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santé que de dire avec Monír. Moreri, que selon Democrite les atomes étoient infinis en grandeur )car au contraire ils étoient d’une petitesse inimaginable. Nous dirons dans la Remarque K qu’ila couru fous son nom plusieurs Livres qui n’étoient pas de lui. Nous verrions fans doute plusclair fur‘cette matière , si nous avions le Traité de Callimachus (g) , ou le Traité de Thrafyllustouchant ses Ouvrages (h). Je ne fui si le Sieur Pierre Borel (i) , qui avoir promis trois Volu-naes in folio , De Vita, Ì3 Philofuphia Democriti , auroit pu nous donner quelques Eclaircissemens.Si Elien (k) a dit que Protagoras étoit fils de Democrite, il s’est trompé. Democrite n’aprou-y°it point qu’on té mariât, ou qu’on s'amusât à procréer des enfans. C’est s’engager , difoit-il,11 des foins trop importuns, & qui détournent d’une occupation plus nécessaire. Voiez la Remar-si Ue L vers la fin. 11 difoit auffi que le plaisir de l’amour étoit une petite épilepsie {S).
fie qu’on raconte du déplaisir que lui causa lâ servante en lui aprenant une chose dont ilv °uloit chercher une raison naturelle, est assez curieux (T).
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docte pendant que Guillaume est ignorant > & ainsi de tou-te forte d’attributs contraires qui le vérifient tout à la fois, Plusieurs personnes, les uns de celles-ci , les autres decelles-là. En suposant une infinité d'atomes réellementdistincts les uns des autres , 8c dotiez tous essentiellementa un principe actif, on conçoit faction & la réaction , 8cles changemens continuels qui se remarquent dans la natu-re: mais où il n’y a qu’un seul principe, il ne peut pointy avoir d’action 8c de réaction, ni de changement de scê-75 ' Ainsi , en quittant le droit chemin qui est le systèmeQ un Dieu créateur libre du Monde, il faut nécessairementtomber dans la multiplicité des principes ; il faut reconoi-J. re .entre eux des antipathies & des sympathies , les íùpo-! er indépendans les uns des autres quant à 1 existence 8c àà vertu d agir , mais capables néanmoins de s’entre-nuirePat faction 8c la réaction. Ne demandez pas pourquoi encertaines rencontres l’effet de la réaction est plutôt ceci quecela; ear on ne peut donner raison des proprictez d’unechose , que lors qu’elle . a été faite librement par une causestui a eu ses raisons, 8c ses motifs en la produisant.
(S) ll difoit que le plaisir de V Amour étoit une petite épilep-B e -i C’est à Democrite que l’on donnoit cette pensée , sin °us en croions Galien. T àsúyr.n yçxtpítv Astftíeçi-
t í£v tiçìrtheti fjLir.£Ùv e’srsZ yfíav ehctt Tsb ervvurletv (ilj).
Clenrent d’Alexandrie a voulu dire Va même chose (n6);car son Sophiste d’Abdere n’est autre que Democrite : mais. 11 a pas entendu le sens de ce Philosophe , puis qu’il luiimpute d’avoir enseigné par là que f acte vénérien est unmal qu’on ne peut guérir (117). Aulugelle n’attribue pointa Democrite , mais à Hippocrate , la définition de quoi ils agit ici. -Hippocrates autem , ce font ses paroles , divinavir Jctentiœ, de cóitu venereo ita exìflimabat, partem effe quam-am morbi teterrimi, quem nostri cotnitialem dixerunt, namquetpjius verba hac traiuntur , r<ì» o-wuríai ehcti puxçàv eitMsj-v no). Macrobe (119) a copié mot à mot selon sauturne tout ce Passage d’Aulugelle ; desorte que l’on n’aq 1 un leul témoin pour f attribution de cette pensée augrand Hippocrate. Ce témoin c’est Aulugelle : or l’auto-
rité d’Auliígellë n’est point comparable à celle de Galiensur un fait comme celui-ci. Personne ne savoir mieux queGalien si Hippocrate avoir dit ou n’avoit pas dit une tellechose : puis donc qu’il la donne à Democrite , c’est uneforte présomption qu’elle venoit de ce Philosophe, 8c nonpas du Médecin Hippocrate. Le savant homme que j’aicité ci-dessus (no) m’a fait f honneur de u’écrire , qu’ilne doute point qu’Aulugelle ne se soit trompé. Sa raisonest que sur des matières de Médecine, féxactitude de Ga-lien est beaucoup plus vraisemblable que féxactitude d’Au-lugelle. D’ailleurs , on ne trouve ces paroles dans aucunLivre d’Hippocrate ; quoi qu’il soit vrai qu’il insinue cesentiment en quelques endroits de ses Oeuvres (m) : 8cde plus nous voions que Clement d’Alexandrie est confor-me à Galien, 8c non pas à Aulugelle. Je voi auffi que Mr.Ménagé se déclare pour Galien contre Aulùgelle. II citeStobée qui attribue cette définition de Pacte vénérien nonseulement à Eryximaque, mais aussi à Democrite (izz).
(T) Ce qu on raconte du déplaisir que lui causa fa servante. est affez. curieux.] Je n’ai encore trouvé aucun Mo-derne , qui ait cité pour cela un ancien Auteur : voici dequelle maniéré Montaigne raporte la chose. " Democri-,, tus , ayant mangé à sir table des figues qui sentoient le,, miel , commença soudain à chercher en son esprit d’où„ leur venoit cette douceur inusitée , 8c pour s’en éclair-„ cir, s’alloit lever de table, pour voir f assiette du lieu où>> ces figues avoient esté cueillies: fa chambrière ayant en-„ tendu la cause de ce remuement, luy dit en riant, qu’il„ ne se penast plus pour cela , car c’estoit qu’elle les a-„ volt mises en un vaisseau, où il y avoir eu du miel. II„ se dépita, dequoy elle luy avoir osté f occasion de cette„ recherche , 8c dérobé matière à sa curiosité. Va , luy„ dit-il , tu m’as fait déplaisir , je ne lairray pourtant d’en„ chercher la cause , comme si elle estoit naturelle. Et„ volontiers n’eust failly de trouver quelque raison vraye,>, à un effect faux 8c suposé ”. Mr. Kuhnius raporte lemême Conte ( r2.3 ) , fans citer aucun Auteur. II eut puciter Plutarque (114).
DEMONTJOSIUS
JOSIEU.
ou DEMONTJOSUS, (Louis)
cherchez Mont-
.^iPp-f^^TER (Thomas) enscignoit les Humanitez à Paris, vers le commencement duXVII siecle. II etoit d’Ecoíîê, Le il difoit quand il fut passé en France, qu’il avoit quitté degrans biens en son pais à cause de la Religion Catholique. II se pi quoi t auffi de grande Nobles-se. Quoi que son métier fût celui de régenter, il ne laissoit pas d’être auffi promt à tirer l’épée ,& auffi querelleux qu’un duelliste^ de profession. II ne sc passoit presque point de jour qu’il nefe bâtit, ou a coups d epee , ou a coups de poing , delorte qu’il étoit la terreur de tous les Ré-gens. 11 fit une action de courage à Paris dans le College de Beauvais (A ), qui l’expofa à desembarras dont il ne voulut pas risquer les fuites. C’est pourquoi il sc retira en Angleterre, où iltrouva non seulement un asyle, mais auffi une belle femme qu il amena avec lui à Paris lors qu’ily revint. Allant un jour par les rues avec certe somme , qui montroit à nu la plus belle gorge ,«C lés plus blanches épaules du monde (B) , il se vit entouré de tant de gens que la foule les au-rqic aparemment étouffez tous deux , s’ils n’euffent trouvé un logis à fe retirer. Une beautéainsi étalée, dans un pais où cela n’étoit point en pratique, attiroit cette multitude de badaux.11 passa les Monts , Le enseigna les belles Lettres dans 1* Académie de Pise fous de bons apointe-mens. Un jour en revenant du College il trouva qu’on lui avoit enlevé fa femme -, ses propresDisciples avoient prêté la main à ce rapt. II s’en consola en Stoïcien. Peut-être ne fut-il pas fâ-ché qu’on le délivrât d'un thréfor de si difficile garde. II passa à Boulogne, Le y fut Profes-seur
moins contre lui. G’est ce qui l’obligea à passer en An-gleterre ( 1 ).
(B) Sa femme montroit h nu la plus belle gorge z? les plusblanches épaules du monde. ] Citons Nicius Erythreus. l!bi(in Anglia) non modo tutum ab mfeilatoribus fuis perfugtum,verum etiam mulitrem naâíus est, forma or 'vultu , adecr libé-rait , adeo venufto , ut nihil supra , quam in uxoris habuit loco.
mtelier , cum luce quadam , Parifiis , quo rttrfus Thomascum eafè receperat > confpeéta effet , Z? quia forma prsjlabat,ut dìximus , Zr quia habitu erat dementijfmo ; nam zs? peâlusc?’ fcapulas , nive ipfa candidiores , omnium oculis expofitas ha-bebat ; tantus, vtfendi gratta , homintm concurfus fitíus est ,ut ni fi fe in domum cujusdam , una cum viro , recepiffet , nihilpfopius faíium effet , quam Ut arnbo à multitudine opprimeren-une tur ( z ). Cela nous doit aprendre combien il importe de seconformer aux coutumes des lieux où l’on est , 8c princi-palement par raport aux bienséances publiques.
M m z
t Il f,t une ablion de courage dans le College de Beau-■uais. V Graneier, Principal de ce College . aiant été obli-gé dé faire* un volage, établit Dempster pour son substitut,rvi ■ . . “ inftlce sur un Ecolier qui avoit porte un
duèi à redi ses amandes: il lui fit mettre chausses bas,Lc l’aiant fait charger fur les épaulés d un gros drôle, il lefniiJîr i.- m nleme classe. L Ecolier, pour
tirer tta -c^ in j p0rtí l n affront ^ fit entrer dans le College troiswer raison de cet affront, “ ^ - à Corps. Demns-
Gentstshommes âe ses parens,8c ar ^ ^ ^
ter fit armer tout le College , c0 p Colleee , Sc
vaux de ces trois Gardes devant la p ? M
^ mit en tel état de défense, que c j f ^ vie ,
fleurs a lui demander quartier. II k clocher & ne
mais il les fit tramer en prison 6ans i -<-hérent une
es relâcha qu'après quelques jours. H , ] a v i e
^tre voie d e se venger ; ils firent mforme de la vie& mœurs de Thomas Dempster, Lc firent ouïr des
tome u.
tiquite*
Gauloiícî;tmprioiiu al -.rn enléss. Voiez-aujji ta Pré-face de la LiCenturie deses Observât..de Médeci-ne.
( kj ZEliaruVar. Hiíl.Libr. I , CabsXXllt.
srZo) Mansrì1 ‘ PrafeJstHr
c O U R X.Voi,z. la Re-nargue (G)itiers U fin, £rta Rem. ( jjyCitation (joJ.i 121) Subinhiurn Libr.de Genit. pav mlin. 3 $ ;
& Libr. deOs. nat. pat;.6ï,lin. I 9 . Jeluis anfli as-suré del’é-
xactitnde deces Cita-tions , que íìje les a voi svérifiées, jeles donne se-lon la Let-tre que Mr.Drelincouitm’a faitfhonneurde m’ectire.(ìzi) Mc-“ag. inUaërt. Libr,
IX, r,un),?«g. 41 o, 4 ti.
(123) Kuh-'nius in Dio-gcn. Laërt,Libr. IX ,
,pag.
539 .
(124) flut.Sympos.
L'br. /, Cap r
X,
( 1 ) Ex Nï~cio Erythr.îimeoth. I,pag. 24 .
(z) Idem iibid./Ȓ. 21,