DURER. DUREUS.
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®’emploia jamais son Art à des représentations obscènes (G). 11 compose. quelques Livres qui ontec é imprimez. Celui qu’il entreprit d’écrire fur les Réglés de la Peinture le fut auffi; mais com*losópif 1 *' il étoit d’un goût difficile contre lui-même, il y procéda lentement, 6í ne vécut pas assez pour£'mun. y oir achevée l’Edition de cet Ouvrage (H'). II mourut à Nuremberg le 6 d’Avril iyz8 (/), 6c
* ai>7 s‘L à enterré au cimetiere de l’Eglise de St. Jean, où Bilibaldus Pirckeimerus son bon ami lui con- s , ^
nj' u T" . í? Cra une sépulcrale fort honorable. Le Valàri le nomme Duro. Mr. Felibien, qui Entretien,
,io ^ i spelle Durer dans Pendroit où il parie amplement de lui, l’apelle Dure en d'autres endroits (m).
*•/»«»,„ 7 \ Je ne remarque cela, qu’afin de prouver par un éxemple une choie que je dirai dans la Remar- M ?-a sirque B de P Article Ephore.
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(G) 11 nemploia jamais son Art à des représentations obsce-H n’y eut que trop de Peintres qui se donnèrent cet-licence cn ce tems-là; mais il ne se conforma jamais à; sauvais exemples. Gui autem obscurum est non paucosu uem zy admiraûonem vulgì quafiviffie obscœnitate pingendi,t» qu& non nifi occulté fieri honefte nequeant , imo qu a ne oc-te quidem fatla, nesario scelere C? probro vacent ; tabulis ex-\sJI a fublicarunt : hos ne pudicos quisquam credet , quorumens zy dextera talìa fuerit molita . . . . ( 18 ). Hoc igituroptìmo jure admirabimur Durerum sanctìmon'u. zy pudorisst > i en ttjjimum custodem . . . ( 19 ). Huila spurcities ,nullum'“écus , m ipstus operibus extat ,refugientibus scilicet talia om-,a Ca sttljimi animi cogitationibus.
(.H) Son Livre fur les Réglés de la Peinture fut imprimé', maiscomme U étoit d'un goût difficile contre lui-même . . . il ne vê-c Jj* pas affiex. pour voir achevée l'Edition de cet Ouvrage . ]ontinuons de citer Joachim Camerarius; car c’est de lui que, e * c ™°r Adam emprunte tout ce qu’il débite touchant Al-crt Durer. Priusquam absolvere omnia zy correfla edere, utcaptera t , poffiet , morte est ereptus , placida illa quidem zy opta-, > sed profedlo multorum judicio pramatura. Erat autem fi5 H ‘d omnium in illo vira quod vitiistmile videretur , unìca in-
finita diligentia & in se quoque inquisttrix sape parum tiqua.
Hune igitur mors ab ìncepta editione operis sustulit, quam ta-m en consummarunt amici ex tlhus pnscriptione (2.0). On ache- Vitís^phiío-va l’Edition après fa mort. Notez que Durer n’avoit point soph. Ger-detude, & qu’il écrivit en Allemand, & que ce qu’on a de man./>a ? .70,lui en Latin elt une Version faite par d’autres. Le Livre s p \sf at ;dont je viens de parler fut mis en Latin par Joachim Ca- Ca-
merarius, ët a pour Titre, De Symmetria Partium in réélis tibrum deformis humanorum corporum. 11 fût imprimé à Nuremberg, Symmetriain folio, l’an 1532, & a Paris lan 1557 (21). On en publia rar.mm.une Version Italienne à Venise, Fan 15:91. Les autres Li- , F it0 _vres d’Albert Durer font Institmiones Géométrie a , à Paris chez me Bibiioth.Wechel 1532 (22). De urbibus, arcibus, caftellisque con- Gesner. pag,dendis zy muniendis, á Paris chez le même 1531 i, 23 De 19varietate figurarum zy flexuris partium ac gestibus imaginum , ( 2 z)Gesner.'à Nuremberg 1534 (24). On lui vola un Ecrit qu’il a volt m Bibiioth.fait fur la Svmmetrie des parties du corps des chevaux. II fitio 17 verse.fut bien d’où venoit le coup, mais il aima mieux foufrir ( 23 ) idem,son dommage & son chagrin secrètement, que de s’écarter ibidem.de la modération & de fa douceur ordinaire, comme il 1 eût , . F ■falu s’il eût intenté un procès à ces voleurs (25). Bibliotu. '
Geinen, gag. 19. Us j Melch. Adam. m Vitis Philos. Germ. pa^’ 70,
riTTDT'sTC „ nri R /ÎITTS f T e a n ) Théologien Protestant, Ecossois de nation, au
Meuroit attaché à la conduite d’un seul troupeau. Ils agreerent les proposuons Lc lui pci> mirentde courir de lieu en lieu, pour négocier l’accommodement des Eg 1 es 1 . j. ailleurs (h)
me Paprobation 6c la recommandation de P Archevêque de Cantorberi (<*)• J ri'Excesser'
qu’il fut secouru par P Evêque de Kilmore. II le fut aufli par joepr J nuhlic
comme il le reconnoit dans la Préface de son Prodromus. II commença par comm J, T Alls.ses protêts de réunion {J), 6c il comparut dans une fameuse Asiemb.ee des Evangéliques d Alle-magne à Francfort Pan 1634 (c) Les Eglises de Transitante lui envoierent en la meme anneeleurs avis, 6c leurs conseils (d). II négocia ensuite avec les Théologiens e ’ue e e a ™ emarc; il se tourna de tous les cotez , il consulta les Académies, il ht courir leurs réponses, 6c ilne sc scntoit point rebuté encore par l’inutihté de ses peines Pan 1661 ( B) : mais enfin il (e uouvarebuté Pan 1674; 6c comme il n’efpéra plus de procurer le bien de Eglise P ai cs moiens qu 1avoit tentez jusques la, il fit de nouvelles batteries, il recourut a un aune expe ie ^ r > ce ut etravailler à une nouvelle Explication de l’Apocalypse (C) , comme a une metho e uie e réunir
(A) Il commença par communiquer au public ses projets deréunion .] Je trouve dans le Catalogue de la Bibliothèqued’Oxford son Aliquat Theologorum Gallia zy trium EcclefiaAnglicans. Epifcoporum (fc. Davenantït, Mortoni,zy Hallï)Sen-tentia de pacis ratìonibus inter Evangelicos usurpandis, impri-iné l’an 1634. Je ne parle point des Traitez qui ont suivi ce-lui-la, comme Hypomnemata de studio pacis Ecclestastics , àAmsterdam, 1636. Informatio de eis qus in studio Ecclestasticsconcordis inter Evangelicos profequendo , agitare inftituit Du-rsus erga Ecclefìarum Danicarum Theologos.
sB) Il ne se sentoit point rebuté encore par l'inutilitc de sesr'ines lan s66i.'\ Voiez le Livre qu’il publia à Amsterdam^ ^ année-là, & qui est intitulé Johannis Dur si Irenicorumractatuum Prodromus , m quo prsliminares conûnentur Trac-de I. Pacis Ecclestastics remoris é medio tollendis. II.Co»-lia svangelicssunàamentis sufficienter jaâíis. III. Reconci-Hdigiofs procurands argumentis zy mediis. IV. Me-*° Ç tnvestigatoria ad controverfias omnes , fine contradicendile£l ’° ^ P^tdido pacifice decîdendas. Qui prsmittuntur col-t mter Protestantes confiliorum pacifìcorum harmonis ,
Prpç ,em ^ >eo permittente adornands zy in lucem edends. Laà ce Livre est datée d’Amsterdam le 1 d’Octobre^ J’ H Y tend raison des Livres qu’il promenoir au public,.fai * Lftopofe les expédiens qu’il juge les plus capables dere réussir son dessein. II assûre que le prémier article, dontest et °’ t souvenu dans les préliminaires de cette paix à venir,t que l’affaire ne passeroit point par la dispute fcholasti-v 0 f‘ àoir fort important de convenir de cela , car laniât- 6 - la ^Pute ne pourroit servir qu’à fomenter l’opi-clus; rete des Parties, & qu’à éloigner de plus en plus la con-ìam ■ T Durœ tts en ce tems-là paroissoit aussi prévenu quenia* lespérance de réussir, & en partant pour l’Alle-Snafr 6 11 demanda aux Théologiens d’Utrecht un temoi-avoir 5 ^àntique de leurs bonnes intentions, après leurRoi j C0 , mmun seué l’état où il avoit mis l’affàire auprès dudehm,* 6 a Otand’ Bretagne, & auprès de l’Electeur de Bran-S; & ce qvsi s’étoit passé à la Cour de Hesse, Sc les
mesures qu’on prenoit actuellement à Geneve , à Heidel-berg, & à Mets. 11 souhaita d’avoir cet Acte des Théolo-giens d’Utrecht afin de le montrer aux Allemans : il l’obtint,Sc le publia à la fin de son Prodromus.
(C) Il recourut * un autre expédient ; ce fut de travailler àune nouvelle Explication de l'Apocalypses 11 publia en Fran-çois un petit Livre Fan 1674, & Fintitula Touchant l'intel-ligence de l'Apocalypse par 1‘ Apocalypse mestne. Comme toutel'Estriture Ste. doit eflre entendue raisonnablement. II déclaredans F Epine Dédicatoire ( 1 ), qu’il n’a rien à se reprocherencore qu’il abandonne la negotiation pacifique qui a esté con-tinuée par tant d’annees avec les ministres . . . Luthériens : Binsinue clairement c]u’ìî ne 1 abandonne í]ue par force , c eít-à-dire que parce qu’on ne vouloir plus F'écouter, ni avoircommerce avec lui Fur ce sujet. Ayant acheve , dit-il ( 2 ),envers tous les intereffiez. ste travail qu on peut attendre de moi,comme d'un solliciteur des conseils Evangéliques ; ,t n ay r,en àfaire d'avantage avec les particuliers chefs de ce coste la',diputsquils me semblent avoir pris une résolution de se taire enversmoi, quoi quo» poursuit tousjours de fomenter lanimosité ac-coustumee en ï esprit du vulgaire. ...... ; M ais puis que
maintenant je me sens oblige à faire une fin a cette procedure,parce qu on ne veut plus entretenir aucune communication avecmoi touchant les propositions qui ont este legmmement offiertes atous zy font fans exception quelconque: Puts {dis je) que pources causes je fuis force de désister de ma poursuite (car je ne doispresser rien par importunitr.ee qui ne se fait pas volontairementen conscience n est pas de Dieu.) J’ay pris une résolution plusgenerale ( 3 ). II est bon de voir son aveu touchant Finutilitéde ses voiages 8c de ses fatigues. „ Maintenant me voyant„ arrivé à ce poinct , j’ay juge à propos de considérer le„ fruict qui est revenu au public, ou à moi mesure âpres„ tant de peines. Quand donc je contemple le public, je,, voi que Dieu ne permet point que le fruict de cette se-,, mence soit cuilli ou paroisse, devant que le temps de la„ moisson soit venu. Èt quand je fais réflexion fur moi„ mesme, le fruict principal qui m’est revenu de mon tra-T t 3 „ v ail
(a) Voiez. UProdromusTra&atuuinIrenicorumJoh. Durai >irr.
(0) VoiezArticle Be-
DELL, T^£-marque (/>).'
(c) Piodro*,mus Tract,ixenicor.pag. m.
(íí) Ibidem jpag. j o ix
(r) Cr Livré
ejl dédié àMadame laLandgrave
de tìejfe .
( 2 ) Durxuj,'Epître Dé-dicat. pag,ì & 4.
(Q Là-ml -ne , p.tg. 7ér S.