D R U S I U S.
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redisant envers notre Drusius (O): car que peut-on dire de plus terrible Sc de plus sanglantcontre un Professeur en Langue Sainte, que de dire que íà maison est un bordel? Druíîus eutUn disciple qui lui succéda, Lc qui défendit sa mémoire contre ceux qui l’accusoient d’avoir^nché vers l’Arianisine (r). 11 eut foin auffi des Manuscrits, & de la fille du défunt (P),j • Bossuet Evêque de Meaux s'est prévalu d’une chose qu’il avoit lue dans Drusius touchanta mitre du Pape ( Un Jésuite, qui s'est mêlé de critiquer notre Drusius (P), n'a
fait
(/) Vain,cr âejfus UTexte deP .ArticleA M A m a *entre les Ct~tations (f)
t U).
(O) Scaliger ... a été fort médisant envers notre Dru-Jitts.] Voici quelques traits du portrait qu’il en Mbit. ” II-- est de mauvaise renommée , car il paillarde 8c sa fille-- auffi ; son logis est un bordel. II en savoit plus que'» Du jon. Le pauvre jugement que Drusius, il ne fait« “en que fa Grammaire : il ne fait pas tant que Serarius» «non en Grammaire Hébraïque. . . . Drusius Lipsii» sim’ius habet mirant latinitatem, non latine feribit. Dru-- sius n’est rien auprès Buxtorfe. II y a 30 ans qu’il en-
un mal nécessaire. Voilà ma seconde Réfléxion. II ne fautpas croire que dans un grand Gorps les Savans du caractèrede Drusius soient auffi rares qu’ils le paroissent : il faut seu-lement dire qu’il y en a peu qui se veuillent exposer aux ju-gemens téméraires. La plupart des gens modérez & rai-sonnables , volant que les entêtez emportent les acclama-tions Lc la faveur de la multitude , les laissent faire , Lc hur-lent même quelquefois avec les loups, afin de vivre en re-pos , & loin des soupçons sinistres. Si on leur demandoit
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f ‘ rm ‘ celtesdts -»m;_
’> teigne la Grammaire 8c ne fait que cela/er mi rum effet à l’oreille, pourquoi n eenvez-vous pas œmiMDnffius^,^
» nififetret optime Ego bene fiio quid fit Drusius , est doc- chercheraient leur réponse dans , P Voici
» J'UrZZuiX in textu Hebrìo. . . kusius non est troisième Réfléxion, j*Pss s ■^e'nsexamine poffit'si, dans'' àoeius llcet fe putet effe doâliffìmum ”, . donc la quatrième & la derniere tre ’ Dm .
(•P) XJn Disciple de Drusius. ... eut foin des Manuscrits le fait particulier dont Mr. , - ^r/nn’il vaut- mieux
v de la, fille L défunt, j Voiez la Lettre que Sixtinus sius aurait dû se taire ; mais j ose bien dire qu il v mieuAmama écrivî le a de Décembre r6z6 à Gaspar Bar- faire ce quïl a fait, que de ra P or f “f n fXiUunement1:£Us ( 37 ), pour lepri- r de Me ensorte qu’un Important, gnage de Scaliger. On ne ^mt . / êten-
auquel on vouloir dédier les XII petits Prophètes de Dru- dans le Barreau ; car il n ^ ^Lmie cu’eîe unTémmntens, agréât cette Dédicace. Amama remarque que de ces ce entre la fausse monnoie ^.^«nne , qu ent edouze Prophètes il y en avoit huit qui avoient paru depuis qui a ouï dire , 8c un témoin qui a vu. Ainh bcalgJong-tems ; mais que les quatre autres n’a voient jamais vute jour : il représente à Barlœus la misere de la fille uniquede Drusius, veuve de Curiander depuis cinq ans : il ajouteqtt’aiant publié divers Ouvrages de Drusius, il les avoit tou-jours dédiez à quelques Mecenes charitables, qui avoientsoulagé par quelque petit présent l’indigence de cette fem-1T,p - 8c que c’est la raison pour laquelle il pne^Barlmus de
allégué
comme
me, _ ___ _ _ _ _ _
disposer cet Important à accepter cette Epitre Dédicatoire.“ lui dit que la veuve sc contentera de peu de chose , 8cque cinquante florins lui paraîtront un grand bonheur. Agocausant vìdu& paupercuU qud nunc cum bona mentis forore ftre-nuo liiffatur. Ea est filia untca Cl. Drufii quam D. HavelusCuriander ante annos quinque reliquit viduam. Ex MS. pa-rentis ejus b. mem. multa nunc publici juris feci, qu&fivìque il-" cjusmodi Mecœnates qui aliquo pr&miolo e]us paupertatem
moin par ouï dire ne devoir point êtretémoin oculaire par Mr. Jurieu.
Cette Dispute entre un Evêque 8c un Ministre a don-né lieu à quelques Ecrits publiez en Allemagne. Un Théo-logien de la Confession d’Augsbourg entreprit de soutenirque Mr. l’Evêque de Meaux avoit mal nié quïl y eût eu surla tiare Papale l’Inscription Mysterium. II publia un Ouvra-ge divisé en deux parties , dont la prérhiere est intituléeMysterium in Pontificis Romani corona apertum , Lc la secondeMysterium in corona Pontifias opertum zx remotum. II a ra-massé dans la prémiere autant de preuves quïl a pu trou-ver ; Lc il recherche dans la seconde pourquoi Lc commentl’Inscription dont il s’agit a été ôtée. Un Docteur en Philo-sophie nommé Jean Louis Hanneman s’est élevé contre ceThéologien. C’est dans un Livre quïl publia à Hambourg
(40) Quod Jíme populusHomamis for-te roget cur,Non ut parti-abus , sic ju-dìoiis fruariisdtm ; Necfequar eutstegiam q u.cdiligit ipse ,vel ed:t : 0 -lim quod
vulpes Agro-to cauta leoni.HeÇpondit ,referam tQuia me ves-tigia terrentOmnia te aet-verfum fpee-tantia nulla.retrorsitm.
Hoiat.Epist,
ï Libri I,Vers. 70,
(?) SU,.
iverunr rn 1 1 1 ’ <, -.w.. .... — ,17- 0
m jubievatum. .. Non expeâtabit magnant, r e- F an 1698 fous le Titre àtMysterium Papali corona adJcnptum
- ? era tionem .- fi quinquagtnta florenos vel daleros fimplices non eus, feu Commentarius in caput XVII Apocalypfeos v. 5
ll»)
obtinuerit, beatam fe jitdicabit. Hac eo dico ut videas zv in- quo demonfiratur Papali corona ntysterion nunquam futfie m-telligtis quant angusta res fit hujus foemina , vel propter paren- feriptum. II fait deux choses. 1, II réfute toutes les raisonstem meltonfortuna digne., <&• quam fit exiguum quod illa ex- de son Adversai
Su de
Nifle-
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iìor PUca -
„.. quam fit exiguum quod «-
(38). Quelle pitié , que la fille unique d’un Auteurait été réduite à une si grande misère , 8c que la postéritéde tant de sots fasse rouler un carosse ! sic vifum nuntini.
Mr. Boffuet . . . s’est prévalu d’une chose qu il avoitlue dans Drusius touchant la mitre du Pape. j Je raporterair.ita- prémìérement le Passage de Monsr. de Meaux avec tout ce^W. 4 ' T 1 !’ a ccompagne , Sommaire , Citations , Lee, Lc puis j’y- " ' à, quelques Réflexions. Voici ce quïl dit (39) : ” II,, ne íaudroit pas ici fe donner la peine de raporter un„ Conte qui court parmi les Protestans , si l e ur déplorable„ crédulité ne leur faisoit prendre pour vrai tout ce que„ leurs gens leur débitent. Les Critiques d’Angleterre ont„ inséré parmi leurs Remarques, qu un homme digne de„ foi avoit raconté k Mr. de Montmorencì étant à Rome,que le Tiare Pontifical avoit écrit au frontal ces lettres dor,M '
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Adversaire. 1, II allégué diverses preuves pourmontrer que cette Inscription ne fut jamais fur la tiare Pa-pale (41). , .. _
(R) Un Jésuite , qui s’est mêlé de critiquer Drusius, n afait que fe rendre digne de censure. ] Le Pere Garasse , aiantassuré (42.) que Charron manquât de sens commun, faisantdes comparatfons fi ridicules (43),ajoûte que cela le fait souve-nir de trois hommes fort ineptes en leurs façons de faire : le pré-mier fut l’Empereur Heliogabale , lequel . . . aux plus grans fes-tins qu’il faisoit meíloit des ordures de cheval parmi les meil-leures viandes. ... Le second eftoit VEmpereur Alexandre Se-vere . . ■ , qui mit Jesus-Chrift entre les images d’Apollonius
Tyanée , d’Orphée, d’Abraham . En somme, le troifiesme
pettt estre le Ministre Drufus, lequel dans ses Centuries fur l’Es-criture Saintte, est auffi mal-heureux en citations des Autheursque Charron au dénombrement des grands personnages; car il
en cette
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„ Mystiuidu, mats qu'on avoit changé cette'inscription, cite ordinairement me demy douzaine d’Escrtvams„ Mr. Jurieu releve cette Histoire toute propre à trom- forte : Isaïe au Chapitre second, Plante dans Amphitruon, o. zm,, per les simples avec ces termes magnifiques : Ce n est pas aux Ailes des Apóftres, Ovide dans le livre de Remedio Atno-„ fans une providence particulière que Dieu a permis qu autre» fois les Papes portassent ce nom de Mïsiexï écrit fur leur» mitre. Joseph Scaliger w divers autres ont attesté avoir vu„ de ces vieilles mitres fur lesquelles ce nom étoit écrit. Ce Mi-» nistre artificieux ajoute du sien que Scaliger lavoir vu :
» on vient de voir que ce quïl en écrit n’est qu’un ouï dite,
» & fans aucun Auteur certain. Drusius Auteur Protestant en» est demeuré d’accord, Lc reconoît que Scaliger en a par-» lé seulement sur la foi d’autrui il fait même fort peu de» eas de ce petit Conte, dont il demanda des preuves, Lc» nn meilleur témoignage. On fe tourmenterait en vain» à le chercher : c’est un fait inventé en Pair ; mais Mr.
" Jurieu ne veut rien perdre, Lc il trouve digne de foi tout” ce qui fait, pour peu que ce soit, contre le Pape ”.
IIy a de l’injustice à insulter tout un Corps fous prétex-te Qll’nn rovtrtin nsWÌ-lKrf' íì’ /Intonfr .. J -
(41) Tiré dttJournal
d’Utrecht,Mois deNov.dr Décembrer «9*, pe-%.S54 & fuivé
ffirl Garas-se , SommeThe'ologi-que.pag.
847,84g.
( 43 ) C'est-à-dire nom-mant tout defuite Socra-te, Phocioa,Seneque,Regulus »Jesus-Christ,
ris. S. Jean Chryfostome aux Homélies fur la Genefie, zv Hora-ce au livre de Arte Poètica. Ce n’est pas k dire que nous dé-vions avec une grande sévérité renvoyer les citations de tous les Martyrs.les Escrivains profanes, zx que nous ne devions pas louer dansles grands personnages du fiecle , les qualitez. recommandablesqu ils ont receu de Dieu ; mais ce que je ne puis goufter est cetentrelaffement de personnes, Socrate, Jesus-Chrift, Papian, lesMartyrs, S. Jean, Plaute ,Jeremìe , Artstenet , S. Augustin, zsrOvide ; car en ces alternations il y a de la faute de jugement,Z 3 ‘de la profanation. On montrerait fans aucune peine que ceCritique, qui accuse tant les autres de manquer de jugement,ne dit rien là qui ne le convainque d’en manquer ; mais je nem arrêté qu’à ce qui concerne Drusius. Son Censeur l’a-pelle Drufus, 8c le fait Ministre : il ignorait donc 8c le nom& la profession de celui quïl s’est mêlé de critiquer ; car Dru-
r (44) Dans U
« qu’un certain nombre d’Auteurs y donnenf démarques sius n étoit point Ministre, &.nous avons ^ Ust) íf
peu trop d’entetement. Mr. de Meaux eût bien fait quïl déclara qu il ne fe meloit que de , e ]a foi ^ (K.), cn
prendre garde à cela. C’est ma prémiere Réfléxion. On l’Histoire, Lc quïl laissoit aux autre ® ,es B gj t ( 45 \ raporte ^ 'à un grand tort à fou Parti au dehors quand on emploie quïl n’étoit L»ï
pour fa défense toutes fortes de raisons bonnes ou mauvai- qu tl etoit fi persuade de son p p “t ce j a ^ u „
fc .> fans jamais démordre de ce qu’on a une fois dit; mais la qualité de divin Grammamen. Je mis e^ a a mar^cette conduite n’est point désavantageuse aux intérêts du ge (46) dans la premiete Hdiûon f Oe ^w^uunairc, cc
dedans: elle nourrit la prévention & la r™*—- > .
esprits, 8c leur inspire les passions de ceu. ^lamciu. ia Roque (47) a
Ces Pp™ -- M . ■ ' r.: ... Sr - ' ’
(45) BailletJugem. desSavans,ToOT.
elle nourrit" la prévention & la confiance" dH j^ajoffiaiVTse vosdrâsjavoír ~oò cela fie trouve. Monfr. dé f™’** 6 '
^ leur ms P ire les P assl0nS de CCUX ,T' U Plaident, la Roque ffiD a eu la bonté de m’écrire qu’il l’a lu dans le
teurs^arri a se ■^ lden ! : * 3Ìen de falrC M UCUn r ^ é , mar S.te e do . nt Triharefium de Serarius. N’aiant point ce Livre , je recours ssys 11 "
te. ^8 puissent tiret avantage ; us ne se dépouillent j a- aux Conjectures: ie m’imagine que Serarius avança cela
r■- ' - • ' - J - - - • - J- T> P " - (47) De qu.
Juprà , C o-iouiïSiCitât. ( 3 °).
. - sor la foi de quelque Adversaire de Drusius, Lc fans preu-
cela les anime Lc ve litérale tirée des Ecrits de cet Auteur. Quoi quïl en
. . —-. — ■■ rp i a telles ou telles pre- .
mais du droit ^alléguer ceci °“ . ’ ce j a i e s anime Lc . s,sVoue Drusius a déclaré publiqtie-
tentions : cela multiplie leurs eentu , ^’une Com- soit, nous avons vu (48) ss soutenir la qualité de Grani-tes échauffe. II sseft pas de Hu^iet Les gens ment, quïl ne fait pas s il peu 1 ^ptochée, & quïl y a des
munion que tous les esprits y soient rals °™ a “ eS ^ ction ® Jffi mairien qu on lui a quelquefois iep ’ ds st ne veutemponez, qui ne la suivent que par esprit d est disent quïl ne le P eU V, bi £ st éloignée de la
rendent mille bons services humainement parlant point contredire. Voila une modestie D fierté
donc utile quïl s’y trouve de ces fortes d >
(48} Dans Ia'Remarqut
( íQ , CitAíf
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