DINANT. DINOTH. DIOGENE.
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lan Le Comte de Souches Général des troupes Impériales s’en rendit le maître l’an 1674 .
Ees François la prirent Tannée suivante. II fut accordé par le Traité de Nimegue, que s’ils larendoient, T Espagne leur céderoit Charlemont ; & que si T Espagne aimoit mieux garder Char-Ictnont, elle obtiendrait de TEvêque de Liege que Dînant leur fût cédé (c). Cette cessionn aiant pas été obtenue , la France se fit donner Charlemont 8 c retint Dînant, & Ta gardé jus-ques à la paix de Rlfwik , en vertu de laquelle cette ville est retournée au pouvoir de son pré-niIcr maître TEvêque de Liege.
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(c) Volez, leXIII Articlede la Paixconclue a Nt*rnegt'.t entrela France &l*Espagne, It17 de Sep-tembre 167Í,
°ns ; car si dans mille ans d’ici l’état des lettres se trou-semblable à k condition où elles étoient au XV siecle,■L Y auroit des Critiques qui prétendraient que ce fut àantes en Bretagne, ôc non à Dinant fur la Meuse , queî. bourguignon se montra si vindicatif. Ils se vanteraientune découverte, dont personne n’auroit encore parlé, jeeux uire d’une expédition du dernier Duc de Bourgogne,_2 ntr . e ks Bretons. Ils chercheraient le tems, le sujet, ôc
un beau ôc un long chapitre de leurs Adverfaria, varia Lec-tiones zv Emendationes , stve Racemationes. Ceux qui ont luces sortes d’Ouvrages m’accorderont que je raisonne de l’a-venir par le passé. Mais ne fouillons point par avance lessiécles futurs: contentons nous du présent. Je suis sûr queplusieurs personnes ont déjà été trompées par Remigio Fio-rentino, ou par ceux qui le trompèrent. Je ne doute pointque plus d’une compilation ne mette Nantes entre les Vil-
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s circonstances de cette Guerre, ils trouveraient beaucoup les qui ont été désolées pour avoir fait des insultes aux statuese c hoses qui apuieroient leurs Conjeétures. Ce ferait enfin d’un Souverain.
D I N O T H (Richard) étoit de Coutances en Normandie, & vivoit au XVI fie- {») vu*.
í". e ; II publia entre autres Livres Latins THistoire des Guerres Civiles excitées au sujet de la Re-p§ 10n en France & aux Païs-Bas (J). 11 ne faut point douter qu’il ne fut de la Communion
r otestante , & je croi qu’il ne s’établít à Monbeîliard qu’en qualité de Réfugié. II avoit fait
QUpiniiA C f ^ — - O.M--- 1 ^ / «• \ T 1 <,^^<..'4. mrtmacu ti*/vn nn/îiAnnAA
FÈpitre De-dicatoìre deson Histoiredes GuerresCiviles du
Quelque séjour à Strasbourg avant ce tems-là (a). 11 n’écrit pas d’une maniéré trop passionnée, raïs Bas,
s'f) st publia entre autres Livres Latins VHistoire des Guer-h\\\f^ es ■ ■ • en E rance zv aux Païs-Bas. ] L’Epitome de
mbliotheque de Gesner ( 1 ) m’aprend que l’on imprima à,. e , in 4, l’an 1582, Richardi Dinothi de Bello Civili Gal-j c .° «-etigionis causa suscepto libri VI. Le Catalogue d’Oxford*it mention de trois autres Livres de Richard Dinoth, qui°nt de Bello civili Belgico libri VI, in 4, à Baie, 1580 ;Ad-Vtr saria Historien, in 4, à Baie, i;8l; de Rébus z? Faâlis
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memorabïlibus Loci communes Htstorìci, & Sententis. Historiso-rum, in 8, à Baie, 1580. Je ne sai si cette date de l’His-toire des Guerres Civiles du Païs-Bas est bien marquée ; carl’Edition dont je me fers est de l’an 1586, & je n’y ai rienobservé qui fesse croire que c’est la seconde. L'Auteur ladédie au Sénat ôc à l’Académie de Strasbourg, ôc date deMonbeîliard le 18 d’Aout 1586 l’Epitre Dédicatoire.
DIOGENE 1e Cvnique a été un de ces hommes extraordinaires qui outrent tout , fans
en excepterlîfraison, k qui vérifient 1a Maxime, Qu'iln'y « pà L/7our l77àe
duquel iln'cntre un peu de folk. 11 nâquit aSinope ville du Pont, & en su: chaise pour le cmdde fausse monnoie(rî). Son pere (S), qui etoit Banquier, fut bam pour ^ meme ei •gene se retira à Athènes, & obtint par sa grande persévérance que le PHtosophe Antisthenés voulût devenir son Maître (e) ( A). Non seulement il se soumit avec joie^qui étoit propre aux Sectateurs de ce Fondateur des Cyniques, mais aussi i y ì aveaux degrez d’austérité : desorte qu’on n’a jamais vu de Philosophe qui méprisât autant quelui les commoditez de la vie. On so tromperait fi Ton croioit qu avec on ‘
& le tonneau qui lui scrvoic de logis (B ), il fut plus humble que ceux qui se traiten
Diogen.Laërr. ibii.
(c) Idem,ìbid.nitm.z I.Alianus,Var. Hist.Libr. X , C*P,XYU
( A ) Il obtint par fa grande persévérance que le PhilosopheAntisthenes voulût devenir son Maîtres Un fort habile hom-me aiant voulu parler de ceci a fait une grosse faute contre laChronologie. Voici ses paroles ( i ) : ,, On fait récit du» même Diogene, que le Philosophe Antísthene, Auteur de„ la Secte des Cyniques, son Précepteur, -'estant fait Disci-,, pie de Socrate, ôc ayant renvoyé pour cela tousses Eco-„ liers, Diogene ne voulut point le quitter, dont Antisthene„ s’estant mis en colere contre luy, prit un bâton pour le„ chasser. Mais cela ne fit pas peur à Diogene, lequel bais-„ fa la tête pour recevoir le coup > ôc dit : il riy a point de,, bâton st dur que je n endure , pour apprendre de vous quel -„ que chose de bon ”. Socrate mourut la année de la 95Olympiade, 8e la mort de Diogene doit être mise dans lamême année que celle d’Alexandre le Grand, ou peu d an-nées après (1 ). Or ce Prince mourut la derniere année dek 113 Olympiade, selon Eusebe, ou la 1 année de k 114,selon le Pere Petau. Nous pouvons donc suposer que Dioge-ne mourut k 3 année de k 114 Olympiade: puis donc qu’ilmourut à l’âge d’environ 90 ans, il étoit né 1a prémiere annéede k 92. Olympiade: il n’avoit donc qu’environ 11 ans lorsque Socrate mourut; il n’avoit donc pas été exclus de l’écôled Antisthene par k raison que Mr. Joli allégué. On gagnerastuelque année fi l’on s’attache rigoureusement à ceux qui di-le nt • qu’Alexandre ôc Diogene moururent le même jour:Jhais pour cela on ne trouvera point son compte ; car il fautle souvenir que le procès de Socrate dura quelque tems: orPendant les procédures Antisthene ne ferma point son EcolePour aller à celle de Socrate, cela est sans difficulté. De plusUl ogene ne vint à Athènes qu’après avoir fait la fausse mon-jsoie dans son pais, ôc avoir même éxercé une charge dansMonnoie ( 3 ), 5e qu’après avoir été à Delphes pour yconsulter l’Oracle (4). Peut-on dire raisonnablement aprèscela qu’il n’avoit que quinze 011 seize ans, lors qu’il com-5?Çnça de solliciter à Athènes une place parmi les Disciples
o Antisthenes ?
, ( B ) Un tonneau luiservoit de logis. ] II avoit donné ordrea stuelcun de lui préparer une cellule, mais comme on n’éxé-p U '' a .Point promtement cet ordre, il s impatienta, ôc se lo-?5. a 'kns un tonneau qui étoit au Temple de 1a mere desjheux. C’est ce qu’il raporta lui-même dans quelcune de seslettres (;). J e voudrais que les Commentateurs de Dio-
Ce tonneau fut fans doute différent de celui qu’il eut à Co-rinthe , où il demeurait lors que Philippe Roi de Macedoinesongeoit à attaquer cette place. Tous les habitans travaillè-rent avec un empressement extrême à fortifier 1a Ville. Dio-gene , ne voulant pas être le seul qui ne fit rien, s’amusa àfaire rouler son tonneau (7). Mr. Ménagé tire de là unepreuve que ce tonneau n’étoit pas d’argile; mais il avoue enmême tems qu’il y a moien de rouler un tonneau de cettematière fans le mettre en pieces. Tçstaceum non suisse Dioge-ritsdolium, sed ligneum , tllud convicerit , qtibd ilUsum, neotiosus effet , sape versaret ; de quo est apud Lucianum in libelloQuornodo conscribcr.da fit historia. Ghtamquam testaceum do-hum versari w cirçumagt potuit ; in fimeto , vel solo subaflo ,vel reftibilibus agris , vel in aquato etiam pavimento ; cum pra-sertim ampla illa zv capacia dolia pro amplitudinis modo solidasuisse zv fpijja credibile fit (8). II ne fait pas cette Remarqueinutilement, il a en vue les Vers d’un Poète Latin (9), oùce tonneau est d’argile :
Dolia nudi
Non ardent Cynici : fi fregeris , altéra fietCras domus , aut eadem plumbo commisfa manebit.
Senfit Alexander , testa cum vidit in illaMagnum habit atorem , quanto felicior (10) hic, quiNil cuperet, quam qui totum fibi posceret orbem.
Je ne trouverais pas étrange que l’on condamnât l’exceffiveaffectation de pauvreté que Diogene faifoit paraître, en nevoulant avoir qu’un tonneau pour tout logis ; mais de préten-dre trouver là une preuve d’ivrognerie, c’est donner dans leridicule. On va voir une tirade d’impertinences qui ne ferapas à beaucoup près un endroit aussi ennuieux que le reste decet Article. „ Pour Diogenes le Cynique, son nom lui sert„ d’eloge ; car c’est comme qui dirait Diogenes del’humeur, des chiens: ce galand faifoit du Philosophe, ôc ses princi-„ pales actions ont esté celles-cy. 1. De demeurer jour &,, nuict dans un tonneau ■ c est ainfi que les compagnons„ d’zïnée âpres avoir mangé la chair vindrent aux assiettes,,, mensas confamimus inquit Iulus; Qib. VII. JEn. vf. 116.)„ ôc lui âpres avoir beu le vin se servit du tonneau, c’est-à-„ dire qu’il l’aymoit tant qu’il y voulut faire sa demeure.C’est ainsi que la bonne vieille d’Aristophane ordonnaqu’on ensevelist son corps dans la cave soubs le tonneau,
(7) Lucia-nus > deconscrit».Historia,
Te m. I,pag.m. 659 .
(S) Menag,Not. ad.Diogen.Laërr. Libr.VI, mim. 23 ,p*£- 2 34 -
( 9 ) Juven.Sat, XIV,Vers. 30 *.
( 10 ) Mr.Mortri lit fç-*liciter, H-dit ests oncroie queJuvénal zvoulu faireTéloge dcDiogenedans cesVers, Lachose es clai-rement indu-bitable j ainficet on croiene vaut rien «
- T \ j ;• VUUU1U1S yuc 1UO ..—„ qu on cniCVeilU 1011 1C Luiniurtu,
K nc ^aëree eussent recherché comment il eut permission de „ pour arroser ses os: c’est ainii que les yvrognes dans un
^aproprier nm» - a.—>. Ti nViiv rvAo „ cabaret après avoir vuidela bouteille se servent du col en
„ feçon de chandelier, pour jouer après le repas : c’est ainsi„ que Buchanan en fa derniere maladie fit porter à son che-„ vet de lict un muv de vin de Grave, pour rendre son ame
SV„;_2. _ G:__ —r- /--n. ~’~cí -:~r. -
> uuTempk.il n eut pasaproprier une chose qui apaïtem a un ; eune insolent,
loûjours le même tonneau : st fc tr . ur ce tte insolencequi lui mit en pieces le premier, R“ ” : mi infligèrent
fut condamné au fouet. Les Athénien , st niogene (6).ce châtiment, donnèrent un autre tonneauTO ME II.
(tl) VlitX.ci-dtflUt la'Rtmaryue(D) it l’Ar-ticle Bûcha-
à l’odeur de cette" liqueur délicieuse (11): c’est ainsi que tiAH '
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