Band 
Tome second. C - I.
Seite
346
JPEG-Download
 

Z 46

EGNATIUS. EIMERIC. EYSEN GREIN. ELICH.

(4) Thuan.Lihr, XII,past. 253.Votez, ti-des-fous l* Cita-tion (îo).

(b) Idem ,ibidem,

(c) Votez* laTtomarq. (E),

l’état Ecclésiastique auquel il se confiera (a). II mourut âgé de quatre-vingts ans, le 4 de Juilletiff 5 (£),& laissa lés biens & fa belle Bibliothèque à trois illultres Familles de Denise (F). Peu de remsaprès,on publia une Lettre,où on l’accusoit de n’avoir eu nulle Religion ni pendant sa vie, ni à l’beu-re de sa mort (c). J’ai dit ailleurs (d) qu’ilfut brouillé avec Sabellic, & qu’ils se réconcilièrent. Onprétend qu’tl fut si íensible aux injures litéraires qu’il avoit reçues de Robortel, qu’il en voulut tirerraison avec ion épée (e). La Critique que Mr. Teisiìer a faire du Traducteur de Mr. de T h ou pouvoits’étendre plus loin, ct même jusques à l'Original [G). 11 faudra dire quelque cho e contre Moreri (//)-

(17) MarcusMolinusEpìfiola Dé-diait. Exem-plor Egna-tii.

(tJ) Thuan.Libr.XlI,f*Z. 2JJ.

(ií>) DuB.yer, Tra-der. de Mr.de Thou , ci-tée par Teis-fiei, Tarn. /,pag. 74 Edit.de l 6 gí.

pr&claram omnium virtutum fylvam debacchantes , unìverfam-que optimi ac doètistimi viri fams. existimatìontsque jegetem in-digne dévastantes ? Ergo iterum opus est Hercule ? Jam 13 ìns-tat labor ? Dii vestram fidem. Sed attende qu&so quid pr&clariifti Censores damnent. Egnatium parum Christiane vixistc , at-que eadem, qua vixerìt pietate defunstlum este. Id nimirumquod quemvis hominem Chriftianum offendere potuistet. Sedqua tandem in urbe hoc levijfimi hommes mentiti sunt? Nempetn illa , qu& hune genuit , educavit , atque ad amplist. honoresfummo judicio promovit, ac publicis decretis toties decoravit.O instgnem audaciam , ó manifestam calumniam. Vides quàmlibéré , quàm confidenter pronuncient, quàm gravem notamdefunclo stomini murant. &tutd qu&so rel'tquum erìt Christianohomini fi religionem adimas non folkm in entera vita,sed etiamfub ipfum mortis tempus, quando vel perditifftmt homines reji-pifeere soient l Verum ne tam argutum illorum mendacium noncareret ratione protulerunt : quod etiam , ne prater re-

rum scientiam , linguarum cognitionem illis deejfe putes , Grâceexplicarunt «ít naior en Çùrra., ftjj acrc-lcttelt. Sed

prastiterit fortajfc hanc illorum dementiam rifijje (17).

(F) Il laissa ses biens ct 1 fa belle Bibliothèque à trois illustresFamilles de Venise. ] Elle contenoit beaucoup de Médailles 6 cbeaucoup d’Antiques. Lisez ces paroles de Mr. de Thou :Treis amplistìmas patritii fanguinis familias Molinam , Laureta-wam , c?* Bragadenam , supremis tabulis heredes instìtuit ; quain hereditate prsteipue numeratur copiosa librorum suppellex,numis antïquts aureis , argenteìs e? areìs , aliisque pr&terea ve-teris avi monumtntis instrutlijstma (18).

(G) La Critique de Mr. Teistter . pouvoit s étendre

jusqu à l'Griginal . ] Volons d’abord les paroles de du Ryer.„ Jean Baptiste Egnatius étoit de Venise , de bonne mai-„ son, mais pauvre, 6 c fut Disciple d’Angelo Politio, qui,, rétablit en Italie les bonnes Lettres presque mortes , 6 c„ qui ayant enseigné quarante ans durant avec 1 admiration„ de toute l’Italie, reçût cette grâce du Sénat &c (19) ”,

Voici la Remarque de Mr. Teiíîìer (zo): Si l’on s'arrêtoità la construfíion Grammaticale des termes de Mr. du Ryer , Asemblerait qu Angelo Politio, qui a rétabli les bonnes Lettresen Italie , a auffi enseigné ïespace de quarante ans dans Venise.Cependant il est certain que c est d'Egnace que Mr. de Thou avoulu parler, (A que Politio, qui étoit un des plus scavans (Vdes plus polis Ecrivains de son stecle , mourut dans fa quaran-tième année en 1553 (zi). Ce Critique pouvoit remarquerdeux autres choses ; l’une que le mot Latin Politianus doitêtre traduit Politienstv. non pas Politio nom inconu dans la Ré-publique des Lettres quand il s’agit du célèbre Angélus Poli-tianus-, l’autre que Mr. de Thou n est point la cause inno-cente de Terreur de son Interprète , car Tarrangement deses paroles ne soufre point une meilleure Version que cellede du Ryer. Hic or annus abstulit, dit-il (zz), fohannemBaptiftam Egnatium familia honesta , sed in tenui re , Venetiisnatum , Angelì Politiani, qui bonas litteras in Italia intermor-tuas excitavit discipqlum , quique eas non mediocri studio illus-travit , or feriptis or publica xr annorum prosejftone cum sum-ma totius Italia Admiratione. Mr. Perizonius a observé (z.3)que les Ecrivains modernes font quelquefois cause de T obs-curité & des équivoques du Latin, par la mauvaise situationqu’ils donnent aux mots.

(H) Il faudra dire quelque chose contre Moreri.] I. II nedevoit pas dire qu’Egnace a été en estime sur la fin du x Vstecle , c’est une expression très-impropre touchant un hom-me qui n’est mort qu en quinze cens cinquante-trois. II. IIne saloir pas donner en preuve de la vieillesse de ce Profes-seur que Gesner le vit à Venise Tan 1543 , il faloit dire qu’ilvécut encore dix ans; mais comme Voisins ne s’étoit servique de cette Observation de Gesner (14), je ne m étonnépas que Mr. Moreri se soit fixé à cela : je m'étonne biendavantage de ce que Voffius n’a point lu ce que l’Epitomede Gesner 6 c Mr. de Thou pouvoient lui aprendre fur Tan-née mortuaire d’Egnatius.

(d) Bex jt

•juniors {s

dc

SMíiai‘ 0 1 -

(<)

rArttdtHifposi*'•gffíorq-yi’vers lest-

[1 0) Td«-,fier, /-fW'* 7 *’

«w/"“L.

d’wr".,

L§«-

Tei tistí-

(4) Georg.Lâebletus ,in Scholiisad Sermon.Maie. Ey-sengrenii dePueto Jesu,

r*s. 71

( 6 ) Idem ,ikid. pag. 1 .

(c) Idem,thidem.

(ï)^ 4 T« 6 íh-íf,in 4. C'estun Ecrit de 8 6

(z) Liebler.Schol. inSermon.Mait. Ey-fengreimi,

1.

(a) CumTrnfatienefpurca pie-tati moribus-que adverse.

TobiasTandlerns,in U.epulsio-ne Calum-Jiiar. Elich'd.

(A) George Liebler . . . réfutai’un de se s Ecrits,] C’estune Homélie Allemande fur l’Evangile du pvémier Diman-che après l’Epiphanie. Elle roule fur ce que. le Ests de Dieufut trouvé assis au Temple de Jérusalem au milieu des Doc-teurs. Liebler la traduisit en Latin , & la publia en cetteLangue avec des Scholies Tan 1575(1). II accuse T Auteurde fatiguer le public par plusieurs petits Livrets qui ne va-loient rien. Tu fpreta mea fideli admonitione , hastlenus multosparvos er pravos edidisti libellas, quos an quisquam hatienusresponso dignatus stt, haud scio. Mtht quidem cum initto alì-qui venissent in manus , eìsques rejpondere vellem , ita vist suntindosíi ar inepti , ut chartarum tam turpiter contaminatarumvehementer me misereret , c? 1 omnino eorum leHione poftea abs-tinerem. Sed cUm inselici partu adeo sis foecundus ut subindenova monstra per abortum edas,eirc. (1). II Taccufe auffi d’ungrand verbiage destiné à grossir le nombre des feuilles. Ne que

E L I C H (Louis Philippe) en Latin Elichius , vivoit au commeneement du XVllsiecle. Je pense qu’i] étoit de Marpourg. II y soutint une Dispute publique de Magia Diabolicd p& il voulut y faire imprimer un Livre fur la même matière, avec une Préface remplie de mauvai-ses choses (a) -, mais on le lui défendit, & les Magistrats aiant fait fouiller chez lui y trouvèrentplusieurs Livres fur quoi il avoit écrit des Notes un peu scandaleuses ( b ). On les confisqua, & on lecita devant les Juges. II promit avec serment & par écrit de renoncer à ces études frivoles : néan-moins il fit imprimer son Livre à Francfort l’an 1607 {A) , & y joignit une Préface sanglante

S! 5 ‘

t* ili ’

("K

F*

CÍUS.

(u) ïo! '

.(-f) Ll fit imprimer son Livre à Francfort l’an 1607.] IIlui donna pour Titre de Damonomagia , de Damants ca-curgta or Lamiarum energia. II y réfuta fièrement ceux quirévoquent en doute ce qui se dit des Sorcières , 6 c deleur tiansport actuel aux Assemblées du Sabat. II atta-qua nommément Tobie Tandlcr, Professeur en Méde-

qui avoit publié une Harangue

1L S

tor-

t*

IF-

««•

EIMERIC (Nicolas) Dominicain, 6c Inquisiteur Général dans le Roiaume d’Ara-gon au XIV siecle. Son Directoire des Inquisiteurs fut imprimé à Barcelonne en 15-03. FrançoisPegna en fit faire à Rome deux Editions, í’une en 15-78 , & Tautre en 15-85-.

EYSENGREIN (Martin) en Latin Eyfengreinius , Docteur en Théologie auXVI siecle, publia beaucoup de Livres, dont vous trouverez le Catalogue dans l’Epitome de la

avoit été de la Religion Protestante (b). II avoit même déclaré dans un Ouvrage public qu’ilvouloir y persévérer constamment & invariablement, 8c il l’avoit dédié à Vergerio pour le solici-ter d’avoir reconu la vraie Eglise, 8c d’avoir abandonné le parti de l’Ante - Christ. Néanmoinsil se jetta peu après dans la Communion Romaine, environ l’an 1 s6o (f), 8í il témoigna dans la fuitebeaucoup d’animosité contre les Protestans. II les attaqua par plusieurs Ecrits où il traitoit la Contro-verse avec toute la violence, & selon tous les lieux communs de ce tems-là. George Liebler, Profes-seur en Physique dans l’Académie de Tubinge, réfuta l’un de ces Ecrits (A). Je ne fai pas si notrehomme etoit parent de Guillaume Eysengrein dont j’ai parlé en un autre endroit ( B ).

enim mihi libet tuam imitari inanem loquacitatem, qua nthilaliud agis , quàm ut multas paginas frustra expleas, er magnosfacias libros , in quibus res paucas bene ejr reâì'e doceas ( 3 ). Dconclut par quelques Remarques fur une Homélie où Eysen-grein avoit expliqué la Prophétie de Siméon touchant l’En-fant Jésus.

{B) Je ne fai s’il étoit parent de Guillaume Eysen-grein dont fat parlé en un autre endroit ( 4 ), ] 11 étoit

Chanoine de Spire fa Patrie, & contemporain de notre Mar-tin. II publia à Ingolstad, en 1566,un Ouvrage qui a pour Ti-tre Centenarii XVI, continentes Descriptionem rerum memora-bilium in F.cclefia, contra Matthiam Flacium Illyricum■ "

avoit publié à Dillingen , en 1564 , Chronicon Sptrense , Ouvra-ge où il y a bien des mensonges, comme Ta remarqué Chns-tophle Lehman dans la Préface de ses Annales de Spire ( 5 )•

(.)

toSr

clesiJ.S»'

fíAl- '

(.)«

id f,í t “

-::t>

I dcB 1 ’

contredela fa-

rine à Wittemberg , ^ .

Fascina esr Incantatione , Tan 1606. Ce Tandler ^sant rimprimer avec quelques autres Pieces de même nture Tau 1603, y joignit une très-courte Réponse aux ca-lomnies d’Elichius. C’est de là que j’ai tiré la matière 0cet Article.