Band 
Tome second. C - I.
Seite
280
JPEG-Download
 

i8o DES-BARREAUX. DIACCETO. DIAGORAS.

(t) ced, & aquiefça aux véritez de la Religion 5 8c quant au reste ils soutiennent qu’il a toujours été félonie'dan/'iTtç- inonde un honnête homme, un homme cThonneur,y#’i/ avoit un bon fond d'ame 13 de cœur , quil étoitm/rqvts n'est honnête , officieux , charitable , bon ami, généreux 13 libéral (b), il ne se maria jamais, Lc n’eut point deEÍ.’om- fiere, mais íëukment deux sœurs (c).

(c) Votez, la %trn arque ( cA ).

(2t) Mena*

gi-iiia, p*g.240, 24k.de la 2 Edit,de Hollande .

(22) O' yZy&ÚJ>

*v TOtÇ 1 10/*x:tS StXTTti-

ptíaxç fi ?r^cçTL5 ri/%açTÇîJTíTa/ rrx

Í > t&ï Kl ~\tíUÍVX to7ç«r ôiv vtofx'i-

■X'lbî<Fl1yt^ÍTstlut T ìif

CtgÉTW? , iVo-

gaxtv ot;

rif^/K/ífWt7K07m~fÁi\Cf TU;

fiiÇîit TTi"ÇÍavlw vròr r(tv yurxt-

fÁÍVW , U'Ç

Sçx kx-

k£>(

s TOT* <oyTatyT«y íÎto*

fy.iVOf riiV

d$iKl)tçíur,Script hm re-liquitin Ethi -c/; Tveo:hr«J mtut ,

pw*r an mu •tentur curafortuna mo-res , & cor -agitaitajftchbusdésis tant kVtrthte , <€-Pír;-c/íw? ami coctiipam .

soit quelquefois son raisonnement trop loin , il n’a jamaisfait paraître que ses ientimens allassent à nier l’éxistence deDieu. 11 y avoit quelquefois de 1 emportement trop fortdans ses petites Chansons de débauche. Voilà ce que por-tent les Mémoires que l’on m’a communiquez. J’ai lu dansla seconde Edition ciu Menagiana une chose à quoi je nepense pas que l’on doive ajouter foi , car c’est un Contequi se dit par tout, 8c qui est attribué à mille sortes de gens.Quoi qu’il en soit, voici le Conte de Mr. Ménagé. Un jourque Mr. Des-Barreaux & Mr. d’Elbene étoient encore ensem-ble, c’é toit en Carême, ils voulurent manger de la viande, exne trouvèrent que des œufs d:nt on leur fit une omelette. Dansle tems qu ils la mangeaient, il survint un C rage esc un tonner-re fi terrible, quil semblait qtììl allat renverser la maison ouils étoient. Monsieur des Barreaux fans se troubler frit le fiatejy le jetta far la fenêtre, disant , voilà bien du bruit four uneomelette (zi ). Je n’ajoúte pas plus de foi à un autre Con-te que j’ai ouï dire. On prétend que Des-Barreaux , étantbien malade, fit venir les Prêtres avec autant de diligenceque s’il eùr été vieux dévot. L’eau benite , les chandelesbenites, les croix , les images , 8c tout ì’attirail de la dé-votion Romaine entourait son lit. On lui demanda com-ment il se portoit, Jugez., dit-il, du mauvais état de moncors s esc de mon esfrit far l'attirail qui ni environne. On aforgé aparemment ce petit Conte sur le modele de la ré-ponse que fit Pericles, lors qu’il se laissa pendre au cou unremede de vieille femme (n). C que je m’en vais ra-porter est tiré des Lettres de Guy Patin. „ On me vient„ de dire que le débauché Monsieur des Barreaux est mort ;„ belle ame devant Dieu, s’il y croyoit ! Au moins il par-„ loit bien comme un homme qui n’avoit gueres de foi„ pour les affaires de l’autre monde ; mais il a bien infecté,, de pauvres jeunes gens de son libertinage ; sa conversa-„ tion étoit bien dangereuse & fort pestilente au public:„ on dit qu’il en avoit quelque grain avant qu’aller en Ita-„ lie ; mais à son retour il étoit achevé : un rieur disoit„ que la trop fréquente conversation des Moines l’avoit„ gâté, non pas de ces Anachorètes de la Thebaïde , ou„ de nos bonnes gens qui s’employent à la dévotion & à„ l’étude, mais de ceux qui font en fi grand nombre dans„ les Villes d’Italie , qui ne songent à rien moins qu a„ Dieu ”. Comme Patin écrivoit cela le 28 de Mai1666 (23), on voit clairement qu’il se fondoit sur un faux

Ipsum invijebat , amulctum ojiendijfe k r/iulieribiïs ex collo ftto fufpenfum , quasi » quttm easetiam tolerarct ineptias , graviter admodum agrotarct, Pluttfrch. in Pericle, pag, 173 >A, (23) Cette Lettie ejt U CCCCV, Votez, la page 203 du ILl Tome .

DIACCETO. Cherchez J a c cet ius.

bruit touchant la mort de Des-Barreaux. II n’en étoit pasencore désabusé le 18 de Juin suivant ; car voici ce qu’ilécrivit dans une Lettre datée de ce jour-là ( 24). „ On„ ne dit rien de Monsieur des Barreaux, je ne lai où il est„ à présent. II a vécu de la Secte de Cremonin : point de,, soin de leur ame 8c gueres de leur corps, si ce n’est trois„ piés en terre. II n’a pas laissé de corrompre les esprits„ de beaucoup de jeunes gens , <jui se sont laissés infa-„ tuer à ce Libertin ”. Ce qu’il écrivit quatre ans aprèsau sujet de St. Pavin montre qu’il avoit conu la fausseté desa nouvelle ; car il parle de Des-Barreaux comme d’unhomme vivant, 8c qui faísoit pénitence, ll est ici mort de-fuis feu dt jours, dit-il (15), un grand serviteur de Dieu,nommé Mr. de St. Pavin, grand camarade de des Barreaux,qui e s t un autre fort illustre Israélite , si credere sas est.Ce discours insinue assez clairement, ce me semble , que

I un 8c l’autre de ces deux fameux Libertins voulurent pas-ser pour convertis •; 8c ainsi l’événement eût été bientôtcontraire aux prédictions de Monsr. Despréaux , qui avoitmis la conversion de Saint Pavin au nombre des impoísi-bilitez morales.

Avant qu un tel dessein m entre dans la sensée ,

On fourra voir la Seine a la Saint Jean glacée ,

Arnaud à Charenton devenir Huguenot,

Saint Sorlin Janséniste , cr Saint Pavin bigot (26).

II ne faut point douter que St. Pavin ne fût encore dans lamauvaise route , lors que Monsr. Despréaux parla de lui.D’où vient donc que le savant Hadrien Valois met la con-version de St. Pavin au jour de la mort de Théophile ? IIs’est trompé assurément. Voiez le Valefiana (27); vous ytrouverez aussi quelque chose touchant notre Des-Bar-reaux : „ J’ai vu étant jeune Mes. des Barreaux 8c Bardou-„ ville grands camarades. Ils étoient des Disciples de Theo-„ phile. . . . Pour ce qui est de Mr. Des Barreaux, après„ avoir bien fait parler de luy dans Paris, 8c voyant qu’il ve-„ noit un peu fur l’âge, il se mit dans la dévotion. Quelque„ médisant qui croyoit que ce ne fust pas un pur motif de„ piété, qui l’eust porté à changer de vie, fit alors cette Epi-„ gramme fur luy :

„ Des Barreaux ce vieux débauché,, AJfeéle une Réforme austere :

„ il ne s'est souriant retranché„ %ue ce qu il ne fauroit plus faire ( 28 ).

(a) Volez, ci-Jtjftis la Kc-marjue (C)de C GnioleB K RFNICE »fille, sœur,& mere, fie c.

(b) Tirs de

Jjiiifamas,Lìvr. Vl ,

f a*. 1S4.

(1) Ubr. lV ypag. 134.

(2) Ibidem •

(5) Ubr. VI,f.tg. ISJ.

(4) Volez.Calviíius.

DIA GOR AS, fameux Athlete de Pile de Rhodes, comptoit entre íès ancêtres un desplus illustres hommes de l'antiquité ( A ). La gloire, qu’il remporta par ses victoires aux jeuxpublics de la Grece, devint extrêmement remarquable par celles que ses fils, 8c les fils de ses fil-les (a), y obtinrent. II y mena lui-même une fois deux de ses fils : ils obtinrent la couronne,

8 c ils chargèrent leur pere íur leurs épaules, 8cde spectateurs qui leur jettoient des fleurs à pleintbonne fortune (h), Quelques Auteurs raportentcontre , qu’il en mourut (B). Mais on a sujet

(A) Il comftoit entre ses ancêtres un des f lus illustreshommes de lantiquité. ] Je veux dire qu’il descendoitdune fille d’Aristomene , le plus grand Héros qui eût étéparmi les Messeniens. Cet Aristomene avoit marié deuxde ses filles, 8c il lui en restoit une troisième. DamagetusRoi de Jalyse dáns l’Ile de Rhodes la demanda en Mariage,à cause que l’Oracle de Delphes lui avoit répondu qu’il eûtà se marier avec la fille du plus honnête homme qui fûten Grece. A istomene ne se contenta pas de lui accorderfa fille, il la lui mena lui-même dans l’Ile de Rhodes. Da-magetus eut de cette femme un fils qui eut nom Diagoras.Si Paufanias, qui me fournit tout ceci (1), a voulu direque Diagoras F Athlete, pere 8c grand-pere de tant de vic-torieux Athlètes, étoit fils de Damagetus 8c de la fille d’A-rislomene , si n’avoit pas bien consulté la Chronologie.D’un côté, il dit (2) que la mort fut cause qu Aristomenen’alla point voir Ardys 8c Phraorte, celui-là Roi de Lydie8c fils de Gyges, celui-ci Roi des Medes : 8c en un autrelieu ( 3 ) il assure que Dorieus fils de Diagoras l’Athlete vi-voit au tems de Conon Général des Athéniens. Or le Ré-gné de cet Ardys s etend depuis la 2 année de la 26 Olym-piade , jusqu’à la 3 année de la 37 (4). Phraorte régnadepuis la 2 année de la 31 Olympiade , jusques à la der-niere année de la 36 ; 8c Conon a fleuri environ la 96 Olym-piade : il est donc contre toutes les aparences que Dorieus,contemporain de ce Conon, soit fils d’un homme dont le perese maria lors que Phraorte régnois. Voiez ci-dessus les Re-marques (D) 8c (F).

Notez que quand on éxamine le Grec de Paufaniasun peu mieux que Romulus Amaseus son Traducteur La-à J? * J éxamïna, on trouve qu’il nous aprend que Diago-ras 1 Athlete etoit fils d’un Damagetus dont le pere notu-

le portèrent au travers d’une multitude incroiable:s mains , & qui aplaudisiòient à íà gloire & à íàqu’il fut transporté de tant de joie en cette ren-de croire que cela est faux (C). Le tems au-

quel

mé Dorieus ( j ) étoit fils de Damagetus 8c de la fille d’A-ristomene.

(B) Quelques Auteurs rafortent qu il fut transforté de tantde joie . . . qu il en mourut. ] Je croi qu’on ne trouve cela<jue dans Aulugelle parmi les Anciens, 8c que c’est lui quià cet égard doit passer pour l’Original d’une infinité d’Au-teurs plus modernes, qui ont cité cet éxemple toutes lesfois qu’ils ont parlé de la joie , comme d’une chose capa-ble de faire mourir. Quand je dis qu’Aulugelle a été leurOriginal, je n’entens pas qu’ils l’aient tous consulté : il estOriginal immédiat à l’égard de <Juelques-uns, 8c par ré-duction à l’égard de tous les autres. Voici ce qu’il dit: ilne raporte pas le fait auífi simplement que Paufanias; si Yajouta fans doute quelques embelissemens de Rhétorique.De Rhodio etiam Diagora celebrata historia est. Is Diagoras fretfilios adolescentes habuit, unum fugilem, alterum fancratias-tem, tertium luâlatorem; eosque omnes vidit vincere coronart-que eodem Olymfia die : csr quum ibi eum tres adolescentes arn-flexi, coronis fuis in cafut fatris fofitis, fuaviarentur , quartsque fofulus gratulabundus flores undique in eum jaceret : ibistadio, inffedlante fofulo, in ofeulis atque in manibus filiorutnanimam ejstavit ( 6 ).

(C) . . . On a sujet de croire que cela est faux .] Le festeût été trop singulier pour avoir été omis par ceux qui ontamplement parlé de Diagoras : je ne saurais comprendreque Paufanias, qui parle de lui fi tranquillement (7) , ôcavec plusieurs digressions, eût pu passer sous silence unemort de cette nature , s’il en eût ouï parler comme d’unévénement certain. Or fans doute il Fauroit apris fur cepied-là, si la chose eût été certaine. Notez que non feu-lement il nous explique la situation des statues qu’on érigeaà Diagoras, à ses fils, 8c à sej petits-fils, 8c qu’il touche

M plusieurs

(*4

\cccnc

prt- p

y»» 1

(*).<*•

6-U- ' i,bf

Ill, cat

A'"'

VU