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Tome second. C - I.
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contre le Sénat Académique de Marpotìrg. On voulut. lui e«^ duTma! qucTon dit de lui dansda, & se fit Catholique Romain (c). Ce 3 A Ltula Innocents, five

l’Imprimé que je cite. II publia à Francfor en 609, ™ Tfaeríorum^ editi.de Misetìa homìnìs libri ires , m tgnomimam U conpijionem j ?

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ELICHMAN (Jean) natif de Silesie, pratiqua la Médecine à Leide ( a ). II seniaiia l’an t6z8 avec une femme qui étoit d’une famille de Bourgmaître (b). II n’en jouît pasong-tems, car il mourut l’an 1639 (c). II entendoit bien seize Langues (d ), & il étoit sihabile dans le Persan , qu’au jugement de Saumaifc l’Europe n’a jamais produit un homme quie galât en cela, & n’en produira peut-être jamais un semblable (e). 11 croioit que la Lan*

B ue Allemande & la Persane venoient d’une même source , & il en donna plusieurs raisons (/).

compose en Arabe une Lettre (g) qui fut imprimée à lëne l’an 1636. Sa Dissertation Determìno vit a fecundum mentem Orient altum (h) , parut l’an 1639. Elle eût été beaucoup plus0t )S u e , s’il ne fût mort en y travaillant. Sa Version Latine du Tableau de Cebes fut impri-à Leide l’an 1640 , avec la Version Arabe 6c le Grec, par les foins de Mr. de Saumaifc,C 1 U1 y joignit une Préface très-ample.

(b) Elle est k la fin de la III Partie de P Ouvrage de Beverovicius de termino Vúx.

E L I E , l’un des plus grans Prophètes du Vieux Testament, vivoit fous le Régné d’Àchab.on Histoire véritable fe trouve dans le Diétionaire de Moreri : j’y renvoie les Lecteurs, 6c me

1 Vian* n plec-X-S*.

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Contente de raporter quelques Contes apocryphes qui le

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concernent.

11 y a eu parmi les Juifs

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Une tradition assez commune («) , qui porte qu’il ne le faut point distinguer de Phinées fils dugrand Prêtre Eleazar {J ), 6c que le Prophète qui a vécu parmi les hommes tantôt fous le notnde Phinées, tantôt fous le nom d’Elie , n’étoit point un homme, mais un Ange (é). St. Epi-Phane raporte une chose qui n’est pas plus recevable que celles-là, je parle d’une vision de Sobacpere d’Elie. Après que fa femme fut accouchée, il crut voir des hommes vêtus de blanc qui sa-luèrent le nouveau né , 6c le couvrirent de feu , 6c lui firent avaler de la flamme. Voilà les lan-ges dont ils envelopérent le petit Elie. Voilà le lait dont ils le nourrirent. Sobac s’en alla con-lulter l’Oracle à Jérusalem , 6c aprit ce que la vision signifioit. On l’aflura que son fils habiteroitdans la lumière , 6c qu’il jugeroit Israël par le feu 8c par l’épée (c) (B). C’est une opinion assezcommune depuis long-tems parmi les Chrétiens qu’Elic n’est pas mort, 8c que Dieu le conservecn vie ou dans le Paradis terrestre, ou dans le Ciel, ou ailleurs, pour s’en servir vers la fin du^donde contre l’Antéchrist. II y en a qui assurent qu’il souffrira alors le martyre 6c que lui 8cEnoch font les deux témoins dont il est parlé dans le Chapitre XI de l’Apocalypse (d) : 6c com-,ne d’ailleurs on lui attribue une continence très-éxaéle (e) , on conclut qu’il sera honoré detrois couronnes, de celle de Docteur, de celle de Vierge , 6c de celle de Martyr (/). On pré-tend que fa continence a surpassé celle des autres Prophètes qui ont vécu dans le célibat ; car il nepas contenté de demeurer vierge, il a voulu auffi que ses Disciples renonçassent aux fem-

s’est

* -.— uciumiti Viciée ) ii <1 vuuiu auui ljuw jl^ii^ìj^icd 1 <uia ai-ixi-

(&) » êc c’est soi que l’on regarde comme le prémier Fondateur de la vie Monastique. Lesarmes le vantent d’être issus de son Institut, 8c raportent mille Contes que les autres Moines ne

laiíient point impunis. ..- ------

chant ce I

nnt impunis. U n ’y a r ; e n de plus impudent qu’un certain Conte des Gnostiques tou-rrophête (C). L'Apocalypse d'EIie a passé communément parmi les Peres pour un Li-

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(■*0 Une tradition . . . porte qu il ne le faut point dijìin-guer de Phinées fils du grand Prêtre Eleazar. ] Cette traditionE fort ancienne;car Origene en a fait mention (1). Je pensequ’011 l’a fondée sur les promesses qui furent faites à Phinées,après qu’il eut tué l’homme qui fe fouilloit avec une femmeMadianite. François George de Venise (1) ne s’éloigne pasde ce sentiment des Rabins. Pierre Damien (3) parait l’em-hrasser de tout son cœur : il croît que Phinées, a cause du zê-f qui l’embrafa à la vue d’un objet ft scandaleux , sera con-servé en vie dans le Paradis terretìre jusques à la fin du Mon-

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kvé fur ìppì chariot de feu. 11 cite un Paíïage de 1 Ecriture (4),aii<

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Seur dont Elie fut animé en quelques rencontres (5), commequand il fit massacrer les Prêtres deBahal (6),8t tomber le feudu Ciel fur les soldats de son Roi (7). Les Docteurs de l’in-«Jlerance ne font pas bien aises qu’on les avertisse que Jésus-miss a aboli cet esprit (8) ; un tel Avertissement est une Le-ǰn importune ; & ils diroient volontiers comme Félix à qui-conque leur en parle, Va-t-en maintenant, quand nous auronsa Con> rnodité nous te rapellerons (9)- Je ne m et

soient fâchez qu’on les empêche de s’autorifer d un tel

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dé fans peine le défi du Prophète Elie. On voit de plus qu’ilsinvoquent leur Divinité avec toute f ardeur possible, & qu’ilsse donnent cent coups de couteau en son honneur. Ils espé-raient fans doute d’être éxaucez. Les Théologiens sont obli-gez de reconnoitre, afin de pouvoir disculper Elie, qu’il re-çut invifiblement de Dieu une million extraordinaire & spé-ciale pour faire mourir ces Prophètes, & que Dieu lui révélaque c’étoient des réprouvez qu’aucune exhortation à la re-pentante ne toucherait (13). Pierre Martyr à la vérité allé-gué les Loix de Moïse contre les idolâtres, la Loi du talion,

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, (le >, & que c’est lui qui fous le nom du Prophète Elie fut en- &c ; mais après tout il sç réduit à l’inspiration particulière, 8cle vé sor un chariot de feu. II cite un Passage de l’Ecriture (4), c’est là une raison à quoi il n’y a nulle répliqué parmi lesP°ur faire voir que Phinées vivoit encore du teins de David. Chrétiens. Omnia h&c privato instinSlu Dei ageïantur contraj, (?) ° n ajfúra . . . qu il jugeroit lfraêl par le feu & par legem in communi propofitam. Ipfe legiflator cum aliquid con-eter a ç e [ a lle j’accorde pas trop mal avec cet esprit ven- tra suas leges jubet mandattim ejus pro lege habtndum est (14).

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<■& commodité nous te rapellerons (<))■ J, e .•„ llfnr ;fer d’un tel

qu’ils soient fâchez qu’on les empêche de faveur des

éxemple; car que peut-on voir de plus d’EIie? Un

Massacreurs par zèle de Religion k con aucune c har-homme qui n’avoit aucun caractère dans 1 ^ » me dis-

ge politique, aucune part au droit d A ‘^^onhétifer, assembleI e > dont la charge ne conhstoit qu a P P , j es

tous les Prophètes de Bahal, qui etoient 450, à Y 3Prophètes des n

- des Bocages, qui étoient au^nomli cs

avoient l’honneur d’ctre commensaux d faux Dieu- 8c

convainc par un miracle qu’ils adonna*un faux soeu.K

tout aussitôt il donne ordre qu’on les lai \ J’ u . . . irt r e „f,bilem , dum variis faèth a 1

Ptenne bien garde quartant n’éctopp ■ • H X pré- penim ad

avoir W ^ïfiavSr âortc l se '

le nt s iU avoit pour agréablesens leS • contre leur " '

convertir. On ne peut pas dire qu’ils avotent o ^ — c _

Au reste, jamais il n’y eut d’impertinence égale à celle duCordelier Feuardent, qui accuse Pierre Martyr d’avoir vomides injures contre le Prophète Elie, 8c de s'être contredit en-suite. Pergit idem (Vermilius) dit-il (15), nineta sua, quodajunt, c/tdere , cum feribit , ad id vocatus erat Elias ut judiciadivins, feveritatis exfequeretur , nec ex feipfo verum ex DeoAngeli monitu ita durìter fe gerebat. Potuit quidem fpecie te-nus hotnicida videri, nec t amen pro tali habendus est cum fa-tum fuerit Dei minister. Feuardent fait les mêmes plaintescontre Calvin : il l’accuse d’avoir dit que Elias fuit homo de-pravatus , nimis vehementi zelo correptus . . . peccavit etìamquiritando fe folum e clade ac perfecutione reftare .- raptus itemfuit fpiritu servit ut is z? vindibU (t 6). II cite le Commentai-re de Calvin sur le verset z 8c 3 du chapitre onzième de l’E-pitre aux Romains. Je n’y ai rien trouvé qui aproche de ce-la. Au fond la liberté, que ces Ecrivains Protestai» pour-raient avoir prise de censurer en quelque chose la conduitede ce Prophète, ne sautoir etre blâmée sans qu on blâme St.Chrysostôme (17); §»i acerrimis verbis Eliam crudelitatis ercujusdam «rradsíxí arguit. Deindt alibi ( 18) eumdem quafi

c °nscienrp r, > “ c P asfe Divisa ’ car s lIs eussent

mite, ils

Par le créJit a b "f e feraient point exposez à l’éxamen, 8c■at’ii, —* «es * . qu th avoient auprès de la Reine ils auraient élu-

LVrij;,-- ;iïf ; (IO) 1 Livre des R - oiSl Chaei,rc

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(Òi II n y a rien de plus impudent qu Un certain Conte descru aue Bahal étoit une faus- Gnostiques touchant ce Prophète.] Ils disoient que si une arneH " qui montoit au ciel ne Javoit pas. bien répondre aux Vertus

qui la questjonnoient à feutrée > elle étoit renvoiée fur la ter-re. II saloir fur tout quelle pût répondre qu’elle n’avoit pointlaissé d’enfans; car íi elle répondait le contraire on la ren-voso.it , 8e on l’obligeoit à demeurer dans ce monde jusquesà ce qu’elle eût recueilli tous ses enfans, 6e quelle fe fût réii-Xx z nie

'nt's^ser ccufL’ Ver l'- k°- _ (") Z^Mety J. ' ía canduitt £ Elit r ‘ tirer de l’Okjtétiin

VAuteur du Commentaireque les D elle,m in-

O Tiré ii

Tóbíe

TandleruSi

in Repul-

íîone Ca-

Jumniaium

Elicliii.

(d) Chris-tianus Ra-vins , pag. izprima: ía-negvricx,apud Cre*nimn, ibid.

(e) S aimas.Prisât, inTabul. Ara-bie. Cebetis.(/) U. iliàt(g) Dé UsiiLinguxArables inMedicina.Volez. Koníg;Bibh ji. 270 ,

(e) HîérohtLibr. I adv.Jovin. irmulti alììPaires , apud

Camart.pag. 277.

(/) Agid,Camart.

?*&• 279 .

(g) Idem ,pag. 27».

( r tJ Certitierat SpiritUDei eos ntneste conver-tendos autimmutandosiPetrus Mar-tyr. Com-ment. ín lLibr. Re-gum, Cap.XVIII, foinr». 141 verso.

( 14) Ibidem,folio t,r.

(rs) Feuar-denr. TJreo-mach. Cal-vtnist. L tirsIX, Cap. u[,

437 ,

« c Ue U ^

Commen-íaite deMartyr inLibr. IVR egitm,

Cap. /, fy i tCl1 ‘ fidelle-

(l«) IbidemPag- 436.

('7) Homt-

tia in 55.Petrurn 8cEliam , apudCamart. deRébus ElixProph. p„ s .127.

(' 1 i Hom:-lia de Elia,

apud eumdgji#

Caman,

íbiderfr.