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* e derniere opinion est plus vraisemblable que la prémiere (C). 11 fit bâtir un Temple à Janusaans le marché aux herbes (e). On conte de lui une chose qui me paroit plus singulière, quetQ us les honneurs qu’il possédoit dans la République. On prétend que íà femme parvint ]usqu’à lavieillesse, fans savoir que son mari, qui étoit punais, fût en cela différent des autres hommes (D).^ * e s’appelloit Bilia: il étoit juste que ce nom se conservât j ÔC néanmoins il nous scroit entiére-p Cnt inconu, si St. Jérôme ne l’eût inféré dans ses Ouvrages. Costar n’a pas eu raison de citerEiaftne au sujet de la réponse de cette femme (E).
{ ) • • • Cette derniere opinion est plus vraisemblable que laqi r\ Cre ' -ì Car il est plus facile de s'imaginer fauslëmentd’ie ^ a eu des Décrets publics fur certaines choses, quevrarT Un ^ écret réellement publié. Tite Live a trouvé sihon em ^ a ^ e ss ue le Sénat ou le Peuple eullént décerné desqu I J eUrs Particuliers à Duellius, qu’il a pu croire facilementjoutes les prérogatives dont Duellius avoit joui avoientles dr conce Hl° ns de fa patrie, & il ne faut pas douter quefl «eseendans de Duellius ne favorisassent cette erreur: ceséto' eS ’ CCS Arches, leur aportoient plus de gloire , si ellesUn*H-A Un - public, que si elles étoient une usurpation,rua' -, ,àn y peut donc être trompé deux cens ans après;fur* S i n ' e ^ t ss as êké facile d’être dans Terreur, s’il y eût euj■ Cc “ un Décret public : la Famille en auroit trop foigneu-n’euss lt ^oufervé les titres. Cicéron 8c tant d’autres Ecrivainssoit • t P l J, en prétendre cause d’ignorance. Quoi qu’il enteu ' m 'étonne de n’avoir vu dans aucun Commenta-
j 15 ) nulle Réflexion fur les deux maniérés dont on ra-ro ] ' CS l lonneurs nocturnes de Duellius. La diversité nevie pas fur des bagatelles: il y a beaucoup à perdre ou àSigner pour Duellius; 8c néanmoins ce n est pas à cause de. el a flue je fais cette Remarque; c’est afin d’accoutumer lesJeunes gens à chercher entre les variations des Historiens laaiion des plus grandes vraisemblances.
(ss) Sa femme parvint jusqu à la vieillejse , sans savoir queJ°n mari, qui étoit punais ,fût en cela différent des autres hom-me f-\ Duellius fe plaignit un jour à fa femme quelle ne l’a-v ,°st jamais averti d’un défaut qu’on venoit de lui reprocher,c est qu’il avoit Thaleine puante. Je croiois, lui répondit-elle,lue tous les hommes vous ressembloient. Saint Jerôme ra-ceci plus amplement. Voiez la marge ( 6 ).
(£)... Costar ria pas eu raison de citer Erasme au sujetde la réponse de cette femmes 11 avoit attribué à Cicéron cequi n’étoit dû qu'à Brutus, 8c en avoit été censuré: st sejustifie entre autres moiens par l’éxanple de plusieurs granshommes à qui de semblables fautes font échapées : Seneque,dit-il ( 7 ), a donné à Stilpon un bon mot de Bias, & àOvide un Vers de Tibulle (8). „ Selon Plutarque, ce fut,, Hieron usurpateur de Syracuse , à qui sa femme repon-„ dit si modestement, Vous avez tort de vous plaindre , je ne,, mentens pas en haleine d'homme; j’avois cru que tous les,, autres l’avoient de même. Néanmoins selon Erasme cette,, sage 8c spirituelle repense est de la femme de ce Duel-„ lius, qui le premier defit fur mer les CarthaginoisGirac n’a pas manqué de lui dire qu’Erasme n’a que faireici (9) : en effet, nous venons de voir que St. Jerôme attri-bue cette réponse à la femme de Duellius ; ainsi Erasmen’a point pris un nom pour un autre. C’est Costar qui aignoré ce que les Anciens ont dit touchant la Dame Romai-ne. 11 a raison de dire que Plutarque raporte cette Aven-ture apliquée à d’autres gens , à Hieron 8c à fa femme ;mais Erasme n’a nullement ignoré cela: il Ta raporté ainsidans un autre endroit de son Livre (10). Ce que je trou-ve de trop fort 8c de bien injuste dans la Répliqué de Girac,est qu’on accuse Costar d’avoir prétendu qu’Erasme avoitcommis une grossière bevue qui déshonorait extrêmement famémoire. Costar n’a prétendu rien moins que cela ; sonintérêt propre Tengageoit à donner cette méprise pour très-legere.
Liír. V, pag.pag, 619.
m. 341 , & «//í de la Femme de Duellius , Ibidem »
* Hit t» niji putajsem omnibus viris Jtc es elere . Hieron. adv. Jov. Lib, /.
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DURANT (Samuel) Ministre de Charenton, sc fit aimer & considérer de son trou-peau par plusieurs bonnes qualitez. II passa pour un grand Prédicateur. 11 mourut, je pense,lan 162,6: sii place fut remplie par Mr. Daillé (a). II eut entre autres Amis Mr. Arnauld Con-seiller & Sécrétaire du Roi, & Controlleur général des Restes (ui). C’est ce qu’on aprendpar l’Epítre Dédicatoire dc sept de ses Sermons imprimez l’an 1627. Frédéric Spanheim sonparent (S), Lc l’héritier de ses Livres, fit imprimer à Geneve ces sept Sermons, & en fit l'Epî-tre Dédicatoire.
{A) Il eut entre autres Amis Mr. Arnauld, Controlleurgénéral des Restes.] C’est ce que j observe afin d’avoir lieude faire voir qu’il y a eu plusieurs personnes de la Religiondans la Famille d’Arnauld. Celui dont je parle avoit grandfoin de fe trouver à Charenton, 8c d'y attirer ceux qui le tou-chaient , 8c il contribuoit franchement cr ses peines or ses mo-yens à ïavancement du service de Dieu. Quelques-uns d'entre
ses proches s’étant faits Papistes il en témoigna hautementson déplaisir. Lui 8c ses sœurs rendirent une assistance parti-culière à Samuel Durant jusques à la fin ( i ). L’Epitre Dé-dicatoire que je Are fait mention de Mr. de Montfermeil sonneveu. On peut joindre ceci à la derniere partie de la Re-marque ( D ) de T Article d’A ntoine Arnauld l'A-vocat.
DURER (Albert) originaire de Hongrie (yf), Sc né à Nuremberg le 20 dc Mai1471 (a) 7 fut un des meilleurs Graveurs Sc des plus excellens Peintres de son tems. „ (&) Ayant„ pris un leger commencement du crayon dans la boutique de son pere, qui estoit Orfevre, il5, s’associa d’un Peintre médiocre nommé Martin Hupse, qui lui enseigna à graver en taille-douce,» & à manier les couleurs. Albert fe fit encore instruire en l’Arithmétique , en la Perfpecti-» ve, Sc en la Géométrie j après quoi il entreprit à vingt sept ans (c) de faire part au Public de" se° travail. Le prémier ouvrage de son burin fut celui des trois Grâces represcntées par troisjj femmes nues, parfaitement arrondies, ayans un globe fur leurs testes, dans lequel est gravé la» date de l’an 1497. II fit . . . plusieurs pieces de la Pasiìon, qui furent en si haute estime que» Marc Antoine de Bologne, Graveur assez expérimenté à Venise, s’avança de les copier ( B ),
11 êc
(-*í) ll étoit originaire de Hongrie f Cula village prochGradin étoit la patrie de son pere. C’est ainsi que j!? e . hazarde de traduire ces paroles de Melchior Adam* utt e jus pater Albertus ex vico Cula prope Voradium ctvitaHungar'u ., nains ( i ). Je soupçonne que par une fautd impression il y a Voradium, au lieu de Varadium dans le LiVre de cet Ecrivain. Cette faute a été fidellement coptePf le Sieur Paul Freher: voiez la page 14ZY de ion Théâtref>’• Moreri n’a point compris ce que je vais copier: AlberMn hjurerum e Pannonìa oriunàum acceptmus , sed cujus mavs eS V* Ger marìtam commigrarint (z)- H a cru si l J e ce^eut dire que notre Albert étoit fils f un Hongrois , dont lf l ìnúl e étoit pourtant originaire d'Allemagne. Rien de pluiU X 'r Le Vaíar i n’a point conu la patrie d Albert Durertli f su P 0Í e Flamand, & il le fait commencer à Anveis sitailles-douces. £ nel vero , dit-il (3I, fi Wfi Pornos irar °’ n d 'h'nte,e s\ universelle havefe havuto per patrta lajo'■•COM- ton HERBE la Fïanpra ,e haveffepotu
( an astudto
'■diare le cofa di R orna , corne ha pu raro ,e ?
f migliorPittore de paefi nostr>,fi » V01
Ce lcbratOiChe habbtano fnai h&vMto * T>opo queft 0
C Ç qu’il avoit dit dans Ta page preced • J f^ e g n0 ,tino, comincío Alberto Duro in Anver] •> . opéra a~
miglior giudicio, e con pi U bel le J nventiom - ïTOME II.
me fs) ^es^Pieces de la Passion surent si estimées, que Marc An-toinede BologZ . - s’avançí de les copier.} Mr Bullart faitíc une lourde faute: il confond Marc Antoine de Boulogneavec m antre Marc Antoine , qm pour avoir ete l eleve deFrancesco Frauda fut surnommé Frana (4). Tant s en fautque Marc Antoine de Boulogne ait entrepris de contrefairecet Ouvrage d’Albert Durer, qiù s associa avec lm pour Em-ission & pour le débit ( 5 )-. Ce fut Marc Antoine Frana,Sssi joua le tour de friponnerie dont il est ici question. LeVasari parle amplement de cela; mais si ne d t pas que ceCopiste ait eu besoin que le même Durer, qui lui intenta unprocès, fe mêlât de lui faire obtenir grâce. II dit nettementque Ton n’accorda aucune autre chose au demandeur, si cen est que ce Marc Antoine ne mettrait plus a ses Ouvrages lenom 8c la marque d’Albert Durer. Havmâo dunque contra-fatto in rame d’intaglio grosso, corne era il legno , che havevaintagliato Alberto, tutta àetta Paffione , e vit a di Christ 0 in36 carte, e fattovi il segno , che Alberto saceva nelle sue opé-ré, cioé qttefto A E (6j , riuÇcì tanto fimile di maniera, che nonsapendo niffuno , ch'elle suffero fatte da Marc Antonio, eranocredute d’Alberto, e per opéré di lui vendus e, e comperate ; Laquai cosa ejfendo scritta in Ft andra ai Alberto, e mandatogliuna di dette Pajswni contrasarte da Marc Antonio ,venne Al-Tt 2 ' berto
(e) Tarif.Annal//, Cap.XLIX*
f?) Cos-tar , Suirfide la Dé-fense dcVoiture ,
M- 55.
(8) Ct Verse(l Aridanec pluviosupplicatherba Joví„Voiez. Sene-que, Quast.Natur. Ubr mIV* Cap, U
(9) Girac,Répliqué,
Chap, XV 9pfig, M. 130,’
(10) U ra*porte la %é-ponfe de lafemmed*Hieron ,Apophth.
Libr . VIII,
(cr) Votez, laVie de Mr.Daillé, pag.ir.
(V) Votez*
U 7 \emarque(B J deF ^ArticleSpanheim,
(1) Spanh.
Epître Dédie*de Sept Ser-mons deDurant.
son âge tt>m*me le Jupo -se Bullart,qui le faitnaître en1470. Mr*Felibien acommis lamême fautedans son WEntretienfur les Vies& fur lesOuvragesdes Peintres,f*£-S 3 o»S 3 i.
(4) Vasarî,Vie. de Pié-ton. Part.
Z°L.
(5} Id. ibid ,
( fi) O es uns.faute : il f*~loit mettre.A D. Votez,