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qui avoient nom Cotys , dont Monfr. Moreri ne nous instruit guere bien (G).
J’avertis ceux qui n’auront pas la troisième Edition de ce Dictionairc, qu’il faut rectifier auxdeux précédentes les Remarques A & B de cet Article. J’ai reconu que ^Observation du docteAlausiàc est juste ( e).
(G) Tacite a p/t dé de quelques . . . Cotys, dont Monfr.■Moreri ne nous instruit guere bien. ] I. II dit que Cotys Roide Thrace partagea du tems de Néron son Royaume avec sononcle Rescuporis. II faloit dire qu Auguste, après la mort deRhœmetalces (zz), Roi de Thrace, partagea ce Roiaumeentre le fils & le frere du défunt. Rhescuporis qui étoit lefrere eut pour fa part les lieux les moins cultivez , & lesplus voisins de l’ennemi. Cotys, qui étoit le fils, obtintjes contrées les plus voisines de la Grece. C est ce queTacite nous aprend au chapitre LX 1 V dii IÍ livre de sesAnnales. II. Ainsi on a eu grand tort de citer Tacite l.ii- Q* iz. Annal, tv l. z. Hist. II est vrai qu on voit dans1 onzième livre un Cotys, Roi de la petite Arménie,duquei Mr. Moreri fait mention ; mais il n’est point par-lé de ce Cotys dans le XII livre , ni d’aucun Cotys dans1 ? H livre de l’Histoire ; & par conséquent les Citationsnp Mr. Moreri font très-fautives , puis qu'outre ce que jeviens d’obferver on lui peut faire cette question , Pour-quoi n’avez-vous cité personne touchant Cotys, qui , àne que vous dites , partagea son royaume avec Rescuporis ?Ce Cotys du XII livre des Annales étoit frere de Mi-thridate Roi du Bosphore. Celui du livre XI étoit apa-remment fils de ce Cotys Roi de Thrace, que son OncleRhescuporis traita si cruellement : j'en parlerai ci-dessous.Ce qui me persuade cette filiation est que TEmpereur Ca-Jigula donnant la petite Arménie , & une partie de l’Ara-bie à Cotys, donna à Rhœmetalces les Etats de ce mêmeCotys (zz). Ce Rhœmetalces étoit fans doute le mêmeqpe celui qui après la condamnation de Rhescuporis meur-trier de Cotys, obtint de Tibere une partie de la Thra-J- e > pendant que l’autre partie fut donnée aux fils de Co-IH. La plus grande faute de Mr. Moreri est unral K ^ omission. II avoir en main un Récit plein de mo-n‘ , ^ 1 .’., < ^° nt: i Tacite lui fournissoit les matériaux : pourquoideux p ■ s’en prévaloir? n’imitons pas fa négligence. Lesj. fonces à qui Auguste partagea la Thrace étoientne humeur bien différente. Cotys étoit honnête hom-r ’ P°li > doux., agréable : Rhescuporis étoit un espritco ^> crue l, ambitieux, & qui ne pouvoir souffrir depagnon. Ipforumque regum ingénia , illi mite c amoe-num, huic atrox, avidum cr societatis impatiens erat (z; j.tacite par cette Remarque a préparé ses Lecteurs à voirans etonnement la catastrophe qu’il avoir à représenter. IIi! y a guere^ que des Lecteurs bien stupides , qui ne s’at-tendent après cela à voir Cotys dépouillé de ses Etats. Ceicroit presque un miracle si la portion de l’honnête honj-, ne âevenoit point la proie du mal-honnête homme.Rhescuporis, pendant la vie d’Auguste dont il redoutent lapuissance , faifoit semblant de bien vivre avec son voisin,r 1 àr lentement ses usurpations : mais dès qu’il, L i, j l mort de ce Prince, il les fit aller à pleines voi-• ibere aiant su cela fit dire aux deux Princes qu’ilvouloit que leurs différens fc terminassent à l’amiable. IIn en salut pas davantage pour obliger Cotys à désarmer:& comme il jugeoit des autres par lui-même, il consentità une entrevue que Rhescuporis lui proposa ; 8c pour mieuxmarquer sa franchise il accepta de se trouver au festin queRhescuporis voulut donner , fous prétexte de cimenterl’alliance. II eut beau représenter les droits de la bonnefoi, 8c de l’hospitalité, il se vit chargé de chaînes après labonne chere qu’on lui avoit faite. Rhescuporis fiiîa modes-tia , postulat eundem in locum coïretur, poste de con-troversiis, colloquio transigi. Nec diu dubitatum de tem-fore , loco , dein conditionibus : cutn alter facilitate , alterfraude cunÉía inter se concéderont , acciperentque. Rhescuporissanciendo ,ut diffitabat , feederi, convivium adjieit; trallaquetn multam noélem Initia , per epulas ac vinolentiam incautumCotyn f ey postquam dolum intellexerat , sacra regni, ejusdemlamiliae Deos, 8c hospitales mensas obtestantem , catenisonerat ( z6). Rhescuporis s’étant emparé de toute la Thra-Cc , écrivit à l’Empereur qu’il s’étoit vu obligé à cette dé-marche, afin de prévenir Cotys qui lui machinent une tra-hilon ( 2.7 ). C'est la perfidie ordinaire dont les plus injus-criminels couvrent leurs noirs attentats. La réponse de* *° ere Tassûra que s’il étoit innocent, il ne devoit avoirRude défiance , 8c qu’il n’avoit qu’à mettre Cotys en liber-p ’.& venir à Rome, pour y discuter ses droits. Pat uneImbrique beaucoup plus fine qu’on ne pense, il aima mieuxlire coupable d’un crime achevé , que d’un crime à moi-tte fait: si fit tuer Cotys, 8c publia que Cotys s’étoit faitmourir lui-même. Rhescuporis inter metum esr ìram cun£la~f sts maluit patratì quam ìncepti facinoris reus ejfe : occidi- Cotynjubet , mortemque sponte sumptam ementitur ( z8 ). Maisla justice divine ne permit pas qu’il jouît long-tems dunemurpation si criminelle. II ne fut pas assez fin pour éviter
les embûches de l’Empereur (zç): il salut venir à Rome,où le Sénat faisant droit sur l’accusation que la veuve duRoi Cotys lui intenta , le dépouilla de son Roiaume , 8cmême de la liberté. 11 fut conduit à Alexandrie; 8c, soitqu’il eût tâché de s’enfuïr , soit qu’on lui supolat quelquecrime, on le tua. Son fils Rhœmetalces, qui n avoir pointeu de part à ses injustices, n’en eut point non plus à lâ pu-nition. La Thrace fut partagée entre lui 8c les fils de Co-tys ; 8c à cause du bas âge de ceux-ci, on les mit sous la tu-tele de Trebellienus Rufus , qui fut Régent du Roiaume.La IV faute de Mr. Moreri est d’avoir distingué de Cotys,neveu de Rhescuporis , celui dont Ovide parle; car il ne fautpoint douter que celui à qui ce Poète adressa une Elégie nesoit le même que celui que Tacite loue, 8c à qui Augustedonna une partie de la Thrace. Ovide lui donne de granséloges, 8c lui demande fa protection. II lui aprend en unendroit, que le lieu de son éxil est au voisinage de ses E-tats (30), 8c en un autre qu’il demeure dans ses forteres-ses (31 ). Cela est un peu obscur. Nous aprenons dans cetteLettre d’Ovide, que Cotys avoit étudié, 8c que même stavoit fait de bons Vers:
Addc , quod ingenuas didiciste fidéliser artesEmollit mores , nec finit este feros.
Nec regum quisquam magis est instrudlus in illis,Mitibus aut fiudiis tempora plura dédit.
Carmina teflantur : qua fi tua nomina demas ,Threïcium juvtnem compofuiste negem.
L’antiquité de fa race étoit si considérable, qu’elle remontoirjusqu’à Eumolpus ( 32.). Or Eumolpus est celui qui apritaux Athéniens les mystères de leur Religion (33). V. En-fin , on peut condamner ce qu’a dit Mr. Moreri, que Cotysétoit un certain Roi des Getes , chez, qui Ovide fut exilé. IIest sûr que le Roiaume de Cotys étoit la Thrace, 8c non pasle pais des Getes. Peut-être Cotys tenoit Garnison dans To-mes lieu de l’éxil d’Ovide; mais ce n’étoit pas être Roi desGetes : 8c ainsi Lipse ne paroit pas avoir eu raison de dire,In hujus regno vates ille exulavit , quod scire volo juventu-tem (34). A-t-on jamais suplié un Prince , quand on estdans son Roiaume , de faire ensorte qu’on vive en sûretédans le voisinage de ses Etats ? C’est néanmoins la conclusionde la Requête d’Ovide ( 35 ).
Quelques-uns (36) croient que celui à qui Ovide écri-vit étoit fils de Cotison , Roi des Getes, duquel Suetonedit ceci: M. Antonius scribit primum eum (Augustlim) An-tonio filio suo despondiste Juliam : dein Cotisant Getarum Régi ,qtto tempore.fibi quoque invicem filiam régis in matrimoniumpetiistet (37). Ces paroles contiennent deux faits qui ne setrouvent dans aucun autre Ecrivain. I. Qu’Auguste vou-lut marier Julie fa fille avec Cotison , Roi des Getes.11 . Qu’il fe voulut marier avec la , fille de ce Cotison :car n’en déplaise à un grand Critique (38) , c’est là lesens des paroles de Suetone, que l’on ne réfute pas par rat-tachement constant d’Auguste pour Livie son épouse. IIfaut savoir que c’est Marc Antoine qui parle, & qu’il n’yregardoit pas de trop près quand st s’agissoit de rendreodieux cet Empereur. Les moindres bruits, les moindressoupçons, lui suffisoient pour en faire des articles de sesManifestes. Mais je reviens fur mes pas, pour réfuterceux qui disent qu’Ovide a écrit au fils de ce Cotison. Jeleur opose Tacite, qui a dit formellement (39), que Co-tys Roi d’une partie de la Thrace au tems de Tibere avoitobtenu d’Auguste cette portion de Roiaume, après la mortde Rhœmetalces son pere. II faut donc qu’au tems de l’éxild’Ovide le Cotys qui régnoit en Thrace fût le fils de ceRhœmetalces. Mr. de Tillemont s’ést trompé (40) en s’ima-ginant que ce n’étoit que le neveu de Rhœmetalces; & voi-ci aparemment ce qui l’a trompé. II a vu qu'en Pan 738 deRome, Rhœmetalces gouvernent la Thrace comme tuteurdes fils de Cotys ses neveux (41 ), & qu’en 759 Rhœmetal-ces 8c Rhescuporis son frere chassèrent les ennemis (41). II adonc cru que le Cotys, à qui Auguste donna une partie de laThrace après la mort de Rhœmetalces, étoit un de ces pupil-les fils de Cotys dont Rhœmetalces étoit tuteur en Tannée 7 3 8.II n’auroit pas cru cela, s’il eût pris garde que le témoignagede Tacite est notablement fortifié par les éloges qu’Ovidedonne à la valeur du pere de Cotys ( 43 ). Ces éloges con-viennent à Rhœmetalces que Ton voit paroitre de tems entems fur la scène depuis Tan 738 jusqu en 759 (44), Sc stfaudrait faire bien des fupositions gratuites pour qu’ils con-vinssent à un Cotys mort avant 1 année 738, laissant ses filsen bas âge, ce qui donne lieu à présumer qu’st ne régna paslong-tems.
C O T T A (Catellien) a fait des Scholies ad Medinìanensium Statut a , 6 c un petit Traited - e sJurisco n sultes, où il commence par Mutius Scevola , & finit par André Alciat (a). II a fail, un . Livre intitulé Memorabilia , qui fut imprimé à Venise , l'an 1572-, in 8 , & qui n’eslqu un pillage des autres Auteurs (b)- II le. reconoit au frontispice de son Ouvrage, 6 c cela le
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tome ie Ee z COTTE-
(í) J*en fuieredevable aM r. Veys-siere la Cris-se.
(rs) Pater-culas, Livr«11 , ChapitreCXXIXamis ceci entreles Intriguesde Tibere lesmieux con-
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(30) Carnetloquax vti-tras Ji jampervenit adaures Me tbbi finitimiparte jacereSoli. Ovid*Epist. IXt Libr. II deTonlo, Vers.
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Sed quantMarte feroXydr vinci ntfccius armisTant nun -quam faEIetpace cruorisamans.Ovid«,Epist. IXI.iLri II deS ont o, Vers.43-
(44) VoiceDion » Livre.ElV>J.6ir,
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(b) Multa velpotiut midtolcolletI. Sci-
pio Gentil.in Apolog.Apuleii ,pag,
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