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Tome second. C - I.
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tufé son Nor*étoit

d’Ausquc,à Swtït,

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pAJ.178,} nces ; manieres.

(í>) Valet.Andréas,BibUoth,Belgicx,

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D A U S QUE I US , ou D A U S QU I U S, ou D A ^ ^uìfilélà ie ne fiChanoine de Tournai, naquit à Sc. Orner le 5 de Decembie -f66^) ì sefit Omre.ene íai

quand, kil quitala Société je ne fai quand non plus, n. pour quel sujet. II y * t0Itque íe Pere Scribanius publia son Amfhitbeatrum honons l’an 1607. II fut loue dans cet Ouv g.commet des plus savons hommes de son siede(c). II est çertam qtàl «eut docte & en: Grec,Lc en Latin Sedans tout ce qu’on appelle Literature > maisil n eei ivoit pas soen .Ion style cit.trop affecté ,' trop o. feur, trop rempli de vieilles phraies. On le loue d avoir ete bon P‘ cdica "teur (d\ R nR p r t Dausqueius ion pere, quatrième fils d Antoine Uausqjueiusfaillis de St Orner , fut tué Si service du Roi d’Lspagne pendant la guerre que le Duc d Alen-çon excita dans le Pais-Bas (*)• Nous parlerons d« Lents du Chanoine de louinai K A) , Scn’oublierons pas l’imposture d’un Libraire de Paiis {B).

(c) Amplis*thejtrumhouoiis,Lìbr. II ,

Cap. XUI i{d) Valer.Andréas,Bibhoch.Belgic* p.i *..140.

(c) Claud.Dausquius,in S. Joseph»Saiictifica-tione, pag.228, 229,

(^) Nous parlerons des Ecrits de Claude Dausqueius. ]n fit une Traduction Latine des XL Homilies de St. Basilede Seleucie, & la publia avec des Notes l’an 1604, in 8.fi-lle n’est point bonne , si l’on s’en. raporte au jugementdu Dominicain Combcfis (1). II fit imprimer des Noteslur Quintus Calaber Fan 1614 , & Silius Italiens avec ungrand Commentaire l’an 1618, «24. Son Scutum D. Ma-ru -Aspricollis , & son Jufii Lipfii Scutum adverfus AgricoltThracii satyricas petitiones , furent imprimez à Douai, l’anI(5 'id, in 8. L’Aprobation de ces deux Livres , & l’Epi-Lc Dédicatoire , étant datées de l'an 1616, je ne sauroisnie persuader qu’il n’y ait point une faute dans l’endroit oùAlegambe (2), & Valjre André Desselius (3) assurentqu’on les imprima l’an 1010. Ils se trompent Tailleurs endisant qu’on les composa adverfus Agricolam Thracium. CetAgricola Thracius n’est autre que George Thomson Ecos-sois, qui publia un Livre à Londres l’an iócó, contre JusteLipíe. Voilà l’Ecrit que Dausqueius réfuta. II cut unequerelle avec quelques Cordeliers, qui soutenoient que St.Paul & St. Joseph avoient été Saints dans le ventre de leursUieres. C’est là-dessus qu’il publia son Sanbti Pauli SanSlì-tttdo in utero , extra , in solo , esx in cœlo , à Paris, 1627 ,in 8 ;

son Sanâli Josephs Santlificatio extra uterum,feu binocliumadverfus F. Marchantii Minorité Exprovincialis inanias, item-Aplyfiarum F. Minorum Audomaropolitanorum Spongia , àLion , 1631, in 8. Ses deux meilleurs Livres font ceuxdont je parlerai dans la Remarque suivante.

(•B) . . . er nous n oublierons pas ïimpofture d!un Librairede Paris. ] Monsr. Chevillìer va nous aprendre en quoie sie consiste. ,, On se donne trop de liberté, 8c on se joue» comme on veut des Ouvrages d’Imprimerie > fans gar-" der la sincérité. Quoique dise le Libraire, qui vend de-» Puis l’année 1677 le Livre de Dausquius, intitulé Anti-’> qui novìaue Latii Orthographica (4) , il n’a point dû sup-» primer sa belle Estampe où sont gravez dix personnages» Auteurs de la Latinité, 8c où on lit que c’est à Tour--> nay où le Livre a été imprimé par Altran Quinqué l’an-née 1632: il n’a point , dû encore retrancher d’autrcs„ feuillets, où l’on pouvoit apprendre 1e tems de l’Impres--- sien. Et ce n’est point une bonne raison de dire, que le

„ Roi ayant pris Toumay, le Dausquius quson y gardoit„ étoit devenu François: De Hispano facíus jam Gallus. II„ se donne par là le droit de substituer une prémiere„ feuille où il met son Chiffre 8c son Enseigne, avec cette„ Souscription , Parifiis apud , axe, 1677. Comme fl la„ Victoire exerçoit aussi Ion empire sur la différence des,, tems 8c sur la distance des lieux; ou quelle eût le pou-„ voir de faire que l’année 1632 fût celle de 1677, 8c la„ Ville de Toumay dans le Comté de Flandres, fût celle„ de Paris dans l’Isle de Fiance. Je défie eçux qui ont„ acheté son Dausquius, 8c n’ont vu que cet Exemplaire,„ de dire qui en est l’Imprimeur, 8c de quelle Imprimerie„ il est sorti. C est pourtant ce que nos Rois veulent qu’on„ sçache (*). Ce sont les termes de leurs Ordonnances,„ en maniéré que les acheteurs des Livres . puissent facilement„ connaître en quelle Officine les Livres ont êtê imprimez.„ Tout ce qu’il pouvoit faire étant devenu le Maître des,, Copies qui reftoient de cet Auteur, étoit de les débiter„ avec un feuillet chargé de ces paroles, Venumt Parisis,„ apud arc, mais fans rien changer ni retrancher du Livre;„ laissant voir au Lecteur qu’il étoit imprimé à Toumay par„ Adrian Quinqué l’année 1Ó32. Les plus habiles Biblio-,, thécaires ont de la peine à se démêler de toutes ces fi-„ nesses des Libraires : il est difficile de n’y pas être trom-„ pé. Celui de Mr. l’Archevêque de Reims ne s’est pas„ laissé surprendre au Dausquius : il en écrit la datte dans„ son Catalogue imprimé en ces termes , qui font un re-„ proche à ce Libraire. Parifiis 1677 , vel potius Tornaci,„ 1632, in folio (5) ”. Je pense qu’on usa de la mêmesupercherie à l’égard d’un autre Ouvrage que Dausquius fitimprimer à Tournai in 4, l’an 1633, fous ce Titre, Ferraa? aqua feu tem fiuSîuantes ; car le Journal des Savans par-la de ce Livre (6), 8c de YAntiqui novique Latii Orthogra-phica (7) , comme s’ils eussent été nouvellement impri-mez. Notons que Saumaise trouvoit digne d’être lu cetAntiqui novique Latii Orthographica. Volez ce qu’il en écrità Vostius, dans fa Lettre LXVI. Volez aussi la louangeque Vostius a donnée au même Livre (8) , 8c consultezMr. Bailler, qui a cru que ect Ouvrage avoir été rimprimél’an 1676 (9).

(*) Édits deFrançois /,de Fontaine-bleau le 2SDécembre1541 , & deCharles IXde Gaillòn } aítMois de May1571 , rap-portez, aux

Ordonnan-ces de Forf-tanon ypag.468 «ér 47^Tom. IVEdition dei6ir.

(5) Chevil-lier, Originede l’inipri-nierie de Pa-ris , pag. z. I o.

( 6 ) Journaldes Savans

du 2 d’,Aeût

1677 .pag. ,233 Edit.de Hollande,

(7) Journaldes Savansdu I j de Fé-vrier 1677,F a î- S S-

( 8) VossiuSide Philoio-gia, fag. ig.

(9) Pailler,Jngemensdes Savans,Tom. 1V, par,12 dr 13.

(D Pmfi«

de Milan.

(zì líatnâ-roius, 4ecuv.s V,c-jum Intet-

çieùtms >

i-íbr. rt. Cap.CXXXV,

Q J 'Ultra

CCC. annalettm dí^nitaîe•vixerunt.Idem, tb\4.

{o,) Idem ,ìblííem.

C 7 Idem,ibidem.

(6 J incon-fnlto fratre

froRe/ttìoníí

pttMice tut'

patanítaî eii-drrií, idem,ïbVd,

DECIUS (Philippe) fils naturel de Tristan de Dexío (^), qui faiíbít asiez de figu-re a la Cour des Ducs dc Milan , a été un fort célèbre Jurisconsulte. 11 nâc|uit l’an 147*4 , ôc futinstruit soigneusement aux belles Lettres dans M lan. La peste l’aiant oblige à sortir de cette vil-le , il fe retira auprès de son frere qui profeíîoit le Droit Civil à Pavie (B). II commença d’é-tudier la même Science à l’âge de dix-fept ans, & donna beaucoup de peine par son esprit dispu-teur à Jason Mainus & à Jaques Puteus fes Maîtres (C). 11 les embarrassa plus d’une fois par íes

Objections. II fatigua auffi tellement son frere, à force de lui proposer des .dificultez, que lescensures qu’il en reçut le contraignirent à chercher ailleurs la solution de fes doutes. II soutintdes Theles publiques la seconde année de ses études de Jurisprudence, & y réussit parfaitementbien. II alla l’année suivante à Pise avec son frere , qu’on y appella pour la Profession en Droit.Il y donna tant de preuves de son esprit, & de fa Science, qu’à l’âge de vingt & un an il y obtintla chaire des Institutes. II s’attira un grand nombre d’Auditeurs , ct fit admirer entre autres cho-ses les bons mots dont il se fervoit dans ses Disputes publiques (a). Sa réputation s’augmenta lorsS u ’il fut promu quelque tems après à la charge de Professeur extraordinaire aux Loix civiles , mais

néan-

(-‘f) fi etoit fils naturel de Tristan de Dexio.l Ses2 \ C /í es a ^ ant le village de Dexío ( i ) s’étabîirent^ Mstan , & y prirent le nom du village où ils étoient‘Mf). Cette Famille avait subsisté plus de 300( 3 ) à Milan avec quelque éclat, lors que ce Tristanu *4Uit.

(B) il f e ret ' tra auprès de son frere, qui profeffoit le DroitInVT * Pa Ttef II étoit né de légitime Mariage, & s’apel-

Lancelot. Tl mqurut à Pavie Fan 1500 (47.

(C) p, donna beaucoup de peine par son esprit disputettr k ...*^ a ' lt resf Voici ce qu’en dit Panziroîe: Quos argumen-

1 quandoque exagitavit, atque ijluantes reliquit. Fratri quo-tio a $d. u ‘ s interrogationtbus moleftus non femel cum objurga-îeun re i eílus e fl (;). II n’y a rien de plus importun qu’unne .olier qui a de Fesprit, & qui aime la dispute: jefrere et r onne , donc pas que celui-ci ait été grondé par son] e : ’ Ca réprimande fut aparemment bien forte, puisqueJ ne il homme n’osa plus harceler son frere, & que mê-des T^r* 6 consulta point lors qu’il entreprit de soutenirres & j e es Publiques (6). Lancelot renouvela fes censu-fention 6 I î- 0 ™ ma té méraire, 8t disputa contre lui avec Fin-Xo ne me trom P e - tic le mettre à bout pour

l’humilier; mais il fut répouíTé si vertement, qu’il tombadans l’admiration , & qu’il avoua devant l’Assemblée queson frere le surpasserait bientôt. Un tel aveu ne ferait pointdur à un pere comme il Test à un frere aîné. impugnantiproblemata Lancelloto tanto acumìne argumenta rejecit , ut ad-miratus coram ajlantibus fe brevi ab illo fuperatum irl pr&dì-xerit (7). Paul jove, parlant comme témoin oculaire, as-sure que notre Philippe disputoit avec plus d ardeur quequi que ce fût. Enarrabat fubtdiffime c? utt sape vidimus,longe omnium acerrime disputabat (8 ). Reportons encoreun fait. Decius étant Professeur a Pise fit disputer LaurentPucci ( 9 ) contre les 1 heies que Barthelemi Socin avoirconseillé à un Ecolier de soutenir publiquement. Le len-demain de la Dispute, on vit paraître une Affiche qui apre-rioit que dans huit jours ces memes Thèses converties enProblèmes seroient soutenues de part 8c d’autre par Puccientre les Etudians, & pat Decius entre les Docteurs. Onfut allarmé de cela, & l’on en craignit les suites; car oncomprit qu’un tel procédé tendoit au déshonneur des au-tres Docteurs Régens. C’est pourquoi le Principal duCollege défendit à Decius de passer outre à peine de laprison (io).

Kk 2

(a) Pluraaha qtia pre-vocatus per-lepida difte-ria , jocofa -que feommatainter dispu -tandum dice~bat sxpiusexeepto projucundis vul -go recitaban-tur. Panzi-iolus, declar. Leg.Interpret.pag. a o r.Vojez. auffiForst. Hist.Juxii Civil.Lib. llí , Cape .XXXIX,m. 533,

f7) PanzZ-»rolus» declaris Le-gum Inter-pretibiìs,pctç*300,

( s') PaulusJovius, E-íog Cap,

Lxxxvm t

pa\, m. 207.

( 9 ) de-puis fut Car -dînai,

(10) Panzï-rolus» deClaris Le-gum Intep-prêt. pag+3«ï,