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L Article de David, que je viens de lire dans le Dicbionaire de la Bible, me fournira la matièredune Remarque (/).
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& un peu après il marque que David vainquit Goliath l’anypì 1 du Monde. II est manifeste que la victoire fur Go-** est postérieure au sacre de David , au lieu que selon. oreri la cérémonie du lacre ne se fit qu’un an après cetteprétoire. Pour corriger cette faute, il faut dire que Davidreçut Ponction âgé de vingt ans ( 19). Le reste n'a pas be-soin de correction; car il est vrai que David vainquit Go-liath 1 année d’après son sacre.
.ri. II n’est pas vrai que Saiil ait renouvellé la períecu-st° n contre David, depuis que celui-ci se fut abstenu deux*°is de lui faire le moindre mal, en aiant la plus favorableoccasion du monde. II est un peu surprenant que l’Ecri-tui ;e - pour aggraver le crime de Saiil, n’ait pas remarquéSU il se repentit bientôt de sa réconciliation avec David, 6cil se rendit coupable d’une noire ingratitude. Dans lechapitre XXIV du I livre de Samuel , fl aprend que Da-'SS> le pouvant tuer dans une caverne , n’avoit voulu luifaire aucun mal : il admire cette générosité ; il souhaite quele bon Dieu la récompense ; il reconoît que la couronnee ‘‘ destinée à David; il lui recommande sa famille; 8c s’enretourne dans fa maison. Dans le chapitre XXVI du mê-? e livre, il aprend que David le pouvant tuer de nuit dansla tente s’en retire fans lui rien faire : il admire cette gé-uerosité ; fl donne fa bénédiction à David ; il lui préditjoute sorte de prospérité ; Lc s’en retourne chez foi. Mr.■Moreri prétend que ces deux choses fi semblables arrivé-re nt la même année. Je le répete: il est un peu surprenantque l’Ecriture ne se serve point du premier de ces deuxfaits, pour rendre plus odieuse l’opiniâtreté de Saisi à per-sécuter son gendre. Deux ou trois lignes pouvoient faireUU grand effet: un Lecteur eût été frapé de voir que Saisi,redevable de la vie à son beau-fils, le loue, l’admire, luisouhaite mille bénédictions, 8c ne laisse pas dans peu deteins de se remettre en campagne pour le perdre. Les Loixue la narration demandent fans doute qu’en parlant de cettenouvelle poursuite, on observe quelle étoit une infractionue cet accord solennel qui avoit suivi l’avanture de la caver-ne. Cependant, vous ne trouvez pas un iota dans l’Ecrituretouchant cette circonstance. Voici d’autres sujets de sur-prise. David exposant à Saisi qu’il ne setoit point renduoigne de la persécution qu’il souffroit, 8c qu’il n’avoit tenuqu a lui de le tuer dans fa tente, ne représente pas que c’é-toit la seconde fois qu’il avoit eu la vie du Roi entre sesniants, 8c que le Roi avoit bientôt mis en oubli l’avantureoe la caverne. Saiil de son côté, qui avoue qu’il a tort,& qui parle à David de la maniéré du monde la plus hon-nête, n’observe point que c’est la seconde fois qu’il lui doit layie. Avouons que de telles circonitances ne s’oublient pas.De plus, nous volons que dans la prémiere de ces deux ren-contres David 8c Saisi tiennent à-peu-près les mêmes parolesque dans la seconde. Si je voiois deux Récits de cette natu-re, ou dans Elien, ou dans Valere Maxime, je ne ferois pasdifficulté de croire qu’il n’y auroit là qu’un fait, qui aiantete ìaporte en deux maniérés auroit servi de sujet à deux ar-ticles, ou a deux chapitres. Le fait seroit que David aianten ses mains la vie de Saisi son cruel persécuteur, l’auroitconservé précieusement. Les deux manières de conter lachose seroient, 1, que Saisi obligé par quelque nécessité na-turelle de s’écarter de ses gens, entra dans une caverne oùétoit David; 2, que David se glissa de nuit jusqu a la tentede Saisi,les gardes dormant profondément. Je laifle au PereSimon, 8c à des Critiques de fa volée, à éxaminer s’il seroitpossible que les Livres Historiques du Vieux Testament ra-portassent deux fois la même chose. II me semble que factiondes Ziphicns, raportée dans le chapitre XXIII du I livre deSamuel, n’est point différente de celle qui est raportée dansje chapitre XXVI du même livre. Quiconque voudra fairele parallèle de ces deux Récith fera fans doute de mon senti-uient. Ce qu’il y a de bien certain c’est que Saisi n’a pointpersécuté David depuis la seconde réconciliation. C’est la se-conde faute de Mr. Moreri.
La III consiste en ce qu’il assure que David fut st bienr eça d Achis Roi de Gath, que fa nouvelle faveur faillit àJ ftre soulever les grans. II n’y a pas un mot de vrai dans°ut cela; 8c je ne vois rien qui ait pu produire cette faus-et f » que les soupçons que l’on forma contre David , lors8" on le vit avec ses troupes à l’arrieregarde de l'arméehflflline. Les Chefs voulurent absolument qu’il s’en re-
tournât dans la Ville qui lui avoit été donnée (20). II yavoit une grande différence entre ces Chefs, & les Grans dela Cour du Roi de Gath.
IV. Le prétendu mécontentement des Grans n’obligeapoint David à se retirer de cette Cour. II s’en retira parrespect, il craignit que lui 8c ses gens n'incommodassent lePrince par leur séjour dans la capitale : il pria donc Akis delui assigner une autre demeure; ce qui lui fut accordé. Ceciavint avant que les Chefs dés Philistins demandassent queDavid sortît de leur camp.
V. II ne faloit pas dire que David revint à Siceleg, puisque l’on n’avoit pas dit qu’il y eût déjà séjourné.
(/) L .Article de David du Dïtlionaire de la Bible me four-nira la matière d une Remarque, j Les Imprimeurs en étoientici, lors qu’on m’a fait voir un Dictionaire (11), que j’aiconsulté tout aussi-tôt à f Article du Prophète David. J’yai trouvé des endroits qui m’ont donné lieu à faire des Ob-servations. I. II n’est point vrai que David soit venu aumonde no ans avant la naissance de Jesus-Christ : il y aplus de mille ans (22.) entre la naissance de l’un 8c la nais-sance de l’autre. I I. L’Auteur s’efforce d’ôter la. difficultéqui faute aux yeux de tous les Lecteurs, quand ils consi-dèrent que Saisi ne conpit point David le jour que Goliathfut tué: il s’efforce, fEs-je, de la lever, 8c il s’y embrouilleplus qu’il ne faudroit; car il dit en un endroit (23), queDavid âgé de dix-fept ans alla jouer de la harpe auprès deSaisi , ’8c en un autre (24) il ne lui donne que quatorzeou quinze ans, 8c la taille d’un fort petit garçon. Peuaprès, voulant réfuter ceux qui disent que lc combat con-tre Goliath précéda le jeu de la harpe , il se fait une Objec-tion spécieuse tirée de ce que ceux qui proposèrent Davidcomme un sujet propre à chasser par la musique le Démonqui affligeoit Saisi, lui donnèrent l’éloge de vaillant hom-me , 8c de bon guerrier (25). Je répons à cela, dit-il,qu on ne doit pas conclurre par ces deux mots Fortiffimum 8cB llicosum, que le combat soit avant le Jeu de la Harpe, puisqu on peut donner le nom de fort à qui que ce soit, pourvu qu ille soit véritablement selon son âge. F.Jl-ce pas être tres-fort quede prendre les Ours cy les Lions à la course, combatre contreeux cy les étouffer f Voilà une réponse qui supose que Davidétant encore fort petit , 8c un jeune garçon de 14 ou 15 ans,s’étoit batu contre des lions, les avoit pris à la course, lesavoit étouffez, 8c pouvoit être apellé un homme fort, unhomme guerrier, un homme qui parloit bien. Gétte diffi-culté est assez grande pour mériter d’être repoussée : d’oùvient donc que notre Auteur ne fait pas même semblant del’entrevoir? Son silence n’empêchera pas que les Lecteurs quiauront du nés ne sentent bien que puis que David se bâtit àl’àge de vingt 8c un ans contre Goliath ( 26), il devoit avoirprès de vingt ans la prémiere fois qu’il fut à la Cour deSaisi. Et ainsi la raison que notre Auteur débite comme lameilleure pourquoi Saisi ne conut point David le jour ducombat contre Goliath, ne vaut rien (27). Cette raisonest qu’un petit garçon change tellement de visage pendantsept ans, que ceux qui ne le revoient qu’après une absen-ce de sept années ne le reconnoissent point. David n’estpoint dans le cas , il faut donc recourir à d’autres raisons.L’Auteur raporte celles que divers Commentateurs ontimaginées. Si elles ne satisfont pas pleinement ceux qui nefont pas faciles à contenter, il s’en faut prendre à la natu-re de la question. III. L’Auteur oublie la plus forte preu-ve qu’on puisse alléguer contre ceux qui veulent que Da-vid n’ait été mandé pour chasser le Démon de Saisi qu’a-près le combat de Goliath. II n’allegue point que ces gens-là renversent Tordre selon lequel TEcriture narre les évé-nemens; il n’allegue point que le Serviteur de Saiil , quiloua David d’être robuste , guerrier, éloquent, beau, neparla pas de la victoire remportée fur Goliath. Or il estimpossible de comprendre que ceux qui auroient voulu lerecommander au Roi après ce combat, eussent été assezbêtes pour ne pas dire tout court au Prince, Ce même jeunehomme, qui a tué Goliath , joue bien des instrument : c est lutqui vous guérira.
La crainte d’être trop long m'empêche d’éxaminer , sidans le reste de l’Article T Auteur a manqué d exactitude.II a évité l’inconvénient que je marque à Mr. T Abbé deChoisi, il a raporté les années où David a fait telle 8c tellechose.
AURA T (a) (Jean) en Latin Auratus , savant Humaniste Sc tres-bon Poete , etoitLimofin (A) , Sc d’une ancienne Famille , dont on dit qu’il quitta le nom (B) , pour en pren-dre
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^ * ton L,mo fi n -] LL. de Thon, La Croix du Maine,T •“ Merdier, Mr. Ménagé, 8c plusieurs autres, le font natif deon n (- 0 ® eS- On peut douter qu’ils soient bien fondez, quandVi» ° n “ e Me Papyre Masson le fait naître à la source de laPens 116 ^ 1 L S’il étoit né cfans la capitale du Limosin, je nep 0 e P as . stue ses amis failànt son Eloge lui eussent donnéC P atnC un village dont ils ne disent pas même le nom.le n 7 ' Ç d’une ancienne Famille dont on dit qu il quitta
dais"? > 11 àoit de la Famille des Dinemandi 8c Bremon-signifianrd 0l î Détend (z) que le nom de Dinemandi ,nans le langage du pais Dïsne-matm , 8c marquant
Baillet, Auteurs dégiúftz, pag. 15 5 .
» P a í. JSS.
par là quelque chose d’un peu bas (4), ne lui plut point,& qu’il le changea en celui de Daurat , qui signifie en Gas-con la même chose que le mot François doré , 8c qui avoitété donné autrefois _ à l’un de ses ancêtres à cause de sescheveux blonds. D autres prétendent que notre Poëte pritce nouveau nom, à cause que sa patrie étoit située sur lapetite riviere d Aurance ( 5 ). Mr. Ménagé m’aprend queîa mere de Daurat étoit de la Famille de Bermondet (6):c’est donc ainsi qu’il faut corriger La Croix du Maine, eneffaçant son Bremondais. Naudé n’oublie point notre Dau-rat , lors qu il parle ( 7 ) de ceux qui ont changé leur nom
de
fr») I Li-vre de Sa-muel > Chap»XXIX.
9
ct r) c’eíi leDictionairede la Bible,cvmptf > parMr, Simon,Praire, Doc-teur en Théo-logie , & im-primé a Lyon^1 69 },in folio*
(ra) II y ena 1090 , fi-lon Calvi-lìus.
(2?)
249.
(24)
259.
(25) Et res-pondens <*nu$de pu< "ìs ait tecce vidi fi-Imm Ijaï
R ‘tblemircmfeiemem p Cal»lere . & for-tijjìmu/fi ro-bore , virt*mb. llicosum ,
1 foc. Ibid.
259.
(261 C'estl*Stipoftrien deP Auteur d t*Dictionairede la Bible,249.
( 27 ) U citel 1 ^Auteur de
/"Histoire dcla Bible,cjui a mis 8ans entre laI fois cjueSauI vit Da-vid ér U r »& qui a fu Lposé (jue Da-vid r? avoitque 15 ansla 1 foù K
(a) On Papel-le aussi Au-rat,d’ Aurat,Dorât.
(4) La cou-tume de dî-ner trop toU
( 5) Coulon,Rivières deFrance,
I Part. pagmÎZÎ.
( 6 ) Mena-natre, Re-marques futla Vie d*Ay~raulc, p a*.
Opuse. Niphi^