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pieux. Polybe, fi nous'l’avions en son entier, nous aprendroit le succès de cette guerre, Scp fuite des aóìions de Dicearque : les fragmens qui nous restent de cet Ecrivain nous aprenentculement que cet impie s’étant engagé dans une conspiration expira à la torture (a).
I^ÏEU (Lou is de) Ministre de Leide, Sc Professeur dans le College Wallon de la mê-m „ e v dle, avoit beaucoup de capacité, Sc beaucoup de connoissance des Langues Orientales. II^aquic le 7 d’Avnl ippoà Flessingue, où son pere Daniel de Die»u , homme de mérite Scde condition ( A ), éxerçoit le saint Ministère. II fit ses études fous Daniel Colonius son onclePp te ( ne l, qui écoit Professeur à Leide dans le College Wallon. II fut quatre ans Ministre delJr^ e Françoise de Middelbourg (B). II auroit pu succéder à Uyttenbogard , qui avoit étéMinistre de Cour à la Haie (C) -, mais son éloignement naturel des maniérés de la Cour ne luipermit pas de satisfaire en cela aux désirs du Prince Maurice. II fut apeilé à Leide l’an 1619 ,P°ur enseigner avec son oncle Colonius dans le College Wallon 5 & il s’aquita de cet emploi avecUn grand soin jusques à fa mort qui arriva Tan 1642. II publia un Commentaire fur les qua-de Evangiles ( D) , Sc des Notes fur les Actes des Apôtres, Sc fur l’Apocalypse de Saint Jean ,laquelle il fù imprimer en Hébreu Sc en Syriaque (£), avec fa Version Latine (a). Je diraidans les Remarques quels autres Livres on a de lui (F). 11 refusa l’emploi qui lui fut offert de
f roíèsseur en Théologie dans la nouvelle Université d’Utrecht 5 Sc s’il tut vécu assez long tems,d en auroit eu un semblable dans celle de Leide (£). 11 avoit épousé la fille de Henri Bogard ,
Con-
. (-d) Son Pere , Daniel de Dieu, étoit homme de mé-& de condition.'] II étoit natif de Bruxelles, 8c y avoitMinistre vingt-aeux ans. II passa <ìe là au service de l'E-s l e de Flefíìngue , après que le Duc de Parme eut prisuiuxelles ( 1 y n entendoit le Grec 8c les Langues Orien-™ es , 8c il pouvoit prêcher avec l’aplaudissement de sesAuditeurs en Allemand , en Italien , en François , 8c enAnglois. II tut fort aimé du Sieur de Sainte Aldegonde.Ges Eglises Belgiques l’envoiérent en 1588, avec quelquesautres Ministres, à la Reine Elisabeth, pour l’avertir des em-uaches du Duc de Parme , qui lui faifoit sécrétement despropositions de paix , encore que le Roi d'Espagne prépa-ï? 1 une formidable ilote contre l’Angleterre. Louis deLieu pere de Daniel fut domestique de Charles - QuintPendant fort long-tems, 8c obtint des Lettres de Noblessepour lui A. p 0Ur route lit postérité en récompense de ses ser-vices. II embrassa la Réformation, 8c mourut dans ces sen-imens; desorte qu’il salut que ses amis cachassent son corps* Bruxelles pendant six semaines, 8c le fiííbnt porter à An-ers °ù on P enterra de nuit. II avoit épousé la fille de Pier-e van Ceulen, plus conu fous le nom de Colonius que sonegent lui donna. Ce Colonius ( 1 ) s’insinua beaucoupans les bonnes grâces de Robert Etienne, qui lui conseillat -r î Oeneve. II y fut récommandé à Calvin, qui l’ins-rtuisit dans ses sentimens, 8c l'exhorta à l’étude de la Théo-II se consacra au Ministère, 8c en fit les premieresfonctions à Mets, où le Baron de Clervant avoit procurélerection d’une Eglise. François de Beaucaire Evêque deMets avoit composé un Livre très-injurieux à la doctrine„ a „ Personne des Ministres. Colonius le réfuta vivement1 <66 iffin ne,-s/ Ct t te Réponse fut publiée à Geneve Fan
Eglise eut été minée par\ peàu^n &du Roi 1 on eut démoli le Temple, il sè retira au Pà'"^avec Jean Taffin son Collègue. Ils furent tous deux Minis-tres a Heidclberg, Taffin prêchoit en François , 8c Colo-mus en Allemand. Celui-ci mourut jeune, 8c laissa un filsnommé Daniel Colonius , qui a été Ministre 8c Principaldu College Walon à Leide (z). J’ai déjà dit que la Sœurde Daniel Colonius fut mere de Louis de Dieu. II m’esttombé un Ouvrage (4) depuis peu entre les mains, qui m’o-blige d’ailonger cette Remarque. J’y ai trouvé que Louisue Dieu, aieul de celui qui fait le sujet de cet Article, ac-compagna Charles-Quint Ion maître aux expéditions d’A-snn U d ^ ít ce -^ es d ’Allemagne, 8c qu’il ne lui cacha pointnr„J r0t: , estantlsme - G’Empereur l’avertissoit seulement dennîfr C j 11 Tàe à lui, parce qu’il ne seroit pas en fadp Tv^ Ce r Ayver des mains de l’Inquisition ( 5 ). LouisQ t eU • âe se cacher peu après l’abdication de
^ ai ‘ es ‘Q u int ; car ce Prince ne pouvoit plus le mettre àiveit de la haine des Jésuites ( 6 ). On prétend que cetnncte homme fut instruit par Calvin même. II passoit
tniph r eterre avec d ’ autres sennes gens : Calvin faifoit lej jet iur le même bâtiment (7), 8c représenta à cette jeu-,p films rm im-pr ™ i~f;—. -- carte s. II n’y
jipsl’ v, . . v / ) i ìcpreien
en ffi 111 ne faloit pas jurer en jouant aux
Louis de Dj eu qui aquiesçâtà'cëttè 'censure s’tous
à sen m ®3 uer f n í- ^ ^ ue Calvin le trouvant
t Part fur le Vaisseau lui parla de Dieu, & le convertit detien or t e > Mb I e jeune homme écrivit à s es parens quer(W ne le séparerait jamais de la foi de Jean Calvin ( S ï I'cirep a a au Mf’tistere son fils Daniel. On débite auffi cetteInstance; c’est qu’il y eut un Jésuite qui avertit ceT)a-Lo f stue ceux de son Ordre cherchoient le cadavre deQUp tv • Dieu > à de le pendre au gibet. Cela fut causefit dpi ^ âàerta, 8c le cacha. Le Jésuite qui l’aver-le co a ka chose - lui offrit de le servir à déterrer 8c à cacher
lys)- r ' s ut lustre ans Minifire . de Middelbourg. J
Ere E -ter. Professeur en Théologie -
Utrecht (10),
Xo m™ Jj et ^ eur qu’il paroit par la suite du discours de
Polyander, que Louis de Dieu fut Ministre de l’Eglise deFlessingue, 8c non pas de celle de Middelbourg.
(C) Il auroit pu succéder à Uyttenbogard, qui avoit ettMinistre de Cour à, la Haye. ] Mr. Leydecicer qébite fur cefait-là des circonstances qui méritent d etre lues. Le PrinceMaurice étant en Zelande ouït prêcher Louis de Dieu, quin’étoit encore que Proposant , 8c le fit apeller à la Courquelque tems après. Le jeune homme s’excusa modeste-ment , & déclara qu’il vouloir satisfaire fa conscience dansl’éxercice de son Ministère , 8c censurer librement ce qu’iltrouverait digne de censure; liberté qu’on ne soustrait pasvolontiers dans une Cour. II croioit d’ailkurs que le postequ’on lui offrait convenoit mieux à un homme d’âge, qu’àun Proposant. Sa modestie 8c fa prudence furent louées duPrince Maurice.
(D) Il publia un Commentaire sur les quatre Evangiles .]Ce fut en 1631. Le premier de ses foins avoit été d exa-miner les Versions Latines du Nouveau Testament Syria-que, faites par Tremellius 8c par Gui Je Fevre de la Bode-rie, 8c celle de FHébreu de l’Evangile de St. Matthieu, fai-tes par Munster 8c par Mercerus. II trouva beaucoup defautes dans ces Versions. Cela le mit en goût cFéxaminerla Version Vulgate, celle d’Erasme, celle de Théodore deBeze, la Syriaque, F Arabique, l’Ethiopique. II les com-para les unes avec les autres, 8c toutes avec le Texte Grec.II ne fit pas difficulté de critiquer Beze dans les choses oùil le crut digne de censure, 8c il rendit beaucoup de justiceà F Auteur de la Vulgate. Magnus vir fuit Eeza , dit-il (r i),eximU eruditionis , acerrimi judicib• quique fuis in NovumTestamentum laboribus nunquam laudatam fatis operam Eccle-fiis navavit , aternumque ex supra invidiam nomen compara-vit. Verum fi Vulgatum quoque Interpretem , quisquis is tan-dem fuerit , dobium imo doílijfimum virum fuisse ajseram, nonme peccajse judicavero. Suos habet > sateor , n&vos , habit crsuos barbarismes. Sed quin paffim estas fidem judiciumque ad-mirer, etiam ubì barbarus videtur , negare non pofjiim. Mr.Simon parle avantageusement des Ecrits de Louis de Dieu :c’est dans le chapitre XXXV de son Histoire Critique desCommentateurs du Nouveau Testament.
(£) il fit imprimer F Apocalypse en Hebreu c? en Syriaque .JCeci a besoin d’explication. II ne faut pas que l’on s’iima-gine qu’il y ait ici deux Apocalypses, l’une en Langue Hé-braïque , l’autre en Langue Syriaque. Louis de Dieu nepublia F Apocalypse qu’en Syriaque, mais il en fit faire uneimpression en caractères Syriaques, 8c un autre en caractè-res Hébreux. Mr. de la Roque, Ministre à Londres (12.),m’a averti de cela.
( F ) se dirai . . . quels autres Livres on a de lui. J 11 pu-blia avec de savantes Notes l’Histoire de la Vie de Jelus-Christ, composée en Langue Persane par le Jésuite JeromeXavier , 8c il joignit à l’Original une Traduction en La-tin. L/Histoire de Saint Pierre écrite en Langue Persaneest aussi un des Livres qu’il a publiez avec des Notes.Quant aux deux premiers chapitres de la Genele traduitsen Períàn par Jaques Taivissus, il se contenta de les publieravec un Avertissement au Lecteur. Je ne dis rien des Rudi-mens de la Langue Hébraïque , & de la Langue Persanequ’il publia, ni de son Parallèle de la.Grammaire des Lan-gues Orientales (13). Depuis fa mort on fit imprimer sonCommentaire fur l’Epitre aux Romains, avec un Recueild’Observations fur toutes les autres Epîtres des Apôtres, 8cun Commentaire fur le Vieux Testament ( 14' 1 . Son Traitéde Avaritia , 8c fa Rhetorica Sacra, 8c ses Aphorismi Theolo-gici (15), ont vu le jour par les foins de Monsr. Leydec-ker. On a rimprimé à Amsterdam, in folio, en 1693 , sesObservations fur l’Ecriture corrigées 8c augmentées, 8c l’ony a joint F Apocalypse en Syriaque. Notez qu’Alegambe de-meure d’accord que Louis de Dieu a traduit fideílement leLivré de Jérôme Xavier; mais il l’accuse d’y avoir joint desObservations Hérétiques 8c dignes du feu; additis Animad-'verfionibus h&rcticis Cf ro%o dignis. Ceterum non ìnfidelitertextum interprétants efi, fi nonnulla demas qua fortajfe Codexiffius vitiata habuit. C’est ainsi qu’il s’exprime dans la page189 de la Bibliothèque de Ecrivains de son Ordre,
(a) Tiré d*pujybe, His-tor. L\br.XVII, Cap.XXXV,tn . 705.
{a) Ex Epis-*1ola Dedica-*toria ér rV*-fationcEdittonisI6§Z.
({>' Leydec-kerus, Pr*ftAphorifm.Lud. áeDieu*
f t t) In Vf**fatione .
(72) VoìtZaii-dejsus la
dt CcArtiUtColomie'**
fr?) Tiré dipn Oraisonfunebre, pr*-noncée tsarPolyander,
(14 ■ Wittein DiarioBiograph,
(is") CesAphoris-mes ont étéimprimez, aVtrechi » Can
16 s*.