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Tome second. C - I.
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long-tcms j

car il aimoit la retraite

pénétrant,

Lettres , lestoutes ces choseSeneo^ue (G).

ré (H) ; ,,

de ícs véritables Ecries j on ne peut mei qui ne

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6t il s’apliquoit àun esprit valle.

quand même il n’auroit pas vécu siÇ l ude d une façon toute singulière ( F). C’écoit d’aiileurs un beau

qui donnoit dans tout. La Physique, la Morale, les Mathématiques ,* les belles, beaux Arts, fe trouvèrent dans la fphere de ion activité. II devint trcs-habtle danses , & jusqu’à sc pouvoir élever à ia gloire xie l’invention , comme nous l’aorcndJ’ai lu dans quelques Modernes que fa longue vie fut une fuite de fa chaíte-mais je ne trouve point cela dans les Anciens, bi tout ce qu’on cite de lui a été tiré

se repût de chimères à certains égards ( I) ; car

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Z.) (z8). Qui ne riroit en lisant cela? Carpas vrai qu’Athenée dise que Democrite mangea

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niiel : il assure que cc Philosophe n’en prit que l’odeur.

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ln multos dies vitam prorogajfe solo

,, . ’e o- halitu continuatam ( 39 ). II. 11 est faux que

- oâcnr du miel soit plus propre que le miel même à pro-r - la vie d’un homme pendant plusieurs jours. Supo-

5? cet homme - ’ ’ ~ ' ■ "

Qis pas. 11 p

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à quatre doigts de la fosse, je ne m’en dé-. Athenée ne parle point de la Sœur de De-

mocrite , tant s’en faut qu’il la fasse Prêtresse de Ceres, di-gnité que Diagene Laëuce ne lui donne pas. C’est ce der-n'er Historien qui fait agir les prières de cette Sœur. IV.pî 1 ™> on se moqtfe du monde, quand on cite un Ceîius'Vnodiginus, fur des faits qui se font passez il y a plus de«tott-millc ans.

r s’apliquoit à l'étude d'une façon toute finguliere. ] II

0 choisit une chambre dans une maison lituée au milieuUn jardin, & il se tenoit enfermé dans cette chambreavec un il grand détachement de tout ce qui se fuioit au-tour de lui , que quand on le vint avertir un jour de setrouver au sacrifice , il ne s’étoit point aperçu, ni que lebceiif q U j (] evc it être immolé eût été attaché proche de fachambre, ni que son pere fût venu donner les ordres pourcette cérémonie (40). *11 faloit bien qu’il aimât la solivu-"Çj > puis qu’il fe plaiíoit à s’enfermer dans les tombeaux.

b mu di Kc .' t xotKUaç èoxtuceÇeiv sàc, Çce.sra.-'ir.ç ioìiu-écon

f ”‘ ,Te >:«< to 7 ç t«.?«<{ líe'íosTf//?»». Nitebatur autem etiam va-r fi probare imagtnationes , sape folitarms vivens atque etiamJtpulcra incolens (41). II le failbit pour fonderies forces deon imagination, & pour éprouver tous les sens selon les-$uels elles pourroient fe tourner. Lucien tait là-deflus unf 0 ' 1 Conte : c’est que Democrite s’enferma dans un sépul-cic qu, étoit hors de la Ville, & y passa les jours & les nuits^ \ composer. II y eut des .jeunes gens qui ta-xèrent de lui faire peur ; ils fe déguisèrent en Cadavres ,3 prirent les masques les plus affreux, ils vinrent rôder au-our de lui, & faire cent sauts & cent bonds. 11 ne dai-gna pas les regarder, & fe contenta de dire tout en écri-ants tejfez. de faire les fous. O' c i est id s tri 7 iv orçorzroír-

O’ít ctu.côv, tíTe 7rgoç ctu-.ísç. ûx?.à. \-çol-

, 7 ra.ue-cctr.yi isy. rraíforut;. Q-ru ô:/ 3 «<Vç torta-jt U'o h ei-t«ç i7i fia yciocií.rci Tr~v r-au.'írav. Hic neque

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ìpforum fimtûationem timtierit , neque ipfos omntno respexerit.sc d inter scribendum dixerit , dcjlï.credidit animas nïhil t(]e postqsu

C'est, > ---— — ”

une chiniere.crite,

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jimtc intptìre : adeo Jirmiter-JJ - ry-fuame corporibus exierint (4z)-t, dit Lucien, qu il étoit fortement persuadé que 1 ainemeuroit avec le coîts, & que tout ce qu'on dit des spectres& des fantômes, & du retour des esprits, est pav conséquentainiere. Personne presque n’a ouï parler de Demo-íans aprendre qu’Hippocrate fut apellé pour le gué-rir. De fort bons Critiques (43) font persuader, que lesLettres qu’on voit fur cela parmi celles d’Hìppocrate fontsuposées : mais on ne sauroit douter que cette fiction ne^soit fort ' ancienne. On a donc teint il y a long-tems queles Abdérites écrivirent à Hippocrate, pour le prier de ve-nir voir Democrite. Ils craignaient qu’il ne deyînt tout-à-fait fou, & que son grand savoir ne le démontât entière-ment ; & ils regardoient cela comme un grand malheurpublic. Hic pra. milita qiu detinet ipfum fapientia igrotat , ttttimor fit ne nofira urbs Abderitarum pefjumdetitr , fi Democri-tus mente fuerit motus (44). Us le voioient ne se soucier derien, rire de tout, dire que Pair étoit plein d’imagescher-cher ce que disent les oiseaux , fe vanter qu’il failbit deen tems un voiage dans í’espace immense des choses.

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lofophia quïnque cettaminnm pentns. Namque naturalìa ,moralia , mathematica , liberaliiim difciplinarum orbem artitim -que omnem peritiam callebat (47). Quant aux choies qu’ilinventa, vous trouverez que Seneque ne l'en loue pas beau-coup. Democritus , inquit , inveniffe dicitur formeem , utlapidum curvatura paulatim indmatorum ntedio Jaxo alligare-tur. Hoc dicam falfum ejfe. NeceJJe eft enim .ante Democri-tum , cr pontes, v portai fuisse, quarum fere ftmma curuan -_tur. Excidit porro vobis-, eundeni îìemocritmn invenifje , quem-admodum ebur molliretur , quemadmodam decoílus calcuius infmaragdum converteref.r , qua hodieque cociura in-jentt lapidestactiles tolorantur. llla fapìens litet invenerit > non qua fapienserat , invenit. Alulta enim fuit , qiu ab imprudentijjìmis autaque fieri viâemus , aut peritius , aut exercitatius (48).

(H) J’ai lu dans quelques Modernes, que fa longue vie futune fuite de fa thajieté.\ Un Auteur, que j’ai déjà réfu-té (49 ; , assure que Democrite qui fut redevable dune viede plus cent ans au miel, & à son éxacte continence ,déteiloit l’œuvre de l’amour comme une chose qui fuioitsortir un homme d’un homme. On cite Pline au livreXXVIII chapitre VI; mais vous ne trouvez dans Plineque ces paroles : Vcnerem damnavit Democritus , ut in quahomo aliits exjiliret ex homine (50). Pas un mot, ni de lavertu du miel, ni de celle de la continence, par report à lalongue vie de Democrite. A l’égard du miel , notre Au-teur moderne eût pu trouver un garant, puis qu'Athenéenous assure que Democrite avoir toujours fort aimé k miel,

& qu’il avoir cru que pour conserver sa santé il faloit apli-quer du miel aux parties intérieures, h de l’huile aux par-ties extérieures f 51 ). II semble même que cc Philosopheeút promis la résurrection aux cadavres qu’on auroit ense-velis dans du miel; car il y a beaucoup d'aparence que cesparoles de Pline, Similis ex de affervandis corporibus hominumat revivistendi fromiffa Vemocrito vanitas qui non revixit ip-fe (51) , ont du raport à un Passage de Varron , que jem’en vais copier. §uare Heraclides Ponihus plus fapit quipruepit ut tomburerent , quam Demotritus qui ut in mellefervarent : quem fi vulgus fecutus effet, peream fi tentum de-narïis taliccm mulfi tmere poffemus (53). Mais fur P autrechef je ne íai point où notre Moderne trouveroit une cau-tion. Permettons-lui de raisonner , il ne viendra pas à sonbut: s’il dit que Democrite n’a blâmé le jeu d’amour, queparce qu’il s’étoit extrêmement bien trouvé de s’en abstenir,il supoiéra un faux principe , puis qu’ii y a un tres-grandnombre de gens qui conseillent la chasteté, parce qu’ilséprouvent les tristes & fâcheuses fuites de ['incontinence.Un autre Moderne s’avance trop, quand il dit que Democri-te recommandoit, Lc par des raisons, & par ion exemple,de ne s'aprocher du sexe que rarement. Morum pr/tterea in-tégrités pudicitiaque tanta , ut rationibus exemploque rarumVeneris ufam commendaret ( 34). 11 cite Pline & le chapitreIV du III livre de Rodericus à Castro de Natura Mulkrum.11 ne dit point quel endroit de Pline il fuit consulter; mais ila égard fans doute aux paroles que j’ai citées du chapitre VIdu livre XXVIII, paroles où l’on ne trouve nullement queDemocrite se soit donné en exemple. Roderic de Castron’impute point à Democrite de serre cité ; & quand il le luiimputerait, il ne pourrait être qu’un aveugle qui conduit unautre aveugle. »

( 47 ) LaeitiLt-.r. /X,nui», z?»

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H paroit par une de ces Lettres d^Hippccrate, que l’amourde la solitude avoir exposé Democrite* aux mauvais bruitssttti couraient de lui. In veritatìs regione quam fapientia col-Ifijlrat, non est pater, net mater, uxorve, aut cognati, nonliberi net fratres neque famulì, fortunaque vel aliud ex hïstumultum fatiunt. Demotritus illuc pra fapientia commi-

S r avit. vr infania teneri credìtur ob folitudinis amorem (45 )-

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reste, la imposition de ces Lettrés ne m’empêcheroit pas«e croire , qu’Kippocrate fut apellé par les Abdérites, ScJ . en xn mot celui qui forgea ces Lettres , s’apuia fur desairs autoriser par une assez bonne tradition (46). Mais voi-1 ^elgtie chose de plus fort. Mr. Drelincourt, Professeuren Médecine à Leide, un des plus savans hommes de notre. ecle > m’a assuré, qu’il n’y a point lieu de douter que les. e tres stui concernent Democrite , parmi celles d’Hippocra-> ne soient légitimes: c’est le sentiment ordinaire des Mé-neems, dit-il.

Ver' f de-umt très-habtle . . . ., CT jusqu à fe pouvoir éle-e J f v s H re de ^invention , comme nous ïaprend_ Sene-q°ki l’éloge que son Historien lui a donné: ’tì,

sâ-iic 415 ' ' Q“ >,C 3 ' e< pl‘p -Irtv-rad-hoc, -ià yàç tpvtrixà , xai rà> «Aa» jmì rà tLa 3 -r,usc?r,cà , r.a't 7«î iyavr.Xim ÁÓ'-xc,

” fl ’ IÍ X Ì ^> 57«<ríc» Ifxsup'u». Erat révéra in Plû-

Je ne dis point ceci pour donner I? moindre atteinre à lacontinence de Democrite: je veux seulement faire sentir auxAuteurs modernes l’obligation où ils font de n’avancer rienqu’ils ne trouvent dans des témoins dignes de foi. Nous ver-rons ci-dessous (35) que Tertullien ne lui donne pas un bontémoignage fur ce chapitre.

( I) On ne peut nier qu il ne fe repût de chimères à certainségards, j Colnmelle (56) a cité le Livre que Democrite avoitcomposé touchant les Antipathies. On y trotivoit que siune femme dans le tems de ses ordinaires failbit trois foisle tour de chaque compartiment, à pieds nuds & les che-veux déliez, elle faisoit mourir toutes les chenilles d’un jar-din. Sed Democritus in eo libro qui Grs.ce inferibitur mçi «, TJ .---«-VA, affirmât has ipfas bestìolas cnecarì , fi mulier, qus intnenfimis est , filìttis crinibus , Cî* nudo pede unamquamqueaream ter circumeat, pofi hoc emm decìdere omnes vcrmitulcscy ita tmori. Que peut-on dire qui lente plus la sunersti-tion ? Democrite disoit aussi , que pour faire confesser lavérité à une femme > il faloit lui apliquet sur le cœur qmndelle dormoit la langue dune grenouille (57). Mais il faloitune langue qui eût été arrachée à une grenouille vivante& il faloit ravoir arrachée fans tenir la grenouille par unautre endroit (78). 11 faloit de plus remettre dans l’eau lagrenouille. Si 1 on veut savoir quel jugement faisoit Plinede cette pratique , on n’a qu a le consulter à Pendrait oùu raporte une vertu toute semblable que l’on attribuoit aucœur du hibou. On prétendoit qu’en le mettant sur le te-ton gauche dune femme endormie, on lui faisoit dire tousles secrets. Eec omittam in bac quoque alite (bubone) exem-

Í4*lSeneca,

Bpist :c,

F a S- *»■ 3 7 n

Hs) Bslrh.Iiojiiûcius ,

Hist. udí-cra,Ut/r. XI,

Cap. V, pa j.

317 .

(Sa) J.lonfr.Dtelin-court m’a

cieuxP/iJ/.lÇcS tOUtsen.biables :l’un est dcCalien,

Comm. IUin VI fcpi-

oemior.

MC- 478 . /. T,Pc.l-.-re deTemillíende Anima,

Cap. XXVu,

N 5 - 33 °. C.Volet, aussi< 7.1 c» Ale-xandrin.

Lil-, 11 ,

Pardag. ter.191 , í).

(D) Atiien.L'hr. H , Cap.VU ,/vg 46.

(fa) ílin.

Uìir. VU,

Cap. LV.

(f 3) Vsrro,

m (ì!ro -ersfif'tft apuíNouiiim,vee Vulgus,

( 54 ) Mag-nenus, inVira Démo-Cfici, [rag. §.

($ s) Dans U

^ ( KJ>.

< 56 ) Dc ReRufíicn,

Libr. \Ifitb fin.

(s 7) Demo-critus q.-cldemtradit , f puist xtrabat ran&vìvcnti lin-gtt&m , nttilAalia corporirparte adhé-rente , ipsvujuedimifi’a inanuawj ìmpo-11 At supra cor-dis ralpìtatio-nem muìieridonnìenti , 'tju.tcun'fne

interrrjave~

rit , vera res-ponfr.rt im,Piiil. Lilr.XXXII,ra P- F* ?</.84^.

(s8)Oup!ft-tôt, s/inscji* aucuneautre paitíe .y demevrapattach:e %