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C’étoit une fort mauvaise maniéré de citer, puisqui s’apelloient Diogene. Celui dont je parlebon mérite l’expose dangereusement a la ja-
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firnplement que Diogene enseignoit ceci ou cela.qu il y avoit eu plusieurs Philosophes rrès-illuítresQans cet Article avoit beaucoup d’éloquence (c)
lousie de quelques perlonnes dans Athènes (d) -, déserté qu’il y fut en danger de la vie. On nousa conserve le commencement de son Ouvrage ; c’est un début qui nous donne une idée avanta-geuse de ses lumières. Nous y volons qu’il étoit d’avis qu’un Docteur posât d’abord un principemcontelíable , & se servît d’un style où >1 y eût tout à la fois de la gravité & de la simplicité ( e).Je ne raporte point les opinions que Diogene Laërce lui attribue : on les peut voir dans Moreri.oon opinion fur l’origine Lc fur la distribution des vents se trouve dans Aristote Ce qu’st di-0lt de la nature de la semence, ôt^l’où il tiroir l’étymologie du mot àQpcSínx, c’est-à-dire afàiresVe »ériennes, le peut voir dans Clement Alexandrin (Z ). li y a quelque conformité entre le dog-me de ce Physicien, Ôc celui de Mr. Des Cartes touchant la génération du Monde {h).
ment ôter aux bêtes l'intelligence & la sensation actuelle; maisnon point lame ou le principe de Tintellection 8t du senti-ment. II paroit manifestement que c’étoit son but; il admet-toit faîne dans les bêtes, mais il croioit que l’épaisseur &l’humidité des organes hébéroít en elle l’activité. François dcFougerolles, qui a traduit & paraphrasé en François DiogeneLaërce , attribue ce sentiment-là à Diogene d’Apollonie.Il estimoit , dit-il ( 29 ), . . . que toutes sortes £ animaux ontbien entendement , mats la plus grand' partie d'iceux ayant letempérament groser ria pas l'usage de la raison libre, non plusque les furieux pour quelque empeschement. On voit bien qu’ilvise au Passage de Plutarque, mais qu’il le raporte avec peude fidélité.
(x) Clem.’Alexandr.Fgdag. LibtmI,pa£. 105.
(/-) Voiez. Idt’Remarq.
Persuadé qu’il entend presque toujours Diogene d’Apollonie,"J en serois persuadé sans nulle exception,li Monsr. du Ron-,uct ne m’avoit écrit qu’il vaut mieux croire que le Puisage?, Ue I on verra ci-dessous ( 2.6 ) concerne Diogene le Cynique,f est au XX chapitre du V livre de Plutarque, Lc
cinble signifier que le Diogene qu’on cite ôtoit aux bétes le.entament. 11 y a une circonstance qui est une forte tentationa le figur er q U qi s’agit la de Diogene d’Apollonie. Nousavons vu ci-dessus (ay ) qu’il difoit que l’ame étoit d’air; orc Diogene de ce Passage de Plutarque enseignoit que les ani-aux participent à l’entendement Lc à l’air (28). C’étoit leEngage q Ue de voit tenir Diogene d’Apollonie, voulant seule-
' l 7 ’ eap„ XX y pag. 909.
DIOGENE, Philosophe dequoi q u q] nc fû c p as cJ e Babylone,v 'Des set la cause de ce surnom (b)de se
la Secte des Stoïques, fut surnommé Babylonien (< 2 ),mais de Scleucie fur le Tigre Le voisinage de ccs deuxoutre que l'on a donné quelquefois à la derniere le nomprémiere (f). Ce Philosophe fut Disciple de Chrysippe (d), & compose divers Ouvra-ê es {AI). II faloit que se réputation fût grande , puis que les Athéniens le députèrent à Romeave c Carneade le chef des Académiciens, & avec Critolaiis le chef de F Ecole Péripatéticien-ne ’ J’ai parlé ailleurs de cette Ambassade (e). Notre Diogene vécut quatre-vingt-huitfr (/) , & philosopha jusqu’à la fin de se vie (g). 11 donna un témoignage d’une grande mo-
deiacion (B), lors qu’un jeune homme très-iniolent lui eut craché au viíàge. Je ne croi pasqssil doive être confondu avcc celui dont Athenée a médit (C) j mais je ne le distingue point de
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Il composa divers Ouvrages. ] Un Traité de la Dìvi-ation ( t ) , un autre de la Noblesse ( 2 ) , un autre desoix Ç 3 ) , un autre de Minerve. II expíiquoit physique-t , cnt ,®ns ce dernier ce que l’on difoit de la naissance ex-aordinaire de cette Déesse. S}uem ( Chrysippum ) Diogenesa ylonius consequens in eo libro qui inscribitur de Minervafartumsovis ortumque virginis ad phyfìologiam traducens,dis-ens lí a (4). Je ne sai point dans quel Ouvrage il
C • c jê nA ce que Cicéron raporte. Cela concerne la bonnerioj , 11 ' s e commerce: fa Morale étoit là-dessus un peu moins< l A , nt , Ìpater fon Disciple. In hujusmodi caur-
nortt, emtor ignoret : Diogeni vehdìtorem'au \ ^constitutum fit , dicere vitia oportere , ceterl sinTsfrdih aeere,V quoniam vendat , ville quam optime vendere (O VoiciFassage: Qutrit etiam (Hecaton in libro sexto deOfficiis) p sapiens adulterinos nummos acceperit imprudent probonis : cum id rescierit, soluturusne fit eos, fi cui debeat , probonis. Diogencs ait , Antipater negat , cui potius ajsentior.Smí vïnum fugiens vendat sciens , debeatne dicere. Non neces-fi putat Diogenes : Antipater vir 't boni exifiimat. Hue sunt<}uafi controverse jura Stokorum (6). Je croirais que Dioge-ne paria de ces choses dans son Ouvrage des Loix.
(p) il donna un témoignage d’une grande modération. ] Cesí'L° f -^ e ^ en i ;c l ue vont nous aprendre ce fait ; Contumeliam1 >h a ^ u ! s ' quid majortm quam Diogeni , Philoso-
vu ta>C ° ' CUi d- lra CUm maxlme diffèrenti adolescens proter-cnûfr^fr' Tfr*fr oc leniter ac sapienter , non quidem ín-lrip b frs cor ; fi"- dubito tamen an irasci oporteat ( 7 ). Je nem,» ì"i P 01 ”'-’ mais néanmoins je doute si je devroisfur 1 aCn f r ' à prêcher d’cxemple, il faisoit une Leçon
(29) Fran-çois deFougerolles,Adait. àDiogeneLaërce, pog.«55.
(d) Cicero,de Divinat.Liír. 1 , Cap.III.
(t) Dansï 1 .AríiclaCáhsejI-n p. , -Reìnarq.
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(f) Lucian.in Macrob.
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(j) Cicero,de Senect.Cap. VII .
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t>lo-.ì!'0,^^'^ combatoit en chaire cette passion; rien n’est, . Acile. On lui donna lieu de pratiquer ce qu’il conseil-pfr on ^ U1 à lln a > s ront énorme pendant son Sermon de latio ! nCC ' ^ - 1 , 1 î 16 S f?P°« a pas. Voilà un Stoïcien de pra-Parsev maiS 1 IU i CC j*ci- U n< j Pjssok stui ne s’ajustoit pointiW ment âc la doctrine de fa Secte. Il devoir être as-volere^ Stoique qu ri ne devoir point se mettre en
AÌhl?* ne Cr,ì P as T Ú à frsfrfronfondu avec celui dont
HpiW 4 medi fr 1 P arle (b ) d un Diogene PhilosophePicunen, natif de Seleucie proche de Babylone ; il e n parletc ' Je > somme d un personnage assez éloquent, & assez doc-V i ’ maiS dont les mœurs ne valoient rien, Lc qui étoit en-occis’ ^ fabrique, n’épargnant pas même les Rois, dans lesd e frfr de . Plaisanter (9). II se rendit agréable à un Roiviens s 6 ?"i étoit pourtant prévenu des Maximes des Stoï-
T °ìç u ^ è* Itú'yy'Uìie orotçù 7$ {SuTtÁiur, nui roi
régis fr T ' <r ' re “s Aóy«jç yfr.smroí, (u): acceptus gratusquedre B-,]. p lamvis Stoicorum placitis gaudentì. C’etoit Alexan-l —» à fo n *■ ‘•philosophe,par une hardiesse qui convenoit mal
lCn '«» fion de feu erC a’ demanda un jour à ce Prince la permis-Xo MExf dUil<; tunique dc pourpre, Sc d’une çouron-
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ne d’or au milieu de laquelle paroissoit l’image de la Vertu.Le Prince lui fit présent de l’une & de l’autre, Sc tout aussitôtle Philosophe en fit présent à une femme qu’il aimoit. Ale-xandre salant su pria à dîner quelques Philosophes, Sc quel-ques autres personnes illustres, Lc dit à Diogene de se mettreà table avec la tunique de pourpre 8c avec la couronne d’or.Le Philosophe s’en excusa comme d’une impertinence. Là-dessus le Roi fit signe qu’on fit entrer fa Musique, 8c l’on vitparmi ceux qui la composoient la maîtresse de Diogene ornéede la tunique 8c de la couronne dont il lui avoit tait un pré-sent. On se mit à rire : Diogene attendit que cek cessât, Lcpuis il fit un long éloge de cette femme. Antiochus qui suc-céda à Alexandre (12) ne put soufrir la mauvaise langue dece Philosophe; il le fit tuer (13). Bien des choses me persua-dent que ce récit ne concerne point notre Diogene. EnI lieu, Athenée dit expressément que celui qui fut aimé d’A-lexandre Roi de Syrie étoit de la Secte d’Epicure, Lc que laprévention de ce Prince pour les dogmes des Stoïciens nel’empêcha pas de le goûter. Cela montre qu’il ne parle pointd un Philosophe Stoïcien dans la théorie, Epicurien dans lapratique : il ne parle donc point du Disciple de Chrysippe, Lcdu Collègue de Cameade dans l’Ambassade de Rome. En IIlieu, Cicéron assure que Diogene le Stoïcien philosopha tou-te sa vie, c’est-à-dire qu’il fit des Leçons dans le Portiqued Athènes jusques à fa mort: Num Philosopborum principes,Pythagoram , Democritum , num Platonem ,num Xenocratem,num poflea Zenonem , Cleanthem , aut eum , quem vos etiamRomœ vidiftìs , Diogenem Stoicum , coegit in fuis fludìis ob-mutefiere stneÉíus? an non in omnibus iis studiorum agttatiovit s, aqualis fuit ( 14)? Pourroit-on parier ainsi d’un Philoso-phe, qui, après son Ambassade dc Rome, auroit passé en Syrieà 1 a Cour des Rois tout le reste de ses jours? En III lieu, leDiogene d’Athenée étoit en vie l’an de Rome 610; car An-tiochus qui le fit mourir ne commença de régner qu’en cetems-là. Or Diogene le Stoïcien étoit mort quand Caton di-sait de lui ce que je viens de citer du Traité de Seneblute , &il est sûr que l’époquc de cet Ouvrage précédé de quelquesannées l’an de Rome 610 (15). Enfin, il n’y a point d’apa-rence que si le célébré Philosophe que la République d’Athè-nes envola au Sénat Romain avoit terni fa réputation parune vieillesse honteuse, Lc par une mort violente bien méri-tée, aucun Auteur ne l’eût remarqué. Concluons que cen’est point de lui qu’Athence veut parier, & qu’ainsi Jonsiusse trompe (16) en plaçant sa mort sous la 159 Olympiade;car cette Chronologie n’a pour fondement que le récit d’A-thenée.
Notez què je me defie un peu de la troisième raison,quand je considéré d’un côté que Diogene a vécu quatre-vingt-huit ans selon Lucien, Lc de 1 autre que son Ambassadeest de l’an 598 de Rome. II s’ensuit de là que,s’il est mortavant le tems où l’onTupose que Caton a dit ce que nous li-sons dans le Livre de Seneólute , il vint à Rome en Ambassa-de âgé pour le moins de quatre-vingt-trois ans. Or, commeil n y a personne qui observe cette circonstance, Lc que Ci-céron même qui eût pu s’en prévaloir ne supose pas que Ca-Pp ton
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Idem, ibid.
Cela n'eftpoint éxaft ;car il y eut un>%oi entrec AlexandreÌ3T sAntio*
(t?) Tiréd* Athenée,Livr. V,Chap. XllI^211.
(14I Cicero,de Senestu-te, Cap. VU.
(s t) PuisqueCaton dit
Cap. X,
qu'il ejidans fa 84année, t'estPan de Home6az.
(iS) Jonsius,de Script.Hilt. Philos.pag. 115.190,