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Tome second. C - I.
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CORDIER. CORICIUS. CORNELÏE. CORNELLIUS.

Q)La Croixà Maine.Mi- 3 1 *:

(t) L’F.pito-medeGes-

ner,M?- rn -

5 96, r/.-.-rj.-í?

PEditian dc

1557 , -» 16>apud Joann.Ccraidum.

fi)LaCroixdu Maine,Mi- 3 i 8 ,

ebirrve que ceLivre , depuisPEditien dePoichcrsI 5 SS .4 étéimprimé etTaris, par‘Jean Truelledr atitrcssl’an1560, foubsce nom deCivilitélucide.

(3) vuVer-dicr, Bibl.Françoise,pag. S61.

(4) Biblieth.Françoise,

Mi- 31 S.

(5) DeQyantitateSyllabarum :

(a) Tiré deïìerius Va-leiianus,Libr. ìl deLitterator.Infelicit.pag. m. 87.

(b) PaulusJov. Elog.Cap. CIII,pag. m. 241.

(c) PieriusValerianus,de Litteiat.Infelicit.Mi*

* 7 -

(d) Jovius,Èlogior.

Cape- CIII.

(e) PieriusValerianus,.de Litteiat.Infelicit.pag. 87.

( 1) Veiez. laRima.rq.j-Ajde P ^ArticleA C C t; R S E

s Maire An-ge}-

( z) Jovius,Elogior.Cap. CHU

(rf) cA taTtemarqHe(S).

( 1 ) Etiez,f ins exacte-ment le Titredti Liv*r. de

wfftreCoinei-lius dans la,%emarq. (B)de C ^ArticleW £ c H E L»

les autres qu’il étoit du Perche (g). II publia plusieurs Livres, qui servirent de beaucoup à l’ins-truétion des Ecoliers -{A).

1 A j II publia plusteurs Livres, qui servirent de beaucoupà VìnstruShon des E culiers.] Du Verdier Vau-Privas a don-né le Titre de ceux-ci: Epistres Chrestiennes , à Lyon, in16, par Loys Tacites, 1557 ; Sentences extraicles de la Sainc-te Ejcriture pour l'ìnstruélion dçs Enfans, imprimées Latin-Françoises par Thibault Payen, 1551; Cantiques Spirituelsen nombre 26, imprimez à Lyon, in 16, par Jean Cariot,1 560 ( 1 ); Le Miroir de la Jeunesse pour la former à bonnesmœurs 1 cr civilité de vie (2), à Paris, in 16, par Jean B011-fons; E Interprétation CT Confiruélion en François des DistiquesLatins qu on attribue à Caton , -imprimée à Lyon, in 8,par Thibault Payen , par plus de cent fois , e? depuis par au-tres,d'autant que c est un Livre que les Enfans manient à l'es-choie communément (3). II ajoute que les Colloques deMaturin Cordier ont été traduits de Latin en François parGabriel Chapuis. II n’y a guere de Livre qui ait plus servique celui-là pour accoutumer les Enfans à parler Latin.La pureté du Langage & les mœurs y règnent par tout. IIa été imprimé une infinité de fois. La Croix du Maineremarque (4) que cet Auteur a eferit en Vers Françoisplujieurs Remonftrances C? Exhortations au Roy z? aux Estât sde'son Royaume , imprimées l’an 1561 , à G. c'elt-a-di-re a Genève. Gesner, qui publia fa Bibliothèque l’anIÇ45 , dit que Cordier régentoit alors à Neufchatel : ildonne le Titre de quelques Traités de Classe publiez parcet Ecrivain (5): je ne m’y arreterai pas; mais seulementsur celui-ci de corrupû stermonis apud Gallos emeniatione , crLatine loquendi ratione , Jive de Latini fermonis varietate CTmodis loquendi Lib. 1. adduntur autem etiam ipfa phrases cor-rupta, ct G allie a interpretationes locutionum: ut in posterumvitentur, earumque loco pur a ac élégantes eloquendi formulade Latino Dccliuatu paitium Orationis, Lee.

doceantur, qua quidem non temere, fed fecundum locos commu- Q) f'*/* 'nés aliquot digefta funt. Plurimttm fane prodest hoc opus ad ^‘ íis '° so jfermonem CT variandum ct locupletandum. In Latinìs formulésfola contentum est lingua proprietate : neque verborum fucum ,neque longas ct obscuras périphrases astèclat, cum potijjimum f 7 1 íTViiìs"in puerorum gratiam conferiptum fit , propter quos etiam pas- qoio‘

fim permulta pie CT Chrijiiane vivendì bortamenta interjiciun- me nt. P“ e 'tur (6). Gesner nous aprend que ce Livre 'fut imprimé 10mm -i-à Paris, par Robert Estienne, fan 1536, in 4; & à Bále, quotU' al10par Westhemer , fan 1537 , in 4. Ses Abreviateurs de- serm° ne -

voient lavoir, l’an 1583, ce que je vais dire : Maturin Cor- (g) jm'i*dier réforma beaucoup cet Ouvrage dans la quatrième Edi- foi t°’”\tion que Robert Estienne en donna. On l’avoit averti queles exemples des mauvaises Phrases, qu’ìl n’avoit mis en te ' tr „*ifiavant qu’afin de les faire éviter, aportoient du préjudice à la ^factrì 1jeunesse , parce queselon l’inclination naturelle que nous m c fin ic ,avons vers le mal, eils.s’arretoit beaucoup plus à ces expres- l’Edita" 1

fions barbares qui fervoient à plaisanter, qu’aux expressionspures. In Libellé noflri leldione unum ejfe hoc malum permulti o^beii! jte-affirmabant , quod pueri (ut natura in deteriorem partem sert pham, 1 í ïC ”proni fumus') ridendi ac jocandi studio ct libentius CT sapius inin legendo corrupto fermone CT Barbaris locutionìbus , qukm faite 16Latinìs edifeendis, fefe obleùlarent. Ex quo fieri dicebant, ut ss*'

nonnulli formanda juventutis magtstri dtfcipulos omnino prohi- * L °J e Jiû-berent ab ejus libri leílione : videlicet ne fermonis vitiis, qua 110 ; çiitì.nondum audierant, femel in tenera atate imbuti, ea vix um- colleg- S 1 "quam pofiea deponerent (7 ). On lui avoir donc souvent con- van.feillé de fuprimer cette partie du Livre, & il fe rendit enfin 7 °i,à ces remontrances. Le Titre du Livre fut ainfi changédans la quatrième Edition (8): Commentarìus Puerorum de a p U d Ré-quotidiano Sermone, qui prius Liber de corrupti Sermonis Emen- berrum S [ídatione dicebatur. pliaiiuffl.

CO RIC I U S (Jean) vécut à Rome d’une maniéré fort agréable fous le Pontificatde Jules II, de Léon X, & de Clement VIL 11 fe si t aimer des gens de Lettres par l’affectionsingulière qu’il leur porta, & ils le louèrent si amplement qu’ils lui procurèrent une très-granderéputation. Jl les aílêmbloit très-souvent dans son jardin (s), & il fournit à tous les Poètes que

la liberté de Léon X avoir attirez à Rome un bel exercice (£)j car il établit un combat de Poë-fie (^?), qui fe célebroit tous les ans le jour de Sainte Anne (f), & qui avoit pour matière l’é- ^

loge de cette Sainte, celui dc la Vierge Marie, & celui de Jésus-Christ ( d ). 11 tomba entre les [stLdc-‘K

mains des soldats qui privent la Ville de Rome l’an 15-2.7, Sc il lui en coûta une très - grosse ran- urbi . sçon (e). II avoit caché fous la porte de la cour de son logis une partie de son argent : personnene le íâvoit que le maçon qui avoit fermé l’ouverture. Ce maçon le pria de lui prêter vingt-cinq •

pistoles qui lui étoient nécessaires pour fe racheter des mains des soldats j & ne pouvant point les M l. ovluî ’

obtenir, il révéla tout le mystère à un Capitaine Espagnol. Celui - ci s’en va au logis de Cori- ^, P ait-cius, écarte le maîtré fous divers prétextes, 6c s’empare de l’argent caché. Coricius s’en plaignit ^ Tir ;jtaux Généraux, 8c n’y gagna rien: fe voiant donc réduit à une extrême indigence il tâcha de sor- p-eiiustir de Rome, 6c après beaucoup de dificultez il exécuta ce dessein. II sut entretenu d Verone pen-dant quelque tems par la libéralité de Calyste Amadée (f ), 6c comme il fe préparoit à s’en retourner feiícìc-f^*à Treves fa patrie (g) il tomba malade, & mourut accablé de douleur & de chagrin (h). * 7 '

(A) Les gens de Lettres le louèrent amplement. ..... ilétablit un combat de Po'éfie. ] Citons Paul Jove : FrancifcusArstllus feripstt . . . lepidum item libellum de Po'étis urbanism'ihi tanquam veteri fodal't dedìcatum (i),quum Leone ingéniésliber aliter arridente, multi undìque poeu. illustres, nequaquamad manès fpes in Urbem conflux'iffent, CT pulcherrimo quodamcertamine àfìngulis in una tantum statua materia scriberetur ,qua carminum farragine Coritìus homo Trevir, h'imani jurisíibellis prapofitus, uû perhumanus poetarum hospes, ac admi-rator inclaruif, ea fcilicet statua infigni marmorea, Aurelianoin templo dedicata, ’mvitaúsque vatibus, ut tria numìna ChrìstìDei, ct Matris, ac Avit uno in stgno celebrarent (2). Lon-golius a parlé de ces Assemblées, & de ces repas du jourde Sainte Anne, & il a dit même qu’une fois on s’y que-rella, mais st n’entre point dans le détail: st écrivoit à un

homme qui étoit assez instruit de la chose. De eodem Ga-ry tìo illud m 'thi velim diligenter persteribas, tequid sacrum An-na diem anniverfarìo illo ftudioforum hominum conventu epu-lìsque celebrarit : an vers propter anni superions dijjìdium , coc-nas facere omnino dépérit : an sodalitatem potius illam (scisquam dico) non vocarit : reliquis cœnam dederit. Neque veroquam eos lame splendideque acceperit , quaro : novi hominismagnìficentiam , fed quid d-iblum , quamque frequens convivìumeo hominum genere fuerit, qui fe academicos cr ejfe ct numera-rì exìstìmant. Subvereor interdum, ut cum illis in gratiam re-dìerìt. Contra cum mthï in mentem venit, istis cr toenas CThortos Epicuri mirum in modum probari, hune autem menfas . ,non fumptuofe minus quam libenter instruere, jam nihil ìnìmì- j( us , £P^'citiarum reliqmm este fuspïcor. Tu me velim de tota diei illius Libr. E’’ #ratione certiorem facias (3). f„li>

CORNELIE, femme de Pompée. Voiez la derniere Remarque de l’Article de M u c 1 e.

CORNELLIUS (Antoine) Licentié en Droit, 6c Auteur d’un Livre dont je parledans l’Article Wechel (a), étoit de Billi (A) , sor les frontières d’Auvergne , 6c vivoit dutems de François I. Le Pere Garasse fait beaucoup de bévues au sujet de ce Livre-là ( A), qui

fut

(A) Il étoit de Billi.] Je le prouve par cette Epigramme,qui est à la fin du Querela infantium ( 1 ). Guillelmí N/triijudìcis Billiensts ad Antontum Cornellium Billienfem utrius-que Juris Licentiatum doftijf. Hexaftichon.

Olim in te puero quiddam haud vulgate videbarPerfpicere, Antoní, taira signa dabas.

At neque destituis fpem tu jam grandior istam,Imo infinitis vincis ubique modis.

Id tìbi testatur facile liber ille, puellosIntinctos ubi litent instituisse facis.

W " f fiuteur d'un Livre , . . . Le Pere Garastbeaucoup de bevues au sujet de ce Livre-là. ] C’est ceprouve manifestement dans k Remarque - (B) de 1Wechel; mais depuis la seconde Edition de ce- naire , j ai reçu une Analyse du Jutrela infantium , <

par ces paroles : „ Qu’il me soit permis de tirer de tout ces, que dessus quelques Conséquences. I. Que son nom An->, tonius Cornellius n’est point un nom supposé, comme„ le P. Garasse l'avance dans fit Somme Théologique, pa-„ ge ry 8e 298: on peut inférer cette vérité de son Epis-„ tre Dédicatoire. Est-il croiable qu’un homme masqué s r -

i, eût osé dédier son Ouvrage à Antoine du Bourg (2) ^

„ Lieutenant Civil de la Prévosté de Paris, & depuis "

„ Chancellier, mais _ encore l’y appeller son Mecene , &

„ rapporter des particularisez arrivées entre ce Magistrat„ & lui ? 11 . II semble que l’Epigramme ci - dessus ra-

„ portée ( 3 ), oste tout sujet de douter que Cornellius ne„ soit son nom véritable. Un homme qui ne cache point„ son pais, 8c à qui le Juge du lieu adresse des Vers, dé-„ guisera son nom ? Pour peu d attention qu’on fasse à ces„ circonstances, tout soupçon fera bientôt levé. 111 . Par„ ce qui a été dit ci-dessus du Traité en question, on peut

„ vois

neUá’S-, ) port li

(A-