C R A N T O R, CRATERUS.
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s 01t àZe (g ), quand il mourut d’hydropiíìe (b). II laissa son bien à Arcesilas. Ce bien montoit^ lr talens (z). Jl n’est point vrai , comme quelques-uns l’aíìûrent ( k ) , qu'après la mort de Cra-
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j>) Htm, tes le Philosophe il enseigna dans /’Académie ; car il mourut avant Crates 6c Polemon (/).
Utm > ibidem,
£ Essor, de
num. 2J.
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ntagna jaálura homini potest pararì. quippe necejfe est ut ìbicorpus , ïtà hic ammum plane ejseratum cjje (13). Cice-r°n a raporté la même pensée de Crantor. Voler la mar-ée (14).
Au reste, nous aprenons de Plutarque, que ce Philoso-phe composa ce Livre pour consoler Hippocles qui avoirperdu ses enfans ( 1; ). Plutarque en tire quelques penséesst} 1 il fait valoir dans son Traité de Consolation à Ápollo-nius - Ce même Traité de Crantor fut très-utile à Cicé-ron qui en tira beaucoup de choses quand il composa unsemblable Livre. II 1 avoua, & c’est pourquoi Pline l’adistingué des Plagiaires. Scio enirn , dit-il (16), conferen-tem auLtores me dtprehendijfe d juratijfimis cy proximis veterestranfcrìptos ad verbum, neque nominatos : non illa VirgilianaJirtute , utcertarent: non Ciceronìana fimplicitate, qui in lì-bris s e Republica , Platonis fe comitem profitetur : in consolatio-ne filin , Crantorem, inquit , fequor. Le Pere Hardoiiin ob-lerve dans fa Note fur ces paroles de Pline, que Cicéronvr c l Ue Crantor intitula son Ouvrage de LuHu minuendo.Mais il est sûr que Cicéron dans le Passage (17) cité pareet habile Jésuite parle de son propre Ouvrage, & non deeelui de Crantor. Mr. Dacier assure (18) , que Cicérondans fa Consolation s’est servi de ces paroles: Sed ego Cran-torem feqtlor, cujus legi brevem illum quidem sed ver'e aiireumSsr ut Pan&tto placuit , ad verbum edìscendum de Lutin li-
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11 Rfìtre da 1 Livre à’Horace, pàg. m. 142 , 14; > da Vlll Tome.
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Acade'micicns. (/) D. Laër. Libr.
brum , qûo ácute universam doloris medicinam complexus tfl.11 distingue ce Passage de celui du 11 livre des QuestionsAcadémiques. Je ne l’ai point trouvé xlans les Fragmensqu’on a recueillis du Traité de Cicéron de Consolations ,mais il fe trouve dans l’Ecrit que Sigonius tâcha de fairepasser fous ce même Titre pour un Ouvrage de Cicéron.Aparemment Mr. Dacier n’est point de l’avis de ces Criti-ques qui ont cru que Sigonius voulut tromper le public.Notez que l’une des choses que Cicéron emprunta de Cran-tor est que nous venons au monde pour y expier nos cri-mes. Cicero cum in principio Conjblationis sua dixijfet , luen-àorum Jcelerum causa nasci homines : iteravit id Ipsum pofieaquafi objurgans eum qui vitam , poenam non ejfe putet (19).Comparez cela avec lé Grec de Plutarque , vous trouve-rez que j’ai raison. n-aa-H yùp xaì crotpolc ■ ( s-
cpr/irt K.OOCVT&ç') lì VUV SlÀ/.n. ZSCíAui XSaAcCVCCCl rrisx , Ti-
^enoíoiv hy° v v.èvoio ìtveei 7 fiv fitoo , scut to ys.éirB-ai tz.v-
B-^osoroo c-vtxpoçàv 73 jv /asy içy.v. Alulti quippe , ut ait Crantor ,tique sapientes viri , non mine primum , sed prìdem deplorave-runt res bumanas, supplicium judicantes vitam banc esté, cysumma calamitatis loco ducentes, nasci hominem (20). Ledocte Casaubon n’avoit pas pris garde aux paroles que j’ai ci-tées de Pline ; car pour confirmer fa Conjecture, que Cicé-ron s etoit fort servi de l’Ecrit de Crantor, il n’allegue que letémoignage de Saint Jerôme. Eum Libellum .... dubiumnon est quin in suo de Consolations magnam partem exprejfijset( Cicero ) quod cy Hìeronqmus his verbis testatur .- legimus,inquit, Crantorem cujus volumen ad confovendum doloremsuum sequutus est Cicero (21).
IC) Monpr.Foucher ,íla page lî dejon HistoiîCde la Philo-sophie desIV , num* 27.
sip) Lac-tant. Libr*III > Cap,XVIII ypag. m, 197.
(20) Plut, de.Consolât.fug. 1,5, B.
(21) lf! Ca-saubon. Noc.ad Diogen.Laëit. Libr.IV, nam. 17.
.CRATERUS, Auteur d’un Ouvrage dont on doit regreter la perte {A')y étoit Macedo-" len («)• II ne faut pas néanmoins croire avec Vossius, que c’eít le même Craterus qui eut tantQc part à l’amitié d’Alexandre (B). II est surprenant que Finedo n’ait point eu d’autres lumiè-res
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( A ) d est Auteur d un Ouvrage dont on doit regreter taÇ' íe -J Cetoit un Recueil des Décréts du Peuple d’Athe-, es { p. _ Combien de difficultez ne pourroit-on pas résou-re, n p on avo j t cet Ouvrage ? Combien de particulari-furenW v< T riQ 't-°n pas touchant les Hommes illustres quint banis, ou maltraitez en d’autres maniérés, dans cet-■intense République ? Craterus étoit un Auteur éxact:n japortoit la teneur de l’Accusation, & celle du Jugementst} 1 }, a volt été prononcé > & citoit les Auteurs qui lui four-^’noient ces choses ( 2 ). On a même lieu de croire qu’ilinféra tour entiers dans son Ouvrage les Traitez de paix ( 3 ).Je croi que Mr. de _ Mauíïac eût acheté un tel Livre aupoids de 1 or , malgré le mépris & l’indignation qu’il té-moigne contre les Arrestographes modernes (4) : Hodìe inGallia , dit—il, nos hujusmodi homines e trìvio vocamus Col-lecteurs d’Arrests, ad quorum nugas , cy fomnia excudenda ,(y typis mandanda ,, divina bu excudendi ars potius inventavidetur , quàm ad sérias cy non ìta futiles dottlorum vìrorumlucubrationes , pofieris intperitiam fequiorìs hujus seculi homi-num miraturis , c? typographorum avarìtìam contempturis re-linquendas ( 5 ).
4 * 7 ,
•’n5 He plébiscitant , solitus alìoqui talid âiscribere ir citere euitorcs. Pla-, ^4 f'nstide , pag. 3 3 s , .A. ( 3 ) Voiez. Plutarque , in Cimone , p<tg,
> 1,1 Citation (*î) 4- í’Article CiMON. (4) Voiez
* 'irrite. 10 uaìre de Furetiere , à ce mot, le Nom de plusieurs Compilateur:(-S ) Mauíïac. Not. in Harpocrat. voce A’çtTsùuat
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Volez en passant que ce n’est pas d’aujourd’hui que le:Javans hommes fe plaignent que les Libraires ai m enmieux imprimer de médians Livres que de bons LivresCe n’est point des Libraires qu’il se faudroit plaindremais des Lecteurs ; car si le débit des bons Livres étoiauffi lucratif que celui des autres, ne doutez point qu<les Libraires ne préférassent les bonnes copies aux mautaises. J’apelle ici bons Livres ceux qui le font effectivewent; Sc non pas ceux qui ne le font que selon le style deLibraires.
Vous trouverez une confirmation de ceci dans Mtà Pin. „ On voit tous les jours une foule de petits Li-- vres François qui paraissent en public , & l’on ne voi» presque point imprimer d’Ouvrage ancien, soit Grec, soi-> Latin. II est vrai que les Libraires disent que ce n’est pa-> ' e ur faute, que c’est celle du Public. Que les premier» Jst vendent Sc se débitent, 8c qu’ils en font enrichis ; ai» lieu.q ue j es derniers demeurent dans, les boutiques, 8» f°nt souvent cause de leur ruine. C’est donc à la bizar-> rei 'ie des hommes de ce siecle qu’il faut s’en prendre. Oi» a perdu le goût de l’antiquité, il n’y a plus que la non» veauté qui p i a js e( L a vraie & la solide érudition n’ei" T 1 , tems, on fe contente de sçavoir les choses su
" j e !?ent. On ne fait plus d’étude solide : 0:" n , 1 ? 7 n<i ì antiquité dans les nouveaux ; & il est rat>j st n remonte jusqu’à la source. C’est un malhet
,, très-déplorable pour la République de Lettres, & il est„ bien à craindre que cette étude superficielle ne nous jette„ dans un état pire que l’ignorance 8c la barbarie des siécles„ précédens (6) ”.
{B) Il ne faut pas croire avec Voffìus, que c est le mêmeCraterus qui eut tant de part à l'amitié d'Alexandre. ] Jem’étonne que Vossras ait pu avancer une conjecture commecelle-ci : Suspicor ejfe eum tpsum qui cum Alexandre M. milì-tavit , de quo sequenti libro dicemus ( 7 ). II renouvelle faconjecture quand il parle du Craterus qui accompagna Ale-xandre : Fortafi’e idem est ille Craterus Macedo , de quo interïncerta ttatis scriptores diùlum fuit libro tertio (8). II venoitde citer Strabon , qui parle dune certaine Lettre de Craterusà Aristopatra fa mere, 8c qui dit que cette Lettre contientplusieurs choses incroiables, & qui ne s’accordent avec au-cune autre Relation (9). Cela regarde les Indes. J’ai beaucoupde panchant à croire que cette Lettre étoit suposée; car,encore qu’il soit possible que le Favori d’un grand Mo-narque , 8c l’un des principaux Chefs des armées d’un Con-quérant , se divertisse à composer une Lettre remplie decontes, je ne trouve pas vraisemblable qu’il écrive de pa-reilles choses à fa mere. Je trouve beaucoup moins de vrai-semblance à suposer qu’un Seigneur comme Craterus, toutbrillant de gloire pour avoir eu tant de part aux conquêtesLc à l’amitié d’Alexandre , ait pu se résoudre à recueillirtous les Arrêts du Peuple d’Athènes avec toutes leurs cir-constances , & avec toutes les Citations requises. C’étoitl’affaire d’un Praticien. Cela demande des gens qui sententla poudre d’un Greffe, 8c non pas la poudre à canon. Pourune Histoire d’Alexandre, pour des Relations de ses Cam-pagnes , c'est une autre chose ; je ne nie point que Crate-rus son Favori n’eût pu se faire beaucoup d’honneur en ytravaillant. II y travailla en effet, fi Mr. Moreri en doitêtre cru : Craterus, dit-il, donna des marques . ... de sonesprit par les beaux Ouvrages qu il composa des conquêtes d A-lexandre. Strabon qui en fait mention cite dans le 15 livreune Lettre de Craterus. C’est prétendre que Strabon a distin-gué cette Lettre d’avec l’Histojre des Conquêtes d’Alexandre.Or cela est faux : il n’a parlé que de cette Lettre. J’avoueque Freinshemius met Craterus entre les Historiens d’A-ìexandre ; mais il ne faut que considérer son expression,pour fe convaincre que l’on ne fait rien là-dessus. Crate-rus cum sub Alexandre res gereret ejus etiam hìfiorïam diciturconfcripfijfe ( 10). Vossius, Punique Auteur que Moreri eûtconsulté , ne parle que de la Lettre dont Strabon a faitmention, desorte qu on ne peut dire tout au plus sinon queCraterus fit une Lettre fur les merveilles des Indes. Pour moije ne saurois me persuader qu elle ne soit pas supolee. Je croiaussi que s’il eût fait la Compilation des Décréts des Athé-niens , Plutarque 011 qnelcnn des autres Auteurs qui la ci-tent , eussent marque quelquefois la dignité qu’il avoir eueauprès d'Alexandre le Grand, & que ne l’aiant point mar-quée, nous devons prendre leur silence pour une preuvecontre Vossius. ,
, Ee 3
(«)?lutaich.'
in Aristide,f ab fin. pag.
334 >
(A) Du Tin,Nouv. Bi-blioih. desAuteurs Ec-cles. Tom. If,pag. 200 E -dit. de Ho/L
(7) Vossius ,de Histor.Gric. Lihr mlILpag* 347 -
( 55 ) Ibidem ,Libr. IV , pag„462.
(9) E’iCísíJa-'rm Si t/çHStí KpatTÉ/JK
wgcff T»y /u» mrrípct A'piro-ircírçav
Tí Sih\at Tût—p^o^ci <pps t-
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ò/uohoyio‘stìsSívÍ. Edit etest etiam
Epijhla
cjUtedam Crá-teri Ad ma,-trem sArifío-patram ferip -ta qua cumalU permultetadmirabtlianarras > tumeum nulloconcordat .Strab. LihrmXVypag, 484 ^
(10) Freins-hem. Prole-gom. ad Q-Curtium,
Op* iv% m