Band 
Tome second. C - I.
Seite
276
JPEG-Download
 

DEMPSTER. DENYS.

L 76

(a) Tiré deKiciusErythr. Pi-ivac.

24,25.

(£) Moribuss.pertis & si-tnulandi ne -feins , five a-7 »»re odìeveqncjnpicim

f?) Ery-tlueus a faitici une faute :Alt lie» de

Corippum,il dît Cris-pum.

(4) Erythr.ïiuícoth, I,pa£. 26.

(5) Mirxus,de Script.Sxc. XVI,num. 147.

(6) Dcmpst.Parálipom.ad Cap. IilLibri V An-tiquit. Ro-manar. Ro-fini, pag. m .*72.

( 7 ) virgil.Géorgie.Libr. II yVers. ior.

f8) Han-kius , deScriptor.Rom. Libr.IIy p. 174, ditque Demps-ter perdit fesbiens pouravoir préféréla 'Religion'Réformée àla Romaine :mais il a prisde travers lesparoles deNicius Ery-threus.

(9) Mirxus,de Script.Sxc XVI,

pag. 547.

(10) Idem 9ibidem .

( II ) Erat hicytitt refertMatthxusPeregrinus,indefejfus inlegendo, ita utquatuordecimdiei horas inliírorum lec-tione conti -nuare foleret.

Idem, ibid.(12) Stylus eicopiosus , con-fr aga fus ta~men. Idem,

ibid.

scur tout le reste de fa vie. II y fut auffi aggrégé à l’Académie délia notte fa ). On a pluíîeursOuvrages de fa façon (C). 11 mourut l’an 162,5, selon le Dictionaire de Monfr. Moreri,où vous trouverez diverses Académies dans lesquelles il enseigna, mais non pas toutes ( D ).C’étoit un homme d’une prodigieuse mémoire ( E ) , infatigable au travail, chaud ami , & vio-lent ennemi {b) j il n’avoit ni beaucoup de jugement (f) , ni beaucoup de bonne foi -, car il pu-blia sans pudeur ]e ne fai combien de fables (F). Quelques-uns de fes Livres furent condam-nez par PInquiíition de Rome (G). Les emportemens de fà plume étoient fort propres à l’ex-pofer à cette disgrâce.

(c) Homo multa lettionis , fed nuliius plane judicii. UíTerius, Antiq. Brit. Ecclcs. Cap. I.

querdfà

nq**n. Webfr

(C) On a plusieurs Ouvrages de fa façon."] Ses Suplé-mens fur Roíìnus de Antiquitatibus Romanis témoignantqu’il avoit beaucoup de lecture. II fit des Commentairesfur Claudien , & fur Corippus (z) ; quatre livres de Let-tres , plusieurs Pieces de Théâtre , & d’autres sortes dePoésie (4) ; quelques Livres en Droit; un Apparatuszl’Histoire d’Ecosse, un Martyrologe d’Ecosse , Sc une Lis-te des Ecrivains Ecossois (5) : c’est avec raison que je disLifte ; car si ne donne que le simple nom des Zens.

(D) Vous trouverez, dans Moreri diverses Académies danslesquelles il enseigna , mais non pas toutes.] Mr. Moreri neparle point de f Académie de Nîmes, où D empster empor-ta à la dispute une chaire de Professeur. C est lui-même

, qui nous l’aprend (6) ; Quem (locum Virgilii) ut nodummihi insolubilem objecit quidam > dum proseffìonem in Regia Ne-mausensium Academia, disputationi commiffam , magno licetconcursu, obtinui, rejeâlisque aliis, folus, quod inter plures di-videre volebant quidam ardeliones , summo cum honore conse-quebar ,senatu faventìjsmo ,unico Barnerio in tot egregiis virìs,ZV omni lìterarum genere eminentibus, contradicente, maximoconsenfu Consulum, Civiumque aliorum, exceptis quibusdam,quos fi mererentur nominarem , mine quia ìndigni funt tantohonore, cum suo livore, imo ZV malignitate callida intermoripatiar, potins quam nominibus compellatos vivefe meo beneficìovelìm. Le Passage qu’on lui proposa comme un nœu indis-soluble est celui-ci :

Non ego te, menfìs ZV Diis accepta fecundis

Tranfierim, Rhodia, zv tumidis, bumaste, racemis (7).

II y a beaucoup d’aparence qu’en ce tems - là il passoitpour Huguenot (,8) ; car l’Académie de Nîmes n’étoit des-tinée que pour ceux de la Religion.

(£) C’étoit un homme d'une prodigieuse mémoire.] II di-soit qu’il ne savoir ce que c’étoit que d’oublier. Mentisacumine satis valuit , fed mtmoria tenacitate longe plurimum ,adeo ut multotìes diceret, ignorare se quïd fit oblivio (9). J’aibien de la peine à croire qu’en cela il ne donnât point dansla hâblerie. On prétend qu’il se souvenost des endroits lesplus cachez de l’antiquité. Nihil adeo abditum in antiquita-tis monumentis cujus non meminifiet, ita ut Francisais Lu-pins vir in literis omni comparatione major Dempsterum mag-nam Bibliothecam loquentem compellare confueverit (10). Ce-la étant si méritoit bien l’éloge de grande Bibliothèque par-lante , que certains Auteurs lui donnent. Comme il etoitextrêmement laborieux, car si avoit accoutumé de lire qua-torze heures de fuite chaque jour ( 1 x ), il saloir nécessaire-ment qu’si fut une infinité de choses. Si cela lui avoit per-mis d’écrire avec une grande politesse , Sc avec toutes lesbeautez d’un jugement très-exquis, il eût été un plus grandprodige , que ne l’étoit fa mémoire ; mais ce n’étoit passon fait que d’écrire judicieusement & poliment ( 12. ). Jeme souviens d’un Passage de Balzac , que je ne renverraipoint à une meilleure occasion. Si nos gens de Cour , dit—il, ne peuvent souffrir notre jeune Dotteur, qui a sacrifié auxGrâces, de quelle façon traiteroìent-ils le farouche Heinfius, s’illuiprenoit envie de faire son entrée dans les Cabinets ? Aveccombien de huées en auroient-ils chaffé le vilain Crajfot, zv ïin-décrotable Demfierus? Quipourroit sauver des coups d’espingles

Bederic Morel , ZV Théodore Marcile , ces deux célébrés Anti-Courtifans, qui tomboient toûjours du Ciel en Terre, zv par-Ioient une langue qui nétoit ni humaine,ni articulée, bien-loind'être commune , zv intelligible. Ces gens-là étoient rudes zvsauvages , ZV néanmoins, ils avoient leur prix, auffi bien queles Diamants bruts ( 13 ).

(.F) Il publia fans pudeur je ne fai combien de fables.] Pourfaire honneur à l’Ecosse, il lui a donné non seulement desEcrivains qui font ou Anglois ou Irlandois, mais aussi desLivres qui n’ont jamais éxsilé. Dempsterus in fuum Scripto-rum Scotia Catalogum pro libidine sua Anglos, Wallos, z? Hi~bernos paffim retulit ,Z 7 ad ajfertiones suas firmandas finxit fn-piffìme Authores, opéra, locos er tempora ( 14). Voici ce quele savant Usserius dssoit de Dempster. Commenti genus eftilli homini non minus familiare, quam librorum qui nunquamferipti funt ex ipfius otiofo deprompta cerebro recenfio (15).Volons les paroles d’un troisième témoin: Quod ver'o Demps-terus Hist. Scot. lib. 6. num. 536. affirmât Fafiidium noflrumScotorum Chronicon fcripfiffe ,id homini nugivendulo,ZA in gen-tis sua rébus pene femper ineptienti condonandum est (16).Qu’on ne dise pas qu’si n’y a que des Auteurs de delà lamer qui jugent si desavantageusement de lui ; car leur ju-gement est aprouvé par les Catholiques mêmes des autresNations. Je ne citerai que Mr. Basilet, Prêtre François.Thomas Dempster , dit-si (17), nous a donné une HistoireEccléfiaftique d’Ecoffe en 19 livres, ou il parle beaucoup desGens de lettres de cette contrée. Mais quoi qu il fût habile (Tail-leurs , il n en avoit ni le sens plus droit, ni le jugement plussolide, ni la conscience meilleure. Il eût voulu que tous les Sa-vans fussent Ecossois , il a forgé des titres de livres qui n ontjamais été mis au monde pour relever la gloire de fa patrie, &il a commis diverses autres fourbes qui l'ont décrié parmi lesGens de Lettres. Ce font k peu près les plaintes que font de luiUJferius (*), Waraus (J), le P. Labbe (j.), Sandius (J), Nie.Antoine (**), zjrc. Le P. Labbe, à l’endroit cité par Mr.Basilet, observe qu’il n’a jamais vu le Judicium de omnibusomnium gentium temporum Historicis, que l’on attribue àDempster. Je croi qu’on raporte mal le Titre , & qu’onn’a voulu parler que du jugement que Dempster a fait d’untrès-grand nombre d’Auteurs , Sc cela en très-peu de motsà la tête de son Rosinus.

(G) Quelques-uns de ses Livres furent condamnez, par T In-quisition de Rome.] Vous trouverez dans le Decret du 16 deMars 1611 , Thoma Dempsteri de Antiquitate Romanorum,donec corrigatur ; & dans le Decret du 17 de Décembre 1613;Scotia illuftrior, feu Mendicabula repreffa modesta pareebafiThoms. Dempsteri. Monfr. Pope Blount assure (18) qu’ontrouve dans ce dernier Décret, Liber inferiptus Hibernìsefive antiquiorts Scotiae vindicu adverfus immodestam parec-bafim Thomas Dempsteri. Cela se se trouve point dansmon Edition (19). On voit dans la Bibliotheca Biblio-thecarum du P. Labbe ( 20) , que l’Auteur du Livre quia pour Titre Hibernu five Antìquioris Scotia Vindicu s’a-pelle G. F. Federicus Hibemus, & que son Livre fut im-primé à Anvers l’an 1621, in 8.

Lettre

Chap c 'sain, IP >, ‘A,?»"-20 9.

sl 4 ) ïf *War* US '

Scrip 10 ?’

Hiberm 1 ’

ípM C

Bloup 1 ’Cenl UIiA uthoi“®’

pag.

Í4J-

VÍlcsict’Britao- r

tostí*

4 íi.^

eumde* »

ibidem '

420, *

gt?

co if»

Usse» 1 *’

morA <#'XIII

4 «.

(t) F

■\Vai* uS i

icetuiv

bein'k

sir

blioth. Hisp. Prœfttt. pog. 34. (18) Censura Author. pap. «43.

de Geneve 1667 , contrefaite fur celle de Ttgme de la mème année.Edit. fhotomag. 1678 ; R endroit est hors de fa place.

cà-

Labt’T’piíJ,

bliot»/

pag.

totìf.

m- 1

<«)*f

A»*/

yt,

(20)

DENYS, Tyran d’Heraclée ville du Pont, profita de la décadence des Perses, après qu’ilseurent perdu contre Alexandre la bataille du Granique. II n’avoit osé s’agrandir pendant qu’illes avoit redoutez : il ne les craignit plus quand il les vit engagez dans une guerre où la fortunefe déclara pour les Macédoniens: mais il se trouva bientôt déchu des espérances qu’il avoit fon-dées fur l’afFoibliísement de la Monarchie Persane. 11 eut plus de sujet de redouter le vainqueur,qu’il n’en avoit eu de craindre la Cour de Perse. Ceux qui avoient été banis d’Heraclce recouru-rent à la protection d’Alexandre , & le trouvèrent íi favorable à leurs intérêts , que peu s’en salutque pour l’amour d’eux il ne déthrônât Denys. La chose n’auroit pas manqué d’arriver, íì De-nys n’avoit esquivé le coup par mille souplesses de Politique (y/) , parmi lesquelles il faut

(A) Alexandre l'eut déthróné . . . , s’il n'avoit esquivé lecoup par mille souplesses de Politique.] L’ime de ces souples-ses fut de faire fa cour à Cleopatre ( i ) : c’est l’ordinaire,on ne fait rien fans le sexe ; si y a par tout quelques fem-mes qu’si faut mettre dans ses intérêts , si l’on veut faireréussir ses entreprises. Mais je voudrois bien savoir qui estcette Cleopatre : seroit-ce la sœur d’Alexandre , que Phi-lippe maria au Roi d’Epire (2), Sc qui s’assûra de la Ma-cédoine fur un faux bruit qu’Alexandre avoit été tué ( 3 ) ?C est aparemment elle-même. Son crédit étoit grand fanst Et ex . "oute Sc auprès d’Olympias fa mere , & auprès d’Alexan-

cidijfet fane, nisi pruientia &sa («im mentis, ir stmhis civinm , ir fuis ert* Ctcota-•tram obfeqmts, bella , cum m,nu fihtdenmtiata, effagijfet. Photius, Biblioth.W 7°9,««)». 224. (z) Juítm. Libr. IX, Cap. Vu , fr ubr. XllI, Cap. VI. (3) ïlu-

tatchus, in Alexanaio, pag. 702,

(1) E’^íîts-4TÌV ûtv il (21 1cvntru tto \-A» vjù áy*

, raiv vnrì)-xcc *v íùyci'*t,XUÌ ^i^JLCTtriîctKfcíû'wx-

'TÇXÍi TfeÇ

à-arUKxd-ív-

trcLÇ a.Ù'TCùoVrOAí/UHS élí-

compter

cire son frère. II fut fort grand depuis la mort de ce Prin-ce : nous volons qu’Eumenes l’alla voir à Sardes, pours’autorifer du nom de cette Princesse. Inde Sardis profeSluseft ad Cleopatramsororem Alexandr’t Magni, ut ejus voce cen-turiones principesque confirmaret, existimaturos ibi majeftatet.nregiam verti unde soror Alexandri staret. Tanta veneratio mag-ni t udìnis Alexandri erat, ut estamper vejligia mulierum favorfacrati ejus nominis qturereiur (4). L’Historien dont j’effl'prunte ces paroles avoit déjà dit que Perdiccas la recher-cha en mariage afin de devenir Roi (;). Cassander, Ly-simachus, Antigonus, Ptolomée , Sc chacun des autres chefsde parti souhaitèrent de fe marier avec elle : car ils cru-rent que les Macédoniens choiíiroient pour Maître celuiqu’elle épouferoit ; & ainsi chacun espéra de parvenir àl’empire pourvû qu’il fût son mari. Antigonus la faisoit

M- 1,

, m * ,r

:>>

AT

sc ^

Lin-t-ílll'

cht!- x '