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compter íbn apîication â s’aqucrir la bienveuillance de Cléopâtre, il íe vit délivré dsinquiétu-de en aprenant la mort d’Alexandre. Cette nouvelle , à force d’être agréable, lui pensa fairetourner l’esprit (B). Perdiccas après la mort d’Alexandre n’eut pas de moins bonnes intentionsP°ur les exiler d’Heraclée ; de forte que Denys sc vit obligé tout de nouveau à recourir à millear tifices, afin de conjurer la tempête qui le menaçoit. Mais cet embarras fut de petite durée ,parce que Perdiccas fut bientôt tué. Depuis ce tems-là les affaires de Denys allèrent toujours enprospérant, à quoi son mariage avec Amastris servit de beaucoup (C). La vie voluptueused mena le sic devenir si gras, qu’il ne faisoic presque que dormir ; & son assoupissement étoitb profond , qu’il n’y avoit point d’autre moien de réveiller que de lui ficher de longues aiguillesdans le corps : à peine pouvoit-on en venir à bout par cette voie. II mourut âgé de cinquame-Cln< 3 ans, dont il en avoit régné trente. Ses sujets le regrettèrent beaucoup ; car il les avoit trai-te £ doucement. 11 laisse fa femme tutrice de ses enfans, Lc Régente de l’Etat (a). C’est elle9 Ul fit bâtir la ville d’Amastris (D). J’ai oublié de dire que notre Denys avoit honte de se gros-leui 'i & c’est pour cela que lors qu’il donnoit audience, ou lors qu’il rendoit justice, il íe mettoitdans quelq Ue armoire, qui faisoit qu’on ne lui voioit que le visage (é). Quelques banis d’Hera-c see l’appellent le gros pourceau dans l’une des Comédies de Menandre (c).
DENYS
(£) Éiîest^Hist. div.Liir ÍXtCap. XIII ,Achen. Liùï+Xll, Cap.X/l,pa%
S 49. Ils par-Itnt aujfí ditaiguillesqifon luifichait dantle cops pontle réveiller •
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Satder dans Sardes: elle, qui ne l’aimoit pas, Sc qui fou- d’un fl énorme attentat, 8c résolut de le punir. II diffi- (ti)Phot.^aitoit de se joindre à Ptolomée , cherchoit les moiens de mula l'on dessein, comme il savoir faire plus qu'homme du P a î - 7I2 -enfi er ’ Oouverneur de la Ville l’en empêchoit, 8c monde, to ptsxiucvo uet--enrm yr.onrxi ( ti ) h O yàp
ttn par ordre d’Antigonus, il se servit de quelques sein- Àtycrai. Occultare enim qun velle t tngeniojìjfimus mortalìum Sumri- ^es ?our la faire mourir. Antigonus voulant éviter lm- fuisse perhibetur (n); 8c aiant témoigné a Clearque la mê-
' ~ '- - me affection qu’auparavant, il fut reçu dans Heraciée
comme un bon ami. II fit mourir les deux Princes déna-turez qui s’étoient défaits de leur mere , & s’empara detous leurs biens , & rendit à ceux d’Heraclée leur liberté.
Ils ne la gardèrent guere ; car Lysimachus étant retournéchez lui fit des descriptions fi vives du bon état où l'habi-
enfinnies j
fttnie d un tel meurtre, fit punir de mort quelques-unesL®) ~siri de r J.n-, àmmes , & fit enterrer magnifiquement cette p tin-
j.'vdotc de J" e (6): C’elt ainsi qu’on se joue du public : les Princesv»' 1 LUr. mentent mieux d’être apellez Comédiens, que ceux quimontent fur le Théâtre.
vO La mort d.'Alexandre, à force d'être agréable, lui pen-J a faire tourner l'esprit.~\ Voici un effet de la joie bien fin-
leté d’Amastris avoit mis Heraciée Sc deux autres Villes . Z'Zl
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gulier, 8c iì je ne me trompe, plus rare que celui de faire qu’Arsinoë fa femme les lui demanda en présent. 11 la re-
mn.,r,v /->- -- -i-c. . r - r -— fusa d’abord ; mais comme elle étoit adroite, & qu’il
commençoit à être bon homme à cause de son grandâge (11) , elle obtint enfin ce beau présent, Sc envoiadans Heraciée un Gouverneur qui traita fort durementcette Ville (13). II ne faut pas oublier que du Mariage deLysimachus Sc d’Amastris sortit un fils nommé Alexandre.C’est Polyaenus qui nous l’aprend ( 14) : le Passage est fi cor-...... ^ . rompu , qu’on n’y a trouvé la vraie leçon qu’après bien
Vlt : & a ‘f- primum famtt adventum eo ajfetlus est modo pra des tentatives. Le Manuscrit de Casaubon portoit d ’aí-txuberanti gaudio quo repentina hominem consternatio adfecerit. favJfos Avytuá.yu xai Mrz-ptSf òt\. Ce grand Critique cor-am prope erat ut vertigine correptus prolaberetur , csr à fana rigea Mts-piSf par Mtixpíiïm. Grentemenil a conjecturé plus, tnte conspseeretur alìenus (8). Que peut-on faire contre heureusement que lui, car il a cru qu’il faloit lire puis-pic»{.
s pallions machinales? La raison auroit voulu qu’à la Un autre Savant (15), qui au fond est dans la même pen-p ennere nouvelle de la mort du grand Alexandre, les plus fée, aime mieux lire Astírpioi ou a'.Ms -pmc. II montre ( 16)fissent de serieuses réfléxions fur l’incons- par une Médaille de notre Amastris, que le génitif de ceT>m? . ^ choses humaines, non fans admirer les qualitez nom étoit , ansti bien qu’.v 'utitoneç, 8 c il cite He-
P atgieules de ce Prince. Mais notre Denys se trouva si rodote, qui a dit A'urspm au génitif. II observe que Sau-
fuit
®°urir. On compte plusieurs personnes qui font mortes?? 3°ie ( 7 ) ; mais je ne me souviens point d’avoir lu quebien des gens en aient perdu l’esprit. C’est ce qui m’obli-6 e a citer les propres paroles de Photius : Eùúv.utxç feu i
imoFiof ’úyahftoc ■zr,v áfyiÀíai à.r.isTX<; ìé'górœTo' 7 taâm tri
«c'/SóA ji TÏ5 <piptr,f v 7 to waAXîjç éVcí «11 r,
fecçx. xúaq S^xT-cir puxpS yùç ertpnptiurùt; , eU to erttrthèépêt) yevlpwcç. L&titi& statuam consecra-
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doit en ces occasions à la destinée des Héros, qu n penlaperdre l’esprit, tant il étoit entraîné par ses prémiers mouve-mens, quin’étoient rien moins que volontaires.
( C ) Son Mariage auee Amastris servit de beaucoup .]II l’épousa après là mort de fa prémiere femme. Amastrisétoit fille d’OxathreSi frété du dernier Darius , elle
peu en état de réfléchir gravement fur l’hommage que l’on maise (17) 6c'Pristan (18) se sont trompez, aiant cru qu A- 4doit en ces occafinne à la uí... - — r. ina ff r î s étoit Sœur de Darius.
(D) . C’est elle qui fit bâtir la Ville d'Amastris f
Cette Ville fut l’une des trois que Lysimachus vanta à fafemme. Etienne de Byzance reconnu bien que cette Villeemprunta son nom d’Amastris niece du dernier Darius, Sc. ----- --- jjanus , elle étoit femme de Denys tyran d Heraciée (19); mais il veut
donc cousine germaine de Statira fille de ce Darius, Sc qu’avant cela elle ait été apeUee Cromna. II auroit mieuxfemme d’Alexandre le Grand. Elles avoient été élevées fait s’il se fut scrupuleusement attaché à Strabon , qui ra-ensemble , ôt s’aimoìent beaucoup. Lors qu’Alexandre se porte (10) qu’Amastris fille d’Oxyathre, òcc, unit ensem-maria avec Statira il voulut qu’Amastris fût mariée à l’un ble quatre bourgs, 6c en composa une Ville qui fut nom-de ses plus intimes Favoris. C’étoit Craterus. Celui-ci mée Amastris. Ces quatre bourgs s’apelloient Sesamus,vécut fort bien avec elle , jusques à ce que ses intérêts, Cytorus, Cromna , 6c Teïus. Ils étoient en Paphiago-ou peut-être auffi son inclination après la mort d’Alexan- nie. II est étonnant que Mêla (zt) fasse mention de Se-dre, lui inspirèrent l’envie de se marier avec Phila fille saine, de Cromna, de Cy tore, 6c de Tius, fans
<1*AnHrvit-í»i* A —-sVo.'- j., - r — -— - r - 1 . i. *
w Arfinoê , &jam jeneffutipsa. mnnsae-faiïum dcde~rit Lyfima*chum Phot.Biblioth.
pag. 7iz.
(15) Tatdtceci ejl ure deMemnon,dans Photiusnum. 224.
(14) Ubr.VTipag. 44 î ,apud Ezech« .Spanlie-mîum dci’rxst Nu-niismat. pag m
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ACiayu tç-ivtvax, iviççtùas tuVk.
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d’Antipater. Alors Amastris, du consentement même deCraterus, se maria avec Denys. Elle lui aporta de gransbiens, 8e comme il eut occasion d’acheter les meubles deDenys tyran de Sicile, il se donna un grand éclat dans fa~- :r - " - • apuyé
■maison/8c avec les richesses qu’iì se vit en main , <q>uyc u ceia . fres,'aioute-t-il (zz),
d’ailletìrs fur Vaffection de ses sujets il fit des conquêtes, Sc Teius qui rompit um - „ d’eux, savoir Sesa-
ìl envoia un puissant secours à Antigonus pendant la Guer- continuèrent lj fomm A -, jq ous volons dans Plinere de Cypre (9). En reconoissance de ce secours, Anti- me, fut la fortere c /] t . â’Etienne de Byzance.
gonus maria Ptolomée son neveu, Gouverneur de l’Hel- une faute toute l'zal, auod nune Amastris. On
lespont , à une fille de Denys. Elle étoit du premier lit. Sefamum oppidu , a eux ^Auteurs, en disant qu’AmastrisDenys eut d’Amastris trois enfans , deux fils Sc une fille, pourroit ^ U1 J , aes . mes de ses parties avoit eu autrefois
La fille s’apelloit comme fa mere , l’un des fils s’apelloit par raport a q 4 - II Y a une faute dans le Scho-
Clearque, l’autre , Oxatlires. Tout alla bien fous la tu- nom s k Vers du 11 livre (zq). II faut
telle 6c la régence d’Amastris ; car Antigonus se rendit le liaste d Apollon nom , n on pas en celui de
kwtecteur d’Heraclée 6c des pupistes, Sc lors qu’il cessa de lire que Sesoin _ ‘ S niece ^ Darius, mais en celui d’A-
lu - Tam,.' Ie faite, Lysimachus prit fa place, 8c épousa même la veu- Damants a célèbre. Les Rois de Bithynie
"Ve de Denys. U l’aima pamonnemeut, jusques à ce qu’il malins, verte k jeune la loue beaucoup :
fût devenu amoureux d’Atsinoë fille de Ptolomée Phila- s’en emparèrent —.-■ '
delphe sVc nr.11 vpIVs nmnnrs rmispvpnv-
delphë.' Ces nouvelles amours causèrent une rupture en-tre Lysimachus 6e Amastris, qm fut cause que cette Da-me commanda feule dans Heraclee jusques à la majoritéde Clearque fou fils aîné. Ce Prince 8c Oxathres son frerefurent si médians , qu’ils firent périr leur mere fur merPour de légeres rassons. bU òi ; cp yo v
iî: - o. , , Î' ’TstPl uòtiíc. píSya. 7stou-yíAr.trct-
Vx.«, veTursirm: Ad nefunum 0“ ex f ecr ff£ C ’” U J ts*nt delapsi. S Matrem enm que nihil m mc l lm navi s e commihsfet, infigni commento & flagitw man j J
jccandam cura-u.A.st r 1 "
'•«v
(rS) Span-hem. ib id»
( 16) ibidem^pag. 465.
f T7) Ad$o-linum >pag»889.
(18) Com-menr. Tom m
I,pag 688.
(19) Cata-«ée, in Pliiï.Epist XCIXtitré X , /»•pute fausse-ment à E-tienne d’a-voir . ditqu' ^Amastris.fut Femme deDenys Tyrande Sicile ,
(20) Libr*
^ II,pag. 3 7j;
(ll) Lìbr.l,Cap. XiX.
Le Pere Haï-ti ouï n iaPlinium,Litr. VI,
Cap. II , pag;6;c>, lui im-pute àlav.irdit que laForterejsed* Amastris
■ II prie trajan de fournir les irais nécessaires pour zef/mu/
Meta ne ledit point.
. - , —,- -, _ dire un
ieul mot d’Amastris. On ne peut pas me répondre quel’union de ces quatre lieux fous le nom d’Amastris ne duraque pendant la vie de la Reine Amastris, Sc qu’ensuitechacun reprit son indépendance, 6c son premier nom; carsi cela étoit vrai, Strabon n’assûreroit pas qu’il n’y eut que
V'U y, Y':j ci visa s e> elegans c? ornât a ha
’fe^tnte'r^racipM opéra ^pukherrimam eandemque longisstmambetinte p / nn ra j an de fournir les irais nécessaires pour
Su les éfouts qm paffoìent pat L belle place de cetteVíllp TI recut une réponse favorable. Lucien (Z7) temoi-Inï qu’ y trouva bien des Philosophes Disciples de fi m o-fnirp I es Médailles d’Homere que les habitans d Amastris .firent frayer sont une preuve de leur attachement aux belles xix.Lettres (z8). (23) Dï-
nius. LiOr. V! ,Cap.n,pa t . m. 6s°. (}d) Mr. dé Spanhete, de Przst. Num. pag,
(22) Strabo,*Ubr. /, Cap*
, _ " t-ummeneu tx j.y..* ' j "J 4 6 s , .hsene a»’Holsteníuí * corrigé cette faute dant set Notes fur Apollonius. 00
dans T"’Á î araver >t»t (io). Lysimachus, qui regnoit alors fhotius, Biblioth. pa^. 720 . O»' E P'st XC1X Libri x - (v) m fseudomants,
IlS la Macedoine, sentit revivre ses prémiers feux à l’ouïe Q») f«!«. Mr. de Spaniieim de í«st. Nuro. m. 490.
1 M m 3