CORNELLIUS. CORONEL. CO S T A. iif
fut achevé d’imprimer au mois de Janvier tyz;
(b): l’Auteur étoit encore fort jeune (C);
(b') C'ejì 1532 > k commencer C Mnnêe &u> Mois de Janvier .
» v oir qu’il n’est point aussi infâme & aussi détestable que» le veut persuader le P. Garasse. IV. Et par conséquent( 4 ) ” c ’est à tort que ce Jésuite dit que l’Impression de ce mè-
re manuscrit " c ' 1 , ant Livre a attiré la colere de Dieu sur l’Imprimeur(4)”.wmunicjué J’ai dit ailleurs (5) qu’il y a deux Exemplaires de cet Ou-Air. Lan- vrage de notre Cornellius dans la Bibliothèque de Monir.ce.ot. 1 Archevêque de Reims, Lc que Mr. Bourdelot ( 6 ) m’a-(s) u volt tait la grâce de m’cnvoicr son Exemplaire. DepuisX'martj. Ce tems-là, Mr. Lancelot m'a fait savoir qu’il y en a unJ , 1 -* rt 'dc dans la Bibliothèque Mazarine , & qu’il a ouï dire qu’on'• Chel - la vu à la Bibliothèque Roiale & ailleurs. Une autre per-1 *) Mtstprc- àne nia écrit que l’Exemplaire de la Bibliothèque Ma-’diu I ' l ‘ àtcin zai 'i n e numéro 2634 est relié en carton couvert de papierh Bouffis roi 18 e avec un autre Livre intitulé Difcorfo Cattolico e? Apo-Wpie. logid Hijiorica cavata dal Vecchio e Nuovo Testament0, e? or-fiata de diverse Historie , composta dal eccellente Dottor Camillo
Borrello sopra un Giuâicio fatto interné à quella Sentenza diPilato che li anni pastati fu trovata nel l’Aquila Città d'A-bruzzo. Opéra veramente utile, nella quale fi dejerivono diverfìconcetti notabili p di Teologia , corne anco d'Historie e d'Annalijove con moite Autorisa eSentenze de Scrittori approbatt fi fcuo-pre se detta Sentenza e vera, 0 no. Drizzata alla Santità diN.S. Sifto V Sommo Pontefice,con la Tavola delle materie prin-cipali, er case pin notabili, ch m esta fi contengono. ln Na-poli, appresto Horatio Salviati, 1588. Cet Ecrit est adressé àPaul Jove (7); on s’y donne bien de la peine pour prou-ver que cette Sentence de Pilate j trouvée dans la Ville d’A-quila de l’Abruzze, est luposée.
(C) L’Auteur étoit encore fort jeune. ] On peut inférer ce-la de ces paroles de son Avertissement au Leéieur : Cfisod fiquid deprehenderis nota àignum pro tua facilitate in mehoreminterpretare partem, /e. t a t x e mes. adfcribe atque condona .
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CORONEL (Alfonse) grand Seigneur Espagnol, se défiant de Don Pedro le cruel Roià Castille, forma un parti dans T Andalousie, pour être en état de le maintenir contre son Roi. IIeva des troupes, il fortifia des places, il envoia Jean de la Cerda son gendre en Mauritanie, pourdemander du secours. 11 s’assûroit principalement fur la Ville d’Aiguilar, où il commandoit. Dona- r ° ^ àrn ôté quelques autres places le préparoit à mettre le siégé devant celle-là, lors que desaffaires plus pressantes l’obligérent à marcher vers l’Asturie où l’un de ses freres s’étoit soulevé.’ Maisccs qu’il eut pacifié cette Province, Scies troubles qui croient ailleurs, il retourna en Andalousie,at taqua Aiguilar. Coronel s’y défendit avec beaucoup de vigueur pendant quatre mois. Enfin,ta Ville fut prise d’assaut au mois de Février 1 3. II entendent la Messe, lors qu’on lui vint dire
que les ennemis croient entrez dans la Ville. Cela ne l’obligea point à interrompre ses dévotions : ilî tsot là jusques à ce que la Messe fût achevée, & ensuite il s’enferma dans une tour. 11 y Fut pris,.fsin procès lui fut fait comme à un rebelle, jc veux dire qu’il fut puni du dernier fuplice commec s 1!; t | ’ nc ] de leze-majeíìé (a). Marie l’une de ses filles eut tant de zèle pour la conservation de fa£ a ct( ^> qu’elle aima mieux se faire mourir, que de mettre en risque cette vertu (A). Ce qu’ellepour cela est fi étrange, que je me sens obligé de le raporter. Voiez la Remarque A.
UHe d* fis filles .... aima mieux fe faire mourir, que<*■€ mettre *v> - A r ^ ± .
mettre en risque fa chasteté. J Jean de la Cerda son mariaiant cherché inutilement du secours parmi les Mores deGrenade , & parmi ceux de l’Afrique > retourna en Portu-gal , & veçut dans un triste exil. Marie Coronel son épou-se ne put suporter son absence, & de peur de succomber auxtentations de la nature, se donna la mort. Je ne puis dire ennotre Langue l’invention qu’elle emploia ; servons nous doncdu Latin de Mariana. Ejus uxor Maria Coronellia, cum ma-nu absentiam non ferret , ne pravis cupìditatibus cederet, vi-tam pofuìt, ardentem forte libidìnem igné extinguens adaâto permuliebria titione. Dìgnam meliore ficulo fœminam, insigne stu-dium castitatis ( 1 ). Cet Auteur ne se contredit point en sou-tenant d’un côté que l’amour de la vertu fut extrême danscette Dame, & en suposant de f autre qu’aparemment elleetoit rongée des brûlures de la chair ; car le plus ardent amourde la chasteté n’exclut point nécessairement les dispositionsmachinales de l’incontinence. Cette Dame fortement résolue àne rien faire contre son devoir, touchée au vif de l’amour dela pureté, combatoit les irruptions de la nature,: mais elle nepouvoir les prévenir, ni les chasser pour toujours. Cette viemilitante lui parut trop importune, trop périlleuse : & ce-la la mit au désespoir. Elle excéda les conseils évangéliques.On trouve bien dans l’Ecriture (2), Si ton œil te fait chopper,arrache-le, i? le jette arriéré de toi : car il te vaut mieux qu unde tes membres périsse, & que ton corps ne soit point jetté en lagéhenne. Ut fi ta main droite te fait chopper, coupe-la, V lajette arriéré de toi: car il te vaut mieux qu un de tes membresperiste , cy que ton corps ne soit point jetté en la .gehenne ; maison n’y trouve pas qu’il soit permis de fe tuer afin de prévenirûne tentation. Elle auroit pu éxécuter latéralement ce pré-cepte ou ce conseil évangélique, sans se faire mourir. , Ori-gene , Ambroise Morales, & quelques autres , l’éxécuté-rent au pied de la lettre, & n’en moururent pas («). Vous
avez lu dans les Entrétiens d’un Jésuite ( 3 ), ce que fit unefemme d’Athènes pour ne pas déclarer le secret de ses amis.Apres avoir enduré les gesnes es? les tortures avec une fermetéiíicroiable , fans qu on pufi jamais rien tirer de fa bouche , ellefe coupa la langue avec les dent s, et? la cracha au visage du ty-ran qui vouloit savoir ce quelle ne voulait pas dire. Vous yavez lu aussi cette Réíléxion de l’Auteur : Cette femme avoitraison de craindre que fa langue ne lui jouast un mauvais tour,e? elle fit sagement de s'en défaire (4). Si vous apliquiez cet-te pensée à faction de Marie Coronel, vous ne seriez pas rai-sonnable. On pourroit former avec un peu plus de justesseun parallèle entre Borde femme de Brutus, & la femme deJean de la Cerda; mais il contiendroit plusieurs diférences.Borde, fille de Caton d’Utique & femme de Brutus, fe fitmourir en avalant des charbons ( 5 ) : ce fut seulement par lavanité de ne point survivre à son mari, & de fe montrer ri-delle Disciple de la Secte des -Stoïqueì que son pere & sonépoux avoient tant aimée.
§ M On conçoit fort bien que les Hommes peuvent faireeux-mêmes cette opération ; mais on ne voit pas de quellemaniéré les Femmes peuvent en venir à bout. Mr. Venete,au Chap. dernier de son Livre, intitulé, Le Tableau de l'A -mour conjugal e?c. dit: „ O11 ne peut pas douter qu’on ne„ puisse rendre une Femme incapable de concevoir en lui„ ôtant la & c. Mais la difficulté est de savoir comment les,, Anciens procedoient. Et pour dire ce que je pense là-„ dessus, je ne croi pas qu’on puisse faire cette opération,, fans péril ”. Beut-être que le Livre suivant, que je n’ai pasvu, en parlera: Eunuchì natì, faSiì, e? myftìci, ex sacra e?humana Literatura illuftraû. Zacharias Pasqualigus puero-rum emafculator ob Mufìcam quo loco habendus. Responfa adqu s fit um per Epiftolam jf. Heriberti. Divione lójj. in 4.On attribue ce Livre au Bere Théophile Raynaud. R e m.CriiiQ;
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C OSTA (Marguerite) étoit de Rome, & a vécu au X VII fieclc. Elle avoit du gentek du talent pour la Poefie , & prépara pour le Roi de France une Fête à cheval en forme de Car-reufil. (fi c i e fiallet. Le sujet de cette Fête étoit un défi d'Apollon de, Mars (a). Vous cn
trouverez la description dans un Livre du Pere Menêtrier (b). „ L’éxécution de ce dessein
55 ayant paru trop difficile, on lui préféra l’Orphée qui fut représenté Pan 1647 ( A). On nelaissa pas de faire imprimer cette Fête de la Signora Costa avec ses autres Poésies qu’elle dédia35 au Cardinal* Mazarin ( c)
COTIN
l’O L - t r êp a ra une Tête à cheval ....: on lui préféra
„ L’an 1647, le Cardinal Mazarin, qui vou-» «m introduire en France les divertissemens d’Italie , fit” dcs Comédiens 6e delà les Monts, qui représenté-” ],• JJ J) 1 Palais Royal Orphée & Euridice en Vers Ita-" de Jp, cn Musique , avec de merveilleux changemens” vues ^ des machines qu’on n’avoit pas encore
se de cet O ' ^ous trouverez la Description & l’Analy-cette représem^- datlS se Pere Menêtrier (2). Le fuccez dele monde par ^° m ^ nouveauté surprit également tout
TOME r ij S c ^ an ^ emens merveilleux des décorations ex-
traordinaires , CZ par la beauté du chant , austi bien que par la'varìété-des habits CF des concerts, donna la pensée de renouvel-ler ce spectacle aux Nopces de fa Majefte , oit l’on fit représenterErcole Amante, dont la. composition Italienne fut traduite enVers François pour la fatisfatèlion de ceux qui n entendoient pasljitalien (3). Tout ceci, me dira-t-on, est inutile par raportà la Signora Margherita Costa. J’en conviens : mais parcequ’une infinité de Lecteurs seront bien aises de trouver unepetite instruction touchant ce premier Essai des Opéra aumeme heu où je leur en ai parlé incidemment, j’ai cru queje ne devois pas suprimer cette Remarque.
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(7) Il contitnt144 pages.
(3J Entre-tiens d’A-rifte &d’Eugene,III Entre-tien w»157.
(4) Là-mí-me,pag. ipS.
D)Va!. Ma-ximus, Lilir.IV, Cap. VI,twm. 5.
(3) Menê-trier > Re-prefentat.en Musique,
pag. 2QJ.