprès là-dessus ; on pourroit entendre ce qu’il a insérétouchant les Papes dans son Mare Historiarum. II avoit pu-blié un Livre de Lettres (io): on dit aussi qu’il composaun Traitté de Viris Illustribus o 1 Christianis (n). S’il eûtfait l’Histoire particulière des Papes, je m’imagine que Vo-laterran ne l’eût pas omis dans la liste qu’il a donnée (12),& où il met Landulfe Columna, qui dédia son Ou-vrage au Pape Jean XXII.
( B ) Poffevin parle d’un Jaques Columna .... copié parAntonin Archevêque de Florence ... Vossius ne croit point celaisVoici la maniéré dont il s’exprime. Posfevinus diverfos fa-cit, Joannem v Jacobum, Columnas, utrumque Ord. Prad.utmmque Historicum : atque addit, B. Antoninutn plura ex Ja-cobo dérivasse in Historiam fuam. Puto falli. Sane Anto.ninusJoannem Columnam teftem advocat , cum alibi, tum Tit. x 1 xCap. i,ubi fermo ci de Innocentio III, quiprììts Lotharius vo-cabatur. At Jacobum Columnam Historicum , quantum memi-mffe posfum , plane nescit nec fuisse ejus nominis Historicumcenfeo ( 13 ). Sandius lui objecte que Nauclerus a raportéquelque chose selon le témoignage de Jaques de Colum-na (14). II pouvoit ajouter comme une confirmation defa Critique, que l’on ne voit point dans le Mare Historia-rum le fait pour lequel Nauclerus cite Jaques de Colum-na (15). Et notez que plusieurs Auteurs ont fait mentionde ce Jaques. Jacobus Columna Ordinis Sanêli Bo-minici Historicus eruditus, quem pluries citât Sanélus Antoninusin fuis Historiis. Scriptis mandavit Chronicon a créations Mun-di, usque.ad sua tempera 1340. Est Jacobi méntio apud Lu-fitanum, Plodium, Fernaniez, Fontanam de Romana Provin-cia, er Ambrofium de Altamura in Bibliotheca Ordinis Pra-dicatorum (16). C’est ainsi que parle Prosper Mandosio,qui a oublié notre Jean Columna dans ses cinq prémiçresCenturies Bibliotheca Romans-
Mettons ici un petit morceau de la Dispute touchant laPapesse Jeanne. Mr. Du Pleffis aiant cité Antonin qui araporté le.Conte de cette Papesse, Coeffeteau l’accufa d’a-voir altéré' le Passage , & d’en avoir suprimé cette restric-tion , Si ce que l’on dit v que Martinus raporté est véritable.On adjoufte auffi que l'on a érigé une sculpture de marbre pourmémoire-, mais Vincent de Beauvais, tv Joannes de Columna,n en parlent point (17), Rivet , répondant à Coeffeteau,se servit de ces paroles : de la statue de marbre erigée Anto-nin oppose au commun de ceux qui l’adjouftent Vincent de Beau-vais & Jean de Colomna qui rien parlent point. Mais il mons-tre par cette mention qu ils parlent du reste (18). Rivet setrompe, car ces deux Auteurs n’ont rien dit de la Papesse ;& par conséquent Antonin n’a pas voulu dire qu’ils eussentseulement omis ce qui concerne la statue. 11 auroit falules consulter avant qûe de faire une décision sur le sens desparoles ambiguës d’Antonin.
(a) Strabo,Libr. XI,pag,$$ 9 i & Libr.XII,p. z69.
(b) Idem ,Libr. XII ypag. z8z.
COMANE, en Latin Comana. II y avoit principalement deux villes qui portoient ce nom,Tune étoit dans la Cappadoce ( a ) , 6c Tautre dans le Roiaume de Pont (b). Elles étoient con-sacrées à Bellone , 6c obfervoient à-peu-près les mêmes cérémonies dans le culte de cette Déesie.L’une étoit formée fur Tautre, celle de Pont fur celle de Cappadoce (c). C’est dans cette der-niere qu’Oreste avoit établi cette Religion (d) {A). Dans chacune de ces deux villes le Temple
de
f p) Vossi®’de Hist- b'î"tin .pag.
(10) Txi-them. cîe
Scriptor.
Eccieíiast'
p--
Vtitz. I* ïl
bliotheque
de Gesr.eOfolio 408
(u) San^
díus, A» 1 '
raadv. in
VossiiuiuR
Hist. Lat.MS- - 72 -
(12) Vola*
ter. Libr.XXIIjinid 4 '
(13) Vof 5 0í 'de Hist. La fc
MS- 4 * 0 -
(14) San-.dius, Ai'i-madv. inVossium díHist. Lat-pag. 172.
US) C’fi
que Nie"* 1 ’Eve'qsu d 1Mirre,d>» n> .un Serfl 1 '
^Arias <le Concile f'Nicée. W*Naucletu 5 ’Tom. 77 -Gencrât-pag. r»- 4 6 C
( ,6) Pr° s P e£Maidosins.
Biblioth-
Cent . i9 n
II ,p. - 4 'T
fjt, RepO fl "se au Mys-tère -f’WJ.
ctb) ( a t
pag. 5 * 4 -
(c) U 1 *’ibidem-
U)
pag,
Ibidem*
z 6--
(-d) Ç est dans Comane de Cappadoce qu Oreste avoit établi T a.vp<mi>is AVtcVmV- Ces paroles de Strabon (r) si-cette Religion.} Tu òt lípa-rxZra doniT o'pés-« usrà àítA- gnifienr qu ’on croit qu Oreste er fa sœur Iphigenie aporterent là0 r,í 1 puytotiui xomo-ui èeupo «irs t TavpiyX.ç, L-rt-Zf»; -tu cette religion de la Scythie TdUriqtie, V que c étoit le culte que
l’on
U) Liir f
z 69.