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«ìlleurs (V) de la chasteté extraordinaire qu’on lui attribue. II Iaistà deux fils 8c une fille : l’uny e s fil s f uc ce p r i nce illustre, qui est si conu fous le nom de Germanicus} l’autre fut ce Princetu pide, qui a été l’empereur Claude. Leur sœur Livie fut mariée à Drufus fils de Tibe-re j Lc ne valut rien (s). II n’y a point d’aparence que Drufus soit mort de poison par le cri-*î le de l’Empereur son beau-pere (/). La Consolation qui fut écrite par Ovide à Livie, moree cet illustre défunt, est un Poème qui mérite d’être lu. On verra dans la Remarque F les fau-tes âe Mr. Moreri : elles font peu de chose.
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e nor nme sojsam Drufìanam, & c’est le nom ordinaire qu’ilj koné parmi les Auteurs Latins. Ce ne fut pas un travaile Peu de durée; car non seulement il servit au fils de Dru-“L mais il subsiste encore aujourd'hui. L’endroit où Ta-tr C P c arIe âe Germanicus s’embarquant fur ce canal , est°P beau pour n’être pas copié. Jamque clajfìs adveneratcum pr&mifìb commeatu,zy dìstrïbutis in legiones ac socios navi-J* s sojjam cuï Drusian r. nomen ingresjks,precatusque Dru-J Hrn patrem u t fe eadem ausum libens placatusque exemplo acrnem »na conjiliomm atque operum juvaret, lacus inde ejr Ocea-Kum usque ad Amifiam flumen secunda navigatione perveht-«r (l'j j, L’invocation des morts étoit tellement usitéeans le Paganisme , que voici un fils qui fait des prières fo-ennelles aux manès d’un pere qui n'avoir pas été déifié.J^voue qu’on lui avoir dressé un Autel en Allemagne :? ai ? ce n’étoit pas une Apothéose. Tumulum tamen nuper■ ar,an is legionibus structura er veterem aram Druso Jitam dis-J'terant. Refìituit aram (Germanicus) honorique patris prin-{ cps tpse cum legionibus decucurrit : tumulum iterare haud ví-(z8). Remarquez, qu’afin de se faire une juste idée^ es pais qu’on plaçoit à Rome au delà du Rhin, il faut sere Ptésenter les Historiens comme des Copistes des Relations* 3 u e les Généraux envoioient à Rome. Les Généraux serendoient avec leurs troupes dans les Provinces de la Gaule^°isines du Rhin. A leur égard l'Allemagne étoit au delàue cette rivière. Suetone 8c Tacite ont suivi leur style;cat au fond à l’égard de Rome l'Allemagne est plutôt audeçà qu’au delà du Rhin. Je ne donne pas cela comme^e Remarque considérable ; mais combien y en a-t-il quiÎJ e valent guere mieux dans les Commentaires? Au reste,11 Ne faut pas s’imaginer, comme fait Monst. Moreri , querout ce que l’on nomme aujourd’hui l istel soit l’ouvrageanciens Romains ; car Drufus ne joignit le Rhin avecGcean , c’est-à-dire , avec ce qu’on nomme aujourd’huisZuyder-Zee , qu’en faisant faire un canal entre la riviereU lite], & celle du Rhin (2.9). Je dirai par occasion qu’il fitauifi commencer des digues fur les bords du Rhin qui furentachevées foixante-trois ans après ( 30).
(f) Il n y a pas d’aparence qu il soit mort de poison par lec nme de P Empereur son beau-pere. ] La médisance est uneterrible chose. Les mêmes gens, qui avoient le plus répan-du le bruit qu’Auguste étoit le pere de Drufus, furent peut-|tre ceux qui l’accuférent de savoir empoisonné. Puis queSuetone rejette cela comme une fable très-mal fondée, onpeut croire qu’il n’y voioit aucune trace de vraisemblan-ce; car il n'est pas trop porté naturellement à justifier sesla° V í e a ‘ss Per - eurs > ni a cacher leurs défauts. II nous aprendncirelle .singulière qu’Augusle eut toûjours pour Dru-
fus , & il en donne deux particularisez qsie je ne laisseraipoint tomber. Auguste fit l’Epitaphe en Vers qui fut gra-vée fur le tombeau de Drufus, Se composa en ptôse l’His-toire de ce grand homme. Je n’ignore pas que les plus gransPrinces, 8e les plus ambitieux Monarques font sujets à desjalousies furieuses envers leur propre sang , ^ qui leur fontfaire des choses très-préjudìciables à leurs intérêts , lors qu ilscraignent qu’une gloire naissante, Se qui croît à vue d’œil,ne chatouille trop les peuples. Mais je ne vol pas dans laconduite d’Auguste assez de marques de cette passion, pourcroire qu’il ait jamais cessé d’aimer tendrement le Princedont aparemment il s’imaginoit être le pere, Sc peut-êtrene fe l’imaginoit-il pas fans en avoir de bonnes raisons.Quoi qu’il en soit, volons les paroles de Suetone, nous ytrouverons un admirable morceau du caractère de Drufus<Fuijse autem créditur non minus gloriofi quam civilis animi.Nam ex hofte super vìBorias,optima quoque spolia captasse,sum-moquesétpius discrimine duces Germanorum tota acie infeclatus:ne diffimulajse unquam prijlinum se Reipitblica ftatum quando-que reflituturum , fì poffet. Unde existimo nonnullos tradere an-ses , suspeílum eum Augufio , revocatumque ex provincia : erquia cuntíaretur , interceptum veneno. Spuod equidem magis,ne pntermitterem , retuli , quam quia -verum aut verìfimìle pu-tem : cum Auguftus tantopere ct* vvvum dilexerït ,ut coheredemsemper filiis instituerit, fient quondam in Senatu professes est',es 1 defunCtum ita pro concione laudaverit, ut Deos precatus fit ,Simìles ei Ctefares suos facerent ; slbique ta m honestumquandoque exitum datent, quam illi dédissent. Nec con-tentus elogium tumulo ejus verfibus a. fe compofitis insculpfijse ,etiam vita memoriam profa oratione compostât (31). II aimoitla belle gloire plus que le commandement, Sc il étoit en-core tout pénétré de l’esprit Romain : il vouloir emploiertout son crédit à rétablir la liberté de la République, quoique son intéiét particulier l’engageât à maintenir l’usurpa-tion impériale, fous laquelle on vivoit alors. On prétendmême qu’il écrivit à Tibère pour l’exhorter à fe joindre àlui, dans le dessein d’obliger Auguste à remettre les chosesau premier état. Si quelque raison rendoit probable la mé-disance que Suetone a rejettée, ce seroit sâns doute celle-ci; c'est que Tibère montra la Lettre qu’il avoit reçue deDrufus fur ce sujet. C’est Suetone même qui le raporte (32).En général, on étoit si persuadé à Rome de cette, noble Scincomparable inclination de Drufus, que ce fut la prémie-re cause de 1 amour immense que le peuple témoigna pourGermanicus. Drufì magna apud poptdum Romanum memoria ,credebaturque fì rerum potitus foret y libertatem redditurus , un-de in Germanicum favor spes eadem, nam juveiti civile in-genium, mira comitas (33J.
( 31 I Suetortitn Claudio jCap . I.
(32) Odtumadverfas ne-cejfitudines ittDruso pri-mum fratredac-n (Ti-betius) pré-dit a ejus cpìs+íW.î, qua se-cmn dtcBim-do ed rejli-tiiendam li-hrtAtem .Au*gu/la agsÙAt.
Idem, ;» Ti-bcr. Cap. L.
( S l) Tarir.Annal. Lilr{J , Cap.
XXXUI.
(«) v .
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?Q ti * §§ 9 ,
S/*».
(d) v .
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, . , mmP Viofanisi fiUe d’Agrippa, ne fut pointDRUSUS, fils de Tibère ^y^is il ne luiressemWoitpasmal et fimpure, en
semblable à son pere en fait de difiimulauon ( ), ^ 0 n l’envoia en Panno P
ivrognerie, & en cruauté ( b )• « ^ ^“^7 11 y réussit fort heureusement, & fur
la mort d’Auguste, afin d’apaiser 1 ^ e §' ,. y commanda une armée dam Ilíyrxe 77 *créé Consul peu après son retour a R°™ c l’affection de la soldatesque, q P ^
On lui donna cet emploi .jtant afin ,u .1 put^s íquem « ^ fommtl ado .ement te
tiret du sein des plailirs où il se plongeo beaucoup de profit (/) '» desovte_ q p£ ra -
qui s’étoient glissées parmi les Allemans, 6 ^. o Qtne Pan 77 ; (g)i ^ f uC ^ on nne i e Con-
lui décerna les honneurs de YOvation. I revl ” ne âjMité plus considérable ^l c .?^ n -y enne f A).
pereur fon pere l’année suivante (h)- I y ce fat la puissance Tri f.irréder à
fulat, dans P laquelle il fut 1 e Collègue de Phmpaem_ » « i ^ pas «yque ï dc fueœder z
Aiant obtenu du Sénat l’admission a cette ^P Favori n’avoit point de ^ •
Tibere, si Seian n’y eût pourvu (i)- L’ambiuon de ce ra d>attcntats . L exécution ui
leurs le soussiet qu’il avoit reçu de Drufus lui inspi çrce criminel avec la femme de
e n étoit d’autant plus facile, qu’il entretenoit u empoisonner par l’Eunuque Lygc ^ses (B). Ainsi de concert avec cette femme u le n f
,1 I. .*/«< M-»».] Autiste
,pdi„ ains !> àpà-à»- f^Ts”r,,,,, »“ à 1°
Utres odieux de Roi 8yde -nitres Î1 fe donna pour la n'exprime point ce q ^ ntes de Monst. Moreri coîite-xàs un qui prévalut a tous ^ Ees li fe donnajo ^ dessus deux á(HM Hllyne four
^ollegue de cette dignité ^fon éxenmk Ví nues dansy.es paroles; " n % emag ne. La prémiere ex-
tttort d Agrippa son beau-fi s J puissance Sc choi- aprendre l art mthtatr > t ^ pannonie , 8c la seconde
/à à vmàw-» A été en perfonne
S S as -- Les Lettres qn commandement, celle Jf c Ce aimée, quoi <t»i! vlit fbinen-
te aff 0claUon eurent toute la toreçci àiciam Dru- dans P Allemagne avec m
^titliterus ad Senatum , potesta repferit, ne té des divisions.
fitjtebat. u summi fasiign vocabdu " ellat ì one
gis aut dictatoris nomen adsumeret, jçrippam socittn
cliqua entera tmperia pneemineret. M. detnd í £ J ,
potestam , qío defunílo , Ti berìum Neronm deleSs^
cej]or m meerto foret. Sic cohiberi pravas altorrm sp ^
fimul modesiu Neronis^ o* fus, mdgmmàim fideba . .
exemplo , Tiberms Drufum summi ni admovet : cum i
( f) Tacíí.An. Libr. itsCap. LXïlfLXlll ,LXIV.
(?) Idem ,L,br. III,
Cap. XI.
(A) Ibidem ,Cap. XXXI,
(i) Ibidem ,Cap. LVl ,
V su}-
( kg) Et tmnpat Ligius »comme dans
Moreri.
(i) Tarit.Annal. Ubr,III, Cap.LVI ,ad ann+77 S-
F A U T E Sde Moreri,
(-B) Sejan
quoi qu’il y à fomen-entretenoit un commerce criminel avec la
ll ï«a cstttr , m Ambpâm socium femme de'Drusus.] Este s’apelloit Livie , & étoit sœur dc
ius < m,T. a ,m P er, a pnemmeret. M. demde Agnspam joc ^ Germanicus. Elle fut premièrement mariée à Caïus César
petit-ffls d’Auguste, Sc après la mort de ce Prince à Dru-fus fils de Tibere. Elle avoit été fort laide au commence-ment , & puis elle étoit devenue tout-'a-fait belle. SejanSs 3 eut
Hmoia*de LivieFille de Né-ron Claudeprusus.Fre»re de Tiber« a