(/) Tiré deDion, Libr.XLVII, <t danntifí* '^ojtìx712 .
(z) Appien,de BelloCiv. Libr. II,pa$. *n. 279,lui donne 25ans a -d mortde Jules Cé-sar. Voiez.
U %em. (£)de f.ArticlcTcliië.
(b) Dio,Libr. XXIV,
223*
(fo) Plut. mAntonio,
tn- s 11 *
(rt) Il vatt-loit parUr deBratus & deC-Jsm,.
Idem, ìbid.
siì) Cicero,riiíiípp. ii,Cy. XX,X.
( I *' Ibideo: ,
Cap.XXXíI.
(74) Habebathic omninoCdftr: ijuemplane t*erdi-ta*n are alit-no , e^entem-que,(t tuiiíernUeyu.vn hi~minent auda-cernnnc cogno-verat, hune infamiliarité -tem libcnîìjjime. rseipiebat,Ibidem» d. C.(is , Appian.
Li : r. li deBell. Civ,
(ítf)Ctceio,philipp. 1,Cap. X U L lldit dans la l[Phiiippique,CapiteXXXVI.Qtîitu viï,Du iirmior-taies, Scquantusfui fiés, fi il-líus dieìmentemfèrvare po-tuiíles. Pa-cem habere-mus qu*crac factapet oblidera,&c.
(17) Vtitz.Suetone, iaC relate, Cap.LXXXV.
(ts'i Cicero,Fbilipp. l,Cap. U.
( 19 ) rbiiip,XI, Cap.ll.
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DOLABELLA.
velle querelle de Marc Antoine 8c de Dolabella, ceux-ci terminèrent leurs différens, afin dsmieux résister au Parti Républicain. 11s croient Consuls Tannée que César fut assassiné ; 8c firentd’abord quelques démarches d’où les bien intentionnez tirèrent un bon augure ( D). Cela n’eutpoint de fuite. Dolabella obtint le Gouvernement de Syrie ; mais il fit si peu de diligence pouren prendre possession , qu’il donna lc tems à Cassius de s’en rendre maître : Sc comme ii aprit quele Sénat avoir conféré à Cassius ce même Gouvernement, il ne trouva pas à propos de continuerson voiage. II s’arrêta donc à Smyrne, 8c y fit mourir traîtreusement Trebonius (E ) Gouver-neur de l’Asie mineure , 8c Tun des meurtriers de Jules César. Dès que la nouvelle de cette ac-tion fut sue à Rome, le Sénat déclara Dolabella ennemi du peuple Romain. Par la mort de Tre-bonius T Asie mineure fut réduite d la discrétion de Dolabella , qui ne manqua pas alors de mar-cher vers la Syrie. Tout plia fous lui , à cause que Cassius étoit absent ; tout, dis-je, plia hormisAntioche : mais Cassius étant venu avec de fort bonnes troupes, assiégea Dolabella dans la villede Laodicée , 8c le réduisit d la dure nécessité , ou de fe tuer, ou de se rendre. Dolabella choi-sit le prémier parti (f) (F). On dit qu’il n’étoit âgé que de vingt-six à vingt-sept ans (g). Pourcotioître son humeur mutine & brouillonne , il ne faut que se souvenir qu’à Téxemple de Clo-dius il se fit adopter par un Plébéien, afin de pouvoir être Tribun du peuple ( h ). Les fautes (G)
de
to ore lacerafiet, titm verberibus, ac tormentìs qu&stionem ha-bmt pecunìa publics, idque per biduum : post , cervicìbus fraéïis ,caput abfcìdìt, idque ajfixum gestarì jufitt ìn pilo : reliquum cor-pus traélum ,atque laceratum abjecit in mare. Allez à la sour-ce même ; car je serois trop long , si j e raportois tout cequi se trouve sur cela dans la Harangue que je cite. Onverra ci-dessous (2.0) la pieuse Réflexion de Marc Antoinesur la mort de ce meurtrier de César. On se fait un stylede moralisez, dont les plus perdus de tous les hommes ontl’audace de se servir.
(F) Dolabella choìfit le parti de se tuer.] II se tua lui-même , à ce que dit Dion Caffius (21); mais d’autres di-sent qu un de ses Gardes à fa priere lui coupa la tête, 6 cpuis se tua, sans avoir égard au conseil que son maître luiavoir donné , de la présenter au vainqueur pour obtenirgrâce (22). Appien le nomme Marsus , mais Dion l’apel-le Octavius. De là est venu qu’Ufferius (23) a débité queMarsus 8c Octavius se tuèrent dans Laodicée. On peutvoir dans l’une des Philippiques que Marsus Octavius, mi-sérable Sénateur Romain, n’étoit qu’un seul homme. Ci-céron en parle avec le dernier mépris. &uid opus fuit cumlegione pr&mifio Marso nescio quo OEiavto, jeelerato latrone at-que egente , qui popularetur agros, vexaret urbes , non ad fpemconstituends rei familiaris > quam tenere eum pojfe negant , quinorunt (mihi enim hic Sénat or ignotus efl ') fed ad prisent tm
donné pesta tout son sou. Je ne trouve rien à dire à ce Ré-cit de Plutarque, st ce n’est qu’on y a omis une circonstancetrès-essenciclle; lavoir que César ne céda pas de telle forte,qu’il ne laissât à Dolabella le droit de prétendre. II laissa in-décis si l’oposition de Marc Antoine étoit nulle, ou fl elle é-toit valable. Je croi franchement qu’il se trouvoit embarrasséde ces deux hommes, & qu’encore qu’il eût dit un jour qu’ilne craignoit point les gens aussi gras 6c aussi bien peignez queceux-là (10), mais qu’il redoutait les visages pâles 6c mai-gres (11) > il ientoit que l’amitié de Marc Antoine & cellede Dolabella lui étoient à charge. II y avoir aparemmentquelque collusion entre lui 6c Marc Antoine fur le Consulatde Dolabella; mais il est fur que Marc Antoine lui parla in-solemment en d’autres rencontres : par exemple, lors que Cé-sar après la guerre d’Afrique lui demanda compte de la ventedes biens de Pompée. Voici ce que Cicéron a dit là-dessus:on ne pouvoir mieux tourner la chose. Appellatus es de pé-tunia , quam pro domo , pro hortis, pro feftione debebas, primorefpondifií plane ferociter : z?, ne omnia videar contra te, pro-pemodum aquq , ct 1 justa dicebas. A me C. César pecuniam ?car potìus, quam ego ab ìllo ? an ille fine me vicit ì at ne potuitquidemego ad illum belli civilis caujfam attuli : ego leges per-mciufas rogaui. . . . Num fibi soli vicit ? quorum facinus eflcommune, cur non fit eorum prsda communis? jus pojlulabat :
fed quìd ad rem ? plus ille poterat (11). Après fa derniere ex-pédition d’Espagne, César le traita beaucoup plus civilement pastum mendicitatis fus? Confecutus est Dolabella (24). Cette(13) : il lui fit cent a mitiez, ce qui marque qu’il le regardait faute o Usserius, critiquée par le Pere Noris ( 25 ), est d’au-„ f..,., I- f—_ £,„)• excusable > qu’Appien a fait conoitre son Marias
comme un fort malhonnête homme, très-capable de le fervir, & de le desservir aussi. Cicéron fur le choix des bonsamis rend un très-mauvais témoignage à Jules César (14). Aureste, vous trouverez dans Appien (1 ;) un long Récit tou-chant lc rnanege de Marc Antoine, par raport au Consulat deDolabella, avant leur réconciliation, & après la mort de César.
(D) Marc Antoine <y Dolabella .... firent quelques dé-marches d’oie les bien intentionnez. tirèrent un bon augure .]Marc Antoine, trois jours après la mort de César, haranguadans le Sénat fur la paix & fur la concorde, & charma leshonnêtes gens. II envola son fils en otage aux conjurez, quin’oíòient descendre du Capitale. Cicéron le renvoie souventà ce jour-là. Vnum illum diem quo in sde tellurìs Sénatusfuit , non omnibus ìis menfibus quibus te quidam multum à medijsentienles beatum putant , anteponis ? Ay-e fuit oratìo tua decomordia, f Quanta meut veterani , quanta follicittedine civitastum à te liberata est (16)? Volez au commencement de la IPhilippique le détail des bonnes choses que fit Marc Antoinede concert avec Dolabella. Celui-ci en particulier fit une ac-tion de grand éclat, & fort nécessaire au bien public. Unecohue de gens de toutes sortes de conditions rendait les hon-neurs divins à une colomne de marbre, élevée au milieu duForum en l’honneur de Jules César (17). Dolabella fit abattecette colomne , 6z punir de mort un grand nombre de cesfactieux. II prévint par là le pillage de la ville ; car leur but é-toit de rendre odieux tous les amateurs de la liberté. Cumferperet in urbe infinitum malum , idque manaret in àies la-tins, ìiàemque buflum ìn fora facerent , qui illam insepultam se-pulturam effecerant; i? quotidie magis magisque perditi homi-nes cum fui fimilibus servis , teSlis , ac templis urbis minarentur ,talis animadverfio fuit Dolabells cum in audaces [celeratofquefervos , tum in impuros çy nefarìos libéras , talifque everfio il-lius execrats columns , ut mihi mirum videatur Z?c. ( 18 )Volez dans la Remarque (Z) de l’Article Tvllis un autrePassage de Cicéron fur ce même fait.
(£) ll s arrêta à Smyrne , zsr y fit mourir traîtreusementTrebonius.'] II lui donna tant de marques d’amitié , qu’ill’empêcha de se tenir sur ses gardes : il lui fut donc facilede se rendre maître de Smyrne pendant la nuit, & de for-cer la maison de Trebonius. II le fit cruellement torturerdeux jours, & puis il lui fit couper la tête que l’on ficha aubout d’un dard, pour être portée en montre ; le corps futtraîné par les rues, & jette enfin dans la mer. Cicéronnous va dire tout cela tres-éloquemment (19): Confecutusefl Dolabella , nulla fufpicione belli : quis enim id putaret ? fe-cuts collocutìones familiarifims cum Trebonio , complexufquefummt benevolent'm filfi indices exfliterunt in amore simulât 0 :
par un emploi (26) de plus petite etendue, que celui queDion a donné à Octavius. Je croi qu’on devroit lire dansDion Mcepcoç Ourotaioc, 6c non M dpxoç Oat ct&ioç. Si Ionme dit qu’au contraire il faudroit lire dans Cicéron MarcusOHavius, 6c non pas Marsus Oéïavius , je répons que maconjecture est fondée fur ce qu’Appien a nommé ce per-sonnage Marsus tout court. II seroit absurde de vouloirlire Marcus dans Appien ; car dans une Histoire on ne dé-signe pas les gens par leur seul prénom. Je ne voudrais pasrejetter absolument la suposttion de Glandorp (27 ), que cethomme se nommait Marcus Ofíavius Marsus.
(G) Les fautes de Mr. Moreri font considérables.] I. II nesalait pas avancer comme une chose douteuse que les Dola-bella f (fient sortis des Cornéliens. C’est un fait certain , Lc quepersonne n’ignore. II. En parlant de Dolabella déclaré en-nemi de la République pour le meurtre de Trebonius, il nesaloir oublier ni son nom , ni son prénom. Je dis le mêmetouchant les autres Dolabella dont Moreri a parlé. III. II nesaloir pas dire qu’il fut déclaré ennemi de la République lan710, mais l’an 711 ; car on aprit à Rome la mort de Trebo-nius un an (28) après que César eut été tué (29). Hirtius, quifut Consul l’an 711, étoit actuellement dans les fonctions defa charge (30), lors que Marc Antoine lui écrivit (31) : Dé-disse pœnas fceleratum (il parle de Trebonius) cineri atque ojji-bus clarifitmi viri , zs? apparuifie numen Deorum intra finemanni vertentis , aut jam foluto supplicia parricidii aut ìmpen-dente Utandum est. IV. II ne salait pas faire conoitre ce Do-labella par son grand pouvoir fur l'esprit d’Antoine , puis queles querelles de ces deux hommes font mille fois plus cormes,& durèrent beaucoup plus que leur bonne intelligence. Quo-rum summum quondam inter ipfos odium, bellumque meminis-tis, eofdem postea fingulari inter fe confenfu , cr amore devinxttimpuriífimét naturst zjr turpìfiimœ. vìta. fimilitiido (32). V. IIne le salait pas distinguer du gendre de Cicéron. VI. Nipeut-être de celui qui renvoìa à l’Aréopage le procès de cettefemme de Smyrne qui avoir empoisonné son mari. Mr. Va-lois ne croit point que le Dolabella, qui ne voulut point ju-ger cette femme, soit différent de celui qui fit mourir Tre-bonius, & qui périt à Laodicée (33). VII. En tout cas,il nesalait point donner à l’Auteur de ce renvoi le prénom Ceeus,puis queValere Maxime lui donne celui de Publius. Et qu onne me dise pas qu’Aulugelle le nomme Cneus; car outre queMr. Moreri ne cite point Aulugelle, mais Valete Maxime, nfaut remarquer qu’Aulugelle cite Valere Maxime comme ionOriginal. IÌ est donc plus à propos de corriger le Copiste patValere Maxime, que celui-ci par le Copiste. ^ VIII. IIne
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dextera, que. fidei teftes efie folebant, perfidie funt , Z3“ fcelere loit point affûter que la femme dont le procès fut renvoie aviolâtâ :noélurnus introîtus Stnyrnam, quasi in hoftium urbem, l’Aréopage, étoit accusée d’avoir empoisonné son mari, CA >> f >
qua fidifiimortim, antiquifilmorumque fociorum . Interfi- fils qu il avoit en d'un autre lit ; car le sens le plus naturel, fi
cere captum fiattm noluit; ne nimìs, credo, in viClorìa libéra- plus légitime, des paroles de l’Auteur cité par Mr. Morerilis videretur ; cum verborum contumelìis optimum virum inces- (34), est que cette femme empoisonna son mari 6c I e ,.,
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