DEJ OTARUS.
(<*) Hinius,de BelloAlexandr.
Cep. LXV 1 I.
(b) Strabo ,Libr. Xlì,p*£. 39 °.
(o) Cicero,Orat. proDejotaro,Cap. V.
( d ) ll ctùìtLieutenant deJules Césaren ■..Asie.
(e) Hirtius,de BelloAlexandri-ne , Cap.LXV 1 U.
(/) Cicero,Orat. proDejotaro,Cap. IIL.
(l) ïhilip-pica XI,Cap. XIII.
(ï) Idem,Epist. IVLibri XV adì'amil.
(3) Hirtiusde BelloAlexandri-no, Cap.
LXVII.
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de Bello.Aíesaodd'no, ri p -LXVilIt
(h) cic«°;deDin" 1 "Libr. U^*ylìl ’ if -
DEJOTARUS, l’un des Tétrarques de Galatie, s’agrandit peu-à-peu de telle forte qu’ìlempiéta presque tous les droits des autres Tétrarques , &c qu’il obtint du Sénat Romain le titre deRoi, 6c la petite Arménie (a). 11 fut enfin le seul Téttarque (b). 11 rendit de bons services
aux Romains dans toutes leurs guerres d’Asie (.//) j & ne doutant pas que le parti de Pompée nefût celui du peuple Romain, 6c que le parti de César ne fût le parti rebelle , il se déclara pourPompée (B) , 6c lui amena de bonnes troíipes. lien fut censuré rudement quelque tems après,lors que César revenant d’Egypte pour aller combatre Pharnaces Roi du Pont s’aprocha de la (Sa-larie. Dejotarus voulant lui faire oublier son attachement pour Pompée, 6c se procurer un apuicontre les autres Tétrarques , lui avoir fourni beaucoup d’argent (c), 6c avoir donné des quartiersdans ses Etats aux troupes de Domitius Calvinus (d). Cela ne fut point inutile; car aprèsavoir eíTuié quelques fortes réprimendes, il trouva grâce devant César (C). 11 lui avoir de-
mandé pardon , 6c pour le faire avec plus d’humilité , il avoir mis bas les habits roiaux. César leslui fit reprendre , lui pardonna le passé (e) , 6c lui confirma 6c à lui 6c à son fils le titre deRoi (/) , mais il le mena à la guerre contre Pharnaces (g ), 6c puis il lui ôta l’Arménie , 6c unepartie de la Galatie (b). Quelque tems après Dejotarus eut à Rome une très-fâcheuse af-faire. II y fut accusé d’attentat sur la vie de César : on soutint que,lors que César logea chez De-jotarus, celui-ci eut deíîein de le tuer. Castor, fils du gendre de Dejotarus, poussa cette accu-sation , 6c suborna le Médecins*') de son aieul maternel , pour déposer contre son maître. Ci-céron plaide la cause de l’Accusé (£) , 6c reiifiit admirablement ; néanmoins, il n’obtint pas gainde cause: César ne prononça rien ni pour ni contre (D) , il aima mieux laisser cela indécis :
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(A) Ù rendit de bons services aux Romains dans toutes leurs nofira conflìtutam habehat, equitatumqu,e omntm ad bellum ( 4)Guerres d'Asie.') Cicéron en parle magnifiquement ; voici gerendum adducere jujfit. ' m ciceu
ses paroles ( 1 ) : Quid de pâtre (Dejotaro) dicam ? cujus be- (D) ll fut accusé d'attentat sur la vie de César . ° rin °il,l , l'
nevolentia in populum Romanum est ipfius aqualis éitati : qui César ne prononça rien ni pour ni contre.) Je ne puis citer '™'
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non solum foetus imperatorum nofirorum fuit in bellis, verutn fur ce sujet que le Pere Abram : Videtur César , dit-il (4),etiam dux copiarum suarum. Qusl de ìllo vira Sulla , qu* Mu- fentenûam diftulijje, dutn ut ftatuerat primo quoque tempore
rena , qua Serviltus, qut Lucullus, quam ornate, quam ho-norifice ,quam graviter sspe in Senatu pradicaverunt ì Quid deCn. Pompeio loqtiar ! qui unum Dejotgrum in toto orbe terra-rum ex anima amicum , vereque benevolum , únum fidelem po-pulo R. judicavit. Ruimus imperatorts ego , ex M. Bibulus inpropinquìs , finitimisque provinciis : ab eodem rege adjuti sumus,írx equitatu, ex pedestribus copiis. Voler auíïi Ce qu'il écrivitpendant qu’il commandait dans la Cilicie (2).
(B) Dejotarus se déclara pour Pompée.) Immédiatementaprès 1 e Latin que l’on vient de lire, Cicéron continue decette maniéré : Secutum eft hoc acerbijfimum ex calamitofisjì-mum civile bellum : in quo quid faciendum Dejotaro ? quid om-nino reslius fuerit , dicere non eft necejfe, prssertim cum con-tra , ac Dejotarus senfit , vicloria belli judicarit. Quo in bellofi fuit error, communie ei fuit cum Senatu: fin reèìa senten-tia , viéla quidem cauffa vituperanda est. Ces paroles nousaprenent que Dejotarus avoit cru que Pompée triompherait :il s’étoit donc engage à ce parti tant par des raisons de politi-que , que par des raisons de justice. Nous verrons dans les
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proficisceretur in Orientem : certe non fuit absolutus ut constate z Philippica. Je mets en marge les paroles qu’il a citées dela II Phiiippique (5). Elles me font souvenir dune choseque j'ai remarquée ailleurs (6), qui est que les Avocats fontfort sujets à se contredire, parce qu’ils se servent d’un mê-me fait > ou d’une même raison, tantôt en un sens, tantôten un autre, selon le besoin des Causes qu’ils ont en main.
trsvit... at ille tiunquam (semper enìm absenti asm Dejotaro ) quìctjttam fibi ì^'a (fpro illo psfîuUremus , Mqttum dixit vident. Cicero , H Philipp Cap. X V / -àtjsus t dans les 'Hjmirqttes (B) ér (C) de C Article Antoine (Marc) ?OrâreU •
Lors que Cicéron réfuta les Accusateurs de Dejotarus , ' ‘
il dit qu’il n’étoit nullement croiable que ce Prince , quivenoit de recevoir tant de bienfaits de Jules César, eûtsongé a le faire mourir. Gju/t quidem à te , in eam partemaccepta funt C. César , ut eum amplijfimo régis honore exnomme affeccris. Is igitur non modo à te periculo liberatus, sedetiam honore amplijfimo ornatus arguitur domi te fus. interficertsvoluìsfe , quod tu nifi eum furiofijjtnium judicas, fuspicari pro-febío non potes. Ut enim omittam , cujus .... tam inhuma-
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Remarques suivantes qu’il crut toujours s’être déclaré pour la wer insraii animi à quo rex appellatus effet in eum ty-bonne cause, mais qu’il se garda bien de parler selon ses p en- rannum inveniri (7). Mais lors qu’au bout de quelques mois.fées devant Ceíìir. il voulut s'inscrire en faux contre un -Décret qu’on débita
,, (C) Apres avoir effuié quelques fortes réprimendes, il trouva fous le nom de Jules César, il raisonna de cette maniéré:grâce devant César.) II demanda pardon à César d’avoir ce Décret est favorable à Dejotarus; donc César rien estcombatu contre lui à la journée de Pharfale ; il lui repré- point l’Auteur , lui qui a toujours été contraire » Dejota-senta la situation de son païs, quíj’avoit mis hors d état rus, & qui ne lui a jamais accordé, ni aucune grâce , ni
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d’être maintenu par les troupes de César : il ajouta que cen’étoit point à lui de se rendre juge des différens du Peu-ple Romain, mais d’obéïr en toutes rencontres à ceux quiétoient en possession du commandement. Dans lé vraicôtoient de fausses excuses; car il avoit été fortement per-suadé que la cause de Pompée étoit .celle de la patrie , 6cque César étoit un sujet rebelle. 11 s’étoit donc porté pourjuge des différens du Peuple Romain. On ne doit pourtantpas trouver étrange qu’il ait caché ses pensées ; car il n’y a
aucune justice : 6c là-dessus il allégua nommément tout ceque César avoit eu de duretez pour Dejotarus au milieumême de la Galatie , c’est-à-dire où 6c quand Dejotarusavoit'voulu le faire périr à ce que disoient les Accusateurs.Compellarat hospitem prssens, computarat , pecunìam ìmpera-rat , in ejus tetrarchia unum ex Grscìs cormtibus fuis colloca-rat : Armeniam abftulerat k Çenatu, datam (8). Ainsi, la (r>conduite de César à l'égard de Dejotarus servit au pour 8c aucontre entre les.mains de Cicéron. Quand on eut besoin de
guere que des Saints du plus haut étage , ou des Philoso- prouver que Dejotarus avoit de grandes obligations à César,phes pleins de mépris pour les biens du monde, qui puis- on la proposa comme une conduite bienfaisante : mais lorssent avoir l’ingénuité qu’il ri eut pas. Toutes ses excuses qu' on eut besoin de prouver que Dejotarus n’avoit jamais eufurent rejettées: on lui dît que son imprudence étoit visi- de part à l’amitié de César, on la proposa comme une com-ble , 8c qu’il n’avoit pu ignorer que César étoit le maître duite malfaisante. Ce quelle avoit eu de favorable pour De-de Rome, c’est-à-dire du siégé du Sénat, 8c du centre de jqtarus servit de preuve contre les Accusateurs : ce qu’ellel’autorité du Peuple Romain. Ceci soit dit en faveur de avoit eu de contraire à ce même Prince, servit de preuveceux qui n’entendent pas le Latin ; car ceux qui Penten- contre Marc Antoine. Je voudrais savoir ce que Cicérondent aimeront mieux que je leur cite les paroles d’Hirtius. . aurait répondu à un homme qui lui ferait venu dire : j}'aiLes voici donc (3): Cum propìus Pontum finesque Gallogrs- apris par votre seconde-Phiiippique, que lors que César paffaeis acceffìffet (Csefar), Dejotarus ,Tetrarches Gallogrscis tune par la Galatie, il traita fort durement Dejotarus : il eft donequidem pene totius , quod ei neque legibus neque moribus conces- probable que Dejotarus pour se venger conspira contre César :sum effe esteri Tetrarchs contendebant .- fine dubio autem Rex effacez, donc du Plaidoié pour Dejotarus la preuve que vousArmenis minoris à Senatu appellatus, depofitis Regïts infigni- avez emploiée contre ses Accusateurs, tirée de la gratitude quebus, neque tantum privato vestitu , sed etiam reorum habita lai inspiroient les grans bienfaits de Jules César,supplex ad Cssarem venit oratum ,ut fibi ignosceret ,quod in ea Si l’on ne conoissoit pas les ruses des Politiques, on s’é-parte pofitus terrarum, qus nulla prxfidia Cssaris habuiffet, tonnerait de voir que César ne prononça pas un Arrêtexercitibus imperiisque in Cn. Pompeii caftris affuìffet. Neque d’absolution dans la cause de Dejotarus ; car à juger deenim se debuiffe judicem esse eontroverfiarum populi Romani, l’accusation par la réponse de l’accusé, il n’y eut jamais desed parere prxsentibus ìmperìis. Contra quem Cssar, cum plu- éalomnie plus grossièrement forgée , que celle des Accusi-rima sua commémorasses officia, qus consul ei deerttis publicìs teurs de Dejotarus. Outre que l’un des Ambassadeurs detribuiffet , cumque defenfionem ejus nullam poffe excusationem ce Roi offroit à César de se constituer prisonnier , & ré-
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imprudentis recipere coarguijjet, quod homo tants prudentis acdiligentìs scire potuiffet quis urbem Italiamque teneret, ubi Sé-natus populuique Romanus, ubi Respublica effet , quis àeindepoft L. Lenttilum zsr M. Marcellum consul effet : tamen se con-cedere td f atrium superioribus fuis benesiciis, veteri hospttio examìcitis, ac dignitatì statique hominis , precibus eorum quifréquentés concurriffent hospites atque amici Deiotari ad depre-candum. De controversiìs Tetrarcharum poftea se cogntturumejse dixit : regium vestitum ei restituit. Legionem autem uriam ,quam ex gesere úvìum suorum Dejotarus natura difcìplinaque
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pondoit corps pour corps de l’innocence de son maître :Hieras quidem cauffam omnem fuscipit, ex crimintbus illis prorege sesupponit reum (9;. Ce qu’ils dirent de plus vraisembla-ble ést, ce me semble, que Dejotarus pendant la guerre d’A-frique fut extrêmement alerte fur les nouvelles de ce païs-là,& avide d’en aprendre de mauvaises touchant César (io) :
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canum , graves de te rumores ohî etiam fxriesnm illum CœliuV* excttft vtr ^ ni7tncfult , tempore ivso Nicaa» 9 Ephesumyue mitiebat cjut rumores ^AfrtcM iQi
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