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G U A R I N.
fa) Nie.
ErytUrffUS,Pinacoth. 1,fag. 96.
(fr) bouïsZuccolo
loue beaucouple Pattor Fi-do dans fonTraité déliaEmínenzadélia Pasto-xala jMjç. 25.(c) Nie.Erythr. Pi-iracoth. I>- 7 »
pas trouvé plus court de recourir à une pensée beaucoup plus commune ( D ). Je ne croi pasqu’il y ait rien d’auffi fort dans son Ouvrage, que la Scène qui a été si bien traduite en Fran-çois par la Comtesse de la Suz,e. II y touche l’un des plus incompréhensibles mystères de laNature (A). Le nombre ( a ) des Editions & des Traductions du Paftor Fido est incroiable(b). Le Cavalier Guarini mourut à Venise dans une auberge l’an 1613 (F). Sa Pompe funè-bre, par l’dcadémie des Humoristes, marque qu’il étoit fort considéré (c).
11 étoit arriéré-petit-fils de Guarin le Veronois, Lt il enseigna la Philosophie Morale dansl’Académie de Ferrare, Quelque grande réputation qu’il eût aquise par le Pocme dont j’ai parle,il ne pouvoit foufrir le nom Ôt la qualité de Poete, car il s’imaginoit qu’un tel titre ne fait pomrd’honneur à ceux qui le portent, & les expose au mépris. On s’imagine en lisant ses Vers qu ules compofoit avec la derniere facilité; c’est un abus j ils lui coûtoient beaucoup de travail (6),
(?) Medicì ,in hìs Paultiscsíiginita .,disert t s verbisa d exciian-dam h'ngttentem Veneremvel praci-puum renie-dìum praferì-bunt Prìapeo-rum & fimi -lis poescosinfanns afji-duam lécho-ns»!. C a-siubonus,
m Ottc verba
ïeríîi Sat. 1 ,Vers ; 9,
Cum carminalumbum ln-trani , £jrtremuln fíal-puntur ttbiintima versa,
(8) Spax-
i£lio Vcio,Cap. V.
(9) Pensieridiversi diAlcíïandroTassoni »Libr. VU,Cap. XI,
2 - 7 .
(îo) ll tsejhpas vraiqtdEuiìpidç4 t Juvénalles accusent dece défaut.Juvénal neveut pointque Con épou-se une Sa-vante ; maisil ri en dormepoint de rai-son. Euripi-de cn donnepour raisonque Venus lesrend plus ru-sées . Voie z.
.Murer, Va-itar. Lect.jLièr. VIII,Cap. XXI.
^n) Préfacedes Contesde P Editiond' ^Amster-dam 1685.
O 2) C'est-k-dire desContes de laFontaine.
(rj) Votez,les Nouvel-les de iaRépubliquedes Lettres,Oùtob. 1684,w Article Vyt a & 792 , 79 S»
seroit faux, il ne laisserait pas d’être vrai que la lecture decertains Livres est très-pernicieuse aux jeunes gens de l’un8c de l’autre sexe. II y a des Médecins qui ont ordonné lalecture des Priapées à ceux qui ont de la peine à s’exciteraux combats d'amour (7) ; & j’ai observé que l’EmpereuryEIìus Verus, Prince qui s’abandonnoìt aux voluptez im-pudiques , avoit toûjours dans son lit les Poésies amoureu-ses d’Ovide, 8c qu’il faisoit un grand cas des Vers de Mar-tial. Idem Ovidii libros amortit.n in leóío femper habuijjc : idemMartialem lìpigrammattcum PoetamVirgilìum fuum dixìjfe (8).Je me souviens d’avoir lu dans le Tastòni, que l'étude ex-cite l’impudicité entre autres raisons,. parce qu’elle fait co-noître mille salerez qui font dans les Livres. Par là il expli-que d’où vient que plusieurs femmes savantes, dont PAn-tìquité fait mention , ont été fort impudiques. Voici lésparoles ( 9 ) : Che fimilmente le lettere sténo cagioni d’eccitar lalibìdine, e di parturire molti atti ofctni, none da dubitarne;po/ciache col leggere accidents, e stratagemi amoroJi,e libri lasci-vi, e particularmente nelle soittudini, e ne gli ozi , che richieg-gono le lettere, s'appresentano fantasmi osceni, e pensteri,e vo-glie di cose illicite sotto apparenta di gusto,e di diletto;e l’inge-gno sagace vi t'abbandona Copra. E quindi ì ( cred’io ) che inEuripide,e Giuvenalc (10) leggiamo notate d’impudizia le don-ne di lettere antiché, le quali leggendo libri di cose lascive,e con-versando sotto quel pretefto di lettere ptu liberamente con glihuomini ,che fi conveniva alla debolezza del sejso ,fi secero ar-dite, e la libìdine loro s'ìnservorb mll’ozio , e la sagacitk dell’-ingegno s’offerse di ricoprire gli eccejfi.
(X>) Il auroit peut-être trouvé plus court de recourir k unepensée beaucoup plus commune, j 11 auroit pu dire que fa Pas-torale n’aprenoit rien de nouveau à ses Lecteurs , ou quesi les jeunes gens y rencontraient quelque chose qu’ils nesavoientpas, ils sauraient aprise ailleurs; desorre qu’il n’au-roit servi de rien de ne pas donner au public le Pastor Fi-do. Un Ami de Mr. de la Fontaine a touché délicate-ment cette forte de justification. Il eft de la prudence des per-sonnes commises k l'éducation de la jeunesse , dìt-il (11), nonseulement de leur (iz) en interdire la lelture,mais encore d’em-pêcher qu ils n en aprenent bien davantage par une méchantefréquentation. Ce ne font pas toûjours les Livres qui aprenentce qu on ne doit pas savoir. C’est insinuer fort clairement quede la maniéré que l’on se comporte dans le monde , ceuxqui reprendraient point par le Livre de Mr. de la Fontainece qu’il seroit bon qu’ils ignorassent, l’aprendroient par centantres voy’es. On s’est servi dune semblable pensée (13),pour réfuter les injustes plaintes de ceux qui ne voudraientpas, que l’on retranchât de Juvénal 8c de Martial les en-droits sales. Cette maniéré d’Apologie est plus suportableque la Maxime de Mr. de la Fontaine , 8c néanmoins ellen’est pas bonne ; car enfin quelque inévitables que puissentêtre les désordres , lors même qu’on n’y contribuera pas,chacun doit mieux aimer qu’ils viennent d’ailleUrs que deson intervention. Et notez que ceci concerne ceux qui in-ventent des Histoires sales , ou qui les traduisent avec denouveaux embeîlissemens, & non pas ceux qui citent unPassage de Martial, &c,.comme la preuve de quelque saitdont la nature de leur Livre, ou leur caractère d Historien,
Oscula mordenti semper decerpere rosira:
Quantum praecipue multivola est mulier (*).
Elles s’aprenent ces choses les unes aux autres: les vieillesinstruisent les jeunes ; & iì les ignorantes délirent passion-nément la science , les savantes n’ont pas moins d’aviditede communiquer leurs lumières : on dirait qu’elles regar-dent comme canonique f Axiome qu'il ne sert de rien desavoir, si l’on ne fait conoitre à autrui ce que l’on sait ( 1 5 )■Ainsi l'éducation Italienne, ce grand soin d'ôter aux filL Sla conversation des garçons, n’óte point le mal. Outre quedans les pais de captivité on leur permet de se trouver ades noces pêle-mêle avec les hommes. Or peut-on voirune école d’impureté plus scandaleuse que les assemblées,les divertissemens, les repas de noces? Combien de sotti-ses, & combien d’obscenitez n’y dit-on pas (16)? St. Cy-prien avoit raison de ne vouloir point que les vierges y as-sistassent: il leur déclare quelles n’en remporteront qu’unevirginité estropiée (17). 6}uasdam non pudet nubentibus tn-terejje,^ in illa lascivìentìum libertaie sermonutn colloquia tn-cejla miscere;audire quod non licet dìcere: observare v esse pré-sentes inter verba turpia z? temulenta convivia, quibus Libidl-num fomes accenditur , Sponsa ad patientiam ftupr't, ad attdA-ciam sponsus antmatur. Çfiutd illic difeitur ? quid vïdetur?Quantum a proposto suo virgo déficit, quando , pudica qut vi-netat, impuatca difeedit î Corpore licet virgo ac mente perrnA-neat; oculis, attribut, lingua, minuit illa qua h ab ébat (18)'Voiez ce qui fera dit dans l’Article de Lycurguc , Remar-que (G), & souvenez vous de la Maxime de Xenophdniíl vouloir qu’une fiancée entrât au logis de son mari avantque d’avoir vu ni entendu que très-peu de choses. O' 2?
totpSi oíerctt Síts t;;, súfíÇm tê'Strav, Pì k»tS'
Fatras sic (ìccíiljsiv, Xenophon censet sponsam ita débetsin marin domum ventre ut quam minimum viderit , quam > ni ~nimum audiverit (19).
(E) Il .. ■ touche Un des plus incompréhensibles mystères dela nature. ] 11 introduit une fille, qui se sentant livrée à la
discrétion de deux tyrans ennemis (zo) , porte envie aUbonheur des bêtes, qui dans leurs amours n’ont point d’aU'tre réglé que l’amour même. Elle ne peut comprendre l’°P'position quelle trouve entre la nature 8c la loi. L’une atta-che un plaisir extrême à certaines choses, & l’autre y attachela rigueur du châtiment. Sa conclusion est celle-ci :
Sans doute ou la nature est imparfaite en foi
Qui nous donne un panchant que condamne la loi:
Ou la loi doit passer pour une loi trop dure
Qui condamne un panchant que donne la nature -
Sans la Révélation de Moïse il n’est pas possible decomprendre là-dedans, & je me fuis cent fois étonné ssj 1les .anciens Philosophes aient fait si peu d’attention à çerJe ne parle que des Philosophes qui ont conu l’unit eDieu ; car ceux qui selon la Religion de leur pais ad^ eraient la pluralité de Dieux , n’ont dû trouver là aucundifficulté: ils n’avoient qtt’à suposer qu’un Dieu étoit eaudu panchant dc la nature , 8c que d’autres Divinitez n° uimprimoient les instincts de la conscience , & les idées
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U4) Essais,Livrt u / 1Clmp. V. p a g'1». I2J, 12S,
dc Commentateur, 8cc, les oblige à faire mention. Quant ,- ^ ^umuaiLc , — . nt
au reste , il faut convenir que tout ce qu’on peut aprenare 1 honneur. La difficulté ne regardoit que ceux qui . 01 _ n tnpuretez dans certains Livres se Communique Jans l’aide persuadez que l’Univers est l’Ouvrage d’un Dieu infiw^ .
saint. Comment se peut-il faire que sous un principecette nature, le genre humain soit attiré vers leune amorce presque insurmontable, je veux dire P a J , a c sriment du plaisir, & qu’il en soit détourné par la cram „ e {.rémois, ou par celle de l’infamie, Sc de plusieurs âUtr qj 0 ns ;n es; & qu’il passe toute fa vie dans ce contraste de P 2 * artiraillé tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, tantôt vajnle plaisir, tantôt par la crainte des suites. Le ^^Sorableest aparemmént sorti d’une forte méditation fur ce depétat de l’homme. , , - t a ]]é à
(F) Il mourut k Venise dans une auberges . £ j c viest-Venise pour un Procès, 8c il mourut de chagrin <X g eS jeleste. II avoit été malheureux toute fa vie par les trases ennemis, si nous en croions l’Auteur que je fi l t s nn tn \m
d’impuretez . _ .
des Livres par le moien des Conversations. II n’est pascroiable combien de choses savent là-dessus des personnes quisont encore dans la plus tendre jeunesse , 8c qui n’ont ja-mais sir lire. Les progrès de cette science sont surprenans,8c ne demandent pas bon nombre d'années. EcoutonsMontagne (14). Qu’elles se dispensent un peu de la cérémo-nie , quelles entrent en liberté de discours , nous ne sommesqu’enfans au prix d'elles en cette science. Oyezs-leur represen-ter nos poursuites Lf nos entretiens, elles vous font bien con-noistre que nous ne leur apportons rien : quelles n ay en t sceu zvdigéré sans nous. Seroit-ce Ce que dit Platon , quelles ayent estégarçons débauchez autresfois ? Mon oreille se rencontra un jouren lieu,oh elle pouvoit dérober aucuns des discours faits entr el-les fans soupçon: que ne puis-je le dire ! Nostre-dame, dis-je,allons a cette heure eftudier des phrases d’Amadis , zsr des re-gistres de Boccace ZV de l'Aretìn , pour faire les habilesnousemployons vrayement bien noflre temps : il ri est ny parole, nyexemple, ny démarchés qu elles ne fçachent mieux que nos li-vres : c' est une discipline qui naist dans leurs veines, Et men-tem Venus ipsa dédit, que ces bons maistres d'efcole, Nature,jeunesse, e/r santé, leur soufflent continuellement dans lame :Elles n ont que faire de l’apprendre , elles íengendrent.
Nec tantum niveo gavisa est ulla columbo
Coropar, vel si quid dicitur improbius,
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per cum adverfa fortuna inìquorum odìo con fl‘^ atus y ent i\as
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malevoli tanto viro deejfe poterant j demum cum ver tijfet ,tium quarundam causa venisset, ZV ad cauponem ^ ^ ^ unibi senio curisque confeílus, excefflt « vit a C 11 )• I n o-autre qui s’est fort trompé quant à l’annee detre Guarini; il la met à Pan 159° ( l2 0 - , -, -, Voions
( G ) Ses Vers lui coûtoient beaucoup e > V? etiar» >d’abord ce que dit I’Imperialis. In super m r■ illabo-
quid lim expedita illa carminum pangendorum as-
rata penitus , zy fpont'e fusa vtdeatur \ tamen ab• JI ^unt,
fcílatam ac diurne qutsttam studio ipfimet (tamiliarc ) 7 / fftr