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Tome second. C - I.
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EPHORE. EPICURE.

Z 64

(s) rim.

de' Repugn.St oie. pag.1043 , D.

(7*) J°n-fius, deScriptor.Hist. fhil;P*S- 4 Î.

Cour d’Alexandre : on l’y souhaitoit, & il refuíâ cet honeur (Z). Diodore de Sicile (b) n’a-prouve pas qu’il ait avoué que les Barbares étoient plus anciens que les Grecs.

qu’Athenée doute si les trente Livres que cette Histoire com-prenoit étoient l’Ouvrage du pere ou celui du fils. La Con-jecture de Jonlìus me semble solide. Causa quare ìta dubi-tet ( Athenaeus ) dit-il (78), est quod Ephorus bellì non ïtapridem confeâli historiam imperseítam filio pertexendam sortereliquerit. Cinq ou six lignes après il ne parle plus en dou-tant ; il afirme , & il se fonde sur l’autorité d’un célébréHistorien : Brevi autem post . . . historiam suam Ephorus im-

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Cot-

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perseSlam rieedum absolutam Demophilo filio tradidit pertexen-dam , teste Diodoro. Ut ita Athen&us historiam bellì Phocici apâtre ev filio Jimul deferiptam utrique eorum dubie non imme-rito tribuat (79). Je n ai point trouvé que Diodore de Si-cile observe qu’Ephore chargea son fils de supléer à son His-toire ce qui y manquoit, & je trouve que si Jonsius a lu celadans Diodore de Sicile, il n’a pas dû parler tantôt en dou-tant forte , tantôt d'un ton décisif.

(79! ! on-de script-Hilt-f *i-

(a) Diog.Laeit. inEpiciuo,LiLr. X ,mtm. 14.

(1) Stat.Libr. //,Silva II,

Vers ; 113.

{2) Idem ,Libr» l Silvalil, Vers.

SZ.

(3) Epist.XVi LibriXV ad Fa-miliarcs,

(4) Libr. IV,C*p. XIIIVar. Kistor.

(5) Ménagé,Anti-Bail-let, Tom, 7 ,fag. 39. Je2e lui aveisouï dire dansfa hdercurìa-ie à propos dete qidunefefonne de laCompagnievenoit de con -tir qu’uncertainMonsieurCofpeanavoit faitune certai-ne choie.

(6) Voiez.ci-dessus laT^emarq. (F)de l’MrtideArnauld »(Antoine)Doâ. deSoibonne*

(7) Diog.Lacrce, Liv.X itium. 26,en compte 4.Mr. Mena-ce ibi eneomple z au-tres , outrelesquels Gas-sendi , Vis-sât. de Vita& MoribusLpicuri,parle d* unEpicurefaiseur d'em-plâtre , dontGalien faitmention.

(8) Voiez.Mr, Dacierfur la 11Satire du

I Livred’Horace,pag. m. 17 6.

(9) Libr.XV/, p, 522,X>iogen.Xaërce, Liv.

X , num. 3 ,etpellc Epicu-rien ce Phi-lodeme. Voiez.lk-desfas Mr.Ménagé, quicroît avec levieux Scho-liaste ^Ho-race , que cePoète a parle'pat. m* I 37 «

EPICURE, l’un des plus grans Philosophes de íòn siecle, naquit à Gargettium (J)dans l’Attique l’an troisième de la cent neuvieme Olympiade (a) (B). Son peré ISïeocles, Lc iamere Cherestrata (C) furent du nombre des habitans de l’Attique que les Athéniens envoiérent

dans

( A) Il naquit à Gargettium .] C’est pour cela que Stacele nomme Gargettius audor ( i ), 8c Senior Gargettius :

Delicia quas ipfie fuis digrejfus Athenis

Mallet defierto senior Gargettius horto (z).

Cicéron lui en avoit montré l’éxemple. Catius . . _. qu/tille Gargettius , etiam ante Democritus tlcaÁa , hic fpeêíra no-mmât (z). Elien (4), 8c plusieurs autres se sont servisdu même surnom en parlant de notre Epicure. Je m'étonnedonc que Cruquius ait pu croire que Stobée en se servantde ce surnom a designé un autre.Epicure. Toutesfois, dit-il,Stobée fait souvent mention d’un certain Epicure qu il surnom-me aujfi Gargetûen. On ne parle pas' ainsi quand il s’agitdu grand Epicure, ou si on le fait, on mérité d’être listé,comme ce bon Provincial qui disoit un nommé Turenne ( 5 ).C’est à Cruquius à choisir, 8c quelque parti qu’il prenne ilse convaincra d’une bévue. S’il dit qu’il a cru que le Gar-gettius Epicurus de Stobée est le Fondateur de la Secte desEpicuriens , il avouera qu’il a parlé impertinemment : onne se sert pas des termes Epicurì cujusdam quand on parlede ce Fondateur (6). S’il dit qu’il a ignoré que l’épithetede Gargettius fût propre au grand Epicure , il reconoîtraqu’un fait très-commun ne lui étoit pas conu. Je ne lecrois point coupable de l’incivilité rustique , ou plutôt del'impertinence qui se trouve dans les termes un certain Epì-cure , apliquez à celui de cet Article. Je crois que se sou-venant qu’il y a eu diverses personnes du nom d’Epicu-re (7) , il s’est figuré que celui à qui Stobée donne lepi-thete de Gargetûen est un de ceux qui font disterens du Fon-dateur de la Secte Epicurienne. Asin que mes Lecteurs puis-sent juger st ma Conjecture est bien fondée, je raporteraitout le Passage de Cruquius. Je le tire de son Commentairesur ces paroles d’Horace, Gallis hanc Philodemus , qui fontau Vers izi de la II Satire du I Livre, Fuit hic PhilodemusEpicurus {ut Strabo scribit) patria Gadar/uis, qitem AsconiusPedianus in Oratione Cic. pro Lncio Pisone scribit Epicureumfuijfe ea atate nobilistìmum : sed arbitror apud Asconium legen-dum este pro Epicureum, Epicurum diíïum, ut habet Strabo,vel hune ex illo restituendum .- tamen Epicurì cujusdam (quemetiam Gargettium nommât ) frequens est mentio apud Stobaum.Ce tamen témoigne que l’Auteur aimeroit mieux que l’onmît le mot Epicurus dans Asconius Pedianus,que li l’on met-toit dans Strabon le mot Epicureus, & je ne íai même s’iln’a pas voulu insinuer que l’Epicure Gargettius de Stobce,8c l’Epicure Gadarms de Strabon ne diffèrent que parce queles Copistes ont altéré l’orthographe. En tout cas il insi-nue manifestement que puis que Stobée a fait mention d’unEpicure Gargettien , il est tres-probable que Strabon parled’un Epicure Gadarien. Or c’est distinguer, ce me semble,ces deux Epicures d’avec celui qui fut Fondateur de Secte.On pourroit critiquer bien d’autres choses à Cruquius. I. LePhilodeme d’Horace n’est point celui d’Asconius Pedianus:car les maximes de celui d’Horace, en matière d’amour,font directement oposées à celles du Philodeme de Pedia-nus (8). II. 11 n’est pas vrai qu’on puisse lire dans Stra-bon (9) Epicurus au lieu d’ Epicureus. III. La Harangue deCicéron n’est pas pour Pison, mais contre Pilon, 8c d’unemaniéré très-violente.

(£).... l’an troisième de la cent neuvieme Olympiade. ]11 faut relever ici une faute de Voisins. 11 met la mort d’E-picure à la 107 Olympiade. At Epicurus est mortuus Olymp.CVII. quo tempore Philippus Alexandri M. parens, duodeci-mum regnabat annum (io). On ne peut pas le disculperen disant qu’il avoit écrit Olymp. CXXVII, qui est le vraitems de la mort de ce Philosophe ( 11 ), mais que l’Impri-meur oublia deux Lettres numérales. Cette Apologie se-roit ici très - inutile, ce seroit le précipiter dans une autreerreur aussi palpable que celle dont on le voudroit justifier;on le chargerait d’avoir cru que l’an iz du Régné de Philip-pe pere d’Alexandre le Grand apartient à la 1Z7 Olympia-de. Concluons donc que la faute étoit dans son Manuscrit.Or il est bien étrange que sa mémoire ait été assez infidellece jour-là pour lui Tailler écrire qu’Epicure sortit du mondeavant qu’Alexandre montât sur le thrône.

..(Q S* /« mere Cherestrata.) Je ne fai sur quoi se fondeMr. Moreri, quand il dit qu’elle étoit sortie d’une familletres-noble. Laërce 8c Gassendi qu’il cite n’en disent rien.

de ce Philodeme. (10) Voffius de Hìítor. Grsc. Libr. I , Cap, XXI,

(if) Lâeit, Libr, A , num, 15^ * r '

II la nomme Cherecrate dans l’Article d’Epicure : c’est ftseconde faute. Ses pechez d’omission lui peuvent être re-prochez , car il y avoit deux choses curieuses à dire fur cet-te femme.

I. Elle s’en alloit avec son fils jusques dans les maisons dé-sertés , pour en chaster les lutins à force de prières. C’est ainsique le docte Mr. du Rondel (iz) a rendu ce Grec de Dio-gene Laërce: 2L 7* Ttpiïci'ra. c&òrco tç oir.iiSic1 *■*-bseçuàç «vayitefse-xuv ( 13 ). 11 a expliqué la chose plus am-plement dans son Edition Latine , 8c toujours d’une ma-niéré avantageuse à Epicure. Certum est, dit-il (14), Epicu-rum ut pote pufionem cr matris ast’eclam hinc haufiste pietatemsuam ineffabilem , òo-tbrma. dhexToe , ex iliaque tempore suistiDivit addiFlisìmum , ut patet ex illa portentificâ superftitione,quâ cum matre Epicurus circumeundo adiculas carmina lustra-lia, kxB-u^u-Ùì , legeret, vel ad ajfethis moderandos , vel adfpeílra abigenda ; quasi Hecates diaconi fuistent , in cujus no-mme pleraque patrare tum poterant miracula. Quand je disqu’il a tourné la chose d’une maniéré avantageuse à Epicure,je ne prétens pas lui imputer d’avoir prétendu que l’occupa-tion de Cherestrata fût honorable. II a trop d’esprit 8c d’éru-dition pour ne savoir pas qu’on regardoit comme un emploivil 8c mercenaire celui de ces vieilles femmes, qui alloientlire certains formulaires de prières asin de purifier lesmaisons , ou les personnes ( 1 0 - Ge métier d’Exorcistene passoit point pour honorable. L’Orateur Eschine filsd’une femme qui l’avoit éxercé, essuia mille reproches hon-teux fur ce sujet de la part de Demosthene. Epicure 8c luise trouvoient dans le meme cas : ils avoient aidé chacun ftmere dans cette cérémonie ; Demosthene le reproche à l’un,8c les Stoïciens à l’autre. Voici ce qu’un des nouveauxCommentateurs de Laërce (16) a remarqué fur ces paro-les xaOcepui/i xvuyfjáTxtiv. Eadem cxproírat JEschini Demofthe-nes in Orat. de Coron. ( 17 ) Tí u/nei TsP.úrn t«ç *»*■

yivcone-eç y../] rdxxa. trvoserxsocíjpis 8cc. Hempe Epicurì mater dt-cìtur suisse articula piatrix qua domos circumibat, v piaculoaliqno contaftos solvebat aut totam domum expiabat. Epicu-rus vero matri praibat Carmen piaculare : utrumqtte ministe-rìum «Tíftuv. Notez qu’il y a eu des Auteurs célébrés , quiont composé de ces formulaires d’expiation ( 18). On medira peut-être qu’on' ne trouve point que les formulairesde Cherestrata 8c de son siis Epicure aient été des exor-cismes de Lutins : mais qu’importe , Mr. du Rondel nelaisse pas d’avoir eu un fondement légitimé pour avancerce qu’il a dit; car il est indubitable que les Paiens ont eudes cérémonies destinées à chasser les spectres. Mr. Lo-meier a cité Ovide (19), Valerius Flaccus (zo), 8c Lu-cien (zi). Or voici de quelle maniéré le tour qu’a p nSMr. du Rondel est avantageux à Epicure. Ce Philosophene croiant pas que les Dieux se mêlassent de nos affaires,étoit suspect d’irreligion : cela le rendort odieux, 8c l’expo*soit à l’infamie. II n’y a donc rien de plus propre à lui con-server fa réputation, que de dire que dès sa plus tendre jeu-nesse il alloit lire des prières dans les maisons pour le ser-vice de son prochain. C’étoit un acte de pieté supersti-tieuse.

II. La seconde chose curieuse qu’on pouvoit dire deCherestrata, c’est qu’au dire de son fils, elle avoit eu dansson corps cette quantité d’atômes, dont le concours est né-cessaire pour former un Sage. h’ à uÍ-.t/.p -C-,«r,; êrz 1 ’ "

c&vrv, TC 7 ÛÎ 07 etç, oíxi cvvehbtíral trofioy àv eytwicceo. Mattelquoque suam in se tot fantasque habuiste .atomos quorum t° n ~grestu sapiens ederetur (iz\ Plutarque allégué cela commeune preuve de la vanité d’Epicure. Cette preuve n’est P a *mal choisie , car c’est une grande présomption que de cr0irque l’on a été formé de l’élite des atomes, 8c qu’on a eu un^mere en qui la nature avoit rassemblé tout autant d’ing iediens qu’il en faloit pour la formation d’un Sage. Jc "voi personne qui ait raporté fidèlement ce Passage detarque. Tout le monde s’imagine que ce fut H^ocfrété d’Epicure , qui dît cela de fa mere. Gassenoi >qui entendoit bien le Grec, n’auroit point commis cefaute ( 2.3 ), s’il avoit eu recours à l'OriginaL; mais come il crut que les Traductions étoient fidelles, il ne|P a ■pas plus loin. La Version Latine & la Version dAmsont telles, que l’on ne pourroit pas soutenir qu’elles ne ctiennent pas le sens de rOriginal: néanmoins elles sonfectueuses , parce qu’elles sont également susceptibles ‘deux interprétations. Elles peuvent aussi bien signifier SNeodes disoit cela , que signifier qu’Epicure le

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