D I A G O R A S.
zSi
ityçkeio,
tìu(tjm. folior;;,v>îàil-Bûfií. 151».Not«. ^îtedans d'av.îffS
Editisns jrsr-
tírieuytj o«TVOW
1\UA C
(r) Pindar*Ode VU-Olympior.
79
dc
(c) VoìeZ.Benedictusiu fiiidar.ibid pag. 123.
(/) Voiez*là-mcmc.
( t 1 ) Terent,Eunucb.»Acl. I\I %Scen. V %Vers. z.
Ii} STOI RE
de Dorieusfils de Dia-goras.
* *nii
7 *
í S l Plut -
f " P 'l°pida,
ho) st-,' s /'-o<£h-
01, ‘ ,"ï«í
SZL* 1
'"V 7
<&r
v^-u,
C,**
d ‘ U s>n 7 % ‘
Sir^ t ^ l °dor>9. '
> , ,
quel il vivoit le peut trouver dans Pun des Auteurs que Monsr. Moreri cite (Z))j mais ces Au-teurs ne dií’ent point que le sujet de sa mort soit raporté diversement. C’eít néanmoins ce qu’as-sûte Mr. Moreri (-S). , , ~ ,
Depuis la prémiere impression de cet Article , j’ai trouve dans les Oeuvres de Pindare uneOde qu’il fit en l’honneur de Diagoras. On y aprend (7) que cet Athlète ayoit remporte deuxfois la victoire aux ieux de Rhodes , quatre fois aux jeux Isthmiques , deux foi S a ceux de Nonce}qu’il avoìt été victorieux aux jeux d’Athènes', à ceux d’Argos, a ceux d Arcadie, a ceux dcThebes, á ceux de la Beotie , à ceux de Plie d’AËgine , a ceux de Pellene (<0, & a ceux de Me- W ■gare. Cette Ode fut faite íur la couronne du pugilat qu’il remporta aux ,eux Olympiques de laOlympiade (e). Son pere Damagete , ni Tlepoleme le fondateur des Rhodiens^Uja louche^ familleavautures
goras descendoit de Jupiter {F). U autres diicnc que
ment (G). Cette Ode de Pindare fut mise en lettres d’or dans un 1 cmple de Minerve (/;
plusieurs circonstances particulières qui concernent cettefamille; mais qu’il parle auffi dc la glorieuse journée où cetnomme se vit honoré de tant d’aplaudissemens & de féli-citations , fur la victoire de ses fils. Auroít-on pu dans cetendroit-là se dispenser de cette Remarque , que Diagorasmourut dc joie fous les fleurs qu on jettoit fur lui, & fousles bénédictions de l’Assemblée i Prenons donc le silencejso Pausanìas pour une preuve du mauvais discernementu’Aulugelle. Cicéron 8c Plutarque nous en fournissent uneautre preuve. Ils raportent tous deux ce qui tut dit à Dia-goras le jour de cette insigne victoire. Un Lacedemo-Jsien saborda , pour 1 exhorter à ne point perdre une sibelle occasion de mourir. Auroit-il saisi lui faire cette re-montrance , s’il fût' mort effectivement de joie ? N’auroit-ílpoint prévenu le bon mot de ce Lacedemonien, & donnébon ordre que jamais ni Cicéronni Plutarque, ni aucunautre Moraliste, n’eussent pu citer Diagoras de la maniéréqu’ils Pont cité ? Ils l’ont cité, non pas comme un hommequi étoit mort de joie fur le faîte de son bonheur, maiscomnie un homme à qui l’on représenta qu’il feroit bienà mourir dans une telle conjoncture. Cela n est-st pasconvainquant contre le bon Aulugelle ? Je remarqueraique Ciccron & Plutarque raportent ii différemment la pen-sée du Lacedemonien , que le oui 8c le non ne font pasplus différens. Ils ne s’accordent que pour le but général,qui est de prouver que la mort ne doit point être fâcheusea ceux qui jouissent d’un grand bonheur. Mourez, Diago-r as, car présentement vous irez au ciel. Secundis fuis rébusvolet etiatn mort , non enìtn tam cumulus bonorum jucunduse fff P ote ft. quam molefia deceffio. Hanc fintentiam fignificarevidetur Laconis Ma vox ,quì quum Rhodius Diagoras Olympio-nices nobilis uno díe duos fuos filios Victor es Olympie. vidijfet ,accessit ad fenem, u“ gratulatus, morere Diagora , inquit. Nuncemm in cœlum afienfurus es. Magna h&c c? nimiitm fortajfeGi aci putant , vel tum potins putabant. Isque qui hoc Diagor&dixit perrnagnum existimans patrem quum duobus filiìs treisOlympionicas una ex domo prodire, cunctari illum diutius mvita fortuna objettum inutile putabat ip(ì (8). Voilà le com-
Clceron » & le voici selon Plutarque, Mou-rez Diagoras, car vous ne monterez point au cid. OÌ y à?
i í<p&v*. s) pcsOirn-ciTcctíf is-t> ò túv íìnvxxnn»
' à E î s áy(f)ca ~ . ÊÒzrpx-
KctTttT&wvos -rat ayuSS, xa ) riy ff ^ ÍTa p,^Mirâ«i«ar»Zisráï. Sà píkno, b Acty.m «t Aiayípw ------
aercu. fih ùíàs s-ttpcaxpúvisç ò^oiíiriáe-n , ìzrtêínnct S' ìtimàcr.ui SvyctTpiiïiif , às■TCCKráu.tveç , K irB-csss ( tiVé ) átxybpcti.iìx- ctf tòv Ú’Oiv/ïzrov Non enim (ut TEfopus ait )
mors est silicium acerbiffima, verum beatijsuna quœ res bono-rum virorum latas fecuro loco depofuit, z? fortuna declinavitconverfionem. Melius ergo Lacon iUe qui Olympionhen Diago-rum , quum speBajfet filios Me vidions Olympia , speSlaffetetiam nepotes ex filiis tr filiabus , salutans , Morere Diagora ,ìnquìt : non enim ìn coclum afiensurus es (9). Le raisonne-ment de ce Lacedemonien est obscur pour moi, je le con-fesse , de quelque sens qu’on le tourne , ou comme Cice-ton , ou comme Plutarque. Je le comprendrois un peumieux selon le sens de ce dernier; je m’imagincrois qu’oneut raisonné de cette façon : Vous êtes parvenu au plushaut sommet de gloire ou vous pui/fiez aspirer, car il ne fautpas vous promettre que fi vous viviez encore long-tems vousmonteriez jusques au ciel; mourez donc , afin de ne couriraucun risque de décadence. J’exhorte ceux qui n’auront rienfaire de plus Important a examiner tout ceci Vola-ten-an y a fait une innovation (10). La matière peut de-venir féconde en Observations subtiles , & même en éru-
, DIAGORAS, surnommé p Athée (a), vivoit en k 91 Olympiade ( 4 ). On a pu dire qu’il«oìt un Philosophe d'Athènes, car il a philosophé dans cette ville ; mais il n’en etoit point natif.
r . L’Ile
G) Cicero, de Natura Deor. Ldr. 1 > ir III} Diodor. Siculus, Libr. XIII, Cif. VI, Lactant. de Ira Dei, C.;p. IX ; £r mulii alìi,
(-í) U vivoit en la 91 Olympiade. ] Ce fut alors qu’il piade: st se trompe donc de 67, années. Voffius (3) n’a point"“andonna le n a v« q e s Athéniens, pour nette pas puni de évité cette faute. Lactance s est plus trompé dans l’autre
sens, c’est-à-dire, en faisant Diagoras moins ancien qu’il ne
.. saloir. Non feulement il le Ait vivre après Epicure, mais
trouve 66 ans de mécompte: st devoit y en auffi après les siécles osila Philosophie florissoit: st le renvoieu’en la z année de la 91 Olym- aux tems où cette Science étoit déchue. Verum iis pofiea
dirions. Pour moi je me contenterai de citer le Poète Te-rence, qùi fait dire à l’un de ses personnages :
Nunc est profefto interfici cum me perpeti pojfum -,
Ne hoc gauiium contamines vita agritudine aliqua ( 11 ).
(D) Le tems auquel il vivoit fi peut trouver dans ïun desAuteurs que cite Moreri.j Ce n’est pas avec précision, maisen général, 8c voici cqmment. Doricùs le troisième filsde Diagoras fut chassé de Rhodes avec son frété Piiìdore.Ils se retirèrent à Thurium dans l’Italie , 8c de là vintqu’aux jeux où ils furent couronnez , le crient public lesapella Thuriens. Dorieus retourna à Rhodes, lors que lafaction qui l’avoit chassé ne fut plus la supérieure. Ib em-brassa hautement le parti dc Lacedemone dans la Guerre duPeloponnese, équipa des Vaisseaux à ses dépens, & comba-tit en lion contre les Athéniens. Ils le ha r Isolent de telle sor-te, que l’aiant pris prisonnier ils résolurent de lui faire unméchant parti; mais fa présence frapa l’Assemblée: on futtouché de voir captif un personnage dont la gloire avoir euun si grand éclat, 8c on le remit en liberté (ra). Les Lace-demoniens ne furent pas si généreux : ils le prirent comme ilétoit en volage auprès du Peloponnese, dans le tems que lesRhodiens firent alliance avec les Perses, 8c avec 1 les Athé-niens , à l’inlrigation de Conon, 8c le traitèrent comme uncriminel d’Etat, c’est-à-dire qu’ils le firent mourir. Conondétacha les Rhodiens de l’alliance de Lacedemone (13) la96 Olympiade (14). On peut conoitre par là en gros letems de Diagoras.
(£)... mais ces Auteurs ne disent point . ... ce qu as-sure Mr. Moreri. ] Si Plutarque , Pausanìas, Aulugelle, &Cicéron (15), raportoient tm peu diversement le sujet de lamort de Diagoras, comme Mr. Moreri l’affirme, il fau droitque les uns attribuassent fa mort à une cause, 8c les autres àune autre; mais c’est ce qu’ils ne font pas. Aulugelle le faitmourir de joie; les trois autres ne disent quoi que ce soit defa mort.
(F) Notre Diagoras descendoit de Jupiter. ] Car Tle-poleme étoit fils d’Hercule , 8c d’Astydamie fille d’A-myntor (16). Quelques - uns disent qu’Amyntor rapor-toit aussi à Jupiter son extraction (17); & ainsi Diago-ras auroit pu faire remonter jusques au plus grànd desDieux fa généalogie , tant selon la ligne masculine , queselon la ligne féminine à commencer par Tlepoleme.
(G) D'autres disent que son extraction étoit divine immé-
diatement. ] Un ancien Scholiaste raporte qu’il y avoir tra-dition que Diagoras étoit fils de Mercure, 8c que la chosearriva de cette maniéré. Sa rnere se promenant à la cam-pagne, 8c se trouvant incommodée du chaud excessif qu’ilfaisoit, fut se reposer à sombre d’un bois. Mercure à qui cebois étoit Consacré profita de soccasion 8c jouît de cettefemme. C’est ce qui donna la naissance à Diagoras. Person-ne depuis Hercule n’étoit né de cette maniéré, cf5 nj
HçuxAttí /iytrcti -roiQtoç yisecdhu > ce sont les termes duScholiaste (18). On peut fe plaindre de ce que Benoit lesa traduits obscurément, qui primas, dit-il (19), ab Herculetantus dicitur habitas. Notez qu il est bien vrai qu on a ditque depuis Hercule il n’y eut point de femme à qui Jupiter fitun enfant (20) ; mais qu’il n’est point vrai qu’on ait ditcela des autres Dieux à l’égard de tout le tems qui sc passadepuis Hercule jusques à Diagoras. Celui-ci vivoit encoredans 1 -a 79 Olympiade, long-tems après la naissance de Ro-marins le fruit des embrassemens du Dieu Mars 8c de RheaSstvia.
(12) Pausa-nias, Itbr.
184,
i 8 s.
( 13 ) An-drotion, ìnCommcii»tariis Re-tum Atcica-mm, apitdPausamam,ibidem ,
(14) Diod.Siculus,
Libr. XIV. )
(st) Ce sentles 4 Àu'tHrs?«- Morericite.
(r«)Pindar,Ode VIIOlymp.
(17) VcitZBesledi&usiu Findar.ibid. pag. izp.
(18) Vote zle Sommai •re Grec de/'Ode VIIdes Olym-piqueí» depiudare, kla page J 7 deCEdit. d*Ox-fordf ï6y8.
(19) Bene-diftus inPinciar, p<t£*123.
(20) Votez lt*'Jiemarq. (/(T)de V Article
Hercule,
son
(3) Voílïude Bistor.Grxcis, pi
43 6.
c* - J — ‘ UU1S W 1
. le pars des Athéniens, pour n erre pas puni de
. Athéisme f 1 à Eufcbe s’est donc trompe, quand rl 1 a™ ls sous la 74 Olympiade. Scaliger (2) lui a releve cette
t™ te > où il a trouvé 66 ans d p mpml _ _...
piade les \\nenil> ler f ,ar ^ 1 í e iTmrnêttre un talent à celui qui temporibus quibus jam philofiphia âefloruerat, exátit Athenis (4) uaP ne ies Athéniens firent pomettiejm taientj^- J ^ omnìng díCeret , ob de lr; ,
H 3> Xr ri 4 * i , i , [ì [t ( a\
i- eamque smttntiam nommaw aríoç ^4;*
Nn
-íiUK
uieroit Dj a(To n t ^.
vsnr. Or F r u ^ ^ eux ìâlens a celai qui lameneroit viT q m £■ ^j j a Diagoras fous Fars 3 de la 74 Olym
Lctfìr.l:DeiCap» /...