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Tome second. C - I.
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DOLABELLA. DOLE T.

de Monsieur Moreri íònt consiJérables.

elle avoit eu de ce mari, parce qu’ils avoient tué le filsquelle avoit eu d'un autre mari. Aulugelle, qui a exprimé, en u autres termes cette Histoire, lors qu'il l’a copiée de Va-toe Maxime, a li bien compris le sens dont je parle, qu’il aQonné ordre que les Lecteurs ne puisent être en suspens : Mu-ter Smyrnsa . ... id feciste confitebatur , dictbac que habuìsteJejaciendi caafam , quoniam ideen illi maritus zv stlens alie-ítU M f i l i u m mulieris ex vire prière genitum, adolescentemoptimum z? innosentistèmum,exceftum infidiis occidestent (3$).Ammien Marcellin, parlant de ce fan , évita fans doute i’é-qtuvoque qui pouvoit rester dans la phrase de Yalere Ma-xime ; mais comme son Texte est fort gâté en cet endroit-a (3*5) > il ne peut pas lever pleinement nos doutes. Quel-‘“í'Sii, ques Editions portent, Smyrnsa materfamìlias filium pro-piuum V- mantum venenis necast'e confessa,-, d’a utres ont so-* OIí m propriam. Tout cela condamne Moreri. Re-. ‘quons en p a {]i ant une chose qu’il faudroit répéter centffiille fois, fi l’on en vouloir parler dans chaque occasion :uelt que la Langue Latine ria point l’avantage doter lesens ambigus comme la notre les ôte. Voilà Yalere Ma-qui en raportant un fait singulier, Sc tout-à-fàit sur-

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prenant, s’est servi d’une expression qui partage les Interprè-tes touchant l’espece du crime que certe femme commit. Mr.Moreri riest pas le plus habile homme, qui ait siipotë quecette femme étoit la marâtre de l’un des deux hommes qu’el-le empoisonna. Le savant Henri Valois (37) a interprétéde la forte la Phrase de Value Maxime. 11 est en cela moinsdigne de foi qu’Aulugclle, qui a cru que cette femme em-poisonna son propre fiís. La différence est ii grande entre lecrime tel qu’Aulugelle l’a conçu, & le crime tel que Mr. Va-lois se le figure, qu’on ne doit point excuser l’Historien quia raconté assez mal un fait de cette importance, pour donnerlieu à de telles diveriìtez d’interpvétation. IX. Monfr. More-ri ne devoit pas attribuer au mari de cette femme tout lemeurtre du jeune homme; car le fils, ou de ce mari, ou decette femme, fut complice de l’assassinat. X. Enfin, il nedevoit pas assister que l’Accusateur & le mari de cette femmeétoient la même personne; car puis quelle étoit coupabled’a voir fait mourir son mari, ce ne fut point son m -ri qui lapoursuivit en justice ; & par conséquent l’Aréopage ne com-manda point à ce mari de se présenter avec l’accusée au boutde cent ans.

DOLABELLA (Horace) Auteur d’un Livre intitulé Afologm pro Puntanìs. C estProprement une Satire burlesque contre les Protestans. II faut que ce Livre soit tres-rarc ; car ilne paroit pas même dans le Catalogue des plus nombreuses Bibliothèques. Je ne le conois^ quePour l’avoir vu cité dans la Doctrine curieule du Pere Garasse. II est compose de Demandes Ude Réponses , & il faut bien que l’Ecriture n’y soit pas assez ménagée, puis que cejeiuite en aParlé comme il a fait ( M ).

„ plus expédient à mon advis dc se servir d’autres armes,,, Le n’employer point un sceptre d'or à remuer du fu-„ mier comme il a faict ( 1 ) ”. Le Pere Garasse a rapor-té divers endroits de ce Livre de Dolabdla : en voiciun ( l j : Sfii.ro cur univerfa nobilitas Anglicana dedignetur

{A) il e fl Auteur d’un Livre ... oie il faut que l’Ecriturent soit pas assez, ménagée, puis que le P. Garaste en a parlé'oomme il a fait.] „ Cet Escrivain a fait un Livre fort re-» cherché Se estimé parmy les bons esprits, auquel il ren-

» verse toutes les Maximes Le fantaisies des Puritains, , .

» Par textes formels , tirez des sainctes Efcritures ; mais servire in ministerio domus Del , z? quare vilijstmos hommes» 1 eusse déliré qu’il eust porté plus de respect au S. Es- e? idiot as cogantur ajfumere ad minifierìum ? Respondetur quia» prit, 8e qu’il n’eust pas pris la licence de luy faire di- scriptum est Ezechielis XVII, habeterunt nautas ad minestt-’» te des choses qui font quelquefois aucunement honteu- rium ; zjr Joan. II, Ministre autem feiebant qui haeeferant» ses. Je veux quelles assènent un bon coup : st eust esté aquam.

DOLE T (Etienne) bon Humaniste, brûlé à Paris pour ses opinions fur la Religion (s)te Z d’ Août if46 (H) , étoit d’Orleans. 11 travailla à la réforme du style Latin , St il compo-st d’assez bons Ouvrages {A) sor cette matière. Quelques-uns (f) ont cru que ses Commen-taires fur la Langue Latine {d) étoient un Ouvrage où il fut fort aidé par Naugier, chez quid avoit demeuré à Venise. D’autres lui firent publiquement un procès de Plagiat (B). 11 se

ïïteloit de faire des Vers en Latin St en François , & n’y réiiíîìssoit pas mal (C). II écrivit une

-, rr Ano-

{A) Il composa d’asez bons Ouvrages, j Vous trouverez - • - - -

une Liste de ses Oeuvres plus complété dans Gesncr, 8c dansle Sieur de la Caille que dans Moreri. II ne faut pas

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—- - «v V.-A1UC 11 ;, que Trnnrimeur & Libraire aque j’oubhe que Bolet, qui etÇHt »-f' JI auroit imprl-

Lion, a imprimé que'.ques-uns de les Platon

mé la Version Françoise de la plupart des O euqu’il avoit faite, s’il ri’eût été prévenu par ion iup _ V '(E) On hú fit ... un grand procès de j viv

que le Thveïor de Charie^Etienne & que de

zohus paruslent, les Commentaires de ìzoiei » >- .d on té-

la grosseur des Elégances de Laurent de Charles

rent ensuite a deux Volumes m folio, aux aep f

Etienne, de Nizolius, de Riccius, & de de f X;

Cela fut bientôt conu ; Charles Etienne vst que qdu II Tome pendant le cours de 1 impreffioa, & remaqque presque tout ce qui concernoit la Navigati P

Livre deRe Kavali que Bail avoir pubhe Voici ce qu st fit,il composa un Abrégé de ce Livre

blia. Ce lui fut une occasion de -montre nublia un

eues fautes de Bnìer Celui-ci, P our ìustmer, puoua unques tautes úe Bolet. Leiui 1, v ^ Volume, Lc y loigrntTraite de Rc Navale extrait de Ion " g os. q

une Réponse à son Censeur, & la dédia L ^e Lazare.ne nia pas qu il rieût pris beaucoup dcmais st soutint que ce n’étoit pas un vol f 4 ,- la per-

Jean Vultems poussa des plaintes bien vi es ^ ^ fon ^ misecution , qu st suposoit que la jalousie ni Cardinal

Etienne volet. Votons comment st en p fi’Epigram-

Jean de Lorraine, en lui dédiant ses deux lav gryphiuSj

mes, qu’il fit imprimer à Lion, chez tamini-

l’an 1536. Nemofut ingénue , quod fentto , « ()(()) mu f

micus nomïni Gallico este credìtur , quàm Gallus. n 0 L E-' ' tum nuper StEPHANU 5 ^

ri haHenus funt experte ,Tus.

durelìus, juvenis de lino.ua Latina [ne quH amplms di-c *m) optimé prima jam adolescentìa meritus .- relique vin cur-Ju qmd non lit tris adferet tam dìveno natus ingénia ? tant a la-Borutn omnium patienûa , tant a constantea , tante anemt ala-entate ad nommes immortaletatem contendensì Is, inquatn,*totts noflra lumen, ac Gall'u sempiternel glorïa, invidia mor-rxpertus est vel acerbistmos. Nam ckm lingeta Latins. Com-çntarios ( at quod opus? quàm minime a iuvene expeffan-

quàm exatiï ìuâï-amantium utilisa -

c;, ? diligente*? quanti laboris

tem i n l J m,c fmmum lengus Latinssens , t , em,ttl volait, nullos magis sibi adverses censures

‘xpeftalat™ z j Ulì,tlS ^ orls . iserrimeim fruttum jure merìtocùm oieffe fi l v stleant hmuscemodi literarum pestes , qui,me pro funt r ^ mi do5lorum glorïa conantur, tum vtlmaxì-Notez stuc parmi ces Epigrammes il y a beau-

(î7) Valet,in An:m.Marceìi in.Lier. X XIX,

lap.

5«3.

coup de Vers à la louange de volet, & contre ses Censeurs,oí nommément contre un certain Maurus.

(O) f se mêlait de faire des Vers en Latin zv en "François,ZV n y réuffèjfoit pas mal.] Ses Vers Latins ont paru dignesa Gruterus d’être insérez dans les Délices des Poètes Fran-çois; & s’ils ne font pas excellens, ils font encore moinsdans le dégré d’imperfection où Jules César Scaliger les re-présente. L’emportement de ce Critique contre volet àquelque chose de fi outré, Lc si je Pose dire, de si brutal ,qu’on ne sauroit s’empêchcr dc croire qu’un ressentimentpeifonel dirigeoit la plume de ce grand homme (5). Je ci-terai tout le Passage : on y verra volet puni du dernier lupli-ce, non pas pour ce qu’on apelloit Luthéranisme, mais pour

Athéisme. Doletus . Mufarum carcinoma aut vomica.

dici potest. Nam prster quam qmd in eo tam grandi forpore{ut ait Catullus ) ne mica salis quidem, vult infanum agereTyrannum in Po'efi. Ita fuo arbetratu Virgilianas gemmas fusinferit pici , ut v'tderi velit sua. Ignavus loqueitulejus , quiex tejfellis Ciceronis febriculofas quasdam conferruminavit {utipfe vocat ) orationes: ut dolìi judicant, latrationes. Puta-vit tantundem licere fibi in divinis operibees Virgilianis. Itadam optimi atque maxime Régis Franctfci sala canìt , ejus no-men fuo malo fato feenflum est , quodque tum illi, tum illiusverfibees debebatur, folus paffus est Atheos fiamms fupplicium.Flamma tamen eum puriorem non efficit : epfe flammam potiusefficit impuriorem. In Epigrammatum vero colluvionibus atquelatrinis illis , qnid ejus tibi fordes dicam ? Languida , frìgida,infulfa ,plenijstma illius vecordis,qus fumma armata impeiden-tia ne Deum quidem este profesta est. Suapropter quemadmo-dum fummus Philofophus Anstoteles in Natura animalium fe-cit , ut post enarratas partes, quitus constituuntur, etiam ex-crementorum faciat mentioncm , hic ita ejus legatur nomen,non tanquam po'èts, fed tanquam poétici excrementi (6). Lesavant Naudé, qui soupçonnent avec raison que .Jules CésarScaliger étoit poussé à parler ainsi par quelque haine particu-lière , rien savoir pas l’origine ( 7 )• Je crois l’avoir déterrée,volet s’ingéra de courir fur les brisées de Scaliger : il écrivitcontre Erasme en faveur de la Secte Cicéronienne, après queScaliger eut soutenu cette cause. I’, ri y a guere d’Auteurs aqui un tel procédé soit agréable. On le regarde comme undessein affecté, ou de furpafier le premier tenant, ou de luiôter la gloire d erre le soûl qui romne une lance. On croîtmême que celui qui se vient mêler du combat, prétend quela cause a été mal soutenue, & cu’el'e a besoin de secours.Si tel est pour Vordinaire le naturel des Auteurs, jugez quellefut l’indignation de Scaliger quand il vit volet fur les rangs,Lc qu’il prétendit le surprendre dans plusieurs mauvais artìsi-P p 3 ces.

(t) Garasse.DofttineCurieuse,fui - 671,675.

(l) il U tireda ChapitreìIi , Que/lionXXXVIII,i 7 le raportet*i- SM.SIS.

(cl Stur-mius, Pra-fxt Formu-larum Lin-gual l atinsStephaniDoleti.

[dj ili fanntimprimez.l*m î s 3 6 en2 VoUn folios

(s)Mr. Bail-let l y en blâmetrès-jujlementdans les Ju-gemens furqueíquesi'oëtcs, num»I2?9 , Tom.Il/fpag. 220.

(6) Scaliger.FoëtiC. Ltbr*VI , pag. m.730.

(7) Tu en nu-bile deux quivaloientmieux que tonBadins, fa-’ooir Geo-froi Tory,

& EtienneDolet, quoi<pue JulesScaliger parJ E N E S A.Í

^FLLB

hune ait ditdu dernier*Naudé,Dialoguede M -a leu*rat, pag. r.

O i< 1 g r n sde îa hainede JulesSc iliger

comte Do-let.

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