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Tome second. C - I.
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(i?) Cicer.Academ.Quxst. L:br.IV, Cap.XXX,

( A) C*cft ainsique Pinedoìn Sreph.Byzant. pag.239, soutienttpifil la fautnommer.

(h) Il citeDaviti, ixLiuícliot.

(l) Votez, lesDialoguesde Mr. dela Bruyerefur le Quié-tií'me, pag.

307.

(z) La-mê-me,pag. 308.

(3) Moli-nos, Introd.à la Guidespirituelle,Seci.l,nttm. 3éz 4, cité parLa Bruyere,là-rnême ,pag. 310,

(4) Mala-val, Prati-que facile,cité par le mê-me,pag. 313.

(î) Lk-mê-me , cité parle même p.314.

(s) Dialog.de la Bruye-«,/’*£• 314.

(7) Mala-val, Prati-que facile,cité par lemême , pag.313 .

(8) Dialog.de la Bruyc-

315,

3 16.

(9) Ik-mê-

me, pag. zri.

(ìo) Lk-mé-me, pag. 3 22.

(u) Mon-tagne, Es-iais , Livr. I,Chat. LVI,f*g. m, 54;.

2.98

DIOGENE. D I O S C O R I D E.

celui qui enseigna la Logique à Carneade (D).Voiez,-la ci-deíìòus dans la derniere Remarque.

ton l’ait observée, il me semble qu’on peut dire que ce Phi-losophe n’étoit pas íì vieux lors qu'il vint à Rome pour les af-faires des Athéniens. Ne nous imaginons pas que Cicéron aitobservé si éxactement la Chronologie dans ses Dialogues: , qu’iln’y ait jamais bronché à cet égard-là. Rien n’est plus difficilequ’une telle éxactitude quand on fait parler un homme qui avécu avant nous. Nous le faisons parler quelquefois l'elonnos idées. Ce qu’il dit de la mort ou de la vieillesse des gensn’est un mensonge, que parce qu’au lieu de nous mettre à faplace, nous le mettons à la nôtre. Cicéron auroit pu joindreDiogene avec les anciens Philosophes qui n’avoient cessé d é-tudier qu’en cessant de vivre: mais Caton ne pouvoir pas fai-re cette jonction; car, si je ne me trompe, il mourut avantDiogene. On ne laissa pas dans le Dialogue de Seneêîute, dele faire discourir comme un personnage qui survivoit à cePhilosophe.

(D) Je ne le distingue f oint de celui qui enseigna la Logiqueà Carneade.'] L’endroit où Cicéron observe cela est curieux;c’est pourquoi je le raporte. Lors que Carneade tomboit furquelques Disputes subtiles 8 c entortillées , il y mêloit ce grainde plaisanterie : si ma conséquence est bonne, j ai gagné ; fielle ne Test pas, que Diogene me rende mon argent. Cmnaliquid ejusmodi inciderat, fie ludere Carneades solebat : fireSîe conclufì * teneo , /rw uitiose mìnatn- Diogcues reddat , abeo enim Stoico DialeSticam didicerat, bac autem merces eratDialeêîicorum (17)-

(£) Je marquerai me erreur de Mr. Moreri.] 11 prétend

Jc marquerai une erreur de Mr. Moreri (£).

que notre Diogene fut envolé à Rome avec Carneade 8 cCritolaùs ,sous le Consulat de P. Scipion zx de M. Marccllus dutems de la seconde Guerre Punique. On ne doute point de ce-la , dit-il. Cependant, il est certain que plusieurs en doutent,

8 c que le Jésuite Lescalopier condamne ceux qui ne distinguentpoint ce Diogene d’avec celui qui fut envolé à Rome pourles affaires des Athéniens. Cave t amen hune (Diogenem Ba-bylonium, Chryfippi discipulum , Stoicum) confundas cumaltéra Diogene Stoico qui cum Carneade Academico ab Athe-nienfibus legatus Romam de maximis rébus mijsus este diciturlibro secundo de Orat. quippe quos doéli viri scite distinêlos vo-lant ( 18 ). Si Mr. Moreri avoir dit, On ria point raison dedouter, zxc, je ne lui reprocherais rien; car il est sûr, quoiqu’en veuille dire ce Jésuite, qu’il n’y a ici qu’un Diogene.

Mais ce n’est pas la faute dont je veux parler principalement.

On est beaucoup plus blâmable par un autre endroit, puis que ,pendant la seconde Guerre Punique il n’y a point eu d’année "‘“‘ssìi!"où un Scipion & un Marcellus aient été Consuls, & que lt>l’Ambassade des trois Philosophes a été postérieure à la fin dela seconde Guerre Punique. C’est de quoi je donne des preu-ves démonstratives dans l’ Article de C a r n e a d e (19). No-tez que Voisins a fourni à Mr. Moreri cette méprise (zo).

Je ne dis rien de quelques petites fautes dont une partie neparoit pas dans l’Edition de Hollande (2,1). 11 eût été né-cessaire d’y marquer de quelle Secte étoit Diogene. On eûtpar là remédié à une omission.

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toutes les autres ont été prises de Voffius de Philosoph, Setìii. ( í b

DIOSCORIDE, cn Latin Dioscorìdu (a), Ile de la Mer rouge, selon Etienne de By-zance. On croit qu’elle se nomme aujourd’hui Zocotora. Si c’est la même que celle dont parleMontagne, il fiiut que l’on en ait sait des Relations bien différentes} car selon Mr. Moreri' \b) ,les habitans de Zocotora n'ont point d'autre Religion que la Mahométane , £5? ne souffrent l'éxerciced'aucune autre , & ils font naturellement fourbes. Mais, selon l’Auteur cité par Montagne , ilsfont Chrétiens , & les plus honnêtes gens du monde , fans autre défaut que celui de n’entendrerien dans la Religion qu’ils professent. Cela est plus ordinaire qu’on ne pense , St peut s’ac-corder en quelque façon avec les principes des Quiétistes (. A ) , gens dont la prétendue dévotions’est chargée de tant de folies mystérieuses, qu’il n’y a presque point d’extravagance, ni de blas-phème , à quoi elles ne confinent par quelque bout. Mais voions ce que dit Montagne {B ).

D IOS_

ÇA) Cela peut s accorder en quelque façon avec les principesdes Quiétistes. ] Ces misérables Docteurs enseignent ( 1 ) quela perfeStion de la contemplation ne consiste pas à connoitreDieu plus parfaitement que les autres , mais à ne le point con-noitre. Que (z) le vrai contemplatif ne se forme point d'idéede Dieu ; quil n a de connoifiance distirtdle à'aucun de ses attri-buts; qu’il ne le connoit point par des idées, par des réflexions,(Xpar des raisonnemens, mais par une foi obscure, générale,CX confuse, sans distinslion de perfections, d’attributs, ni depersonnes. Que la vraie contemplation parfaite a pour seul ob-jet l’EJsence de Dieu, confiderée sous l'idée la plus abstraitequ'il estpojfible. Que „ (3) lame doit se persuader que les„ créatures font trop grosiieres pour lui servir de maître 8 c,, de guide dans la connoissance de Dieu. II faut donc que„ l’amour prenne les devants, 8 c qu’elle laisse l’entendement„ derrière. Que l’ame aime Dieu comme il est en lui-mê-„ me, & non comme l’imagination le lui represente. Que„ si elle ne peut le connoitre tel qu’il est, qu’elle l’aime sans,, le connoitre fous le voile obscur de la foi, à peu près com-„ me un enfant qui n’auroit jamais vû son pere, 8 c qui s’en„ raportant à ceux qui lui en parlent l’aimerqit autant que„ s’il l’avoit vu ”. Que tout ce que l’Ecriture Sainte dit deDieu (4) ne peut pajfer que pour des fleurs; ex s’y arrêter,c est s’arrêter à la superficie, parce que Dieu ne pouvant fecomprendre par ï esprit, ne peut aujfi être expliqué par les paro-les , ex quand nous voulons par là nous élever à lui , nous nousabaissons. Que (5) Dieu n a fait écrire ces Livres que pournous donner une haute opinion de fa grandeur, afin que fi nousl'aimions en ce qu’on dit de lui, nous l'aimassions encore plus enlui-même. (6) Mais que fi l’ame aimoit Dieu tel qu’il est re-présenté dans les Ecritures, elle naimeroit qu’unphantome, ouque le masque de Dieu, ex non pas Dieu tel qu'il est. Que ,,(7)„ Dieu n’est rien de ce que conçoit la raison, parce que tout„ ce que nous connoissons fe peut comprendre, & Dieu est,, incompréhensible. Quand nous voulons connoitre Dieu,

„ nous changeons la Créature en Dieu comme les Idolâtres,,, & nous abbaissons Dieu à la Créature. (8) Que tant que„ ïame connoitra quelque chose par des images ou par des fimi-„ litudes de quelque nature quelles soient, même infuses ex,, surnaturelles, elle ne conçoit point Dieu ”. Que l’idée queSt. Paul donna de Dieu aux Athéniens adorateurs d’un Dieuinconnu ( 9 ) est faujfe, en ce qu’elle ne represente pas Dieucómme il est, car il ne peut être compris ni connu. Qu’on estobligé de fe servir des termes proportionnez, à notre foiblejsepour parler de lui : mais ces expressions ri ont rien de digne delui, ex l es idées qu elles forment en nous ne font pas la vérita-ble idée de Dieu. Qu’on peut dire de Dieu qu’il est juste,bienfaisant, rémunérateur, vengeur, tout-puissant, &c:(io)mats tout cela n est point Dieu. Ce n’est point de cette maniereque a Rot le regarde; elle ria dCautre objet qu un Dieu incon-nu t re fi nt par tout. Y 0 i ez à la fin de la Remarque suivanteun Paílage du faux Denys l’Aréopagite.

(B) Votons ce que dit Montagne (1 l'y j „ Un Evesquc a„ laine par elent, <pi en 1 autre bout du monde* il y a une

„ Isle, que les anciens nommoient Dioscoride, commode„ en fertilité de toutes sortes d’arbres , fruicts & salubrité„ d’air : de laquelle le peuple est Chreslien, ayant des Eglises„ 8 c des Autels, qui ne font parez que de Croix, fans d’au-,, tres Images : grand observateur de jeusnes & de fesles,

„ éxact payeur de. dixmes aux Prestres; 8 c si chaste, que nul„ deux ne peut connoistre qu’une femme en fa vie. Au de-„ meurant, si content de fa fortune, qu’au milieu de la mer„ il ignore l’ufage des navires : & si simple, que de la religion„ qu’il observe si soigneusement, il n’en entend un seul mot.

„ Chose incroyable, à qui ne sçauroit, les Payens si dévots„ idolâtres, ne connoistre de leurs Dieux, que simplement>> le nom 8 c la statue. L’ancien commencement de Mena- llfrpx„ lippe, Tragédie d’Euripides, portoit ainsi :

,, O Jupiter, car rien de toy finon '

,, Je ne cannois seulement que le nom (iz) ”, c

Ce que Montagne observe des anciens Paiens est très-vrai : fe S °l* ie!>S ìl’idée qu’ils attachoient au mot Dieu ne ressembloit nullement rap° Jtà la nature divine, & en étoit infiniment éloignée; deforte pi-u-que les Athéniens n’étoient point les seuls à qui Saint Paul Af' 5eût pu dire qu’ils avoient dressé un autel au Dieu inco- jcssffnu (13). Tous leurs autels méritoient cette Inscription, 8 cje ne faurois penser à la distinction qu’on fit à Athènes entre X^ 1 ’les Dieux inconus & les Dieux conus (14); je n’y faurois, :ì ‘dis-je, penser, fans me souvenir de la distinction que l’on (14). V'fait dans les Ecoles d’Aristote, entre les qualitez occultes, 8 c crip t "’’ , s ,.les qualitez manifestes. II n’y a point d’autre différence par- ltmi les Péripatéticiens, entre les qualitez manifestes & les qua- /ràylitez occultes, si ce n’est qu’ils ont un mot pour désigner les pi:s M \qualitez manifestes, calor, frigus, humiditas, ficeitas, exc >

& qu ils n en ont point pour désigner les qualitez de l’aiman. jguq 11 *Disons de même que, parmi les Athéniens, il n’y avoit point ^“pd autre différence entre les Dieux inconus 8c les Dieux conus, %,/>£"Vsi ce n’est qu’on avoit un nom à donner aux uns, Jupiter, c ,iit ^u'Mars, Mercure, Venus, ex c, 8 z qu’on ne savoir comment jn .,

apeller les autres. Si la nature divine qu’ils adoraient n’étoitpoint comme la Quinte essence d’Aristote (15), aussi dépour-vue de nom qu’ignorée, elle étoit pour le moins auffi P eU (u)corme. Les habitans de Marseille faisoient profession ouver- ,7/4 ,

te d’adorer des Dieux inconus, 8 c ils trouvoient même qu^ *“^0* 'J!cela leur inspirait plus de crainte pour leurs Divinitez ( r6)-Us les adoraient de loin; ils ne s’aprochoient point du lie} 1 CI . ce j,’où elles avoient leurs statues. Le Prêtre ne s’en aprochoit raqu’en tremblant, 8 c il craignoit qu’elles ne lui aparussent,c’est-à-dire, qu’il craignoit de les conoîtrc. Lucain s’imagi- (w jci a^ne qu’à cause qu’ailleurs les Dieux, étoient adorez fous des î „figures exposées aux yeux du public, il y avoir une grandsdifférence entre les Maffiliens, 8 c les autres peuples ; car, dit- , u ril, les Maffiliens ne conciliant pas leurs Dieux les redoutent qp» ^davantage. 11 s’imaginoit donc que dans la Grece & dansl’Italie on conoiisoit mieux la Divinité qu’à Marseille : i| * sirs’' 4 *butoir bien, il devoir seulement dire que l’on y conoisto} 1mieux sous quelle figure les Statuaires 8c les Peintres la repre-

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