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CRESPIN. CRISPUS. CRITIAS.
Conrad Badius imprima quelque tems pour notre Crefpin (F).
(\a)cts ilotes bien que Casaubon n’avoit pas encore quatorze ans, lorsjint fim le que Jean Crespin mourut. A-t-il donc été Tun de ses Au-Nom d’isaa- teurs ? Voici aparemment l’origine de cette faute. Oncus Hoitus rimprima Theocrite après la mort de Crespin > 8c l’on yI pri‘- îoignit les Notes de Casaubon (io) , 8c l’on conserva la„ d’Evfiache Préface de Crespin. Cela aura pu persuader que c’étoit lui
Vignan , oui nmprìma Theocrite. Elles sent datées du rrnis d'^ioût 1584.
qui donnoit cette nouvelle Edition.-
( P ) Conrad Badius imprima quelque tems pour notre Cres-pin.] J’ai vu à la fin d’un petit Livre in 8 ces paro-les. A Geneve, de l’Imprimerie de Jean Crespin, par Con-rad Badius , 1550. Ce petit Livre est un Ouvrage deCalvin, 8c s’intitule, Traiéïé trh-excellent de la vie Chres-tienne.
CRISPUS (Jean Baptiste) bon Théologien & bon Poète, florilTok au XVIíiecle, Lc étoit de Gallipoli dans le Roiaume de Naples. Le principal de ses Livres est celui quifut imprimé à Rome Tan ifP4, in folio, de Ethnicis Philofophis cauîe legendis (xf). Voler, laBìblioteca Napoletana du Toppi (a).
{A) Le principal de ses Livres est celui . de Ethnicis
Philofophis cautè legendis.] Voici ce que Poste vin en adit. Vir vert Philosophas qui nimirum acri quali Christia-(1) Possev. num decet ,judicio, Philosophiam expendit, librum fat grandemSacTroM. U de Philofophis caute legendis ita feripsit, ut quacunque harefestw. 117. « Philofophis minus cautis manarunt, etc indicata fint, ac fo-
lidis rationibus conflitat a > ex divinis Scripturis V Patribus, exd fa Obi Synodorum decretis , ex Scholasticis , quibus cautionibus pramu-vatíones »>» Philofophi fivepublici Profestores inoffenfo pede curriculumEmendatio- hoc decurrent , tantamque ancillam retia adàucent ad ar-nes in Pro- C em (1). Le Pere Merscnne en a inséré un long Passage dans
blemata p un âe ses Livres ( z ) : c’est l’endroit où Crispus réfute les
neiMn'Ge-~ Théologiens Mystiques. La raston pourquoi le Pere Mersen-neûm. ne en usa ainsi est bonne à savoir. C’est, dit-il, que cet Au-
teur , qui est assez rare, a réfuté très-élegamment cette espe-ce de Théologiens. Spuod attinet ad fecretiores illos Theologos,quos Venetus tam importune cj* tam fréquenter inculcat, benemihi phtlofophatus videtur Joannes Baptista Crispus, cujus hicideo integram fententìam libet attexere prafertim cum autor ìl-le rarisimus ejfe videatur, ey elegdntiffimo stylo fecretiores il-los Theologos configat ( 3 ).
Les autres Ouvrages de Crispus font deux Harangues furla Guerre contre les Turcs, imprimées à Rome, l’an 1594,in 4. De Medici laudibus, Oratio ad cives fuos Gallìpolitanos ,imprimée à Rome l’an 1591, in 4. La Vie deSannazar,imprimée à Rome l’an 1583,8c rimprimée à Naples l’an 1633in 8. Le Plan de la Ville de Gallipoli, dédié à FlaminiusCaracciol le 1 de Janvier 1591 (4).
( 4 )
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dfAxglÁVOV-lAthe-nitnscs veroperstringensquod pra ca-teris errarentmaxime,íhilostiat.in Vitis So-phistarum ,[*&■ S<>s.
( 2 ) Idem,t“i- S o 4»5<>5.
(Z 1 Cornel.Nepos, i nARibiade,Cap. X, init.
(4) /Eschi-nes, Orat.in Timar-chum, pag.
». 1 B.
CRITIAS, Disciple de Socrate, profita si mal des Leçons de ce Philosophe, qu’il devintun très - méchant homme. II le témoigna principalement lors que la ville d’Athenes si patrie,subjuguée par Lysindre Général des Lacedemoniens , fut soumilè à trente Tyrans. II fut l’unde ces trente, & le plus injuste de tous (a). Non feulement il avoit dessein de rendre la villed’Athenes très - misérable , mais de faire un defert de toute l’Attique (ud). On prétend queses injustices firent du tort à Socrate dans l’efprit du peuple ( B ) , le ressentiment contre leDisciple aiant rémonté juíqu’au Maître. Xenophon a réfuté ceux qui imputoient maligne-ment à Socrate les déréglemens de quelques-uns de ses Disciples (C). II est certain que Critiasn’aimoit point Socrate, & qu’il lui défendit d’enfeigner personne ( b ). L’un des crimes qui lefirent le plus haïr fut d’avoir été le plus ardent promoteur de la mort de Theramene , & d’avoir
travaillé
{A) il avoit dessein ... de faire un defert de toute t Atti-que. ] Son mauvais cœur contre fa patrie parut dès le temsqu’il fe retira en Thessalie, où il ne cessoit de dire du maldes Athéniens. II les faisoit passer pour celui des peuplesdu monde qui avoit les plus méchantes coutumes ( 1 ).Etant retourné à Athènes , il y rendit mille services auxLacedemoniens, il poussa Lyfandre à y démolir les mu-railles, 8c il complota avec eux de dépeupler toute l’Atti-que, 8c de la réduire en prairies. ’£orù Axitorçàs uìt ìàu-
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boç uipY/peiTo , ttoA ffiûv A urminev sioràjv k; 7 rávTeeç, s't tic, 7SVA B-Y/Vctlm cpióyovra bi^etne , d u. n/, 71 75 y.eù f.uuapovíce rjyçtçixxovtcc òerept^ÚAero , tSuXiófiUTÍí 7k òtrtnrti 7o7ç Actxsbai-fiofíois êonháfilìavtv o>s fe-eÀÓfitní <j Ktuxyi írro<pa.rtiiri tjjçrat àtlbpaorm àytl tg$ txxitaS-i'ie-x , xuxiroç ùtâ-pátrai Estaiye tpaí-.srcei ^vu-nátrm, àt £xì xaxía ïtotice. Cum ille aperteLaced&monûs faveret, proderet sacra, per Lyfandrum mœniadestrueret, quosque Athenienfes expulerat quominus in ulla Gra-cia parte confisterent ,prohiberet, Laconicum edicens bellum om-nibus imminere fi quis exulantem Athenienfem exciperet, tru-culents ex cadibus triginta tyrannos fuperaret, detestabilequeconfilium cum Lacedamonïts imret ut Attica pecorum nutrix ef-ficeretur, virorum armentis fpoliata , his de caufis mihi omniumhominum pefimus fuijfe videtur qui ob fcelera fuerunt fa-mofi (z). II fut cause de la mort d’Alcibiade ; car Lyfandren’engagea les Perses à s’en défaire, qu’après avoir été avertipar Critias 8c par les autres Tyrans d’Athenes , que Tordrequ’il avoit établi dans cette Ville feroit bientôt renversé ,si Ton ne faisoit périr cet homme. Critias caterique ty-rannie Athenienfium certos hommes ad Lyfandrum in Afiammiferunt qui eum certiorem facerent nist Alcibiadem fustulis-fet, nihil earum rerum fore ratum quas ipfe Athenis consti-tuijfet. Quare fi suas res gestas manere vellet , illum perfeque-retur (3).
(B) On prétend que ses injustices firent du tort d Socratedans iesprit du Peuples L’Orateur Eschines n’en doutoitpoint, puis que dans Tune de ses Harangues il parla ainsi aupeuple d’Athenes: ïVeÌí á A’.)y»« 7 a, ’Zaxpár j» ftÈv 70» o-opirit
•árrtxrútccre 071 Kptrtiit itpútn TTíiraibivxaí'em rat rptúxovrx,
ra, tov rj xctrxA.v! 7 -xtTm. Vos, Athenienfes, Socratem fa-ptentem illum occidistis quod Critiam instituijfet unum XXXvirorum quipopulum opprejferunt (4).
(C) Xenophon a réfuté ceux qui imputoient . k
Socrate les déreglemms de quelques-uns de ses Disciples. ] Lesennemis de ce Philosophe lui firent un crime de tous lesmaux que Critias 8c Alcibiade, deux de ses Disciples,
causèrent aux Athéniens. Xenophon fait voir que celaétoit très - injuste. II dit que ces deux Disciples ne Rat-tachèrent à Socrate qu’afin d’aprendre de lui l’art de dis-courir , dont ils vouloient abuser pour satisfaire Tambitiondémesurée qui les dévoroit ( 5 ). II prétend qu’encorequ’ils fussent si peu portez à vouloir imiter Socrate , quesi Dieu leur avoit donné à choisir ou la mort, ou d’êtreobligés à vivre comme faisoit ce Philosophe , ils auroientembrassé le prémier parti ; ils ne laissèrent pas de fe com-porter honnêtement tandis qu’ils furent fous fa direc-tion (6). Ils ne lâchèrent la bride à leur méchant na-turel , qu’après avoir quitté son Ecole. Critias s’enfuiten Thessalie , 8c s’y pervertit par le commerce qu’il liaavec de fort malhonnêtes gens ( 7 ). D’autres doutents’i( ne fut pas plutôt le corrupteur des Thessaliens, 8cassurent qu’il travailla à y établir la tyrannie (8). C’é-toit son humeur, il aimoit les innovations 8c les brouil-leries d’Etat. Xenophon observe que Socrate n’épargnoitpas les censures à ce Disciple ( 9 ). „ S’étant une fois„ aperçu que Critias étoit devenu amoureux d’Euthyde-„ me, 8c qu’il essayoit d’en tirer les dernieres faveurs,, que les voluptueux recherchent, il tâcha d’abord de„ le détourner de son dessein , lui disant qu’il étoit in-» digne d’un courage libre , 8c d’un homme d’honneur,„ d’importuner incessamment celui de qui Ton veut ga-„ gner 1 estime, 8c de faire le mendiant auprès de lui,„ pour obtenir une chose qui n’est point honnête. Et„ comme Critias ne se rendoit point à cette prémiere„ attaque, on dit que Socrate en présence de plusieurs„ personnes, & même d’Euthydeme, dit que Critias,, avoit une démangeaison de pourceau , 8c qu’il vou-„ loit sc frotter à Euthydeme , comme les pourceaux” vont se frotter contre les pierres. Depuis, Critias lui„ a toujours voulu du mal : 8c pendant la tyrannie des,, trente , du nombre desquels il étoit, lors qu’il eut le3> foin de la police, avec Charicles, il se ressouvint fort33 bien de cet affront ; 8c, pour s’en venger , st fit une33 Loi, par laquelle il défendoit d’enfeigner l’art de rai-33 sonner dans Athènes ”. Je raporte tout ce Passagecomme Ta traduit Monfr. Charpentier, de T AcadémieFrançoise. En voici un morceau selon le Grec : Aiysrxt
TOV ’StMKpXT 7 )V , Té 7 T 0 X>sUV TTClpÓvTûiV X.(U TU 'EiS-v^UH t
ttZFttV OTt ÙixûV iï'oX.Otì] TTCiT^îtV Ò X OtTtCCÇ t tTZrt&UUùiv Eô-S’t l£Z m
f/.ùi TrpôTKVflto- 3 -ea ao’îs’gp òiStcc Tote, AiS’Oíç. Socraient tìfMaliis multis prafentìbus, tum etiam ipfo Euthydémo dixijfe seprunt, Critiam in Euthydemum porcorum more, qui fe fa xi saffricare filent, affìci.
( 5 ) Xee »? 1deFact. 15& nict‘ s
Social' 5 »Lér.Ul*Trt. 4 1 **
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