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Tome second. C - I.
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ELIE. ELISABETH.

(6) Mgii.Camatt,pag. 288 :vide ctratnBeroaldi

Chronicon.

Ldr. II,Cop. III.

(i) Votez.Cuneus,de Republ.Hebnvor.Liír. III,Cap. I.

( kj) Votez, leP. l’etau inEpiph. adHaeres LV,

fog. m. 21».

(is) Epiph.Hsr. XXVIJLibr. I, Tom.

il , UHλ, 13,

(4} Voies,les parolesd» Pered’Orleans,tUm ta Tis-on arts tee (A),à la fin.

(i) Voies,far tout

/['Histoired’Angkter-xe p :r Mr.de Lartey,im n rìmée &Tptteriam ,estez TeinterLeers, 1658.

fi) Le PereW’Orléans,Histoire desRévolus.

d’Anglet.Tom. 11 1f*í 459 E-dítion de Pa-rti, 16»}.

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vre suposé ; mais Origene semble parler d’un Livre de ce Prophète comme d’une production lé-gitime (Z)). II y a long-tems qu’on parle d’une tradition que l’on fait venir faussement d’Elie,

Ôc qui assure que le Monde ne durera que six mille ans , dont deux mille ont dû précéder la Loi ,deux mille être fous la Loi , ÔC les deux autres doivent être fous le Messie (h). Les Juifs ont > !dit qu Elie sept ans après avoir été enlevé écrivit du Ciel une Lettre au Roi joram (E) , & qu il f* s#°Kcomposa dans le Paiadis les Fastes de tous les siécles (r). Remarquez que ce Prophète , qui va sffpresque du pair avec Moïse, est si peu conu du côté de Pextraction , qu’on met encore en dis- T hesbit»>pute s’il étoit d’un tel ou d’un tel Païs, d’une telle ou d’une telle Tribu, ôte (f). J’ai cité unMinime (/), qui avoit dessein de composer un Ouvrage fur les actions d’Elie. Cet Ouvrage eût proph-ète fort long ; car ce que les amis de l’Auteur en ont publié après fa mort est un volume de 400 Au- phpages in 4 , qui contient seulement les Prolégomènes. •?“““£//

Vous trouverez dans Baronius, que Basile le Macedomen Empereur de Constantinople fit A- f"bâtir des Temples en l’honneur ôc fous le nom du Prophète Elie dans fa ville capitale (m). Ce »«**•fut l’une des preuves qu’u n Religieux Carme avança pour faire voir que le Pere Papebroch Havoit nié témérairement, que le mont Carmel puisse être compté entre les laines lieux que les broch.*'*'prémiers pèlerins du Christianisme alloient visiter (w). Chacun voit l’impertinence de cette preu- p^^ìo-ve. On verra dans le Livre que je cite ( 0) , qu’un Théologien de l’Ordre de Saint François mit nen o £ tr0t *à bout les Carmes d’Anvers dans une Dispute publique l’an ifP4- il attaqua une Thefe oùl’on assurait qu’Elie s’cngagea par vœu au célibat. II cita un Docteur Juif qu’on nomme ("1Rabbenu Haccados , c’est-à-dire nôtre saint Maître ,, ÔC qui vivoit avant Jefus-Christ. Ce Rabin (sfsi-assure qu’Elie avoit un frere dont la femme fut stérile jusques à la mort d’Elie , ôc par conséquentle Prophète n’avoit pu se consacrer à la continence, car la Loi lui commandoit d’épouser fa bel-le-sœur , en cas qu’elle devînt veuve.

nie à eux. Ils contoient qu’Elie montant au ciel rencontra ungrand obstacle qui l’obligea à redescendre sur la terre. UnDémon femelle lui vint dire, Alte là, oh vas-tu? fat des en -fans de toi, tu ne peux point monter au ciel en les laijfant furla terre. Et comment , répondit-il ,aurois-tu des enfans de moi?n’ai-je point vécu toujours dans la continence ? f en ai eu pour-tant , reprit-elle, j’ai su profiter de tes songes. Ceux qui en-tendent le Latin ne trouveront pas ceci obscur. 'Ose hvmíotf

tivzsnctçjcsctioç -ro/.Ázy-íi iv tÔj tesrop'otço -ru* traifsctTOiv e KCvuôtjc,tya fair,v r, (A.tTctÁ<st{è8rx ofrá <r& tcc yzríçf&zrcc , xut ysvvZrek rot

ùtbí Cum in fomnis ejfufione feminis ftpc corpus exhaurires egoabs te illud excepi, tibique filios peperi (19). St. Epiphane ré-fute très-bien cette impertinence par la raison de l’impoffibili-té; car la nature spirituelle des Démons ne souffre point qu’ilssoient le sujet pastis d’aucune génération. II n’est pas si aiséde réfuter ceux qui disent qu’un Démon peut intervenir enqualité de principe actif dans la production d’un animal: nonpas que du fond de fa substance il puisse fournir les matériauxnécessaires, car un esprit est un être immatériel ; mais il peut,dit-on, se servir de la semence d’un mâle, & la transporteroù il faut, & diriger de telle forte les mouvemens de la ma-tière que cette semence se convertisse en un corps organisé.Ceux qui tiennent cela possible, ont raison de dire que ren-iant , qui seroit ainsi produit, seroit fils de l’homme dont lasemence auroit été emploiée ; car d’où vient je vous priequ’un homme est censé le pere d’un enfant conçu dans le seind’une créature qu’il voit dans un lieu public, fans songer àautre chose qu’à assouvir sa brutalité ? N’est-ce point à causeque 1e prémier fond sur quoi le corps du petit enfant est bâtia été tiré du corps de têt homme ? N’en peut-on pas dire au-tant par raport à cette autre génération? La différence nelaisserait pas d’être grande; car ceux qui feraient peres decette façon extraordinaire , pourraient d’ailleurs conserver

(to) M’

parfaitement leur virginité, & ainsi la sottise des Gnostiques \%viutouchant Elie est en toutes façons extravagante. V"í 9 '

[D) Origene semble parler d’un Ltvre de ce Prophète , com- - (l

me d'une produtlion légitime. \ En expliquant ces paroles de (i 0 * fSt. Matthieu (10), Alors fut accompli ce dont le Prophète Je- ahremie avoit parlé , ev ils ont pris 30 pieces d'argent , (jrc , il ob- p,r/ *serve qu’on ne trouve dans aucun Livre des Juifs, canonique ’ou non canonique, que Jeremie ait prophétisé cela, 8c st (u)soupçonne ou qu’au lieu de Jeremie il faut dire Zacharie, ou lXP’que Jeremie avoit fait un Livre qui n’avoit jamais été publié. 4- ,

Là-deffus il dit que Jeremie ne seroit point le seul Prophète (jj)SíJJdont on auroit des Ecrits occultes, 8c que ces sortes d’Ecrits pdf font été citez par St. Paul. II en donne pour exemple ce Pas-sage (21)'. Ainfi qu il est écrit, ce font les choses qu œil ria pointvues, qu oreille ria point ouïes, (sr qui ne font point montées aucoeur de l’homme , que Dieu a préparées à ceux qui l’aiment. II hit <’* fsoutient qu’on ne le trouve dans nul Livre canonique, mais fsrseulement dans les Ouvrages occultes du Prophète Elie. Cet- íf*,,,te opinion fut relancée par St. Jerôme, après avoir dit que le '*Passage de St. Paul se trouve dans Efaïe (zz), non pas mot à * <r í» Hmot, mais quant au sens, ce qui suffisoit à l’Apôtre (23). j/#< f,aLes Livres attribuez à Elie ne paraissent pas dans le Catalo- ?,gue des Ouvrages Apocryphes condamnez par le Pape Gelasc. ffinfi* 0 .II ne laisse pas d’être vrai que l’Apocalypse d’Elie, l’Assomp-tion d’Elie, 8cc, passoient pour des Livres suposez (24).

( £ ) Il écrivit du Ciel une Lettre au Roi Joramfj Ce senti- b»‘ ""fi-ni ent est fondé sur un Passage de l’Ecriture mal entendu, --fAlors lui vint un écrit de la part d’Elie le Prophète, ou étoienttelles paroles , Ainfi a dit i Eternel , cre (25). Le vrai sens de piei» 1 '. fce Passage est que l’on porta au Roi Joram un Ecrit qui cifi Lavoit été trouvé parmi les papiers d’Elie. f f d#

(24) Voùz. Camart, pag. 1S6 , 287. (25 j II Lin. des Faralip oir ‘ cn

XXI, Vers. 12.

ELISABETH, Reine d’Angleterre, fille d’Hcnri VIII ôc d’Anne Boleyn, a été unedes plus illustres personnes dont l’Hiítoire fasse' mention. Ce ne seroit point lui rendre assez dejustice , que de dire que jamais femme n’a régné avec plus de gloire qu’elle ; il faut ajouter qu’ily a peu de grans Monarques dont le Régné puisse entrer en parallèle avec le sien [ A). Son Règneest le plus beau morceau , le plus bel endroit de l’Histoire d’Angleterre , ôc il a été l’Ecóleoù tant d’habiles Ministres (A) , ôc tant de grans hommes d’Etat se font formez , que l’Angle*terre n’en a jamais eu un plus grand nombre. On en peut dire autant par raport aux hommes àcguerre (a). Je nc m’amuscrai point à raporter les principaux événemens de fa glorieuse vie. Onles trouve dans une infinité de Livres que chacun peut consulter, ôc dont quelques-uns font très-nouveaux (b). Je m’attacherai plutôt à ramasser certaines choses qui, pour n’étre pas si impôt*tantes , nc laissent pas d’être curieuses , ÔC qui n’ont pas été remarquées par tant d’Auteurs. L° rS

que

(A) Il y a peu de grans Monarques dont le Régné puisse en-trer en parallèle avec le sien. ] De peur qu’on ne m accused’outrer les choses afin de flater cette Reine » je mettrai iciles louanges qu’un Jésuite lui a données dans un Livrequ’il a publié à Paris. Elizabeth, dit-il ( i ) , est de ces per-sonnes dont le nom nous imprime diabord dans ïesprit uneidée qu on ne remplit point dans les peintures qu on en fait.Jamais tête couronnée ne fut mieux l’art de régner , CT ri y fitmoins de fautes dans un long Régné, Les amis de Charles-Quint pouvoient compter les fiennes, les ennemis d’Elizabethont été réduits à lui en chercher, er ceux qui avoient le plusd’interêt à decrier fa conduite , i ont admirée. Ainfi en elles est vérifiée la parole de ïEvangile , que souvent les enfans duficelé font plus prudens selon leurs vues, v les fins qu ils seproposent, que les enfans de lumière. La vue d’Elizabeth futde regner , de gouverner, d'être maîtresse , détenir ses peuplesdans la fournijston, es- s es voisins dans le respeil , n'affetíant, nid affotbltr ses Sujets , ni de conquérir fur les Etrangers , maisne souffrant pas que personne donnât atteinte au pouvoir suprê-me , quelle favoït egalement maintenir par la politique cr par

la force. Car personne de son tems n eut plus d'esprit qu élit>plus d'adreffe, plus de pénétration. Elle ne fut pas guerriere ,mais elle [put fi bien former des guerriers, que depuis long teintl'Angleterre n en avoit vu ni un plus grand nombre, ni u*plus expérimentez.

( B ) Son Régné ... a été Vécole oh tant d’habiles Mtntt -tres.~\ Voicz leur nom 8c leur caractère dans un Livre q ulfut imprimé à Rouen l’an 1683 fous le Titre de Fragment*regalia, ou le Caraâîere véritable d'Elisabeth Reine d'Anfi 1 'terre er de ses Favoris. L’Original de ce Livre est en An* (sJLít*glois: Robert Naunton , Sécrétasse d’Etat 8c Maître àc '* ! ssi‘ fCour des Gardiens fous Jaques I, en est l'Auteur. Cet O u * fs

vrage a été traduit en François tout de nouveau (2 ), 8c ^ u ^ j,i

primé avec le Secret des Cours, ou les Mémoires de pf ftò

fîngham. L’Auteur de la Traduction observe qti’i! y a long" f ‘ nl a*’tems que ces deux Ouvrages ont été imprimez ensemble, l ’ ni ,;<»>qu’il s’est servi de la quatrième Edition en les traduisant. c e-stA.ne se sert point du Titre de Fragmenta regalia, c?c, mais c j,ezcelui de Fragmens ou Remarques de Robert Nanton fi? r * iRégné V fur les Favoris de la Reine Elizabeth.