DIEU.
DIGRY. DIYLLUS. DINANT.
(c) Ex Orat.fitnebri.
(d ; £-v Epis-tola Dedtcat .nova Edition .1655 .
(a) Eullait,Académ. desSciences,Tom. II ,Par.13 7 & fitiv.NB, Cet ^Ar-ticle étantpoint du nom-bre de ceuxdont j* aidon-ni la Lijìe ,pag. I }4 &suivantes duVIII Tomeda JournalLitérairc dela Hai c^astnde prévenirtoute chicaneà son su jet ,je joins ici ceBillet écritau Librairele 17 Mars171 9 : Mr.Aiant trou-vé par ha-sard cet Ar-ticle du Dic-tionaire deM- Bayledans monExemplaire,je voifs l’eo-voie, je fuisfâché qu’ilíòit venu sitard 5 maisvous polirezrajouter à lafin du pre-mier Volu-me, & celafera mieuxVoir qu’onn’a rien in-féré que cequi etoit deMr. Bayle.Je fuis,Monsieur,Votre Sc c.£asn AGE,
{x) l, r-
7.tant Reinc-sius est tombédans la mêmefaute. Votez.Cendroit où ilparle deDiyllus ,dans ses Va-lise Leclio-nes.
(1) Voss. deHistor.
6 ra.s. par.360.
(3) Diodcr.Siculus.L^r.XVI, Cap .XlVypag. m,747 .
(a) Louis
Guicciardin,
Defciipr.
Eel g>> - ?--L-*»• S 07.
2.90
Conseiller de Flessingue , de laquelle il eut onze enfans, dont l'un pratiqua la Médecine à Lei-de (c), 6c puis à Amsterdam ; & un autre étudia en 'théologie, 6c fut Ministre à Woubrugge.II reíte deux fils du Médecin, l’un desquels exerce la profession de son pere à Amsterdam , ÔCl’autre étudie en Droit (d).
DIGRY (K exe l me) conu fous le nom de Chevalier Digby, a été fort illustre dansce Siecle pour la Vertu & pour son Savoir. 11 écoit issu d’une très-ancienne Famille d’Angleterre,& il avoit pour bilaieul Everard Digby , qui, accompagné de six de ses freres, combatit cou-'rageusement dans les plaines de Rofvvorth pour la querelle de Henri VII contre l’Usurpateur Ri-chard III. Son pere nommé aussi Everard ne suivit point ce bel éxemple de fidélité ; car il selaissa engager dans la Conspiration des Poudres contre Jaques I, 6c eut pour cela la tête tranchée.Son fils dont nous parlons effaça glorieusement cette tache , 6c se rendit d’abord si digne de l’elti-me de ce Monarque, qu’il en fut rétabli dans la jouïslance de ses biens. II parut en fuite avecéclat à la Cour , 6c ne fut pas moins aimé de Charles que du Roi Jaques, Charles 1 le fit Gen-tilhomme de son Cabinet, Intendant Général de ses Armées navales, 6c Gouverneur de l’Arsenalmaritime dit de la Sainte Trinité. II lui accorda des Lettres de représailles contre les Vénitiens,en vertu desquelles il fit plusieurs prises fur eux , 6c avec une petite flotte qu’il commandoit com-batit la leur près du port de Scanderone , 6c se fit passage avec son butin. Comme il avoit aiméles Lettres route fa vie , il s’aquit une extrême connoissance des Langues 6c des Sciences, 6c de-vint un bon Philosophe. 11 a traduit en se Langue maternelle divers Auteurs, 6c a fait voir dansson Traité de la Nature des Corps, 6c de l’Immortalité de l’Ame, la pénétration de son Esprit 6cl’étendue de son savoir. Son grand attachement aux Mathématiques ne l’empecha pas de re-chercher avec ardeur les Secrets de la Chymie, 6c il trouva par ce moien d’excellens Remedesqu’il donnoit gratuitement à toutes sortes de personnes , 6c principalement aux pauvres. II fitpubliquement à Montpellier un Discours fur la Poudre de Sympathie, qui a été publié 6c a eubeaucoup de débit. 11 publia Pan isiyi fou Traité de l’Immortalité dc l’Ame fur lequel il avoiteu de longues Conférences avec Mr. Des-Cartes. Ces deux Philosophes se donnèrent rendez-vous au College de Roncourt à Paris. La nature 6c l’érat de P Ame fit le principal sujet de leurConversation. Ils ne purent s’accorder fur plusieurs articles : mais ils sc séparèrent pleins d'estimel’un pour l’autre. Ce ne font là que les moins considérables de ses qualitez : son attachement àla Famille Roiale chassée du trône d’Angkterre , ses deux Ambassades auprès d'Innocent X de lapart de la Reine veuve dc l’infortuné Charles I de laquelle il étoit Chancelier , la fermeté aveclaquelle il avoua aux Parlementaires qu’il étoit Catholique 6c avec laquelle il fuporta la confisca-tion de ses biens 6c le bannissement qu’il encourut à cause de cet aveu, le rendent encore plus il-lustre. Use retira en France, 6c s’y fit aimer de toutes les personnes d’esprit 6c d’honneur. Lorsque Charles II eut été rétabli fur le trône , le Chevalier Digby retourna à Londres, 6c y séjour-na jusques à ce qu’aiant été long tems incommodé de la pierre , 6c sentant que ses reins s’ulce-roiênt , il lui prit envie de passer en France. II te fit porter en litiere vers la mer ; mais son mals’augmenta de telle iorte qu’il salut le raporter à Londres, où il mourut Pi 1 de Mars (jour de fanaiflanee) 166s, âgé dc près dc soixante ans. II avoit épousé la fille unique du ChevalierEdouard Stanley , fils du Comte de Derbi, 6c d’une fille du Duc de Nortfolk. lien eut troisfils, dont Paine fut tué près dc Brantfort, combatant contre les Rebelles, 6c ne laista point de pos-térité. Le plus jeune mourut en bas âge: Pautre n’a laissé que deux filles (a).
DIYLLUS , Historien Grec, natif d’Athenes. Je n’cn parle que pour marquer une er-
reur dc ùionsr. Moreri (aí).
(A) Je rien parle que pour marquer une erreur de Mr. Mo-rcri. ] II allure que Diylle commença, son Histoire par l’en-droit ou Ephore finissait la sienne : il 1 c trompe ( i ) ; mais licette circonstance étoit vraie, il ne laisseroit pas d’être blâ-mable, puis qu’il laisse à son Lecteur la peine daller cher-cher où finit l’Histoire d’Ephore. En vain le chercheroit-on où il est fort naturel d’attendre qu’on le trouvera, c’est-à-dire , dans l’endroit où Mr. Moreri parle d’Ephorc; il n’apas moins oublié là qu’ici de nous aprendre ce fait. Maislaissons la lès omissions ; parlons seulement de son péché decommission. II est d’autant plus inexcusable , qu’il a étécommis , pour ainsi dire , fous les yeux de Voisins, quimontroit lì clairement ce qu’il saloir dire. Voisins (.2) araporté deux Passages dans l’un desquels on assâre (3), queDiyllus avoit composé une Histoire divisée en XXVIIlivres, qui commençoit à la prise du Temple dc Delphes,& comprenoit les choses qui setoient faites en ces tems-làdans la Grece 8c dans la Sicile. L’autre Passage porte qu’E-phorus finit son Histoire au fiege de Perinthe > êc que Diyl-lus commence à ce même fiege l’autre partie de son Ou-
vrage (4), 8c la finit à la mort du Roi Philippe pere d’A- W yjrlexandre. II est donc incontestable que l’Histoire de Diyl- Jg - 1,11lus setendoit depuis l’invafion de Delphes, jusqu’à la mort sw'&fde Philippe; c’est-à-dire, qu’elle commençoit au tems que ^"Vvle Général des Phocéens Philomelc s’empara de Delphes,vers la fin dc la 105 Olympiade, environ l’an 397 de Ro- fínf.me. Le fiege de Perinthe regarde l’an 2 de la 109 Olym- a# f"’ 'piade, 8c le 410 de Rome. Les Gitations de Mr. Moreri v tflfont fausses (5) , 8c s’il avoit bien pesé ce que le Passaged’Athenée raporté par Voisins lui aprenoit, il n’eût pas '!*t
avancé une Conjecture fi mauvaise. Diyllus, selon le Pas-sage d’Athenée, a parlé de Demetrius Phalereus : st ne faloit íf'Jtdonc pas le placer comme a fait Mr. Moreri à l’an 410 deRome, puis que ce Demetrius a fleuri après la mort d’A- '>b>^'
lexandre. Au reste , Casaubon a heureusement rétabli ) d L,idans Athénée la Citation de Diyllus (6) , 8c a été eau- fi 'se que Maussac l’a rétablie dans le Dictionaire d’Harpocra- ...
tion( 7 ).
Diodoie de Sicile tu Livre X, tr Voffius t U page jo. (í) Casais- ^
Libr. IV, Ctç. XIV, gag. 281 . ( 7 ) In Vtce A’fiç-íeer.
DINANT, ville du Païs-Bas fur la Meuse entre Charlemont 6c Nartjur. Sa situation auvoisinage de plusieurs mines de fer 6c de cuivre, 6c,de plusieurs carrières dc marbre noir, 6c d’au- ,tres sortes de pierre , fut cause que ses habitans établirent un commerce qui les enrichit (a) j maisles malheurs de la guerre les réduisirent en divers tems à un état déplorable. Ils éprouvèrent ser v oV stck sí ‘tout cette fâcheuse destinée l’an iq.66 , comme je i’ai dit ailleurs (b). Un Auteur Italien a faitune faute qui peut égarer les spéculatifs (xf). Cette ville fut fort mal traitée par les François
(A) Un Auteur Italien a fait une faute qui peut égarer lesspéculatifs .] Un Moine nommé Rémi de Florence a faitun Discours de Politique fur le mal qui peut arriver de I’in-solence des peuples qui outragent les effigies d’un Prince. IIdonne entre autres exemples, ce que fit Charles de Bour-gogne aux habitans de Dinant. Carlo Duca di Borgogna ul-time non ufo tanta e fi memorabil crudeltà contra di Nantes,se n»n perche t Nantefi ha-uevon satto la statua sua e d'alcunialtri Gtntllhuomint fuoi amtci , e l havevono appieçate per la
^ j j-
ola aile forche ( i ). II est clair qu’il nomme Nantes la Ville gioui fit cela, 8c qui en fut châtiée (2). Son erreur est ve 'ue d’avoir pris pour un article la prémiere syllabe de Di- ^j v yi («f fiant. Or comme st y a une ville qui s’apelle Nantes, çba- gtiifsaidun voit que cet abus est assez propre à causer des illu- céeff.
fions j c d’* nue*1 c^° t ^
ssstorici , Cap, XLIÏI , folio m. 59. f z ) H met en V st
i Borgogna gastica con íevcrirà città di Nantes, Partéll* eb9 >
Table des Matières ,